La Numerisation Finale : Bienvenue en Chine

 

Reinfocovid partage avec ses lecteurs un extrait du rapport sénatorial, réfléchissant à des outils de contrôle (notamment numérique) des citoyens pour répondre à une « crise extrême » !

Bracelet électronique d’utilisation obligatoire, désactivation des pass d’accès aux transports, caméras thermique dans les restaurants, contrôle de vos fréquentations …. Bienvenue en Chine !

Selon les sénateurs, il n’y aurait pas d’autres choix.

Il y a toujours au moins une autre façon de faire.

Est-ce ainsi que vous souhaitez vivre ?

Est-ce cette société que vous voulez pour vos enfants ?

Rassurons nos lecteurs, ce texte n’a pour le moment aucune valeur législative.

Espérons et faisons en sorte qu’il n’en ait jamais

Voilà donc un florilège des mesures de coercition envisagées par le sénat français (Source : http://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-6738.html) :

 

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« Les outils envisageables sont multiples mais, à court et moyen terme du moins, les cas d’usage les plus évidents concernent le contrôle du respect des règles visant à limiter la transmission du virus (pass sanitaire, couvre-feu, confinements, quarantaines, etc.), qui implique de croiser trois types de données : données d’identification, données médicales, et données de localisation (des plus intrusives, avec le tracking GPS, aux plus légères et occasionnelles, avec l’accès conditionnel à certains lieux, en passant par les données de localisation relative avec le contact tracing). »

Enfin, dans les situations de crise les plus extrêmes, les outils numériques pourraient permettre d’exercer un contrôle effectif, exhaustif et en temps réel du respect des restrictions par la population, assorti le cas échéant de sanctions dissuasives, et fondé sur une exploitation des données personnelles encore plus dérogatoire.

Ces outils sont les plus efficaces, mais aussi les plus attentatoires aux libertés – mais une fois de plus, il serait irresponsable de ne pas au moins les envisager, ne serait-ce que pour se convaincre de tout faire en amont pour ne pas en arriver là. De nombreux cas d’usages sont possibles, et notamment :

le contrôle des déplacements : bracelet électronique pour contrôler le respect de la quarantaine, désactivation du pass pour les transports en commun, détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars, portiques de contrôle dans les magasins, caméras thermiques dans les restaurants, etc. ;

– le contrôle de l’état de santé, via des objets connectés dont l’utilisation serait cette fois-ci obligatoire, et dont les données seraient exploitées à des fins de contrôle ;

– le contrôle des fréquentations, par exemple aller voir un membre vulnérable de sa famille alors que l’on est contagieux ;

– le contrôle des transactions, permettant par exemple d’imposer une amende automatique, de détecter un achat à caractère médical (pouvant suggérer soit une contamination, soit un acte de contrebande en période de pénurie), ou encore la poursuite illégale d’une activité professionnelle (commerce, etc.) en dépit des restrictions »

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A RETENIR

  • Les personnes ayant fait une infection ancienne au Covid-19 sont protégées à 100% contre le variant Gamma; mieux que les vaccinées !
  • Les personnes non vaccinées, sans antécédents de Covid ont des charges virales inférieures (Ct) aux vaccinés !

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Infection au variant gamma chez des mineurs entièrement vaccinés

 

Les personnes ayant fait une infection ancienne au Covid-19 sont protégées à 100% contre le variant Gamma; mieux que les vaccinées !

Les personnes non vaccinées, sans antécédents de Covid ont des charges virales inférieures (Ct) aux vaccinés !

C’est ce que nous apprend une étude publiée sur le site du CDC (Center for disease Control), institut américain officiel de surveillance des maladies

Breakthrough Infections of SARS-CoV-2 Gamma Variant in Fully Vaccinated Gold Miners, French Guiana, 2021. Volume 27, Number 10—October 2021. https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/27/10/21-1427_article

Cet article a investigué un cluster épidémique de Sars-cov-2 variant Gamma parmi les 44 employés d’une mine d’or en Guyane française. Malgré la présence de mineurs avec des facteurs de risque (11 hypertension, 4 diabète, 4 obèses) aucune formes sévères de la Covid-19 n’a été observée.

Les informations les plus importantes de cette étude sont (voir tableau 1 et 2) :

1) L’immunité naturelle au Sars-Cov-2 a été efficace à 100 % contre ce variant

  • Aucun des 3 employés ayant un antécédent ancien de Covid-19 non vaccinés n’ont eu la maladie Covid-19
  • Aucun des 3 employés ayant un antécédent ancien de Covid-19 ET vaccinés une dose n’ont pas eu la Covid-19
  • Alors que 15 des 25 personnes vaccinées deux doses ont développé la maladie Covid-19
  • 3 des 4 employés non vaccinés ET sans antécédents de Covid-19 ont développé la maladie Covid-19

 

2) Les charges virales étaient moins importantes chez les non vaccinés infectés par le Sars-cov-2 que chez les vaccinés

(toutes les données pour les patients ne sont pas disponibles).

  • Charges virales (Ct sur le gène N) chez les personnes non vaccinées et sans antécédents de Covid : 30, 34 et indetectable
  • Charges virales (Ct sur le gène N) chez les vaccinés une dose : 25, 30, 23, 28, 26
  • Charges virales (Ct sur le gène N) chez les vaccinés deux doses : 26.1, 27, 26, 22, 29, 32, 24, 26, 27, 26, 36, 29, 35, 31

 

Remarque : Le nombre de Ct est corrélé à la charge virale : plus le Ct sur le gène N est faible, plus la charge virale est importante.

 

Tableau 1:

 

Tableau 2:

 

 

Pour aller plus loin :

Les phénomènes d’aggravation dépendante des anticorps :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-phenomenes-daggravation-dependante-des-anticorps-ade-et-la-covid-19/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

 

 

 

 

Les vaccinés infectés seraient aussi contagieux que les autres

 

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A Retenir

Les personnes complètement vaccinées peuvent attraper le Sars-cov-2 et ont des charges virales équivalentes aux personnes non ou incomplètement vaccinées

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Les vaccinés infectés seraient donc aussi contagieux que les autres

A quoi sert le pass sanitaire dans ces conditions ?

Depuis le 17 juillet, le CDC recommande donc aux vaccinés de re-porter le masque

 

Le prestigieux CDC (Center for Disease Control), institut officiel américain de surveillance des maladies a investigué un cluster de cas à Barnstable County dans le Massachusetts. https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/pdfs/mm7031e2-H.pdf

Les points importants de cette investigation sont :

  • 74% des cas étaient COMPLETEMENT VACCINES (schéma complet > 14 jours)

346 des cas 469 cas de Covid étaient complètement vaccinés (soit 74%) alors que seulement 69% de la population en moyenne est vaccinée dans la région

  • 79 % des infectés COMPLETEMENT VACCINES étaient SYMPTOMATIQUES

  • LA VACCINATION N’EMPECHE PAS l’HOSPITALISATION

Sur les 5 malades hospitalisés, 4 étaient complètement vaccinés. Aucun patient n’est mort vacciné ou non. Le taux d’hospitalisation chez les vaccinés était supérieur au taux d’hospitalisation les non vaccinés !

