Les enfants de 5 à 17 ans face à la Covid-19

 

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A Retenir

  • Le risque de décès suite à une infection chez les 5-15 ans est excessivement faible, pour ne pas dire négligeable (de l’ordre de 0.001%, soit 1 décès pour 100 000 enfants infectés).
  • Les enfants disposent d’une protection humorale spécifique contre le SARS-CoV-2 très efficace, même sans avoir été en contact avec le virus.
  • La transmission dans les écoles représente une minorité des cas de Covid-19.
  • Le personnel éducatif et les adultes en milieu scolaire ne sont pas considérés comme présentant un risque d’infection plus élevé que les autres professions.

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Un des piliers de la protection des organismes contre les maladies infectieuses est l’immunité dite “humorale”, qui est produite par des globules blancs appelés lymphocytes B. Cette immunité est présente dans la circulation sanguine sous forme de protéines nommées “anticorps”. Ces anticorps ont la capacité de reconnaître de façon très spécifique des structures, dites « épitopes », présentes sur les agresseurs (« antigènes »), tel le virus SARS-CoV-2, la cause de la COVID-19. Ces anticorps, une fois solidement associés à leurs épitopes, par exemple certains morceaux de la protéine Spike du virus SARS-CoV-2, vont déclencher un processus complexe dont le résultat ultime sera la destruction du virus par le système immunitaire de l’organisme.

Il est important de comprendre que la reconnaissance très spécifique d’un anticorps pour son antigène est le résultat d’un apprentissage des lymphocytes B suite à leur interaction avec les différents agents pathogènes rencontrés au hasard du temps. Ainsi, un organisme qui vivrait en permanence dans un milieu sans aucun pathogène ne développerait pas (ou peu) de réponse humorale spécifique. Les très jeunes enfants, qui par définition n’ont pas encore eu le temps de rencontrer beaucoup de pathogènes, n’ont pas eu l’occasion de mettre en place un système de production d’anticorps spécifiques contre ces antigènes. Il existe heureusement d’autres systèmes alternatifs de protections efficaces pour ces très jeunes enfants.

On observe depuis le début de la pandémie de Covid-19 que la mortalité chez les enfants de 5 à 15 ans est la plus faible de toutes les classes d’âge. Ceci est illustré sur la figure suivante [1].

IFR (%) : « Infection Fatality Rate »: taux de mortalité chez les personnes infectées.A noter : l’échelle verticale est logarithmique : d’une valeur à la suivante, la différence est de dix fois.

 

https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/covid-data/investigations-discovery/hospitalization-death-by-age.html

 

Le risque de décès suite à une infection chez les 5-15 ans est de l’ordre de 0.001%, soit 1 décès pour 100 000 enfants infectés. A ce jour (21 Mai 2021), depuis le début de cette pandémie, la France compte 4 (quatre) décès entre 0 et 9 ans, et 9 (neuf) entre 10 et 19 ans associés à la Covid-19 (données Santé Publique France). De plus, la plupart de ces décès affectent des enfants dont l’état de santé est fragile par ailleurs. Par comparaison, les personnes de plus de 85 ans infectées meurent près de 10 000 fois plus fréquemment que ces jeunes. Pourtant, la « charge » virale, c’est à dire la quantité de virus produite par les enfants infectés par le SARS-CoV-2, est du même ordre que ce que l’on mesure chez les adultes [2].

On peut donc très légitimement se demander pourquoi les enfants sont si peu affectés par la Covid-19, n’ayant pas encore pu développer un répertoire d’anticorps aussi important que celui constitué par leurs aînés au cours de leur existence. De nombreuses études ont été menées pour tenter de comprendre ce paradoxe, comme rapporté dans l’article de revue de Zimmermann and Curtis [3] qui expose plusieurs hypothèses non-exclusives les unes des autres.

Une étude publiée en mai 2021 dans le journal Science démontre que les enfants disposent d’une protection humorale spécifique contre le SARS-CoV-2, quand bien même ils ne l’auraient jamais rencontré [4]. Une autre étude a également rapporté des observations similaires [5]. Cette protection reposerait sur le fait que les enfants sont régulièrement sujets à des atteintes respiratoires bénignes en hiver. Ces petites affections respiratoires sont fréquemment dues aux coronavirus « classiques » avec lesquels nous coexistons depuis au moins 1965, année de leur première mise en culture au laboratoire [6], et plus probablement depuis des milliers, voire des millions d’années [7]. Ces infections bénignes entraînent chez les enfants n’ayant jamais croisé le SARS-CoV-2 une production de nombreux lymphocytes B appelés « mémoires », qui produisent chacun un répertoire particulier d’anticorps qui reconnaissent avec une très bonne spécificité le SARS-CoV-2. Plus particulièrement, ces différents clones de lymphocytes B mémoires reconnaissent des épitopes présents sur la protéine Spike, y compris sur les formes mutantes.

Les adultes ont bien sur également été exposés à ces coronavirus bénins lorsqu’ils étaient enfants. Pourtant, ils ne sont pour la plupart plus protégés aussi efficacement que les enfants. Leurs lymphocytes B mémoires ciblant ces coronavirus sembleraient avoir perdu une grande partie de leur efficacité au cours des années, expliquant ainsi (entre autres facteurs liés à l’âge) la plus grande sensibilité au SARS-CoV-2 lorsque les années passent.

Face à ces observations, on peut légitimement se poser la question du bien-fondé d’une vaccination contre la Covid-19 des enfants, puisqu’ils disposent déjà d’une protection humorale très efficace, et que leur risque de décès suite à une infection par le SARS-CoV-2 est quasi nul. De plus, bien que porteurs d’une charge virale du même ordre que celle des adultes en cas d’infection par le SARS-CoV-2, une étude de l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) indique [8] que :

  • La transmission dans les écoles a représenté une minorité de tous les cas de Covid-19.
  • Le personnel éducatif et les adultes en milieu scolaire ne sont généralement pas considérés comme présentant un risque d’infection plus élevé que les autres professions.

 

Alors, pourquoi vacciner des enfants qui n’en ont pas besoin ?

 

Références

[1] O’Driscoll, M., Ribeiro Dos Santos, G., Wang, L., Cummings, D.A.T., Azman, A.S., Paireau, J., Fontanet, A., Cauchemez, S., and Salje, H. (2021). Age-specific mortality and immunity patterns of SARS-CoV-2. Nature 590, 140–145. https://www.nature.com/articles/s41586-020-2918-0

[2] Madera, S., Crawford, E., Langelier, C., Tran, N.K., Thornborrow, E., Miller, S., and DeRisi, J.L. (2021). Nasopharyngeal SARS-CoV-2 viral loads in young children do not differ significantly from those in older children and adults. Sci. Rep. 11, 3044. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33542262/

[3] Zimmermann, P., and Curtis, N. (2021). Why is COVID-19 less severe in children? A review of the proposed mechanisms underlying the age-related difference in severity of SARS-CoV-2 infections. Arch. Dis. Child. 106, 429–439. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33262177/

[4] Yang, F., Nielsen, S.C.A., Hoh, R.A., Röltgen, K., Wirz, O.F., Haraguchi, E., Jean, G.H., Lee, J.-Y., Pham, T.D., Jackson, K.J.L., et al. (2021). Shared B cell memory to coronaviruses and other pathogens varies in human age groups and tissues. Science 372, 738–741. https://science.sciencemag.org/content/372/6543/738

[5] Ng, K.W., Faulkner, N., Cornish, G.H., Rosa, A., Harvey, R., Hussain, S., Ulferts, R., Earl, C., Wrobel, A.G., Benton, D.J., et al. (2020). Preexisting and de novo humoral immunity to SARS-CoV-2 in humans. Science eabe1107. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33159009/

[6] Tyrrell, D.A.J., and Bynoe, M.L. (1965). Cultivation of a Novel Type of Common-cold Virus in Organ Cultures. BMJ 1, 1467–1470. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2166670/

[7] Wertheim, J.O., Chu, D.K.W., Peiris, J.S.M., Kosakovsky Pond, S.L., and Poon, L.L.M. (2013). A Case for the Ancient Origin of Coronaviruses. J. Virol. 87, 7039–7045. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3676139/

[8] https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/children-and-school-settings-covid-19-transmission

 

Pour aller plus loin

Les enfants ne doivent pas être vaccinés contre la Covid-19 : http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-enfants-ne-doivent-pas-etre-vaccines-contre-la-covid-19/

 

 

Les enfants ne doivent pas être vaccinés contre la Covid-19

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A retenir

  • La littérature pédiatrique s’accorde quant au risque très faible ou extrêmement rare (proche de zéro) pour les enfants.
  • Les enfants ont un risque très faible de contracter une maladie, en particulier une maladie grave due au COVID-19.
  • Les enfants ne propagent pas la maladie. Cela a été démontré en milieu scolaire.

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Quelle est la justification de la vaccination des enfants contre le COVID-19 ? Où sont les données, la science qui soutiennent cette décision ? Nous n’en voyons aucune, et nous pensons que c’est dangereux.

Pourquoi faire pression pour vacciner des bébés de 6 mois ou des enfants de 10 ans avec un vaccin expérimental qui délivre un code génétique dans vos cellules pour leur donner l’ordre de produire une partie du virus (la protéine « S » ou « Spike »), mais sans aucune donnée de sécurité et sur la base d’essais qui n’ont pas duré assez longtemps pour évaluer correctement la sécurité du vaccin ?

Pourquoi faire courir un risque excessif à nos enfants alors qu’ils peuvent être infectés naturellement et sans danger dans le cadre de la vie quotidienne, en se mêlant aux autres ?

Cette position est illogique, irrationnelle, bancale et, selon nous, absurde de la part d’experts qui devraient être mieux informés.

 

Quel est le risque ?

Il n’y a aucune raison de vacciner les enfants contre le COVID-19 comme le suggère le Dr Fauci (de 6 mois à 11 ans). Les enfants ont un risque très faible de contracter une maladie, en particulier une maladie grave due au COVID-19, et les enfants ne propagent pas la maladie. Les données les plus récentes de l’Académie américaine de pédiatrie montrent que « les enfants représentaient 0,00 % à 0,19 % de tous les décès dus au COVID-19 (1), et 10 États américains n’ont signalé aucun décès d’enfant. Dans les États qui ont déclaré des cas, 0,00 % à 0,03 % de tous les cas de COVID-19 chez les enfants ont entraîné la mort.  »

Autre exemple, une étude robuste de haute qualité menée dans les Alpes françaises a examiné la propagation du virus SAR-CoV-2 via un groupe de cas de COVID-19. Les chercheurs ont suivi un enfant infecté qui s’est rendu dans trois écoles différentes et a interagi avec d’autres enfants, des enseignants et divers adultes. Ils n’ont signalé aucun cas de transmission secondaire malgré des interactions étroites (2). Ces données sont à la disposition du CDC et d’autres experts de la santé depuis plus d’un an.

En janvier 2021, des chercheurs suédois ont publié dans le New England Journal of Medicine un article sur le COVID-19 chez les enfants âgés de 1 à 16 ans et leurs enseignants en Suède. Sur les près de 2 millions d’enfants scolarisés en Suède, il a été rapporté qu’en l’absence d’obligation de porter un masque, il y a eu zéro décès dû au COVID-19 et quelques cas de transmission et d’hospitalisation minimale (3).

Une étude publiée dans Nature n’a trouvé aucun cas de propagation asymptomatique à partir de cas positifs asymptomatiques parmi les 1 174 contacts proches des cas, sur la base d’un échantillon de base de 10 millions de personnes (4). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également affirmé que la propagation/transmission asymptomatique était rare (5). Cette question de la propagation asymptomatique est le principal argument utilisé pour imposer la vaccination des enfants. La science, cependant, reste contraire à ce mandat politique proposé.

Non seulement il n’y a pas de preuves soutenant l’idée que les enfants propagent le virus de manière significative et qu’il est donc nécessaire de les vacciner, mais il existe également des preuves directes montrant qu’ils ne propagent tout simplement pas ce virus/maladie. Cela a été démontré en milieu scolaire (6, 7).

En général, les enfants, s’ils sont infectés, présentent une maladie asymptomatique. Il est bien connu que les cas asymptomatiques ne sont pas les moteurs de la pandémie (8). À cet égard, il est évident que les enfants ne sont pas les principaux moteurs de l’infection par le SRAS-CoV-2, contrairement à ce qu’ils sont pour la grippe saisonnière.

Dans les rares cas où un enfant est infecté par le SRAS-CoV-2, il est exceptionnellement rare que l’enfant tombe gravement malade ou meure. Et pour réitérer, les enseignants ne sont pas à risque de transmission par les enfants (c’est l’inverse) (9).

La littérature pédiatrique suggère qu’il s’agit désormais d’une science établie quant au risque très faible ou extrêmement rare (proche de zéro) pour les enfants.

 

Risques et avantages

Les enfants ne devraient pas avoir carte blanche et être soumis aux mêmes politiques que les adultes sans un examen minutieux des avantages par rapport aux risques. Bien sûr, le risque zéro n’est pas atteignable – avec ou sans mandat de masquage, verrouillage, vaccins, thérapies, distanciation, ou tout ce que la médecine peut développer ou que les agences gouvernementales peuvent imposer.