    • Taux d’hospitalisation des vaccinés = 4/346*100 = 1.15%
    • Taux d’hospitalisation des non vaccinés = 1/(469-346)*100= 0.81%

  • LA CHARGE VIRALE DES PATIENTS VACCINES ETAIT IDENTIQUE A CELLE DES NON VACCINES !

Les vaccinés sont donc tout aussi contagieux que les non vaccinés lorsqu’ils sont infectés

Pour aller plus loin :

Les phénomènes d’aggravation dépendante des anticorps :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-phenomenes-daggravation-dependante-des-anticorps-ade-et-la-covid-19/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

 

 

 

Effets indésirables post-vaccination

 

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A RETENIR

  • 12,6 Cas de myocardite / pericardite par million de vaccinés survenant préférentiellement après la 2ieme dose de vaccin chez les hommes jeunes. Ces évènements indésirables surviennent plus souvent avec les Vaccins à ARNm.
  • Contrairement à ce qui est normalement attendu, le taux de myocardites post-vaccinale est plus élevé chez les femmes de 12 à 24 ans et chez les hommes de 12 à 39 ans .

Les myocardites sont des inflammations du muscle cardiaque. Cette maladie peut guérir spontanément mais entraine toujours une hospitalisation car les complications peuvent aller jusqu’à une insuffisance cardiaque et nécessiter une greffe de coeur [1].

La péricardite est une inflammation du « sac » dans lequel se trouve le coeur (péricarde)

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Objectif des travaux :

Faire le point sur les données précoces signalées après vaccination des 12 à 15 ans et des 16-25 ans par un vaccin ARNm. Les myocardites et péricardites sont particulièrement considérées ici.

 

Méthode :

Deux bases de données ont été utilisées :

  1. V-safe : outil pour smartphone qui utilise la messagerie texte et des enquêtes Web. Il permet d’informer le CDC des effets secondaires par les personnes vaccinées.
  2. VAERS : Vaccine Adverse Event Reporting System est un programme de sécurité des vaccins, cogéré par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis et la Food and Drug Administration.

 

Populations étudiées :

Deux groupes sont comparés : tranches d’âge 12-15 ans et 16-25 ans.

 

Analyses réalisées :

Un bilan de santé journalier a été effectué jusqu’à 7 jours après la première et la seconde dose de vaccins sur un groupe de 12-15 ans via V-Safe et comparés à un groupe de 16-25 ans (taille non précisée). L’analyse VAERS ne précise pas à quel délai les effets ont été considérés.

 

Résultats :

1. Via V-safe

2.Via VAERS

Le rapport analyse l’apparition des myocardites/péricardites 7 j et 21j après chaque dose et en fonction des tranches d’âges, les effets les plus importants apparaissent 21 jours après la seconde dose de vaccin à ARNm :

 

En conclusion / A retenir :

– Les myocardites et péricardites observées sont actuellement analysés par le CDC qui ne concluent pas

– L’analyse des résultats obtenus via la base de données VSD montre que :

  1. Plus de cas sont observés après la seconde dose de vaccination par l’ARNm
  2. Observation d’un taux d’apparition de 12,6 cas par million de myocardites/péricardites après la seconde dose de vaccin à ARNm dans les 21 jours suivant la vaccination
  3. Les taux semblent plus élevés chez les hommes que chez les femmes

– Les résultats obtenus via VAERS montrent que :

  1. L’âge médian des patients signalés est plus jeune après la dose 2 par rapport à la dose 1
  2. Prédominance de patients de sexe masculin dans les groupes d’âge plus jeunes, en particulier après la dose 2-
  3. Rapports des myocardites & péricardites observés > cas attendus, en particulier après la dose 2 dans les groupes d’âge plus jeunes.

 

References :

[1]https://www.chuv.ch/fr/cardiologie/car-home/patients-et-famille/maladies-traitees/affections-du-myocarde-et-du-pericarde/myocardite

 

Pour aller plus loin

Bénéfice/risque vaccin

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/comparaison-mortalite-covid-19-et-letalite-vaccin/

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/reponse-a-larticle-du-journal-le-monde/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

La vaccination est une excellente solution contre certaines maladies

 

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A RETENIR

  • Le SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19, évolue en permanence
  • La vaccination participe activement à cette évolution par la sélection de variants
  • Cette évolution rend rapidement caduque la vaccination Covid-19, comme pour la grippe

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Plusieurs maladies ont vu leur circulation fortement diminuer suite à la mise en place de larges campagnes de vaccination. C’est par exemple le cas de la rougeole (baisse de plus de 80 % des décès depuis 2000) et de la rubéole (baisse de plus de 95 % des cas notifiés depuis 2000). Par contre, la vaccination contre le SIDA s’est jusqu’à ce jour révélée inefficace en dépit de recherches intenses pour juguler ce fléau qui a fait près de 35 millions de victimes depuis le milieu des années 1980. De même, la malaria qui cause environ 400000 morts par an, n’a jamais pu être contrôlée par la vaccination malgré de récents espoirs en ce sens [1].

Aujourd’hui, nous sommes inondés d’un flot de messages gouvernementaux nous incitant à nous faire vacciner contre la Covid-19, seule solution nous dit-on pour « retrouver notre vie d’avant ». En effet, les premiers résultats de phase 3 (toujours en cours) ont été présentés par plusieurs compagnies pharmaceutiques et semblent fort encourageants, avec des protections contre la maladie annoncées à plus de 90%, ce qui est excellent.

Le but de ce texte n’est pas de s’intéresser à ces annonces, qui ont déjà été discutées par ailleurs. Nous souhaitons plutôt ici positionner ces annonces face à l’évolution des connaissances sur le virus SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19.

Plusieurs études scientifiques récentes présentent des résultats concordants qui permettent de douter très sérieusement de la pérennité de l’effet protecteur de ces vaccins, et donc du bien fondé d’une vaccination généralisée.

 

Intéressons-nous ici à l’article publié dans la revue Nature (vol 592, p 616) du 22 avril 2021 : (Ref [2])

« mRNA vaccine-elicited antibodies to SARS-CoV-2 and circulating variants »

Traduction:

«Anticorps produits par la vaccination à ARNm contre le SARS-CoV-2 et les variants en circulation. »

Vous trouverez à la fin de ce texte, en caractères italiques, les traductions littérales des conclusions des auteurs.

 

Ce travail nous apprend que la vaccination contre la Covid-19 avec les vaccins à ARN messager est aussi efficace que l’immunité naturelle générée suite à une contamination par la SARS-CoV-2. Ceci est une bonne nouvelle. Malheureusement, l’article nous apprend également que cette vaccination peut entraîner l’apparition de variants. Il sera donc nécessaire de surveiller en permanence la réponse immunitaire des individus, et de modifier les vaccins au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux variants, afin de revacciner les populations.

En conclusion, si la vaccination proposée aujourd’hui tient ses promesses et est relativement efficace contre le nouveau coronavirus apparu en 2019, cette efficacité diminue au fil des évolutions du SARS-CoV-2 (« variants »), évolutions qui auront lieu de façon continue. Notons que les vaccins contre la grippe, due au virus à ARN Influenza qui mute également régulièrement, sont développés depuis plus de 80 ans [3]. Malgré cela, ils restent peu efficaces (plus ou moins 50%) [4] et doivent être réactualisés chaque année.

 

Le SARS-CoV-2 est un virus particulièrement complexe, qui possède un génome à ARN deux fois et demi plus long que celui du virus de la grippe. Or, indépendamment des éventuels systèmes de contrôle d’intégrité de la réplication virale, plus un génome est long, plus son risque de mutation est statistiquement élevé. Il est donc étonnant de penser qu’un vaccin contre la Covid-19 puisse être LA solution contre la Covid-19. A la problématique des variants qui ne sont plus (ou moins) neutralisés par la vaccination s’ajoute les effets secondaires éventuels de cette vaccination. Ces effets ont été rapportés par ailleurs [5, 6] , et peuvent légitimement nous interroger sur la balance bénéfice/risque d’une telle vaccination, en particulier chez les populations les moins susceptibles à la maladie, i.e., les populations de moins de 65 ans, et a fortiori, les plus jeunes [7].

Face à ces incertitudes, il serait sage de renforcer les efforts de caractérisation et de validation de traitements médicamenteux précoces de la Covid-19 [8]. Notons par exemple que l’ivermectine, un médicament anti-parasitaire doté de propriétés antivirales, est désormais largement utilisé avec apparemment un certain succès dans de nombreux pays [9]. De plus, de nombreux articles scientifiques démontrent: i) l’absence d’effets secondaires de l’ivermectine; ii) son activité thérapeutique contre la Covid-19 [9]. Enfin, de par son mode de fonctionnement indépendant de la structure tridimensionnelle du virus, l’ivermectine n’est pas soumise aux aléas des variants, contrairement aux vaccins.

Face à cette accumulation d’évidences, soyons sûrs que nos autorités ne tarderont à s’y intéresser également, et nous permettront, en parallèle à la vaccination pour ceux qui la souhaitent encore, de retrouver une vie plus confortable.

 

ANNEXES:

Traduction des points principaux de la conclusion de l’article : (Ref [2])

“Nos expériences indiquent que les mutations sur le domaine de fixation au récepteur (“RBD”) présentent chez ces variants—et potentiellement chez d’autres variants porteurs des mutations K417N, K417T, E484K et/ou N501Y—peuvent réduire la capacité de neutralisation du plasma des individus vaccinés contre, ou naturellement infectés par, le SARS-CoV-2”

Note: Ce qui en d’autres termes signifie que l’immunité naturelle acquise suite à une infection par le virus SARS-CoV-2, tout comme l’immunité induite par la vaccination, sont moins efficaces contre les variants (NDLR).

« Nous suspectons que ces mutations ont émergé en réponse à une sélection immunitaire chez des individus dont l’immunité est peu efficace. Ce que les effets à long terme de l’accumulation des mutations sur le SARS-CoV-2 aura sur la pandémie est inconnu »

« Il est possible que ces mutations ainsi que d’autres qui émergent chez des individus avec une immunité suboptimale ou décroissante érodera l’efficacité des immunités contre le SARS-CoV-2 acquise suite à une infection naturelle ou suite à la vaccination. Les données suggèrent que la vaccination contre le SARS-CoV-2 et les traitements à l’aide d’anticorps pourraient nécessiter une actualisation des vaccins et une surveillance de l’immunité afin de contrebalancer l’évolution du virus. »

 

Concernant l’efficacité du vaccin contre la grippe: (Ref [4])

… « une efficacité globale de la vaccination est de 38% (62% contre le virus influenza pdm09 A[H1N1], 22% contre le virus influenza A[H3N2], et 50% contre les virus influenza B). »

 

Texte original : (Ref [2])

« Our experiments indicate that the RBD mutations found in these variants—and potentially others that carry K417N, K417T, E484K and/or N501Y mutations—can reduce the neutralization potency of plasma from vaccinated or naturally infected individuals against SARS-CoV-2 »

« We speculate that these mutations emerged in response to immune selection in individuals with nonsterilizing immunity. What the long-term effect of the accumulation of mutations on the SARS-CoV-2 pandemic will be is not known »

« it is possible that these mutations and others that emerge in individuals with suboptimal or waning immunity will erode the effectiveness of natural and vaccine-elicited immunity. The data suggest that SARS-CoV-2 vaccines and antibody therapies may need to be updated and immunity monitored to compensate for viral evolution. »

 

Concernant l’efficacité du vaccin contre la grippe: (Ref [4])

… « an overall estimated vaccine effectiveness of 38% (62% against influenza A[H1N1]pdm09 viruses, 22% against influenza A[H3N2] viruses, and 50% against influenza B viruses). »

 

Références

[1] https://www.who.int/malaria/media/malaria-vaccine-implementation-qa/fr/

[2] Z. Wang et al., “mRNA vaccine-elicited antibodies to SARS-CoV-2 and circulating variants,” Nature, vol. 592, no. 7855, pp. 616–622, Apr. 2021, doi: 10.1038/s41586-021-03324-6. https://www.nature.com/articles/s41586-021-03324-6

[3] I. Barberis, P. Myles, S. K. Ault, N. L. Bragazzi, and M. Martini, “History and evolution of influenza control through vaccination: from the first monovalent vaccine to universal vaccines,” J. Prev. Med. Hyg., vol. 57, no. 3, pp. E115–E120, Sep. 2016.

[4] L. A. Grohskopf et al., “Prevention and Control of Seasonal Influenza with Vaccines: Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices — United States, 2020–21 Influenza Season,” MMWR Recomm. Rep., vol. 69, no. 8, pp. 1–24, Aug. 2020, doi: 10.15585/mmwr.rr6908a1. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31441906/

[5] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/effets-indesirables-en-europe-sur-les-vaccins-covid-19-pfizer-moderna-et-astrazeneca/

[6] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaxzevria-astrazeneca-et-covid-19-janssen-johnsonjohnson-note-de-synthese-aimsib-reinfocovid/

[7] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/comparaison-mortalite-covid-19-et-letalite-vaccin/

[8] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

[9] P. Kory, G. U. Meduri, J. Varon, J. Iglesias, and P. E. Marik, “Review of the Emerging Evidence Demonstrating the Efficacy of Ivermectin in the Prophylaxis and Treatment of COVID-19,” Am. J. Ther., vol. 28, no. 3, pp. e299–e318, May 2021, doi: 10.1097/MJT.0000000000001377. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8088823/

 

 

Pour aller plus loin

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/ivermectine/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

 

 

Les phénomènes d’aggravation dépendante des anticorps (ADE) et la Covid-19

 

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A RETENIR

  • Des études suggèrent que les vaccins anti-Covid peuvent déclencher une réaction immunitaire chez certaines personnes, qui pourrait les amener à développer des symptômes plus graves en cas d’exposition au virus sauvage que si elles n’avaient pas été vaccinées.
  • En effet, les vaccins pourraient déclencher un renforcement de la maladie par les anticorps (ADE). Cela signifie que les personnes vaccinées pourraient, paradoxalement, souffrir d’une maladie plus grave lorsqu’elles sont exposées au virus sauvage que si elles n’avaient pas été vaccinées.
  • L’ADE est bien connue pour être un risque pour les infections à coronavirus, ainsi que pour la dengue. L’ADE est une réponse immunitaire paradoxale qui rend une personne précédemment exposée à la maladie, ou à un vaccin la ciblant, plus – et non moins – vulnérable en cas d’infection ultérieure.
  • Les risques d’ADE peuvent être associés au taux d’anticorps (qui peut diminuer au fil du temps après la vaccination) et également si les anticorps sont dérivés d’expositions antérieures à d’autres coronavirus.