Pour la quasi-totalité des enfants de moins de 20 ans, les risques de contracter le COVID-19 sont extrêmement faibles, et pour les enfants, le risque de décès est fondamentalement proche de zéro (10) – c’est le plus proche de zéro que nous puissions atteindre. L’argument coût-bénéfice contre l’utilisation d’un vaccin qui n’a pratiquement pas été testé penche donc fortement en faveur du risque et d’un bénéfice quasi nul.

Le risque potentiel d’effets secondaires inconnus et graves de ces vaccins tout neufs et à peine testés est en réalité totalement inconnu. Cela s’explique par le fait qu’il est pratiquement impossible qu’un vaccin soit mis à la disposition du public aussi rapidement. Cela ne signifie pas que vous ne devez pas vous faire vacciner.

Nous ne sommes certainement pas des anti-vaxx et il est certain que les enfants devraient recevoir leurs vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, entre autres, car ceux-ci ont eu un effet spectaculaire sur la morbidité et la mortalité depuis des décennies. Pour les populations pour lesquelles le risque de décès ou de maladie grave lié au COVID-19 est substantiel – adultes d’âge moyen et âgés ou personnes présentant d’autres vulnérabilités médicales chroniques telles que des problèmes respiratoires, cardiaques ou immunologiques graves – l’utilisation d’un nouveau vaccin à peine testé n’est pas seulement raisonnable, elle peut être la chose la plus prudente et la plus responsable à faire.

De manière inexplicable, on a assisté récemment à une avalanche de déclarations en faveur de la vaccination des enfants. Bien entendu, cela signifie également que les vaccins expérimentaux doivent être testés sur des enfants avant d’être introduits et utilisés en masse.

Moderna Inc. a récemment annoncé le lancement d’une étude sur le vaccin à ARNm chez les enfants de 6 mois à 11 ans aux États-Unis et au Canada, dans le cadre des derniers efforts déployés pour élargir la campagne de vaccination de masse au-delà des adultes.

« Cette étude pédiatrique nous aidera à évaluer la sécurité et l’immunogénicité potentielles de notre candidat vaccin Covid-19 dans cette importante population d’âge plus jeune », a déclaré Stéphane Bancel, directeur général de Moderna. Sur la base de la littérature que nous avons examinée ici, il est clair que cette déclaration est manifestement fausse. De manière alarmante, nous avons appris que Moderna a déjà commencé à administrer le médicament.

C’est vraiment une question de gestion du risque, et les parents doivent sérieusement considérer que le COVID-19 est une maladie bien moins dangereuse pour les enfants que la grippe. Les parents doivent faire preuve de courage et être prêts à évaluer cette question sous l’angle des avantages et des risques et à se demander : « Si mon enfant ne court que peu ou pas de risques, que le risque de séquelles graves ou de décès est quasi nul et qu’il n’y a donc aucun avantage à recevoir ce vaccin, alors qu’il pourrait présenter des inconvénients potentiels et des inconvénients encore inconnus (comme cela a déjà été signalé chez les adultes qui ont reçu ces vaccins), pourquoi devrais-je soumettre mon enfant à un tel vaccin ?

 

Un appel à la prudence

Nous écrivons également ceci comme un appel à la prudence. Il s’agit en fait de décisions de gestion des risques que nous sommes autorisés à prendre en tant que personnes libres, et en tant que parents, aux États-Unis. N’oubliez pas non plus que les jeunes enfants ne peuvent pas donner un consentement éclairé adéquat. Il s’agit d’une question éthique importante.

Le taux de mortalité chez les enfants de moins de 12 ans est aussi proche de zéro qu’il peut l’être. Nous avons masqué nos enfants, fermé les écoles, les avons enfermées, et avons provoqué des poussées de suicides chez les adultes ainsi que chez nos enfants en raison de ces politiques, et maintenant nous cherchons à vacciner les enfants avec un vaccin expérimental pour lequel nous n’avons aucune donnée sur les dommages à long terme. C’est très dangereux à notre avis.

La question n’est même pas de savoir s’ils montrent que le vaccin est sûr pour les enfants ; le problème est qu’il n’y a aucune base pour cela. Le CDC et les experts comme le Dr Fauci, à notre avis, se sont trompés sur les confinements, les fermetures d’écoles, les mandats de masques et autres restrictions. Ils ont tous créé un désordre total pour nos sociétés alors que nous commençons à émerger de la douleur des confinements et des fermetures d’écoles punitifs et non fondés.

Les parents doivent maintenant se mobiliser et exiger que les responsables de la santé et les développeurs de vaccins (et toute entité ayant des intérêts dans le développement de ces vaccins) défendent la vaccination de leurs enfants. Ne vous contentez pas d’accepter cela, car il n’y a aucune raison crédible à cela. Forcez ces personnes à présenter leurs arguments et, si elles n’y parviennent pas, si votre propre évaluation de la gestion des risques ne vous paraît pas logique, alors ne le faites pas. Ce n’est pas comme acheter une paire de chaussures pour eux. Si quelque chose ne va pas, ils risquent de souffrir d’une maladie grave, d’un handicap ou même de mourir pendant toute leur vie.

Nous n’avons pas effectué les tests de sécurité et aucune étude proposée ne sera en mesure de recueillir ces données pendant la période nécessaire. La taille de l’échantillon ne peut jamais compenser le temps. Rappelez-vous le désastre du vaccin contre la polio en 1955 et l’incident Cutter ; rappelez-vous le vaccin contre la dengue en 2017 (Dengvaxia) et le dangereux syndrome de fuite plasmatique où le vaccin présentait un risque pour les enfants sans infection préalable ; rappelez-vous le vaccin H1N1 2009 et la narcolepsie ; rappelez-vous le vaccin contre le VRS dans les années 1960 ; rappelez-vous le vaccin contre la rougeole dans les années 1960 et l’impact sur les enfants ; rappelez-vous le vaccin DTC 1977, etc.

En outre, il est absurde de suggérer que les « variants » du virus peuvent provoquer l’infection chez les enfants et leur nuire, et cette affirmation n’a aucun fondement. Pour ceux qui tentent d’effrayer les parents avec des déclarations illogiques et absurdes selon lesquelles une souche létale pourrait émerger parmi les variantes, nous soutenons que vous utilisez des termes comme « peut », « pourrait » et « pourrait ». Nous ne trouvons aucune preuve à l’appui de telles affirmations. C’est tout simplement de la spéculation effrénée !

Faire de telles affirmations n’est pas de la science, et les décisions basées sur de telles affirmations ne sont pas basées sur des preuves. Nous avons besoin de voir la science réelle et pas seulement les spéculations effrénées d’experts médicaux médiatiques souvent absurdes.

De manière alarmante, les preuves s’accumulent que la protéine spike elle-même peut être pathogène et mortelle en soi (11), et nous sommes préoccupés par l’implication de ceci étant donné que nous injectons la spike complète ou l’ARNm qui la code.

Le Dr Patrick Whelan, pédiatre à l’UCLA, partage nos graves inquiétudes et écrit : « Je suis préoccupé par la possibilité que les nouveaux vaccins visant à créer une immunité contre la protéine spike du SRAS-CoV-2 (y compris les vaccins ARNm de Moderna et Pfizer) aient le potentiel de provoquer des lésions microvasculaires au cerveau, au cœur, au foie et aux reins d’une manière qui n’est pas actuellement évaluée dans les essais de sécurité de ces médicaments. »

Dans sa lettre de décembre 2020 adressée à la Food and Drug Administration américaine, M. Whelan déclare : « Avant que l’un de ces vaccins ne soit approuvé pour une utilisation généralisée chez l’homme, il est important d’évaluer chez les sujets vaccinés les effets de la vaccination sur le cœur. … Les patients vaccinés pourraient également être testés pour des dommages tissulaires à distance dans des biopsies de la peau de la région deltoïde. … Aussi important qu’il soit d’arrêter rapidement la propagation du virus en immunisant la population, il serait pire si des centaines de millions de personnes devaient subir des dommages durables à leur microvasculature cérébrale ou cardiaque parce qu’on n’a pas su apprécier à court terme un effet involontaire des vaccins à base de protéine de pointe pleine longueur sur ces autres organes. » (12)

 

La voie à suivre

Les enfants devraient vivre normalement et, s’ils sont exposés au SRAS-CoV-2, nous pouvons être assurés que, dans la grande majorité des cas, ils ne présenteront aucun symptôme ou seulement des symptômes légers tout en développant une immunité acquise naturellement – une immunité qui est définitivement supérieure à celle qui pourrait être provoquée par un vaccin. Cette approche accélèrerait également le développement de l’indispensable immunité collective sur laquelle on a beaucoup écrit.

Permettre une interaction quotidienne entre enfants. Une exposition inoffensive et naturelle. Non seulement cela renforcera l’immunité adaptative, mais cela donnera aux enfants une défense plus solide contre toute variante mutante du virus lui-même. Cela permettra également au système immunitaire de nos enfants d’être mis à l’épreuve et de s’améliorer chaque jour, au lieu de l’affaiblir comme nous le faisons avec les fermetures d’écoles et de locaux pendant toute l’année.

Nous le faisons tout en protégeant fortement les personnes âgées fragiles, les personnes âgées en général, celles qui souffrent de maladies comorbides et les personnes obèses. Nous devons utiliser des protections rigoureuses de nos maisons de retraite et autres lieux de rassemblement similaires (y compris le personnel, qui reste souvent la source de l’infection). Il est préférable, d’un point de vue scientifique, d’utiliser une protection plus « ciblée » et un ciblage basé sur l’âge et les facteurs de risque connus, notamment en ce qui concerne les enfants.

Nous demandons aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et aux porte-parole des autres agences gouvernementales de faire la lumière sur ce risque sociétal en pleine expansion. Nous demandons que les tests des vaccins sur les enfants soient arrêtés au plus vite. Cette demande est fondée non seulement sur les risques putatifs associés à la vaccination de masse, mais plus spécifiquement parce que, comme nous l’avons dit, les enfants n’ont tout simplement pas besoin d’un vaccin contre le COVID-19.

De plus, nous demandons aux agences gouvernementales d’élucider les risques-bénéfices de tels vaccins pour les enfants avant de procéder à une autre  » autorisation d’utilisation d’urgence  » de vaccins dans cette population.

Pour conclure, nous restons sceptiques quant à la sécurité des vaccins actuellement administrés en général, puisque la FDA a délivré une autorisation d’utilisation d’urgence et n’a pas appliqué l’approbation réglementaire complète des demandes de licence de produits biologiques. Cela continue de nous préoccuper grandement, car la composante sécurité n’a pas été entièrement évaluée et signifie essentiellement que toutes les personnes qui prennent des vaccins COVID-19 à l’heure actuelle sont dans un vaste essai de phase III.

Les résultats en matière d’efficacité et de sécurité seront connus dans deux ou trois ans, et peut-être plus longtemps pour les effets indésirables à plus long terme qui seront connus ultérieurement.

Exposer des enfants à un médicament d’urgence non testé implique que les enfants qui n’en bénéficient pas courent un risque grave. Il n’existe aucune donnée permettant d’étayer un tel risque potentiel, et il est fallacieux pour un expert médical de laisser entendre le contraire. Il est temps que les agences gouvernementales et leurs experts médicaux cessent de déformer l’information et soient honnêtes avec le public, surtout lorsqu’il s’agit de nos enfants.

S’il y a une base crédible, s’il y a des preuves, alors apportez-les et laissez-nous les examiner, mais jusque-là, s’il vous plaît, nous vous demandons de laisser nos enfants tranquilles.

 

 

Le Dr Paul Elias Alexander, docteur en médecine, a suivi une formation approfondie en médecine factuelle et en épidémiologie clinique, ainsi qu’en méthodologie de la recherche. Il a suivi des études supérieures à Oxford au Royaume-Uni, à l’Université de Toronto, à McMaster à Hamilton, en Ontario, et une formation en épidémiologie du bioterrorisme à Johns Hopkins sous la direction du Dr Donald Henderson (qui a éradiqué la variole).

Howard Tenenbaum, DDS, Ph.D., est le dentiste en chef du Mount Sinai, ainsi que le chef de la division de la recherche au département de dentisterie de l’hôpital.

Parvez Dara, M.D., MBA, est oncologue à Toms River, New Jersey. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’Université médicale King Edward et exerce depuis plus de 20 ans.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de The Epoch Times.

 

Références

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  2. Danis K, Epaulard O, Bénet T, Gaymard A, Campoy S, Botelho-Nevers E, Bouscambert-Duchamp M, Spaccaferri G, Ader F, Mailles A, Boudalaa Z, Tolsma V, Berra J, Vaux S, Forestier E, Landelle C, Fougere E, Thabuis A, Berthelot P, Veil R, Levy-Bruhl D, Chidiac C, Lina B, Coignard B, Saura C; Investigation Team. Cluster of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) in the French Alps, February 2020. Clin Infect Dis. 2020 Jul 28;71(15):825-832. doi: 10.1093/cid/ciaa424. PMID: 32277759; PMCID: PMC7184384. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32277759/
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  4. Cao, S., Gan, Y., Wang, C. et al. Post-lockdown SARS-CoV-2 nucleic acid screening in nearly ten million residents of Wuhan, China. Nat Commun 11, 5917 (2020). https://doi.org/10.1038/s41467-020-19802-w https://www.nature.com/articles/s41467-020-19802-w
  5. https://www.youtube.com/watch?v=NQTBlbx1Xjs
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  9. Macartney K, Quinn HE, Pillsbury AJ, Koirala A, Deng L, Winkler N, Katelaris AL, O’Sullivan MVN, Dalton C, Wood N; NSW COVID-19 Schools Study Team. Transmission of SARS-CoV-2 in Australian educational settings: a prospective cohort study. Lancet Child Adolesc Health. 2020 Nov;4(11):807-816. doi: 10.1016/S2352-4642(20)30251-0. Epub 2020 Aug 3. PMID: 32758454; PMCID: PMC7398658. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32758454/
  10. Levin AT, Hanage WP, Owusu-Boaitey N, Cochran KB, Walsh SP, Meyerowitz-Katz G. Assessing the age specificity of infection fatality rates for COVID-19: systematic review, meta-analysis, and public policy implications. Eur J Epidemiol. 2020 Dec;35(12):1123-1138. doi:10.1007/s10654-020-00698-1. Epub 2020 Dec 8. PMID: 33289900; PMCID: PMC7721859. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33289900/
  11. Nuovo GJ, Magro C, Shaffer T, Awad H, Suster D, Mikhail S, He B, Michaille JJ, Liechty B, Tili E. Endothelial cell damage is the central part of COVID-19 and a mouse model induced by injection of the S1 subunit of the spike protein. Ann Diagn Pathol. 2021 Apr;51:151682. doi: 10.1016/j.anndiagpath.2020.151682. Epub 2020 Dec 24. PMID: 33360731; PMCID: PMC7758180.https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33360731/
  12. https://www.regulations.gov/document/FDA-2020-N-1898-0246

Pour aller plus loin :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-enfants-de-5-a-17-ans-face-a-la-covid-19/

Vaccination des enfants et adolescents : réponse à une infirmière scolaire

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccination-des-enfants-et-adolescents-reponse-a-une-infirmiere-scolaire/

Les traitements précoces efficaces existent :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/prise-en-charge-ambulatoire-du-covid-19/

La prévention (comment booster son système immunitaire) existe :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/

Intégration de l’ARN viral SARS-CoV-2 dans nos chromosomes

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A Retenir

  • Les ARN du SARS-CoV-2 peuvent faire l’objet d’une transcription inverse et être intégrés dans l’ADN de cellules humaines.
  • La transcription des séquences virales intégrées peut contribuer à la détection de l’ARN viral par PCR chez les patients après l’infection et la guérison clinique et expliquer certains des tests PCR positifs observés chez les patients après guérison.
  • Il n’existe aujourd’hui aucune étude scientifique permettant d’affirmer que l’ARNm injecté lors d’une vaccination Covid-19 est incapable de migrer dans le noyau cellulaire et d’être intégré à notre génome.

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Le débat de l’intégration de l’ARNm dans notre génome ADN

Le virus SARS-CoV-2 responsable de la maladie Covid-19 possède un génome sous forme d’acide ribonucléique (ARN). Lors de son cycle de vie, le virus qui pénètre les cellules utilise la machinerie cellulaire pour transcrire et traduire son ARN viral en composants viraux, lui permettant de se multiplier rapidement et efficacement au sein de l’organisme sous forme de virions.

Avec l’arrivée des vaccins à ARNm, le débat concernant l’intégration ou non de l’ARNm injecté au sein de nos chromosomes (ADN) grandit et cela n’est d’ailleurs pas complètement exclu pour notre « monsieur vaccin » Alain Fischer [1]. Néanmoins, les arguments de la presse pour nous rassurer reposent principalement sur des dogmes comme « les vaccins à ARNm ne peuvent pas modifier l’ADN des cellules humaines, car cet ARNm ne peut pas entrer dans le noyau de la cellule, là où se trouvent les 46 chromosomes contenant l’ADN humain » [2]. L’affaire est donc close pour un grand nombre de scientifiques, médecins et journalistes qui promeuvent la vaccination massive comme le sauveur d’une pandémie ayant fait 0.03 % de mortalité dans le monde après une année [3]. La réponse la plus honnête à ce débat est probablement celle d’Alain Fischer qui a le courage de dire que l’on ne sait pas, que c’est peu plausible, mais que la question mérite d’être posée.

L’étude de l’équipe du Dr Jaenisch, publiée dans la revue PNAS, s’attaque à un problème non résolu de la maladie SARS-CoV-2 : le fait que les patients ayant contracté la Covid-19 restent souvent positifs pour l’ARN viral détecté par PCR plusieurs semaines après l’infection initiale en l’absence de preuve de réplication virale et disparition totale de leurs symptômes [4]. Ces observations ouvrent le débat scientifique du devenir du matériel génétique du SARS-CoV-2 dans nos cellules, et soulèvent de facto l’hypothèse de l’intégration des séquences ARN dans notre ADN.

 

Intégration de séquences virales SARS-CoV-2 dans l’ADN génomique

Aujourd’hui, on considère qu’environ 8 % de notre génome (ADN) contient de l’ADN viral, ce qui suggère déjà une capacité naturelle de notre organisme à intégrer des séquences nucléotidiques de virus au cours de l’évolution [5]. A côté de cet ADN viral, 17 % de notre ADN génomique appartient à une catégorie d’éléments nommés LINE-1. Les éléments LINE-1 sont une source potentielle d’expression de transcriptases inverses endogènes (qui permet de transformer un ARN en ADN complémentaire), et elles sont bien décrites dans la littérature scientifique.

Les travaux de Jaenisch et al. montrent in vitro que l’ARN du SARS-CoV-2 peut faire l’objet d’une transcription inverse, être intégré dans le génome de la cellule infectée et être exprimé sous forme de transcrits chimériques fusionnant des séquences virales et cellulaires [ADN génomique/ADN viral SARS-CoV-2]. Il est important de noter que ces transcrits chimériques sont détectés dans les tissus dérivés des patients, dans des prélèvements de liquides broncho-alvéolaires de patients gravement atteints du SARS-CoV-2. Ces données suggèrent que, dans certains tissus de patients, la majorité des transcrits viraux sont dérivés de séquences intégrées. Ces données permettent de mieux comprendre les conséquences des infections par le SARS-CoV-2 et peuvent contribuer à expliquer pourquoi les patients peuvent continuer à produire de l’ARN viral après leur guérison.

Ces travaux montrent que tout ou partie de l’ARN viral du Sars-cov-2 pourrait s’intégrer dans le génome humain des cellules infectées dans certaines conditions et confirment que les résultats des tests PCR ne sont pas destinés à diagnostiquer une maladie en population générale. Si nos cellules sont capables d’intégrer dans le génome des fragments d’ARN viraux, qu’en est–il des ARNm synthétiques contenus dans le vaccins Pfizer et Moderna actuellement utilisés ?

 

Quid des injections de matériel génétique massives ou « vaccins à ARNm » ?

Notre organisme est constitué de cellules qui se divisent et prolifèrent pour différentes raisons (blessures, remplacement de cellules abimées ou mortes, croissance des enfants…). Lors des divisions cellulaires, la membrane nucléaire disparait temporairement et annihile la compartimentation cytoplasme-noyau. La stratégie de vaccination actuelle consiste à envelopper des ARNm synthétiques dans une nanoparticule lipidique. Cette enveloppe fusionne avec la membrane plasmique cellulaire et délivre ces ARNm dans le cytoplasme de la cellule de manière non spécifique, certains ARNm synthétiques ayant été retrouvés dans de nombreux tissus humains [6].

Ainsi, au nom de l’urgence, la vaccination massive (avec un statut expérimental lié à l’AMM conditionnelle de ces technologies) est en cours sans que nous n’ayons réponse à ces questions. Le tout est d’en avoir conscience. Reconnaître qu’on ne sait pas en sciences est une preuve d’intelligence qui ouvre à la connaissance. La vitesse est rarement un gage de qualité dans tous les domaines, et particulièrement dans la recherche. Cette recherche doit continuer à travailler sur toutes ces questions ouvertes, et ne pas se fermer à des débats stériles qui cherchent à convaincre l’un plutôt que l’autre à partir de dogmes.

 

Pour aller plus loin

 

L’ARN du SARS-CoV-2 transcrit en sens inverse peut s’intégrer dans le génome de cellules humaines cultivées et s’exprimer dans les tissus dérivés de patients.

La détection prolongée de l’ARN du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ( SARS-CoV-2) et la récurrence des tests PCR positifs ont été largement rapportées chez les patients après leur rétablissement du COVID-19, mais certains de ces patients ne semblent pas excréter de virus infectieux. Nous avons étudié la possibilité que les ARN du SARS-CoV-2 puissent faire l’objet d’une transcription inverse et être intégrés dans l’ADN de cellules humaines en culture et que la transcription des séquences intégrées puisse expliquer certains des tests PCR positifs observés chez les patients. À l’appui de cette hypothèse, nous avons constaté que les copies d’ADN des séquences du SARS-CoV-2 peuvent être intégrées dans le génome des cellules humaines infectées. Nous avons trouvé des duplications de sites cibles flanquant les séquences virales et des séquences consensus de reconnaissance de l’endonucléase LINE1 sur les sites d’intégration, ce qui est cohérent avec un mécanisme de transcription inverse et de rétroposition médié par le rétrotransposon LINE1 et amorcé par la cible. Nous avons également trouvé, dans certains tissus dérivés de patients, des preuves suggérant qu’une grande fraction des séquences virales est transcrite à partir de copies d’ADN intégrées de séquences virales, générant des transcrits chimériques virus-hôte. L’intégration et la transcription des séquences virales peuvent donc contribuer à la détection de l’ARN viral par PCR chez les patients après l’infection et la guérison clinique. Comme nous n’avons détecté que des séquences subgénomiques dérivées principalement de l’extrémité 3′ du génome viral intégré dans l’ADN de la cellule hôte, le virus infectieux ne peut pas être produit à partir des séquences subgénomiques intégrées du SARS-CoV-2.

 

Références

[1] https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/non-avec-le-vaccin-a-arnm-le-virus-ne-va-pas-s-integrer-dans-le-genome-et-modifier-votre-adn_13886135/

[2] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/15/les-vaccins-a-arn-messager-peuvent-ils-modifier-l-adn-de-nos-cellules_6063490_4355770.html

[3] https://ourworldindata.org/explorers/coronavirus-data-explorer?zoomToSelection=true&time=2020-03-01..2021-03-26&pickerSort=asc&pickerMetric=location&Metric=Confirmed+deaths&Interval=Cumulative&Relative+to+Population=true&Align+outbreaks=false&country=~OWID_WRL

[4] https://www.pnas.org/content/pnas/118/21/e2105968118.full.pdf (Zhang L, Richards A, Barrasa MI, Hughes SH, Young RA, and Jaenisch R (2021) Reverse-transcribed SARS-CoV-2 RNA can integrate into the genome of cultured human cells and can be expressed in patient-derived tissues. PNAS 118:e2105968118.

[5] Weiss, R.A. The discovery of endogenous retroviruses. Retrovirology 3, 67 (2006). https://doi.org/10.1186/1742-4690-3-67

[6] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/les-arnm-vaccinaux-atteignent-les-organes-reproducteurs/

 

L’arnaque des courbes sur les mesures sanitaires

Exemple de l’incidence du SARS-Cov-2 en France et dans les Alpes-Maritimes depuis juin 2020

 

Figure 1 : Evolution de l’incidence du SARS-Cov2 depuis juin 2020. Source SPF

 

Figure 2 : Influence de parapluies durant un épisode pluvieux

 

Interprétation officielle

30 octobre 2020 : le confinement fait baisser les contaminations avec un court plateau observé dès le 30 octobre

26 février 2021 : le couvre-feu imposé en Alpes-Maritimes fait baisser la courbe des contaminations

4 avril 2021 : le confinement fait chuter la courbe des contaminations

 

Interprétation après vérification

Chaque point de la courbe correspond à la moyenne des mesures de la semaine précédente. Ainsi :

  • Le plateau de contaminations observé après le 30 octobre est déjà amorcé 1 semaine avant
  • La chute du 26 février est déjà largement amorcée bien avant le couvre-feu
  • La chute du 4 avril dans le département des Alpes-Maritimes correspond à la semaine précédant le confinement national

 

Avant la fin du confinement le 15 décembre 2020, la courbe est déjà en faible croissance au niveau national et même en croissance forte dans les Alpes-Maritimes.

La mesure sanitaire cesse-t-elle de fonctionner ?

 

Un confinement est imposé à Nice le 20 mars 2021. Le taux des contaminations remonte.

La mesure sanitaire est-elle inefficace ?