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Les phénomènes d’ADE (Antibody-dependent enhancement) :

Aggravation dépendante des anticorps ou Renforcement de l’infection par les anticorps ou VAED (vaccine-associated enhanced disease – maladie aggravée par la vaccination).

En général, les stratégies de vaccination produisent des anticorps de haute affinité dirigés contre les protéines à la surface des particules virales, contribuant ainsi à l’élimination de l’agent pathogène. Ces anticorps réduisent l’infectivité par différents mécanismes. Cependant, une concentration sous-optimale d’anticorps neutralisants ou des anticorps à réaction croisée favorisent le phénomène d’ADE. Des complexes virus-anticorps facilitants se fixent sur les récepteurs FcγRII (CD32) de la membrane de cellules immunitaires (essentiellement des monocytes, des macrophages et des cellules dendritiques, parfois des lymphocytes B), favorisant leur infection par le virus en cause [1].

En termes simples, l’ADE est donc un phénomène immunologique par lequel une réponse immunitaire antérieure à un virus peut rendre un individu plus sensible à une infection analogue ultérieure [2]. Au lieu d’une reconnaissance et d’une élimination du virus, le développement préalable d’anticorps spécifiques du virus à un niveau non neutralisant peut faciliter l’absorption du virus, ce qui favorise sa réplication.

Les cas d’infections virales avec des phénomènes d’ADE connus

Qu’elle soit observée après une primo-infection ou après une vaccination, l’aggravation dépendante des anticorps (ADE) a été signalée dans plusieurs infections virales, notamment le virus de la dengue, le syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), l’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), mais également l’infection au virus respiratoire syncytial et la péritonite infectieuse féline (PIF), une infection à coronavirus chez le chat.

L’exemple le mieux décrit d’aggravation associée à l’infection initiale concerne la dengue. L‘ADE est associée à 90 % des cas de fièvre hémorragique du virus de la dengue (DENV) et de syndrome de choc du DENV [3]. Il est également suggéré que l’ADE a contribué à la gravité de l’épidémie de virus Zika (ZIKV) en Amérique latine par le biais de la réactivité séro-croisée du DENV [4]. D’autre part, il a été démontré que Dengvaxia, le premier vaccin vivant-atténué contre le DENV, protégeait les enfants ayant déjà été infectés par le DENV mais exposait les personnes n’ayant jamais été infectées par le DENV à un risque de maladie plus élevé [5]. Ainsi, la vaccination contre la dengue d’enfants âgés de 2 à 8 ans, séronégatifs pour cette maladie, s’est traduite par des formes aggravées 3 ans après la vaccination, dont une quinzaine de décès [6]. L’hypothèse étant que leur immunité humorale résiduelle n’était ni suffisante, ni suffisamment spécifique, augmentant ainsi le risque d’ADE. Cette vaccination est désormais réservée aux enfants de plus de 9 ans, souvent séropositifs en zone endémique.

 

Rôle de l’ADE dans l’infection par les coronavirus

L’ADE dans le contexte de la péritonite infectieuse féline

L’ADE a été signalée dès les années 1980 dans le virus de la péritonite infectieuse féline (PIFV), un alphacoronavirus très répandu chez les chats sauvages et domestiques. Les chats porteurs d’anticorps maternels ou ayant reçu un vaccin contre le PIFV ont développé plus rapidement la maladie. De plus les chats vaccinés avec un vaccin recombinant contenant le gène codant pour la protéine Spike meurent plus rapidement que les animaux témoins non vaccinés lorsqu’ils sont exposés à un virus virulent [7]. Il a été signalé que des anticorps monoclonaux (AcM) non neutralisants ou des AcM neutralisants dilués dirigés contre la protéine Spike du PIVF renforçaient l’infection virale [8]. Ainsi, les anticorps dirigés contre la protéine Spike jouent un rôle dans le développement de l’ADE dans l’infection par le PIFV. En outre, 50 % des chats immunisés passivement avec des anticorps anti-PIFV ont développé une péritonite lorsqu’ils ont été exposés au même sérotype de PIFV. Il s’agit d’une observation contrastée par rapport au virus de la dengue où l’ADE se produit entre différents sérotypes.

L’ADE dans le contexte du SARS et du MERS

L’expérience préclinique avec les candidats vaccins contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SARS) et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) a soulevé des inquiétudes quant au potentiel de renforcement dépendant des anticorps (ADE) induit par la protéine Spike du coronavirus [9–12]. En effet, dans les infections par le SARS-CoV et le MERS-CoV, l’ADE était médiée par des anticorps dirigés contre les protéines Spike.

En effet, dans le contexte des essais vaccinaux contre le SARS (SARS-CoV), une VAED a été observée dans plusieurs études animales :

  • chez le furet, après vaccination avec un vaccin rMVA (recombinant Modified Vaccinia Ankara), le challenge infectieux a provoqué des hépatites [13]
  • chez la souris, des lésions pulmonaires ont été observées après challenge infectieux [14]
  • chez le macaque rhésus chinois (vaccin entier inactivé, vaccin peptidique) avec des lésions pulmonaires [15]

Dans le cadre des essais vaccinaux contre le MERS (MERS-CoV), une VAED a été observée chez des souris (vaccin entier inactivé) [11].

L’ADE dans le contexte de la Covid-19

La plupart des vaccins anti-Covid incorporent la protéine Spike du SARS‑CoV‑2 ou son domaine de liaison au récepteur (RBD) comme immunogènes. Il est donc raisonnable de supposer que les anticorps spécifiques de la protéine Spike peuvent contribuer à la gravité de la maladie pendant l’infection par le SARS-CoV-2

Une étude chinoise met en évidence, in vitro, l’existence d’anticorps facilitants dans la Covid-19, en particulier chez les personnes ayant souffert de formes sévères de Covid-19 [16]. Une autre étude a montré que, in vitro, l’exposition de macrophages au sérum de patients convalescents après une Covid-19 entraînait l’apparition de profils cytokiniques inflammatoires exagérés [17].