 

Un fort biais d’analyse

D’un point de vue scientifique, ces courbes ne permettent donc pas de confirmer l’interprétation officielle. Celle-ci est soumise à un très fort biais de croyance bien connu des psychologues et des chercheurs en psychologie :

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« (a) Les éléphants sont des mangeurs de foin, (b) les mangeurs de foin ne sont pas lourds. Est-ce que cela veut dire que (c) les éléphants sont lourds ? Les enfants répondent que oui. […] [Comme eux], les individus […] examinent la crédibilité sémantique avant la validité logique. Autrement dit, si la conclusion est crédible, ils l’acceptent sans examen – c’est l’heuristique de croyance ; si elle est non crédible, ils cherchent alors (et alors seulement) si elle découle validement des prémisses (en appliquant l’algorithme de vérification logique du syllogisme) »

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Dès lors qu’un algorithme de vérification logique est appliqué, il en ressort deux hypothèses :

  • soit les courbes baissent grâce aux mesures non médicamenteuses (figure 1)
  • soit elles finissent toujours par baisser et les mesures donnent l’illusion d’y être pour quelque chose. Ainsi le même raisonnement appliqué à l’ouverture de parapluies indiquerait que c’est grâce aux parapluies que la pluie finit par s’arrêter (figure 2).

 

En logique, le principe de parcimonie peut être énoncé ainsi :

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Si un phénomène se répète à l’identique (les pics épidémiques), et qu’une seule variable change à sa dernière occurrence (les mesures sanitaires), alors il est bien plus probable que cette variable soit indépendante du phénomène, et beaucoup moins probable qu’elle ait solutionné en même temps une variation du phénomène.

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L’interprétation officielle est donc à la fois biaisée (c’est une croyance) et moins probable que la seconde (illustrée par la figure 2). L’efficacité du confinement n’est d’ailleurs toujours pas démontrée à ce jour.

 

Références

Olivier Houdé, L’intelligence Humaine n’est pas un algorithme. Ed Odile Jacob. 2019. 256 pp.

Ewers., J.P.A. Ioannidis., N. Plesnila. Access to data from clinical trials in the COVID-19 crisis: open, flexible, and time-sensitive. Journal of Clinical Epidemiology 130 (2021) 143-146.

https://www.santepubliquefrance.fr

 

Pour aller plus loin

 

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À Retenir

  • La présence ou l’absence de fermetures face au virus SARS-CoV-2 n’est pas corrélée à la trajectoire de la maladie. Il existe 33 études de cas dans le monde entier qui le montrent.
  • La prévalence de la Covid19 dans le Michigan fermé est pire que dans le Wisconsin voisin qui est depuis longtemps entièrement ouvert.
  • L’état du Texas totalement ouvert, sans aucune restriction, depuis 6 semaines, voit ses cas et ses décès chuter de façon spectaculaire au cours de la même période.
  • La Californie fermée et la Floride ouverte ont des taux de mortalité similaires.
  • La Suède, qui est restée ouverte, a obtenu de meilleurs résultats que la plupart des pays européens.

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Il a fallu beaucoup plus de temps qu’il n’aurait fallu, mais cela semble enfin se produire : le paradigme du confinement s’effondre. Les signes sont partout autour de nous.

L’ancien héros du confinement, le gouverneur de New York Andrew Cuomo, a vu son soutien passer de 71 % à 38 %, et on lui demande de plus en plus de démissionner. Pendant ce temps, les sondages ont commencé à favoriser le gouverneur de Floride et opposant au confinement, Ron DeSantis, pour influencer le GOP à l’avenir. Ce remarquable retournement de situation est dû à la prise de conscience que les confinements étaient une politique désastreuse. Ron DeSantis et la gouverneure Kristi Noem, également opposée au confinement, sont les premiers à dire la vérité sans détour. Leur honnêteté leur a permis de gagner en crédibilité.

Pendant ce temps, lors des audiences du Congrès, le représentant James Jordan (R-OH) a demandé au Dr Fauci d’expliquer pourquoi la prévalence de la maladie dans le Michigan fermé est pire que dans le Wisconsin voisin qui est depuis longtemps entièrement ouvert. Fauci a prétendu qu’il n’avait pas entendu la question, qu’il n’avait pas vu le tableau et qu’il n’avait pas compris. Finalement, il est resté assis, silencieux, après avoir prononcé quelques banalités sur les différences de mise en application.

Les « confineurs » sont maintenant confrontés à l’énorme problème du Texas. Cet état est totalement ouvert, sans aucune restriction, depuis 6 semaines. Les cas et les décès ont chuté de façon spectaculaire au cours de la même période. Fauci n’a pas de réponse. Ou alors, comparez la Californie fermée avec la Floride ouverte : taux de mortalité similaires. Nous disposons d’une gamme complète d’expériences aux États-Unis qui permettent de comparer l’ouverture et la fermeture et les résultats des maladies. Il n’y a pas de relation.

Morts du Covid19 par million d’habitant dans les différents états des USA au 16 avril 2021.
En rouge : pas de confinement durant l’hiver 2020-2021
En bleu : confinements durant l’hiver 2020-2021

Ou bien vous pouvez vous tourner vers Taïwan, qui n’a aucune contrainte pour ses 23,5 millions d’habitants. Les décès dus au Covid-19 jusqu’à présent : 11. La Suède, qui est restée ouverte, a obtenu de meilleurs résultats que la plupart des pays européens.

Le problème est que la présence ou l’absence de fermetures face au virus ne semble absolument pas corrélée à la trajectoire de la maladie. L’AIER a rassemblé 33 études de cas dans le monde entier qui montrent que cela est vrai.

Pourquoi cela devrait-il avoir de l’importance ? Parce que les « scientifiques » qui ont recommandé les confinements ont affirmé de manière très précise et pointue qu’ils avaient trouvé le moyen de contrôler le virus et de minimiser les résultats négatifs. Nous savons avec certitude que les confinements imposés ont provoqué des dommages collatéraux étonnants. Ce que nous ne voyons pas, c’est une relation entre les mesures de confinement et les résultats de la maladie.

Ceci est dévastateur car les scientifiques qui ont poussé les confinements avaient fait des prédictions spécifiques et falsifiables. C’est probablement leur plus grande erreur. En faisant cela, ils ont mis en place un test de leur théorie. Leur théorie a échoué. C’est le genre de moment qui provoque l’effondrement d’un paradigme scientifique, comme l’explique Thomas Kuhn dans La structure des révolutions scientifiques (1962).

Un bon exemple d’une situation similaire pourrait être l’économie soviétique sous Nikita Khrouchtchev. Il est arrivé au pouvoir en promettant que l’économie de la Russie communiste serait plus performante que celle des États-Unis. C’était l’essence de sa célèbre promesse « Nous vous enterrerons ». Il voulait dire que la Russie surpasserait l’Amérique. Cela ne s’est pas produit. Il a échoué et la théorie qu’il défendait a également échoué. Et c’est ainsi qu’a commencé la lente désagrégation de la théorie et de la pratique communistes. Khrouchtchev avait déjà répudié l’État de terreur stalinien, mais il n’a jamais eu l’intention de présider à la lente disparition de toute l’expérience soviétique de planification centrale. En mettant en place un test qui pourrait falsifier sa promesse, il a condamné un système entier à la répudiation intellectuelle et à l’effondrement final.

La théorie et la pratique du pro-confinement pourraient suivre le même chemin.

Dans sa reconstruction de l’histoire des sciences, Kuhn a soutenu que le progrès scientifique ne se produit pas de manière linéaire, mais plutôt de manière épisodique, au fur et à mesure que de nouvelles orthodoxies émergent, sont codifiées, puis s’effondrent sous le poids de trop nombreuses anomalies.

Le schéma est le suivant. Il y a la science normale, guidée par la résolution d’énigmes et l’expérimentation. Lorsqu’une théorie semble englober la plupart des informations connues, une nouvelle orthodoxie émerge – un paradigme. Au fil du temps, trop de nouvelles informations semblent contredire ce que la théorie prédisait ou expliquait. C’est ainsi qu’apparaissent la crise et l’effondrement du paradigme. Nous entrons dans une ère pré-paradigmatique et le cycle recommence.

D’après ce que l’on sait, l’idée de se verrouiller face à un nouveau virus est apparue aux États-Unis et au Royaume-Uni vers 2005-2006. Elle a été lancée par un petit groupe de fanatiques en désaccord avec la santé publique traditionnelle. Ils pensaient pouvoir gérer un virus en dictant le comportement des gens : leur proximité, leurs déplacements, les événements auxquels ils assistaient, l’endroit où ils s’asseyaient et la durée de leur séjour. Ils ont mis en avant l’idée de fermetures et de restrictions, qu’ils ont qualifiées d' »interventions non pharmaceutiques » par le biais d’un « confinement stratifié ciblé ». Ce qu’ils proposaient était médiéval dans la pratique, mais avec un vernis d’informatique et d’épidémiologie.

Lorsque l’idée a été lancée, elle a été accueillie par une opposition féroce. Au fil du temps, le paradigme de l’enfermement a progressé, grâce à un financement de la Fondation Gates et à de nouvelles recrues issues du milieu universitaire et des bureaucraties de la santé publique. Des revues et des conférences ont vu le jour. Les directives au niveau national ont commencé à se réchauffer à l’idée de la fermeture des écoles et des entreprises et d’une invocation plus large du pouvoir de quarantaine. Cela a pris 10 ans, mais l’hérésie a fini par devenir une quasi-orthodoxie. Ils occupaient suffisamment de positions de pouvoir pour pouvoir tester leur théorie sur un nouvel agent pathogène apparu 15 ans après que l’idée de la quarantaine ait été lancée, tandis que l’épidémiologie traditionnelle était marginalisée, progressivement d’abord, puis d’un seul coup.

Kuhn explique comment une nouvelle orthodoxie remplace progressivement l’ancienne :
« Lorsque, dans le développement d’une science naturelle, un individu ou un groupe produit pour la première fois une synthèse capable d’attirer la plupart des praticiens de la génération suivante, les anciennes écoles disparaissent progressivement. Leur disparition est en partie causée par la conversion de leurs membres au nouveau paradigme. Mais il y a toujours des hommes qui s’accrochent à l’un ou l’autre des anciens points de vue, et ils sont tout simplement exclus de la profession, qui ignore ensuite leurs travaux. Le nouveau paradigme implique une définition nouvelle et plus rigide du domaine. Ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas y adapter leur travail doivent procéder de manière isolée ou se rattacher à un autre groupe. »

C’est une bonne description de la façon dont l’idéologie du confinement a triomphé. Il existe de nombreuses théories de conspiration sur les raisons des confinements. Beaucoup d’entre elles contiennent une part de vérité. Mais nous n’avons pas besoin d’y avoir recours pour comprendre pourquoi cela s’est produit. Cela s’est produit parce que les personnes qui y croyaient sont devenues dominantes dans le monde des idées, ou du moins suffisamment importantes pour passer outre et bannir les principes traditionnels de la santé publique. Les confinements étaient principalement motivés par l’idéologie du confinement. Les adeptes de cette étrange nouvelle idéologie ont grandi au point de pouvoir faire passer leur programme avant les principes éprouvés.

C’est une bénédiction de cette idéologie qu’elle soit venue avec une promesse intégrée. Selon eux, ils obtiendraient de meilleurs résultats que les pratiques traditionnelles de santé publique. Cette promesse finira par causer leur perte, pour une raison simple : elles n’ont pas fonctionné. Kuhn écrit que dans l’histoire de la science, c’est le prélude à une crise due à « l’échec persistant des énigmes de la science normale à se réaliser comme elles le devraient ». L’échec des règles existantes est le prélude à la recherche de nouvelles règles. Plus loin : « La signification des crises est l’indication qu’elles fournissent qu’une occasion de rééquipement est arrivée. »

Le silence de Fauci lors des audiences du Congrès est révélateur. Sa volonté de n’être interviewé que par des présentateurs TV des médias grand public l’est tout autant. De nombreux autres personnes pro-confinement qui se montraient publics et prétentieux il y a un an se sont tus, envoyant de moins en moins de tweets et des contenus de plus en plus subreptices plutôt que certains. La crise de la fausse science du « lockdownisme » n’est peut-être pas encore arrivée, mais elle est imminente.

Kuhn parle de la période post-crise de la science comme d’un moment où un nouveau paradigme émerge, d’abord naissant, puis devenant canonique au fil du temps. Qu’est-ce qui remplacera l’idéologie du confinement ? Nous pouvons espérer que ce sera la prise de conscience que les anciens principes de santé publique nous ont bien servi, tout comme les principes juridiques et moraux des droits de l’homme et des restrictions des pouvoirs du gouvernement.

Source
https://www.aier.org/article/the-lockdown-paradigm-is-collapsing/?fbclid=IwAR2znTk6eI_uAz4FmRgVzuynr-QLbKLQ1Yu7ubPc1ouQymdooIQlkT8Y15I

Pour aller plus loin

Comparaison des taux d’hospitalisation de diverses pathologies par rapport au Covid19 chez les moins de 15 ans

 

Cette étude présente une comparaison de la sévérité des pathologies pédiatriques courantes (grippe, gastro-entérite, pneumopathie, bronchiolite, asthme, bronchite aigüe) par rapport au Covid19 chez les enfants de moins de 15 ans.

 

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A retenir

 

  • Sur l’année 2020, chez les 0-14 ans, les hospitalisations dues au Covid19 sont sensiblement au même niveau que celle des gastro-entérites et sont largement en dessous de celles de l’asthme, des pneumopathies et des bronchiolites.
  • Depuis la rentrée scolaire 2020, les hospitalisations dues aux pneumopathies, aux bronchites aigües et à l’asthme chez les enfants de moins de 15 ans sont en très forte hausse comparé aux années précédentes :
    • augmentation de 40 à 50% du taux d’hospitalisation pour les pneumopathies.
    • augmentation de 40 à 50% du taux d’hospitalisation pour la bronchite aigue.
    • augmentation de 20% du taux d’hospitalisation pour asthme.