L’ADE du SARS-CoV-2 a également été décrite par un nouveau mécanisme d’entrée cellulaire dépendant du FcγRII et indépendant de l’ACE2. Les auteurs déclarent que cela justifie une préoccupation dans l’évaluation de la sécurité de tout vaccin humain contre le SARS-CoV-2 [18]

L’échec des vaccins contre le SARS et le MERS dans les essais sur les animaux a impliqué une pathogenèse cohérente avec une amorce immunologique qui pourrait impliquer une auto-immunité dans les tissus pulmonaires en raison d’une exposition antérieure à la protéine Spike du SARS et du MERS. La pathogenèse de l’exposition au SARS-CoV-2 dans COVID-19 pourrait conduire à des résultats similaires [19].

Enfin, une étude récente [20] montre que :

  • Les vaccinés ont des concentrations d’anticorps supérieurs aux convalescents mais ces anticorps sont liants et non neutralisants.
  • La majorité des anticorps induits par le vaccin n’ont pas d’activité neutralisante
  • Les anticorps liants mais non-neutralisants peuvent participer au phénomène d’aggravation de l’infection par les anticorps

La différence entre une primo-infection par le virus et la vaccination

Après une infection par le SARS-CoV-2, la plupart des personnes développent une réponse immunitaire objectivable par la production d’anticorps dirigés contre le virus. Les anticorps produits sont des anticorps dirigés contre les protéines de nucléocapside (anti-N) et contre la protéine de surface du virus (anti-S, anti-S1/RBD).

Après une vaccination contre la Covid-19 avec les vaccins actuels (ARNm ou extrait synthétique de la protéine S), seuls les anticorps anti-S, anti-S1 et anti-RBD apparaissent, les épitopes (les parties reconnues par le système immunitaire) de la protéine N de la nucléocapside n’étant pas intégrés dans les formulations et donc non présentés au système immunitaire.

L’activité neutralisante des anticorps est décrite comme amoindrie en post-vaccination par rapport à la neutralisation constatée après la maladie.

 

Conclusion

Compte tenu des données antérieures sur les multiples tentatives de vaccination contre le SARS-CoV-1 et le MERS-CoV qui ont échoué en raison d’un phénomène d’ADE dans des modèles animaux, il est raisonnable de supposer un risque d’ADE similaire pour les anticorps et les vaccins contre le SARS-CoV-2.

La possibilité de risques d’ADE associés à la diminution des concentrations d’anticorps au fil du temps reste aujourd’hui inconnue.

Pour être clair, cela signifie que si vous vous faites vacciner, vous risquez en fait de contracter une maladie plus grave si vous êtes exposé à l’avenir à l’une ou l’autre des souches mutées du SARS-CoV-2. C’est pourquoi il est important d’être prudent avant de recommander la vaccination de personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2 ou qui présentent une infection active par le SARS-CoV-2.

Références

  1. Cloutier M, Nandi M, Ullah A, Allard H. Since January 2020 Elsevier has created a COVID-19 resource centre with free information in English and Mandarin on the novel coronavirus COVID- 19 . The COVID-19 resource centre is hosted on Elsevier Connect , the company ’ s public news and information . 2020.
  2. Tirado SMC, Yoon KJ. Antibody-dependent enhancement of virus infection and disease. Viral Immunol. 2003. doi:10.1089/088282403763635465
  3. Guabiraba R, Ryffel B. Dengue virus infection: Current concepts in immune mechanisms and lessons from murine models. Immunology. 2014. doi:10.1111/imm.12188
  4. Bardina S V., Bunduc P, Tripathi S, Duehr J, Frere JJ, Brown JA, et al. Enhancement of Zika virus pathogenesis by preexisting antiflavivirus immunity. Science (80- ). 2017. doi:10.1126/science.aal4365
  5. Halstead SB. Dengvaxia sensitizes seronegatives to vaccine enhanced disease regardless of age. Vaccine. 2017. doi:10.1016/j.vaccine.2017.09.089
  6. Thomas SJ, Yoon IK. A review of Dengvaxia®: development to deployment. Hum Vaccines Immunother. 2019. doi:10.1080/21645515.2019.1658503
  7. Vennema H, de Groot RJ, Harbour DA, Dalderup M, Gruffydd-Jones T, Horzinek MC, et al. Early death after feline infectious peritonitis virus challenge due to recombinant vaccinia virus immunization. J Virol. 1990. doi:10.1128/jvi.64.3.1407-1409.1990 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC249267/pdf/jvirol00058-0453.pdf
  8. Takano T, Yamada S, Doki T, Hohdatsu T. Pathogenesis of oral type I feline infectious peritonitis virus (FIPV) infection: Antibody-dependent enhancement infection of cats with type I FIPV via the oral route. J Vet Med Sci. 2019/04/23. 2019;81: 911–915. doi:10.1292/jvms.18-0702
  9. Liu L, Wei Q, Lin Q, Fang J, Wang H, Kwok H, et al. Anti-spike IgG causes severe acute lung injury by skewing macrophage responses during acute SARS-CoV infection. JCI insight. 2019. doi:10.1172/jci.insight.123158
  10. Honda-Okubo Y, Barnard D, Ong CH, Peng B-H, Tseng C-TK, Petrovsky N. Severe Acute Respiratory Syndrome-Associated Coronavirus Vaccines Formulated with Delta Inulin Adjuvants Provide Enhanced Protection while Ameliorating Lung Eosinophilic Immunopathology. J Virol. 2015. doi:10.1128/jvi.02980-14
  11. Agrawal AS, Tao X, Algaissi A, Garron T, Narayanan K, Peng BH, et al. Immunization with inactivated Middle East Respiratory Syndrome coronavirus vaccine leads to lung immunopathology on challenge with live virus. Hum Vaccines Immunother. 2016. doi:10.1080/21645515.2016.1177688
  12. Jiang S. Don’t rush to deploy COVID-19 vaccines and drugs without sufficient safety guarantees. Nature. 2020;579: 321. doi:doi: 10.1038/d41586-020-00751-9.
  13. Weingartl H, Czub M, Czub S, Neufeld J, Marszal P, Gren J, et al. Immunization with Modified Vaccinia Virus Ankara-Based Recombinant Vaccine against Severe Acute Respiratory Syndrome Is Associated with Enhanced Hepatitis in Ferrets. J Virol. 2004;78: 12672–12676. doi:10.1128/jvi.78.22.12672-12676.2004
  14. Tseng C-T, Sbrana E, Iwata-Yoshikawa N, Newman PC, Garron T, Atmar RL, et al. Immunization with SARS Coronavirus Vaccines Leads to Pulmonary Immunopathology on Challenge with the SARS Virus. PLoS One. 2012;7: e35421. Available: https://doi.org/10.1371/journal.pone.0035421
  15. Wang Q, Zhang L, Kuwahara K, Li L, Liu Z, Li T, et al. Immunodominant SARS coronavirus epitopes in humans elicited both enhancing and neutralizing effects on infection in non-human primates. ACS Infect Dis. 2016;2: 361–376. doi:10.1021/acsinfecdis.6b00006
  16. Wu F, Yan R, Liu M, Liu Z, Wang Y, Luan D, et al. Antibody-dependent enhancement (ADE) of SARS-CoV-2 infection in recovered COVID-19 patients: studies based on cellular and structural biology analysis. medRxiv. 2020; 2020.10.08.20209114. doi:10.1101/2020.10.08.20209114
  17. Wan Y, Shang J, Sun S, Tai W, Chen J, Geng Q, et al. Molecular Mechanism for Antibody-Dependent Enhancement of Coronavirus Entry. J Virol. 2020;94: e02015-19. doi:10.1128/jvi.02015-19
  18. Coish JM, MacNeil AJ. Out of the frying pan and into the fire? Due diligence warranted for ADE in COVID-19. Microbes Infect. 2020;22: 405–406. doi:10.1016/j.micinf.2020.06.006
  19. Lyons-Weiler J. Pathogenic priming likely contributes to serious and critical illness and mortality in COVID-19 via autoimmunity. J Transl Autoimmun. 2020. doi:10.1016/j.jtauto.2020.100051
  20. Amanat F, Thapa M, Lei T, Ahmed SMS, Adelsberg DC, Carreno JM, et al. The plasmablast response to SARS-CoV-2 mRNA vaccination is dominated by non-neutralizing antibodies that target both the NTD and the RBD. medRxiv. 2021; 2021.03.07.21253098. Available: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.03.07.21253098v1