 

  • Les autres affections, grippe et bronchiolite, contrairement à une idée répandue, n’ont pas baissé en 2020.
  • Il existe une corrélation entre la mise en œuvre des mesures sanitaires en milieu scolaire, notamment celle du port du masque, et l’augmentation des affections respiratoires lourdes – hors Covid19.
  • Il n’y a pas de hausse significative des décès dans les tranches d’âge correspondant aux enfants ou aux actifs (moins de 60 ans) qui sont éventuellement en contact avec les enfants en milieu scolaire ou périscolaire.

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Reproductibilité

Cette étude est reproductible dans sa totalité. Le code informatique peut être consulté et exécuté à partir de cette adresse :

https://colab.research.google.com/drive/1dvR_CFiYcDkhP0sii5GWW7rZ6dDwEpzM?usp=sharing#scrollTo=D8RwCDGQonRf

 

Explications en images :

https://youtu.be/fL9YqH7tJ7s (à partir de 1h27)

 

Article intégral :

Comparaison des taux d’hospitalisation de diverses pathologies par rapport au Covid19 chez les moins de 15 ans

 

1) Introduction

Ce document présente une comparaison de la sévérité des pathologies pédiatriques courantes (grippe, gastro-entérite, pneumopathie, bronchiolite, asthme, bronchite aigüe) par rapport au Covid19 chez les enfants de moins de 15 ans.

 

2) Méthodologie

Nous comparons ici les taux d’hospitalisation brut défini. Pour chaque pathologie, ce taux est défini comme étant le rapport entre le nombre quotidien d’hospitalisation dû à cette pathologie après passage aux urgences sur l’ensemble des passages aux urgences avec un diagnostic médical renseigné et égal à cette pathologie. Cette proportion est exprimée pour 10 000 consultations pour chaque pathologie.

avec :

le nombre d’hospitalisations dues à la pathologie après passage aux urgences

: le nombre de passage aux urgences avec un diagnostic posé égal à la pathologie

Les données sont issues des du réseau “Oscour” de Santé publique France disponibles sur l’interface Géodes (https://geodes.santepubliquefrance.fr/) pour la tranche d’âge 0-14ans.

Les données sont disponibles sous forme hebdomadaire. Pour chaque pathologie, nous sélectionnons dans l’interface le type de pathologie, puis le taux d’hospitalisation hebdomadaire, les données correspondant à la tranche d’âge 0-14 ans puis le format “données”.
Nous présentons 3 types de résultats pour chaque pathologie :

  • Comparaison des taux d’hospitalisation bruts par rapport aux années précédentes;
  • Comparaison des taux d’hospitalisations bruts pour chaque groupe d’âge ajusté à la pyramide des âges;
  • Variation du taux d’hospitalisation par rapport à la moyenne des 2 années précédentes.
  • Nous comparons également le nombre de décès dû à la grippe par rapport à ceux du Covid19 en 2020 pour les enfants de moins de 15 ans dont ceux avec comorbidité associée, ainsi que la situation depuis le 1er janvier 2021 notamment avec la présence des variants.

 

3) Comparaison des taux d’hospitalisation bruts chez les moins de 15 ans

Figure 1: Evolution du taux d’hospitalisation chez les moins de 15 ans pour les pathologies les plus courantes

 

Nous pouvons constater que sur l’année 2020 (Figure 1)

  • les pathologies dues à l’asthme sont restées sur un plateau très élevé;
  • les pathologies dues aux pneumopathies et aux bronchites aigües ont atteint des niveaux très importants;
  • les hospitalisations dues aux Covid19 sont sensiblement au même niveau que celle des gastro-entérites et sont largement en dessous de celles de l’asthme, des pneumopathies et des bronchiolites.

 

4) Hospitalisations dues aux pneumopathies chez les moins de 15 ans en 2020

4.1) Comparaison avec les années précédentes

Nous pouvons constater que le taux d’hospitalisations en 2020 dû à des pneumopathies chez les enfants est largement au dessus des années précédentes (Figure 2).

La chute brutale des hospitalisations à partir de la semaine 17 peut être expliquée par plusieurs hypothèses : abandon de soin (peur de la population de se rendre à l’hôpital), réduction de la pollution et des particules fines. Cette chute brutale (anormale sur la plan statistique comparé aux années précédentes) pourrait expliquer en partie, par une compensation, (reprise en charge de ces pathologies non soignées au moment du confinement ?) l’explosion des hospitalisations observées au déconfinement.). Mais la courbe se maintient à un niveau exceptionnellement haut sur la période de réouverture des collèges et lycées (S21-28). Elle s’abaisse fortement pendant l’été en restant cependant environ 10% au-dessus des taux de l’année 2017, seconde année la plus sévère en matière de pneumopathie. Elle remonte très vite une semaine avant la rentrée en S35 (comme en 2017), en restant à des niveaux extraordinairement élevés : près de 70% de plus que les années précédentes sur les semaines 27 et 28, relativement homogènes, elles, sur la dernière partie de l’année, et 40 à 50% en moyenne depuis la rentrée scolaire 2020. Cet écart avec les années précédentes ne se réduit pas à la fin de l’année 2020.

Figure 2: Comparaison par année du taux d’hospitalisation dû aux pneumopathies chez les moins de 15 ans

 

4.2) Comparaison par groupe d’âge

Nous comparons ici l’évolution du taux d’hospitalisation chez les enfants par rapport à ceux des groupes d’âge 15-64 ans et ≥ 65 ans pour l’année 2020 afin de constater l’écart de l’évolution de 2020 sur l’ensemble des groupes d’âges. Afin de tenir compte de l’écart d’amplitude de classes d’âge de chacun des groupes d’âge, nous divisons par la population totale correspondant à chaque groupe d’âge. Le calcul de ces populations de groupe d’âge est issu des données des pyramides des âges au 1er janvier de chaque année considérée et produites par l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/5007688?sommaire=5007726).

Nous constatons que l’écart entre le taux d’hospitalisation au regard des années précédentes est le plus important chez les enfants que tous les autres groupes d’âges (Figure 3) avec une augmentation moyenne de 40 à 50% depuis la rentrée scolaire 2020 comparé à la moyenne des 2 années précédentes, contre 15% chez les 15-64 ans et -1% sur la tranche d’âge des plus de 64 ans (solde négatif traduisant que les périodes de hausse sont rattrapées par les périodes de baisse de façon plus importante) en normalisant sur le nombre de personnes du groupe d’âge 0-14 ans afin de tenir compte des disparités en nombre de personnes dans chacun de ces groupes d’âge.

Avec un ratio de 1 à 3 comparé au groupe d’âge des 15-64 ans (Figure 4) (pour le même nombre de personnes), cette hausse très importante d’hospitalisations de pneumopathie chez les enfants est absente les années précédentes.

Figure 3: Comparaison par groupe d’âge du taux d’hospitalisation dû aux pneumopathies

Figure 4: Variation du taux d’hospitalisation pour pneumopathie par groupe d’âge par rapport aux 2 années précédents

 

5) Hospitalisations dues à l’asthme chez les moins de 15 ans en 2020

5.1) Comparaison avec les années précédentes :

Les taux d’hospitalisation dus à l’asthme chez les enfants de moins de 15 ans sont très élevées au regard des années précédentes et restent sur un haut plateau très peu descendant comparé aux années précédentes (Figure 5).

Tout comme pour les pneumopathies, on observe une baisse très nette des taux d’hospitalisation durant la période de confinement et anormalement basse par rapport aux années précédentes. L’augmentation visible à partir de la semaine du déconfinement traduirait une reprise en charge hospitalière de ces pathologies non traitées durant la période de confinement.

Cependant, comme pour les pneumopathies, on observe un écart très franc entre les taux de l’année 2020 et ceux des années précédentes à partir ici de la semaine 40 . Cet écart se recreuse à partir de la semaine 45, semaine à laquelle l’obligation du port du masque en milieu scolaire à partir de 6 ans a été imposée. Comme nous pouvons le constater, cet écart ne se réduit pas à la fin de l’année et reste constant sur l’ensemble de cette période.

 

Figure 5: Comparaison par année du taux d’hospitalisation dû à l’asthme chez les moins de 15 ans

 

5.2) Comparaison par groupe d’âge

L’écart du taux d’hospitalisation en 2020 pour cette pathologie par rapport aux années précédente est le plus important par rapport aux autres groupes d’âge (Figures 6 et 7) avec une augmentation moyenne de 20% depuis la rentrée scolaire 2020 comparé à la moyenne des 2 années précédentes, contre 2 à 3% chez les 15-64 ans.

Figure 6: Comparaison du taux d’hospitalisation par groupe d’âge

Figure 7: Variation du taux d’hospitalisation pour asthme par groupe d’âge par rapport aux 2 années précédents

 

6) Hospitalisations dues à la bronchite aigüe chez les moins de 15 ans en 2020

Figure 8: Comparaison par année du taux d’hospitalisation dû aux bronchites aigües chez les moins de 15 ans

 

Comme nous pouvons le constater (Figure 8), le taux d’hospitalisation chez les moins de 15 ans dû aux bronchites aigües a également augmenté de façon significative en 2020. Cette augmentation est la plus marquée au moment du confinement et repart avec une hausse très significative à la semaine 45 (rentrée scolaire des vacances de Toussaint).

 

7) Comparaison des décès dus au Covid19 et à la grippe chez les mineurs

  • Concernant la grippe : Santé publique France mentionne que :
    • 12 décès sur la saison 2019-2020 dû à la grippe ont été rapportés parmi les mineurs dont 7 avec une ou plusieurs comorbidités [1];
    • 8 décès sur la saison 2018-2019 dû à la grippe sont survenus parmi les mineurs dont 4 sans facteur de risque, 3 avec une ou plusieurs comorbidités et 1 sans information disponible [2];
    • 10 décès sont survenus sur la saison 2017-2018 parmi les mineurs dont 6 avec un facteur de risque, 3 sans facteur de risque et 1 sans information disponible [3];
    • 13 décès dus à la grippe sont survenus sur la saison 2016-2017 et 36 décès sur la saison 2015-2016 [4] chez les moins de 20 ans.
  • Concernant la covid19 : Au 31/12/2020, 4 décès dus à la covid19 sont rapportés chez les 0-9 ans et 6 décès pour les 10-18 ans (soit 10 au total) [5] dont 3 avec comorbidité [6].
  • Tableau récapitulatif : Comparaison du nombre de décès de la grippe et du Covid19 chez les moins de 15 ans

Une saison s’étend sur 2 années consécutives durant les semaines pré-épidemiques et pos-épidémiques

Figure 9: Comparaison du nombre de décès chez les mineurs de la grippe et du covid19

 

Le Covid19 n’entraîne pas plus de décès chez les mineurs que la grippe (Figure 9 ). Rappelons que les décès de cette maladie surviennent essentiellement chez les personnes âgées de plus de 80 ans (Figure 10) avec un taux de mortalité pour cette pathologie de 0.7%, soit 10 fois plus que pour les 60-79 ans (0.1%), 70 fois plus que pour les 40-59 ans (0.01% de la population de cette tranche d’âge) et 700 fois plus que pour les 20-39 ans (0.001%) ([5]).

  • Tableau récapitulatif : Taux de mortalité dû au Covid19 par groupe d’âge en 2020

En revanche, le taux d’hospitalisation augmente de façon significative pour le groupe d’âge des 45-64 ans depuis la semaine 38 en 2020 (14 au 20 septembre), ceux pour les plus de 65 ans restant stablement élevés (Figure 11).

Cependant, à ce jour, le nombre de décès dans les tranches d’âge ≤ 80 ans n’augmentent pas de façon significative. Le tableau ci-dessous liste les nouveaux décès depuis le 1er janvier 2021 et le nombre de vivants issue de la pyramide des âges de 2021 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381472).

  • Tableau récapitulatif : Taux de mortalité dû au Covid19 depuis le 01/01/2021

Comme nous pouvons le constater sur la figure ci-dessus, en 2021 nous avons les mêmes proportions au regard des différentes tranches d’âge (Figure 12). Il n’y a pas de hausse significative des décès dans les tranches d’âge correspondant aux enfants ou aux actifs (moins de 60 ans) qui sont éventuellement en contact avec les enfants en milieu scolaire ou périscolaire.

Figure 10: Taux de mortalité de la Covid19 en 2020 par groupe d’âge

Figure 11: Taux d’hospitalisation dû au Covid19 par groupe d’âge

Figure 12: Taux de mortalité de la Covid19 depuis le 1er janvier 2021 par groupe d’âge

 

8) Conclusions

On peut constater que le Covid19 ajoute seulement une cause d’hospitalisation voisine de la gastro-entérite en terme de ratios chez les 0-14 ans.