 

Pour aller plus loin:

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

texte de la présentation faite au CSI du 29 juillet 2021

https://www.aimsib.org/2021/07/30/comment-expliquer-biologiquement-lexces-de-covid-post-vaccinaux/

 

A Retenir

[cadre_a_retenir]

Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs sont [4]:

  • Moderna : efficacité absolue = 1,1%
  • Pfizer : efficacité absolue = 0,7%

 

Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars Cov 2 de 0,7 % et 1,1 % respectivement

[/cadre_a_retenir]

 

Tous les laboratoires producteurs de vaccins anti-covid ont largement relayé dans les documents grand public, et les documents scientifiques, l’immense efficacité de leurs vaccins, comme on peut le voir ci-dessous [1], [2], [3] :

Cette efficacité est en fait une efficacité relative, et la FDA (Food and Drug Administration) recommande de communiquer aussi l’efficacité absolue des vaccins et pas uniquement l’efficacité relative car cela influence abusivement les patients et les médecins ! [4]

Selon Kawahti et al. [5], les différences entre les mesures d’effet relatif et les mesures d’effet absolu dans les études sont « mal comprises par les professionnels de la santé, et encore plus mal comprises par les patients ».

 

Alors un taux d’efficacité de 95% du Pfizer/BioNtech, ça veut dire quoi ?

Réinfocovid vous l’explique :

 

95% d’efficacité est un taux d’efficacité relatif qui se calcule selon la formule suivante :

Ainsi, on peut calculer l’efficacité relative du vaccin Pfizer, d’après le tableau 2 synthétisant les résultats du laboratoire publiés dans la revue NEJM [6].

 

Mais le Taux de Contamination des personnes du groupe Placebo était :

et le Taux de Contamination des personnes Vaccinées était :

Le taux d’efficacité absolu du vaccin est donc selon [4]:

(NB : Ce résultat est légèrement supérieur à celui publié dans l’article [4], car les auteurs ont considéré 21720 et 21726 candidats pour les groupes vacciné et placébo, respectivement, pour arriver à un taux d’efficacité absolu de 0,7%.)

 

Cela signifie que dans l’essai mené durant l’automne 2020, 99,1% des non-vaccinés N’ONT PAS EU la Covid-19 contre 99,96% des vaccinés.

L’efficacité absolue du vaccin Pfizer est donc de 0,86%.

 

La différence entre efficacité relative et absolue peut être illustrée par un schéma inspiré de [4]

 

En conclusion :

Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs sont [4]:

  • Moderna : efficacité absolue = 1,1%
  • Pfizer : efficacité absolue = 0,7%

 

Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars Cov 2 de 0,7 % et 1,1 % respectivement

 

Références :

[1] https://www.bfmtv.com/sante/pfizer-et-bio-ntech-declarent-leur-vaccin-efficace-a-95-selon-des-resultats-complets-de-l-essai_AN-202011180202.html

[2] https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-anti-covid-astrazeneca-efficacite-son-vaccin-revue-76-86391/

[3] https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/covid-19-moderna-annonce-94-5-d-efficacite-pour-son-vaccin_2138754.html

[4] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7996517/pdf/medicina-57-00199.pdf

[5] Kahwati, L.; Carmody, D.; Berkman, N.; Sullivan, H.W.; Aikin, K.J.; DeFrank, J. Prescribers’ Knowledge and Skills for Interpreting Research Results: A Systematic Review. J. Contin. Educ. Health Prof. 2017, 37, 129–136

[6] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7745181/pdf/NEJMoa2034577.pdf

Pour aller plus loin :

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

Importantes limites scientifiques de la modélisation utilisée pour justifier les mesures du 12 juillet 2021

 

A retenir

[cadre_a_retenir]

  • Les mesures prises par le président Macron et qui vont impacter le quotidien de plus de 60 millions de français sont extrapolées à partir d’une étude non validée par un comité de lecture indépendant.
  • Selon notre analyse poussée qui s’apparente à un peer-review, le modèle proposé est fortement discutable et ne serait pas acceptable pour publication en état
  • Les auteurs de ce preprint sont juges et partie puisque la moitié des auteurs sont membres du conseil scientifique.

[/cadre_a_retenir]

 

 

Lors de son allocution du 12 juillet 2021, le président Macron a justifié les mesures prises en se basant essentiellement sur les résultats d’une modélisation fournie par l’Institut Pasteur [1] qui alimente également le rapport sénatorial du 1er juillet [2]. Le lien [1] a été modifié par les auteurs le 7 septembre et correspond maintenant à un preprint du 6 septembre. L’article du 28 juin se trouve maintenant ici [1′]. Nous en expliquons ci-dessous les limitations :

  • Tout d’abord, l’étude de l’Institut Pasteur est un preprint posté sur la plateforme HAL le 28 juin 2021 [1]. C’est donc, à ce stade, un document de travail, qui n’ayant pas été publié dans une revue à comité de lecture, n’a pas été évaluée par les pairs. Sa valeur scientifique reste donc à confirmer.
  • Sur les 8 auteurs de cet article, 4 auteurs font partie du conseil scientifique du Covid (Yazdan Yazdanpanah, Arnaud Fontanet, Daniel Benamouzig, Simon Cauchemez), représentant presque ¼ des membres du conseil scientifique qui comprend 17 membres [3].
  • Ce travail est une modélisation numérique, basée sur un modèle mathématique, et n’a donc pas fait l’objet d’expériences spécifiques.
  • Cette modélisation est basée sur de nombreuses hypothèses et plus de 100 paramètres arbitraires. On peut ajouter que :
    • Les équations mathématiques sont incomplètes et ne permettent pas à un chercheur indépendant de reproduire la modélisation.
    • Les données d’entrée de cette modélisation sont en incohérences avec les résultats obtenus. En effet, la modélisation se base notamment sur une étude observationnelle [4] sur 970 128 contacts au sein des foyers, sur une période de 24 jours, montrant une transmission 40 à 50% plus faible pour les personnes vaccinées de plus de 21 jours. Ainsi, dans la modélisation de l’Institut Pasteur, il est programmé un facteur 2 pour la transmission du virus par des vaccinés par rapport aux non-vaccinés. Le résultat obtenu est ensuite incohérent avec cette valeur de référence puisque le calcul donne une contagiosité divisée par 12 pour les vaccinés par rapport aux non-vaccinés. Comment peut trouver une augmentation d’un facteur 6 entre les données entrées et les données obtenues en fin de modèle ?

  • L’article est basé sur d’autres hypothèses auxquelles on attribue un poids important dans le modèle mathématique :
    • L’efficacité du vaccin à 95% [5] (valeur basée sur le variant original qui reste à confirmer avec les variants circulant actuellement en France (Alpha 44% et delta 28% au 12 Juillet) [6]
    • Une efficacité de 80% de l’infectivité [7] (donnée obtenue avec le variant alpha)
    • Une efficacité de 90% contre l’hospitalisation (hypothèse issue de la modélisation elle-même et n’ayant pas été validée dans la vie réelle)

La modélisation simule ensuite différents taux de couverture vaccinale ou différentes stratégies de freinage (confinement de la population entière ou uniquement des non-vaccinés), et sert de guide aux mesures gouvernementales, qui sont en partie énoncées dans le preprint.

 

Remarque :

ll est important de comprendre qu’une modélisation ne peut simuler que les éléments inclus dans le modèle mathématique. Ainsi, pour faire le parallèle avec le comportement des matériaux, on pourrait modéliser une tige d’acier en ne sélectionnant qu’une partie de son comportement réel (un comportement élastique par exemple sans inclure sa déformation permanente ni sa rupture). Ainsi, le modèle conclurait que cette tige d’acier peut s’étirer à l’infini sans qu’elle se casse, ce qui est totalement faux. Ce parallèle permet de montrer la fragilité d’une modélisation censée représenter l’évolution d’une nouvelle épidémie multifactorielle et extrêmement complexe en ne sélectionnant que quelques paramètres dont on ignore s’ils sont adaptés au variants actuels circulant en France.

 

Références

[1] https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03272638 ce lien pointe maintenant vers l’article du 6 septembre 2021

[1′] https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03272638v1 Article du 28 juin 2021

[1″] https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03272638v2 Article modifié du 6 septembre 2021

[2] http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/delegation/entreprise/MCI_effets_du_confinement/Essentiel_vaccination_revu_V5.pdf

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_scientifique_Covid-19

[4] https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2107717

[5] https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2101765

[6] https://ourworldindata.org/

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33901423/

 

Pour aller plus loin

Bénéfice/Risque vaccin par tranche d’âge :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/comparaison-mortalite-covid-19-et-letalite-vaccin/

 

Dernier rempart :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/dernier-rempart/

Ingéniérie sociale :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/ingenierie-sociale-manipulation-et-consentement/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

 

Le système immunitaire des sciences

et le rôle troublant des non scientifiques

 

Décodeurs fact checkers, médias et réseaux sociaux d’un côté, Éducation nationale, administrations DGS, CNOM de l’autre : Jamais les scientifiques n’ont autant été challengés par des scrutateurs non scientifiques qui se seront chargés d’énoncer des certitudes.

Nous y voyons bien sûr une attraction majeure de la science et c’est une bonne chose, mais la science est un métier et une discipline lente, dont le doute est au cœur de la discipline et qui n’avance que par les hypothèses contradictoires.

Et comme un organisme adaptatif, la science possède aussi un système immunitaire : si elle ne se protège pas assez des hypothèses farfelues alors elle s’affaiblit et se dilue. Mais si elle se surprotège des nouveautés qui la feront peut-être progresser, alors elle s’affaiblit aussi et stagne.

Le médecin est à l’interface entre ces deux mondes. Ni totalement scientifique ni simple technicien de santé, il prend ses décisions avec ses patients au terme d’une réflexion où seul l’intérêt supérieur des malades lui incombe.

Média, pouvoirs publics : laissons le temps à la science et aux soignants, en toute humilité ; et laissons-les prescrire et s’informer librement.

 

Pour aller plus loin

Discours de la méthode : le grand absent de la crise sanitaire

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/discours-sur-la-methode-le-grand-absent-de-la-crise-sanitaire/

 

Des scientifiques adressent une critique aux fact-checkers et à certains journalistes

 

« Quoi qu’il en soit, nous pensons que les vérificateurs de faits devraient être traités avec le même degré de scepticisme et de méfiance qu’ils nous recommandent d’employer lorsque nous lisons les sources qu’ils réfutent si fortement. »

Des scientifiques adressent une critique aux média fact-checkers que nous vous avons traduite ci-dessous dans un article en pre-print portant sur les premiers résultats d’analyse des décès rapportés dans le système de pharmacovigilance des USA nommé VAERS

(https://www.researchgate.net/publication/352837543_Analysis_of_COVID-19_vaccine_death_reports_from_the_Vaccine_Adverse_Events_Reporting_System_VAERS_Database_Interim_Results_and_Analysis )

 

Les points importants notés par ces scientifiques sont :

  • les fact-checkers balaient d’un revers de main des questions impérative à se poser avant toute prise de médicaments ou intervention médicale telles que:
    • Combien de personnes sont mortes après avoir reçu des vaccins COVID ?
    • Que savons-nous vraiment des risques potentiels liés à la prise de ces vaccins ?
  • Les fact-checkers omettent de dire que les décès post-vaccinaux des bases de pharmacovigilance N’ONT PAS NON PLUS ÉTÉ DECORRELES ou DECLARES NON IMPUTABLES AU VACCIN. En conséquence ils le sont peut-être !
  • Si les résultats de pharmacovigilance sont étouffés ou qualifiés de désinformation par les fact-checkers, les professionnels de santé ne peuvent plus accomplir leur devoir d’avertir les patients des effets secondaires probables permettant le consentement éclairé des patients.
  • Les fact-checkers sont capables d’exploiter ou de réfuter les résultats de pharmacovigilance lorsque cela les arrange
  • Bon nombre de fact-checkers autoproclamés sont simplement des journalistes des médias grand public et des créateurs de contenu en ligne et faiseurs d’opinion.
  • Les fact-checkers humilient et décrédibilisent souvent ceux qui porteraient un avis contraire parce qu’ils n’auraient pas les qualifications appropriées pour discuter le contenu scientifique ou médical, tout en affirmant que leurs informations à eux sont scientifiques et « vraies » alors qu’ils n’ont eux-mêmes aucune qualification scientifique ni médicale.