En revanche, les hospitalisations dues aux pneumopathies et à l’asthme sont nettement en très forte hausse comparé aux années précédentes. On note notamment, depuis la rentrée scolaire 2020, une augmentation de 40 à 50% du taux d’hospitalisation pour les pneumopathies chez les moins de 15 ans comparé à la moyenne des deux années précédentes. La bronchite aigue suit les mêmes extraordinaires augmentations. L’asthme connait une augmentation de 20% pour ce groupe d’âge. On note que les autres affections, grippe et bronchiolite, contrairement à une idée répandue, n’ont pas baissé en 2020. Seule la gastro-entérite semble ne pas avoir connu son pic « habituel » de janvier. Mais cette baisse ne saurait compenser les fortes augmentations précitées. 2020 est donc une année statistiquement extraordinairement lourde pour les moins de 15 ans pour les 3 pathologies les plus répandues de notre étude que sont pneumopathie, asthme et bronchite aigue, bien plus que le COVID19. Il serait intéressant de connaître les statistiques des décès enregistrés en 2020 pour ces 3 pathologies. Mais elles ne sont pas accessibles au public et nous n’avons pu les obtenir pour le moment.
On ne peut manquer de faire le lien entre ce qui précède et les protocoles sanitaires qui se sont succédés et durcis dans les établissements scolaires après le déconfinement de mai 2020 :

  • l’obligation de porter le masque, étendue au 6-11 ans à partir de la semaine 45, ne génère aucune inflexion de la courbe des taux d’hospitalisation COVID19 des 0-14 ans, qui monte comme si de rien n’était à partir de cette période (cf Fig 1).
  • Les mesures sanitaires drastiques auraient peut-être un léger effet de réduction de la seule gastro-entérite.
  • Par contre la corrélation entre la mise en oeuvre des mesures sanitaires, et notamment celle du port du masque, et des affections respiratoires lourdes -hors Covid 19- semble peu indiscutable.

 

Reproductibilité

Cette étude est reproductible dans sa totalité. Le code informatique peut être consulté et exécuté à partir de cette adresse :

https://colab.research.google.com/drive/1dvR_CFiYcDkhP0sii5GWW7rZ6dDwEpzM?usp=sharing

 

Références

[1]. France S publique. Bulletin épidémiologique grippe. Bilan de la surveillance, saison 2019-2020. 2020. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe.-bilan-de-la-surveillance-saison-2019-2020

[2]. France S publique. Bulletin épidémiologique grippe, semaine 12. Saison 2018-2019. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/article/surveillance-de-la-grippe-en-france-saison-2018-2019

[3]. France S publique. Bulletin épidémiologique grippe, semaine 12. Saison 2017-2018. 2018. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/article/surveillance-de-la-grippe-en-france-saison-2017-2018

[4]. France S publique. Grippe – caractéristiques des hospitalisations avec diagnostic en france de 2012 à 2017. https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/grippe-caracteristiques-des-hospitalisations-avec-diagnostic-en-france-de-2012-a-2017

[5]. https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/r/08c18e08-6780-452d-9b8c-ae244ad529b3

[6]. France S publique. COVID-19 : Point épidémiologique du 14 janvier 2021. 2021. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-14-janvier-2021

Explications en images :

https://youtu.be/fL9YqH7tJ7s (à partir de 1h27)

 

Autres articles sur l’impact des mesures sanitaires sur les enfants :

Synthèse de l’impact du protocole sanitaire sur les enfants:

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/resume-bilan-impact-protocole-sanitaire-sur-la-sante-des-enfants

Orthophonistes pour des enfants démasqués :
Manifeste pour les enfants (signataires mis à jour régulièrement) :
Impact traumatique de la politique sanitaire sur les enfants :

 

SAGA : LES VACCINS CONTRE LA COVID-19

Episode 1 : Qu’est-ce qu’une AMM conditionnelle ?

 

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Points clés:

  • Les vaccins contre la Covid-19 ont reçu seulement une AMM conditionnelle
  • Cela signifie que ces vaccins ne remplissent pas tous les critères de qualité, de sécurité et d’efficacité requis habituellement pour être autorisés sur le marché de façon standard
  • Les vaccins autorisés sont encore en cours d’études et en particulier de phase III

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Tous les vaccins contre la Covid-19 disponibles à ce jour en France, ont reçu seulement une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) conditionnelle.

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Qu’est-ce qu’une Autorisation de Mise sur le Marche ou AMM ?

Tout médicament doit obtenir une AMM pour être commercialisé. Le laboratoire pharmaceutique fournit aux autorités de santé un dossier comportant les études d’efficacité, de sécurité et de qualité du médicament qu’il souhaite commercialiser. Les autorités de santé (ANSM ou Agence européenne du médicament) étudient ce dossier. Si les critères de qualité, de sécurité et d’efficacité (rapport bénéfices/risques favorable) sont jugés remplis par le médicament, les autorités de santé octroient une AMM au médicament qui peut être commercialisé.

 

L’AMM conditionnelle

 

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L’AMM conditionnelle est une AMM accordée pour un an sur des données INCOMPLETES.

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Cette AMM conditionnelle est accordée lorsque les autorités de santé déterminent que « bien que des données cliniques complètes concernant la sécurité et l’efficacité du médicament n’aient pas été fournies, toutes les exigences ci-après sont satisfaites:

  • le rapport bénéfice/risque du médicament est positif
  • il est probable que le demandeur pourra fournir par la suite les données cliniques détaillées
  • le médicament répond à des besoins médicaux non satisfaits; [ NDLR : c’est – à – dire qu’il n’existerait pas d’autres solutions reconnues pour traiter ou prévenir la maladie en question ]
  • les bénéfices pour la santé publique découlant de la disponibilité immédiate du médicament concerné sur le marché l’emportent sur le risque inhérent au fait que des données supplémentaires sont encore requises. »

 

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Ces AMM conditionnelles sont soumises à des « obligations spécifiques », c’est-à-dire que le laboratoire s’engage à fournir les données manquantes selon un calendrier défini.

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Notez bien qu’en cas de situation sanitaire d’urgence en réponse à des menaces pour la santé publique, même les données précliniques ou pharmaceutiques (qualité du produit) peuvent être incomplètes.

 

Conclusion :

Les vaccins contre la Covid-19 autorisés actuellement :

  • n’ont été testés que partiellement
  • ne remplissent pas tous les critères de qualité, de sécurité et d’efficacité requis habituellement pour être autorisés sur le marché de façon standard
  • sont encore en cours d’études et en particulier de phase III

Comment est-ce possible ? Deux raisons principales ont permis une autorisation de ces vaccins rapidement alors même que des données sont manquantes :

  • la reconnaissance de l’épidémie de Covid-19 comme étant une situation sanitaire d’urgence avec menace pour la santé publique
  • l’absence de reconnaissance de médicaments efficaces contre cette maladie par les autorités de santé

Nous invitons nos lecteurs à lire les études démontrant l’efficacité de l’Ivermectine dans la covid-19 sur notre site.

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/ivermectine/

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/livermectine-dans-le-traitement-de-la-covid/

Pour en savoir plus

Fiche de synthèse vaccin Astrazeneca :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccin-covid-astra-zeneca-chadox1-s/

 

Fiche de synthèse vaccin Pfizer :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccin-arnm-pfizer-biontech/

 

Fiche détaillée du vaccin Pfizer (réponse au CHU de Liège) :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/fiche-vaccin-reponse-au-chu-de-liege/

 

 

 

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À Retenir

  • Le Budésonide utilisé précocement réduit le risque d’aggravation des symptômes et d’hospitalisation en cas d’infection au COVID-19.
  • Ce traitement précoce potentiel du COVID-19 est un corticostéroïde administré par inhalation et peut être prescrit par un médecin en ville.
  • Le Budésonide est un médicament largement disponible, peu coûteux et extrêmement sûr.

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Selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet, un médicament courant contre l’asthme, qui peut être utilisé à domicile, pourrait être un traitement efficace contre le COVID-19 précoce chez les adultes [1]. Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont constaté que les patients qui prenaient le Budésonide dès l’apparition de leurs premiers symptômes de COVID-19 étaient moins susceptibles d’avoir besoin de soins médicaux urgents ou d’être hospitalisés, et avaient un temps de récupération plus court. Ce médicament a également réduit le risque de persistance des symptômes et de la fièvre.

L’essai contrôlé randomisé a porté sur 146 adultes dans les sept jours suivant l’apparition de symptômes légers de COVID-19. La moitié des participants ont inhalé du Budésonide deux fois par jour jusqu’à la disparition de leurs symptômes, et l’autre moitié a reçu les soins habituels donnés en fonction de l’âge, du sexe et des maladies existantes. Dans le groupe sous Budésonide, une seule personne a eu besoin de soins médicaux urgents, contre 10 personnes dans le groupe ayant reçu les soins habituels pour le COVID-19.

Une autre étude de l’Université d’Oxford, qui n’a pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs, a également révélé que le Budésonide inhalé aidait les personnes présentant un risque élevé de COVID-19 grave à se rétablir plus rapidement [2].

Les corticostéroïdes, comme la dexaméthasone, sont déjà utilisés efficacement chez les patients hospitalisés et gravement malades atteints du COVID-19 [3]. Il semble qu’ils réduisent l’inflammation associée au COVID-19 sévère. Le Budésonide agit probablement de la même manière, mais de manière plus localisée.

Des études ont également montré que l’utilisation de corticostéroïdes inhalés chez les personnes souffrant d’asthme [4] et de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) [5] réduit l’expression du récepteur ACE2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine) qui permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans les cellules pulmonaires humaines, expliquant la modification de la susceptibilité au COVID-19 chez les patients atteints d’asthme et de BPCO. Enfin, des travaux de laboratoire ont montré que les corticostéroïdes inhalés empêchent la réplication du virus [6], ce qui en font des médicaments candidat pour le traitement des patients atteints du syndrome COVID-19.

 

Références

[1] Ramakrishnan S, Nicolau D V, Langford B, Mahdi M, Jeffers H, Mwasuku C, et al. Inhaled budesonide in the treatment of early COVID-19 (STOIC): a phase 2, open-label, randomised controlled trial. Lancet Respir Med. 2021;19: 1–10. doi:10.1016/s2213-2600(21)00160-0
https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00160-0/fulltext

[2] Yu L-M, Bafadhel M, Dorward J, Hayward G, Saville BR, Gbinigie O, et al. Inhaled budesonide for COVID-19 in people at higher risk of adverse outcomes in the community: interim analyses from the PRINCIPLE trial. medRxiv. 2021. doi:10.1101/2021.04.10.21254672
https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.04.10.21254672v1

[3] Haut Conseil de la santé publique. Avis : Covid-19 : conditions d’utilisation de la dexaméthasone ou d’autres corticoïdes de substitution chez les patients hospitalisés.
https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspa20201019_utideladexetdautcordanlecov.pdf

[4] Peters MC, Sajuthi S, Deford P, Christenson S, Rios CL, Montgomery MT, et al. COVID-19-related genes in sputum cells in asthma: Relationship to demographic features and corticosteroids. Am J Respir Crit Care Med. 2020;202: 83–90. doi:10.1164/rccm.202003-0821OC
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32348692/

[5] Finney LJ, Glanville N, Farne H, Aniscenko J, Fenwick P, Kemp S V., et al. Inhaled corticosteroids downregulate the SARS-CoV-2 receptor ACE2 in COPD through suppression of type I interferon. J Allergy Clin Immunol. 2021;147: 510-519.e5. doi:10.1016/j.jaci.2020.09.034
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33068560/

[6] Matsuyama S, Kawase M, Nao N, Shirato K, Ujike M, Kamitani W, et al. The Inhaled Steroid Ciclesonide Blocks SARS-CoV-2 RNA Replication by Targeting the Viral Replication-Transcription Complex in Cultured Cells. J Virol. 2020;95: 1–14. doi:10.1128/jvi.01648-20
https://jvi.asm.org/content/95/1/e01648-20/

Avertissement réactivité croisée possible des excipients entre les vaccins pfizer / moderna et Astrazeneca / Janssen

 

Le gouvernement et l’HAS ont, à la surprise générale, décrété la recommandation aux vaccinés de la première dose par AstraZeneca, vaccin OGM [1], d’utiliser pour la seconde dose un vaccin d’une technologie complètement différente, les vaccins ARN messager Pfizer ou Moderna [2].

 

L’administration d’une 2nd dose de vaccin Pfizer après une 1ère dose de vaccin Astrazeneca ne repose sur aucune donnée scientifique.

Il est même noté dans les notices d’utilisation de ces vaccins qu’il ne faut pas interchanger les vaccins pour compléter le schéma vaccinal !

« Aucune donnée n’est disponible concernant l’interchangeabilité de Comirnaty [NDLR : Vaccin Pfizer] avec les autres vaccins contre la COVID-19 afin de compléter le schéma de vaccination. Les personnes ayant reçu une dose de Comirnaty doivent recevoir une seconde dose de Comirnaty afin que le schéma de vaccination soit complet » [3].

« Il n’existe aucune donnée sur l’interchangeabilité de Vaxzevria [NDLR : vaccin de AstraZeneca ] avec d’autres vaccins COVID-19 pour compléter le schéma de vaccination. Les individus ayant reçu une première dose de Vaxzevria doivent recevoir une deuxième dose de Vaxzevria afin que le schéma de vaccination soit complet » [4].

Une telle combinaison de traitements, sans aucune étude préalable de toxicité bafoue toutes les règles de pharmacovigilances.

Nous allons nous pencher dans cet article sur les excipients, c’est-à-dire les molécules accompagnants le principe actif (l’ARNm ou le vecteur adénoviral génétiquement modifié) permettant sa stabilité et donc son fonctionnement.

Les vaccins Pfizer et Moderna contiennent chacun un excipient ou « ingrédient » lipidique contenant du PEG 2000 qui n’a jamais été utilisé auparavant dans un produit de santé chez l’homme !

D’autre part, les vaccins AstraZeneca et Janssen, incluent quant eux dans leur formulation un agent polymérique, le PS80 (polysorbate, E433), permettant de fluidifier la texture du vaccin [5].

 

Or, le PEG2000 (dans les vaccins Pfizer et Moderna) et le PS80 (dans les vaccins Astra-zeneca et Janssen), ont déjà un effet allergène potentiel connu indépendamment l’un de l’autre,

surtout pour les PEG de masse moléculaire supérieure6 à 1000 g·mol-1 (ce qui est le cas donc pour PEG 2000 de masse molaire moyenne de 2000 g·mol-1), pouvant engendrer des réactions fortes chez certains patients sensibles à ces molécules [4, 5]

Mais le plus grave et inquiétant, est l’effet synergique de l’association de ces deux substances, qui ne s’additionne pas mais se multiplie, par un mécanisme décrit dans la littérature de réactivité croisée (cross reactivity) entre le PEG et les polysorbates [6, 7, 8]

 

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Figure 1. Avertissement sur la réactivité croisée entre PEG et polysobate d’après Rutkowski et al [6]

 

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Figure 2. Avertissement sur la réactivité croisée entre PEG et polysobate d’après Caballero et al [7]

 

Un vacciné sensibilisé au polysorbate par la première dose d’AstraZeneca pourrait alors développer une hypersensibilité accrue par l’effet conjugué avec le PEG2000 de la seconde dose de Pfizer ou Moderna.

Le mécanisme de la réactivité croisée étant décrit dans la littérature comme étant due à un motif d’oxyde d’éthylène commun au PS80 et au PEG activant une réponse immunitaire médiée à la fois par les IgG et les IgE [7].

Figure 3. Mécanisme de réactivité croisée entre PEG et polysorbate d’après Caballero et al [7]

 

La résultante pouvant ainsi créer des cas graves, et mortels, de chocs anaphylactiques

(réactions instantanés, Immediate hypersensitivity reaction-IHR) chez ces patients primo vaccinés avec AstraZeneca dont on estime en France le nombre à environ 600 000 personnes [9] sans compter les réactions à longs termes (Delayed hypersensitvity reaction – DHR).

Il est clair, que sans compter les effets longs termes inconnus des technologies de rupture utilisées pour la première fois sur l’humain depuis 2021, et des effets indésirables très supérieurs des vaccins Covid19 comparé à ceux du vaccin classique contre la grippe [10], il est totalement irresponsable et très dangereux de mélanger deux technologies vaccinales avec ces effets indésirables dont la littérature déjà existante prédit la dangerosité et conclut a la plus grande vigilance y compris au travers d’une lettre ouverte [7] si besoin à l’aide d’un protocole de test de sensibilisation préalable à la vaccination [5, 6].

Le CDC estime à 11.1 cas par million le nombre de choc anaphylactique après administration de la 1iere dose de vaccin Pfizer, soit environ 10 fois plus que le vaccin contre la grippe [11].

 

COMBIEN DE CHOCS ANAPHYLACTIQUES ALLONS-NOUS ENCORE ACCEPTER ?

 

Parce que ReinfoCovid est pour le consentement libre et éclairé des patients, le collectif encourage la démarche citoyenne de questionnement et de vigilance.

Parlez-en avec votre médecin !

 

Références

[1] https:/reinfocovid.fr/science/fiche-vaccin-reponse-au-chu-de-liege/

[2] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccin-covid-astra-zeneca-chadox1-s/

[3] https:/www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/comirnaty-epar-product-information_fr.pdf
[4] https:/www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/vaxzevria-previously-covid-19-vaccine-astrazeneca-epar-product-information_fr.pdf

[5] Worm, Margitta, et al. «Practical recommendations for the allergological risk assessment of the COVID-19 vaccination–a harmonized statement of allergy centers in Germany.» Allergologie Select 5 (2021): 72.

[6] Rutkowski, Krzysztof, et al. «Adverse reactions to COVID-19 vaccines: a practical approach.» Clinical & Experimental Allergy (2021).

[7] Caballero, Maria Luisa, et al. «Hidden Dangers: Recognizing excipients as potential causes of drug and vaccine hypersensitivity reactions.» The Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice (2021).

[8] Caballero, M. L., and S. Quirce. «Excipients as potential agents of anaphylaxis in vaccines: analyzing the formulations of the current authorized COVID-19 vaccines.» J Investig Allergol Clin Immunol 31.1 (2021): 92-93.

[9] https:/www.leparisien.fr/societe/sante/jeunes-primo-vaccines-avec-astrazeneca-la-piste-dune-deuxieme-dose-pfizer-ou-moderna-08-04-2021-R5GNKN35MNBTTKIQ2JIEPYAIPQ.php

[10] https:/reinfocovid.fr/science/effets-indesirables-en-europe-sur-les-vaccins-covid-19-pfizer-moderna-et-astrazeneca/

[11] https:/www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7002e1.htm

 

Pour aller plus loin

 

Détails des effets indésirables des vaccins Astrazeneca et Johnson&Johson

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaxzevria-astrazeneca-et-covid-19-janssen-johnsonjohnson-note-de-synthese-aimsib-reinfocovid/

 

Fiche détaillée sur le vaccin Pfizer

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/fiche-vaccin-reponse-au-chu-de-liege/

Fiche de synthèse Astrazeneca:

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccin-covid-astra-zeneca-chadox1-s/

Fiche de synthèse Pfizer

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/vaccin-arnm-pfizer-biontech/

Dernier rempart : La cécité du gouvernement portée devant le conseil d’état

Dans un Etat de droit, le dernier rempart, c’est la justice. Lorsque l’exécutif s’est fourvoyé et que le pouvoir législatif lui a accordé sa confiance, c’est au juge que revient le dernier recours, celui par lequel la vérité est rétablie. Or le pouvoir exécutif lui-même s’est effacé en 2020 derrière un conseil consultatif dont le rôle assumé était de « construire la pensée de la santé publique » et de statuer, aux termes du Code de Santé Publique, sur une « catastrophe sanitaire ». Le Conseil d’Etat, ultime juridiction administrative, a tout d’abord préféré reproduire cette confiance en fondant toutes ses ordonnances, elle aussi, sur ses avis. Ainsi les trois pouvoirs, en théorie indépendants les uns des autres, se sont provisoirement rangés comme un seul homme derrière un Conseil Scientifique qui devait démontrer rapidement des failles béantes dans lesquelles s’engouffrèrent des intérêts privés supranationaux à la façon d’un cheval de Troie. Ces failles ont fait l’objet d’une analyse juridico-scientifique présentée le 6 mars au Conseil d’Etat sollicité, parce qu’irremplaçable, pour examiner les avis du Conseil Scientifique à la lumière de révélations connues depuis : c’est le dernier rempart et il est en train de céder.

Voici l’argumentaire synthétisé de ce recours qui sera très prochainement publié dans son intégralité.

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La pandémie de Covid-19 ne représente qu’une fraction des infections respiratoires aigües annuellement observées. Mais elle n’a pas suffi à modifier significativement la morbidité ni la mortalité des maladies infectieuses respiratoires en 2020. Seuls les plus de 85 ans en ont vraiment souffert, mais nul ne peut l’attribuer à la Covid-19 plus qu’à l’extraordinaire raréfaction des soins qu’ils ont subis. La pandémie est donc restée d’une proportion similaire à celle d’une épidémie saisonnière. Ce qui ne permet pas de transcrire en droit l’existence d’une « catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population ». Ainsi, des mesures sanitaires hors normes s’avèrent disproportionnées. Tant qu’il existe l’illusion d’une catastrophe sanitaire, toute contestation se verra opposer l’ampleur du problème. En cause : les biais cognitifs et la psychologie de la prise de décision en situation d’incertitude qui ne sont nullement enseignés chez le décideur politique, économique, juridique ou médical. Et la confiance, un biais des plus puissants, a fait le reste dans la population mondiale et s’est répandue comme une flambée d’espoir : le dévouement dans l’adversité a honoré les peuples qui s’y sont prêtés. Pourtant, ce sont des biais facilement exploités par des intérêts économiques de grande envergure, et ils sont particulièrement présents chez les médecins qui sont pour eux des cibles privilégiées, à leur insu et quelques fois par une corruption active. S’il peut sortir quelque chose de meilleur de cette grande pathologie sociale, apprenons maintenant de nos erreurs.

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La Covid-19 est une fraction des Infections Respiratoires Aigües

Les infections des voies respiratoires aigües (IRA) représentent 3 millions de morts par an pour l’OMS [1, 2], dont 2,3 millions ont été attribuées sans confirmation virologique à la Covid-19 en 2020. Et pour cause : elles se sont mêlées comme tous les ans avec les comorbidités cardiaques, pulmonaires, cancéreuses et métaboliques des patients les plus fragiles. Seul un réseau se destine à distinguer parmi les IRA les vraies grippes et les vraies Covid-19, et toute notre connaissance repose sur lui, du CNR Pasteur à l’European CDC et jusqu’à l’OMS : le réseau Sentinelle les surveille depuis 25 ans et il s’est adapté dès mi-mars 2020 pour surveiller aussi la Covid-19. Parmi les membres du Conseil Scientifique, tous connaissent ces travaux : il existe en France 1 million de syndromes grippaux annuellement (cette fraction des IRA qui ressemble très fortement à la grippe). A ce million se rajoute tous les ans une épidémie de 2 à 3 millions d’autres syndromes grippaux, dont la moitié sont de vraies grippes (influenzavirus)[3].

Ceci n’a pas disparu en 2020. Lorsque les hôpitaux publics ont tiré la sonnette d’alarme en début mars, ils étaient déjà au bord de la saturation du fait d’une épidémie habituelle de grippe saisonnière : pour Sentinelle, 60% étaient alors de véritables grippes. Ensuite, avec la surveillance Covid-19, les tests positifs à SARS-Cov2 (virus de la Covid-19) parmi les IRA ont été de 16%, soit 1/6 de l’ensemble des IRA. Depuis novembre 2020, Sentinelle a même révélé moins de 10% de vraies Covid-19, dont 1% seulement aura été hospitalisé [4]. L’incidence des IRA 2020 est comparable à l’incidence d’une épidémie de syndromes grippaux (5811/100 000 habitants versus 4700/100 000 en moyenne, avec des pics à plus de 8000). Avec une incidence de 600/100 000 habitants depuis mi-mars 2020, extrapolée à 930/100 000 habitants sur toute l’année 2020, la Covid-19 aura représenté 16% des IRA. Chaque année, les épidémies d’influenzavirus ont un taux d’incidence de 2300/100 000 habitants (un peu plus de 50% des excès de syndromes grippaux). Le nombre absolu de Covid-19 restera donc 2 à 3 fois plus faible que celui de la vraie grippe les autres années et 6 fois plus faible que l’ensemble des IRA.

La messe des morts quotidienne n’est autre que celle de toutes les infections respiratoires aigües mêlées sans discernement, et dont la part de vraies Covid-19 est aujourd’hui en moyenne de moins de 10 %. Mais le Conseil Scientifique et le gouvernement ont ignoré sciemment ce fait : aucun avis ne mentionne le réseau Sentinelle depuis 1 an. Ils se sont choisis d’autres critères pour définir et surveiller ce qui devait passer pour une catastrophe sanitaire.

Quels sont les critères retenus par le Conseil Scientifique ?

Santé Publique France (SPF) agrège les indicateurs suivants à partir de la « doctrine » énoncée par le Conseil Scientifique. Par ordre chronologique, celui-ci a tout d’abord choisi de recycler le modèle mathématique de Ferguson destiné à la grippe, pour anticiper la diffusion pandémique (le R0) et la mortalité. Le réseau Sentinelle, malgré l’oblitération par le Conseil Scientifique, est apparu tout de même aux bulletins nationaux de SPF comme un indicateur de suivi épidémiologique : dès mars, il fut le seul capable de préciser la part de vraies Covid-19 au milieu de tout ceci. Il est le second indicateur. Puis, dès que les tests ont été librement autorisés, les statistiques issues des PCR (fichier national SI-DEP), troisième indicateur, ont supplanté toutes les autres. Dès septembre 2020, la remontée de cas a fourni un quatrième indicateur de surveillance : la saturation des services hospitaliers. Plus tard, l’ensemble des diagnostics cliniques a permis de surveiller la morbidité (les maladies) et la mortalité (les décès). Morbidité et mortalité constituent le cinquième indicateur, indicateur clinique, dont les données sont obtenues auprès des sources suivantes : services d’urgence, associations de permanence des soins (réseau Sursaud), réseaux de crowdsourcing (autodiagnostic en ligne) ; déclarations hospitalières (fichier national SI-VIC) ; déclarations des EHPAD et EMS ; enfin, mortalité INSEE publiée en 2021.