Les auteurs de conclure leur article sur :

« Quoi qu’il en soit, nous pensons que les vérificateurs de faits devraient être traités avec le même degré de scepticisme et de méfiance qu’ils nous recommandent d’employer lorsque nous lisons les sources qu’ils réfutent si fortement. »

Voici la traduction de la partie sur les fact-checkers et les médias de l’article en question

Le récit des médias et la vérification des faits

Début mai, des reportages télévisés, comme celui de Tucker Carlson sur FOX News, ont suggéré que nous devrions tenir compte du nombre de rapports d’événements indésirables et de décès enregistrés dans la base de données VAERS pour les vaccins contre la COVID pour décider si des personnes jeunes et en bonne santé, qui ne courent pas de risques liés au COVID-19, devraient recevoir ces vaccins. Tucker pose un certain nombre de questions simples mais pertinentes concernant la coercition sociale, politique et potentiellement légale utilisée pour promouvoir les vaccins COVID :

  • « Combien de personnes sont mortes après avoir reçu des vaccins COVID ? »
  • « que savons-nous vraiment des risques potentiels liés à la prise de ces vaccins ? »

Ce sont toutes des questions qu’il faut se poser lorsqu’on envisage de prendre un médicament, qu’il s’agisse d’un antidépresseur, d’une statine ou d’un vaccin.

La thèse de Carlson est que si l’on considère l’augmentation spectaculaire des rapports d’événements indésirables et de décès pour les vaccins COVID, comme le confirme notre analyse dans ce travail, la situation pour les vaccins COVID est manifestement pire que pour tout autre vaccin communément administré en grande quantité, comme ceux administrés pour la grippe dans notre exemple de la figure 9. Carlson se donne beaucoup de mal pour souligner que ce sont les données du VAERS lui-même qui montrent que plus de décès ont été signalés pour les vaccins COVID-19 que pour tout autre vaccin au cours des 15 dernières années ; ce qu’il demande, c’est simplement un certain niveau de contrôle gouvernemental et indépendant pour évaluer si l’augmentation des rapports VAERS est le signe d’un problème. Il présente également une discussion sur les autres points de vue proposés par d’autres qui cherchent à expliquer une partie du nombre excessivement élevé de décès chez les plus de 65 ans : par exemple, le fait que certains vaccinés âgés soient décédés peu de temps avant la fin de leur vie pourrait être une coïncidence ou être tout à fait prévisible.

En tout état de cause, les questions posées ici sont celles que l’on pose normalement pour tout nouveau médicament. Elles sont importantes et nécessaires et ne doivent pas être écartées du simple fait de l’utilisation du terme « vaccin ».

Les professionnels de santé sont censés avertir les patients des effets secondaires probables et possibles de tout médicament ou de toute intervention médicale. Ils ne peuvent pas accomplir cette tâche importante et cruciale et permettre notre capacité de consentement éclairé si ces données ne sont pas collectées ou analysées, ou si la discussion sur les effets secondaires est étouffée ou qualifiée de désinformation dans le débat public.

Les vérificateurs de faits autoproclamés (« fact-checkers ») et les journalistes des médias grand public ont immédiatement discrédité les paroles de Carlson (et d’autres) concernant les données de la base VAERS. Ils ont insinués que le VAERS était un terrain fertile pour la désinformation anti-vaccinale et ont adressé les lecteurs vers les messages Twitter de médecins généralistes, présentés en tant qu’experts des vaccins, qui rejetaient les allégations de décès enregistrés dans le VAERS de Carlson en prétendant que tous les décès étaient des coïncidences et en affirmant des faits non prouvés sur les taux de mortalité actuels, sans signaler que le même expert, dans un post ultérieur, reconnaissait que les données du VAERS avaient été utilisées pour identifier le problème de thromboses du vaccin Johnson & Johnson (McCarthy, 2021). Il est incroyable de décrier le VAERS en le qualifiant d’autodéclaration sans intéret lorsque ces données suggèrent quelque chose qui va à l’encontre de vos opinions particulières, tout en suggérant également qu’elles fournissent des données pertinentes ou utiles dans d’autres circonstances. D’autres journalistes ont dirigé les lecteurs vers les avertissements du site VAERS et le fait que n’importe qui peut signaler un effet indésirable à VAERS pour dire qu’aucuns de ses rapports n’ont à voir avec le vaccin et affirmer que cela signifie également que les vaccins n’ont pas été liés ou n’ont pas causé de décès (Dunlop, 2021 ; Dupuy, 2021 ; Walsh, 2021).

Il serait également factuel de dire qu’ils n’ont pas été décorrélés ou réfutés en tant que cause potentielle de ces décès non plus. Cependant, pas un seul journaliste n’a pris le temps de reconnaître cette autre vérité. Plusieurs vérificateurs de faits reconnaissent que certaines personnes ont des réactions allergiques aux vaccins, et disent que les données du VAERS montrent que cela se produit le plus souvent dans les 30 minutes suivant l’administration du vaccin (Jaramillo, 2021). Ils rapportent également que ces réactions indésirables graves ne surviennent que chez 2 à 5 personnes par million de vaccinés, soit seulement 0,0005 % (Jaramillo, 2021).

Le langage et l’intonation utilisés par ces vérificateurs de faits suggèrent fortement qu’une réaction allergique, ou anaphylaxie, à un vaccin ne puisse entraîner la mort. Ils estiment que toute utilisation des données du VAERS dans un sens qui pourrait laisser entendre que ces vaccins puissent entrainer ne serait-ce qu’une seule allergie ayant entrainé la mort s’apparente à de la « désinformation » ou à un « usage impropre », bien que notre analyse montre qu’une réaction allergique au vaccin est la cause la plus probable des symptômes présentés par au moins 13 des 250 cas de patients décédés analysés dans ce travail (5% des décès), qui dans chaque cas ont présenté une forte réaction, soit immédiatement après avoir reçu l’injection, soit dans les 4 heures l’ayant suivie, et sont morts dans les 30 minutes à 4 jours plus tard.

Il convient de noter que bon nombre de fact-checkers autoproclamés sont simplement des journalistes de médias grand public ou autres créateurs de contenus en ligne et faiseurs d’opinion. Ils blâment souvent ceux qui s’élèvent contre une décision sanitaire particulière sous prétexte qu’ils n’auraient pas les qualifications appropriées pour en discuter les contenus scientifiques ou sanitaires (Jaramillo, 2021), tout en affirmant (ce qu’ils prétendent être) des faits scientifiques ou médicaux sans disposer eux-mêmes de la moindre qualification scientifique pertinente (Noorchashm, 2021). Quoi qu’il en soit, nous pensons que les vérificateurs de faits devraient être traités avec le même degré de scepticisme et de méfiance qu’ils nous recommandent d’employer lorsque nous lisons les sources qu’ils réfutent si fortement.

Références

Pour aller plus loin

Les fact-checkers : désinformateurs scolaires ?

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-fact-checkers-desinformateurs-scolaires/

 

Vaccination des enfants et adolescents : réponse à une infirmière scolaire

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccination-des-enfants-et-adolescents-reponse-a-une-infirmiere-scolaire/

 

Discours sur la méthode : le grand absent de la crise sanitaire

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/discours-sur-la-methode-le-grand-absent-de-la-crise-sanitaire/

Réponse au journal Le Monde

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/reponse-a-larticle-du-journal-le-monde/