Le premier indicateur est caduc :

Dans l’hypothèse initiale de centaines de milliers de morts anticipée par le Conseil Scientifique, la létalité utilisée était beaucoup plus grande que la létalité réelle car on connaissait bien le nombre de morts mais on sous-estimait encore le nombre de cas. En tout début d’épidémie, elle était de 6% : c’est 30 fois la létalité observée aujourd’hui (0,23 % dont 0,05% en-dessous de 70 ans) [5]. A posteriori, ces estimations devaient se limiter à 20 ou 30 000 au maximum. Quant au modèle Ferguson, le Conseil Scientifique lui-même a refusé de fonder l’ensemble de sa stratégie sur quelque chose d’aussi fragile : c’est pourtant de lui que tout est parti. Jamais il ne sera rediscuté et il disparaîtra discrètement des critères de définition et de surveillance en faveur d’autres critères.

Le second indicateur, le réseau Sentinelle, a été passé sous silence.

Le Conseil Scientifique n’en fera jamais mention. Ce qui s’est joué ici a été la relégation du seul maillon indispensable pour sa position centrale dans les soins de premier recours : le médecin généraliste qui eût dû rester seul habilité (avec les spécialistes) à prescrire des tests PCR et à établir des diagnostics nationalement harmonisés. En mai et juin, la part de Covid-19 est tombée à 0 pour Sentinelles et quelque chose a alors été fait pour le masquer, des semaines 21 à 38 : les données ont été supplantées par de l’autodiagnostic en ligne, remontant miraculeusement les chiffres à une incidence de 100 / 100 000 habitants !

Le troisième indicateur est caduc :

le portage de SARS-Cov2, détecté par PCR, ne signifie pas la maladie Covid-19. Les symptômes ne se déclarent que chez 15% des testés positifs et moins de 1% d’entre eux connaissent une forme grave, dont 1% encore décédera vraiment. Avec une distribution de virus de 6 à 10%, l’incidence réelle du portage sain est de 6 000 à 10 000 / 100 000 habitants ! Testez 300 000 personnes par jour (les limites actuelles) et vous aurez 20 à 30 000 tests positifs par jour et une incidence brandie au 20h de 200 / 100 000 habitants ! Un diagnostic, c’est avant tout de la clinique. Les tests servent de diagnostic de certitude d’un dépistage qui doit être gouverné par elle. En outre, antérieurement à l’expérience grandeur-nature inédite réalisée sur le SARS-Cov2 en 2020, on ne dispose pas de données virologiques permettant de la comparer avec la situation antérieure. Il est donc impossible de prouver que des coronavirus faiblement pathogènes n’étaient pas depuis toujours présents dans les mêmes proportions. C’est comme si l’on découvrait les UV et leurs cancers et que l’on se mette à croire qu’ils n’étaient pas là avant. Personne n’a encore caractérisé la létalité des différents variants dont la majorité pourrait ne pas être plus pathogène que les « anciens » virus et ne plus mériter le nom de Covid-19 puisque le variant de Wuhan ne circule plus. Les tests PCR sont pourtant le principal référentiel choisi par les autorités de santé sur avis du Conseil Scientifique. Enfin, la pression exercée par les pouvoirs publics sur une population qui se teste massivement et souvent plusieurs fois par mois avant les grandes échéances du calendrier, participe à la sur-détection du SARS-Cov2.

Le quatrième indicateur est caduc :

L’occupation des lits est biaisée par le vieillissement d’une population croissante et par la raréfaction du nombre de lits en hôpital public (plus de 8 lits /1000 habitants en 1998 à moins de 6, 20 ans plus tard). Comment pourrions-nous parler de catastrophe technologique si nous fermions des garages automobiles et que ceux qui restaient se retrouvent saturés de travail à cause des pannes habituelles ?

Le cinquième indicateur est partiellement exploitable.

En termes de morbidité (les maladies) : il ne l’est pas. En effet, à l’hôpital comme à la ville, aura été diagnostiqué « Covid-19 » tout ce qui antérieurement était diagnostiqué « grippe et syndromes grippaux, pneumopathies, surinfections de BPCO » et même, dans bien des cas les infections ORL bénignes et une bonne partie de la pathologie cardio-respiratoire et neurologique chez des patients âgés testés positifs. Or tout ceci a été établi sans confirmation virologique, pour des raisons évidentes dues à l’impossibilité technique de comptabiliser précisément des millions de malades et de tests. C’est donc sur des données non consolidées que s’est portée la surveillance épidémiologique, inexploitables pour déterminer vraiment ce que fut la part réelle de la Covid-19. On peut le résumer par une formule désormais connue : « on meurt avec le SARS-Cov2 mais pas nécessairement du SARS-Cov2 ». Si l’on voulait toutefois comparer l’ensemble des IRA 2020 avec celles des autres années, on s’apercevrait hélas qu’il n’existe nulle part de statistiques valables. On est tenu alors de se rabattre sur la mortalité. C’est un indicateur très fiable, en vertu de la loi des grands nombres en statistiques. Or, de la surmortalité annoncée par l’INSEE, la part attribuable au SARS-Cov2 ne pourrait être confirmée là encore que par un rapprochement définitif entre les cas confirmés et les cas présumés, ce qui n’a pas été et ne sera jamais réalisé, pour les mêmes raisons méthodologiques. On se contente alors de faire l’analyse de la mortalité globale, et même là il apparaît que celle-ci n’a pas été significative en-dessous de 85 ans : l’excès de mortalité toutes causes est croissant depuis 20 ans (car une population qui vieillit a une mortalité qui augmente : le baby-boom devient un papy-boom). Mais comme pour toute statistique, l’interprétation ne doit pas méconnaître les biais d’analyse. Ici, le paradoxe de Simpson, bien connu des scientifiques et des statisticiens, provoque une interprétation contraire à la réalité : la mortalité globale est en hausse, mais l’analyse par classes d’âge révèle, en 2020 comme avant, une indiscutable baisse de la mortalité (pour contrecarrer ce biais d’analyse, il faut en fait la rapporter à la pyramide des âges).

Seule la mortalité des plus de 85 ans a augmenté. En ce qui les concerne il y a bien eu un phénomène Covid-19.

Les plus de 85 ans ont fait l’objet d’une politique sanitaire particulièrement nouvelle en 2020

Rien ne permet d’exclure que la surmortalité des 85 ans ne soit en relation avec l’évident défaut de soins des pathologies non infectieuses (augmentation des cas de cardiopathies et de bronchopneumopathies chroniques décompensées). Le maintien à domicile a en effet été particulièrement élevé en 2020. Rien ne permet d’exclure non plus que la politique de santé publique fondée sur le paracétamol et la quarantaine, n’ait très fortement participé à cette surmortalité, attendu que les antibiotiques n’ont pas été massivement administrés comme tous les ans en période épidémique, alors que toutes les autopsies démontrent la part des surinfections pulmonaires (50 à 70 %) [6] [7]. Le rôle prédominant des antibiotiques dans la gestion des pandémies virales était pourtant tout à fait connu [8]. Le même effet est venu de la sous-prescription des corticoïdes, injustement pointés du doigt dès le début de la pandémie alors que non seulement leur innocuité a été mise en évidence par l’OMS et la revue Science [9], mais que leur efficacité sur la phase pulmonaire est désormais connue. Rien ne permet d’exclure enfin que la surprescription de Rivotril (+ 29 000 doses), encouragée par les autorités de santé, ne soit en cause dans la surmortalité des plus de 85 ans, ni que nos abandons n’aient engendré des syndromes de glissement (la mort rapide par inanition). Tous les hivers, les personnes très âgées bénéficient d’une large prescription de molécules qui sauvent avec de la chaleur humaine au lieu de molécules qui abrègent leur solitude…

La surmortalité 2020 réellement imputable à la Covid-19 ne constitue donc pas une situation d’urgence sanitaire ni de catastrophe. Il s’agit, sans « alarmisme ni rassurisme », d’une crise touchant des services notoirement sous-dotés et rendus incapables matériellement d’absorber une épidémie d’ampleur normale. Et si enfin le confinement et le couvre-feu sont proposés pour expliquer le fait que la mortalité n’ait pas explosé, qu’il y soit répondu par le principe de parcimonie en logique : si un phénomène se répète à l’identique tous les ans, et qu’une seule variable change à sa dernière occurrence, alors il est bien plus probable que cette variable soit indépendante du phénomène, et beaucoup moins probable qu’elle ait solutionné en même temps une variation du phénomène. Si une prophétie annonce qu’en 2022 le soleil ne se lèvera plus, et que contre cela nous nous répandons en prières pendant toute l’année, que ferons-nous alors en 2022 quand le soleil se lèvera ? Devrons-nous remercier les croyants, ou accepter que la prophétie était fausse ?

« Veritas non auctoritas facit legem » : un effort théorique, scientifique et juridique à produire

De catastrophe, on ne trouve de définition chiffrée ni en droit international, ni en droit français. Au mieux, l’Art. 1.6 de la Convention de Tampere propose : «une grave perturbation du fonctionnement de la société causant une menace réelle et généralisée à la vie ou à la santé humaine » [10]. En France, la loi 82-600 du 13 Juillet 1982 énonce que « [des dommages de] catastrophes naturelles [résultent de] l’intensité anormale d’un agent naturel, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises » [11]. On pourrait donc attendre du Conseil Scientifique un référentiel mettant en évidence la grave perturbation ou l’intensité anormale. Chacun comprend le caractère catastrophique de la chute d’une météorite tuant en plus de tout le reste, comme une canicule, le terrorisme, une guerre ou un accident technologique. Pourtant, ce à quoi nous assistons n’est pas nouveau, c’est l’aggravation d’un phénomène préexistant (les IRA) du fait du vieillissement normal de la population et dont les oscillations annuelles varient du simple au triple. Il faut un ordre de grandeur : si un phénomène épidémique tue 1,1 fois la population habituelle, ce n’est pas une catastrophe ; s’il nous fait changer d’échelle (10 fois plus de morts), ça l’est. La notion de catastrophe sanitaire est un vide juridique qui appelle à l’écriture d’un droit des catastrophes (Lienhard) [12].

Des mesures disproportionnées et inefficaces

C’est de la gravité que dépendent les moyens à mettre en œuvre de façon proportionnée : la stratégie thérapeutique (individuelle) et sanitaire (collective). Le bénin ne mérite que des mesures sans risques ; la gravité autorise des mesures plus risquées : c’est la balance bénéfices/risques. Parmi les mesures de coût médical, psychologique et social faibles, comme une distanciation sociale raisonnable, nous n’avons pas à craindre un déséquilibre de la balance. En revanche, pour le couvre-feu, les expropriations transitoires et les fermetures de groupes associatifs, pour le confinement et pour le testing de masse, la disproportion est caractérisée : le coût des tests innombrables serait mieux employé à payer des services hospitaliers abandonnés depuis 30 ans. Quant au confinement, les études ne parviennent pas à en démontrer l’efficacité [13].

« Les deux vitesses de la pensée »

La psychologie en matière de prise de décision en situation d’incertitude face à des systèmes complexes (de type politique, économique, médical), et c’est un prix Nobel qui l’écrit, nous apprend que la majorité de nos choix, des plus triviaux aux plus graves de conséquences, est le résultat d’automatismes et d’approximations de la pensée, habituellement fiables et très rapides, efficaces, mais entachés d’un taux d’erreur considérable (Kahneman) [14]. Ces automatismes, les heuristiques, réalisent une première  »vitesse » de la pensée. Et si nous sommes équipés d’une deuxième  »vitesse », plus lente, plus fatigante mais plus scientifique, nous ne la mettons que rarement en action. Même face à un patient, un prêt bancaire ou un choix politique vital pour autrui. Parmi les plus célèbres : « la majorité a toujours raison » ; « les experts ont des statistiques et des connaissances que je n’ai pas » ; « les médecins pensent avant tout aux autres et ne sauraient être corrompus ». La réflexion rationnelle est biaisée de façon insidieuse par des intérêts qui ne sont pas seulement financiers mais bien souvent aussi d’ordre narcissique : le fait d’être appelé à s’exprimer publiquement flatte des heuristiques personnelles de l’ordre de l’amour-propre. Le décideur n’est ni particulièrement incompétent ni particulièrement malveillant ou corrompu : il est simplement victime de ce que personne ne lui ait enseigné la psychologie de la prise de décision. Ses émotions, ses intérêts, ses croyances, sa confiance en l’expertise et la probité d’autrui, sont autant d’heuristiques dont il ignore tout simplement l’existence ! Pour mieux les inhiber, il faut au moins y être sensibilisé. Ce à quoi ni les médecins ni les politiciens ne sont formés. En politique, un biais cognitif majeur et bien connu est à l’œuvre : le biais des coûts irrécupérables est un automatisme très puissant par lequel tout ce qui a été entrepris jusqu’à présent pèse très lourd dans la prise de décision, quelle que soit sa validité démontrée au moment du choix. Un exemple tristement célèbre : les EPR français… Et bien sûr, le premier confinement, excusé et accepté par la population à une époque où le virus était encore très mal connu : aujourd’hui, si l’on change de politique, alors « tout ce qui a précédé aura été fait en vain ».

Les meilleures écoles de commerce le savent bien : pour vendre plus il faut orienter la prise de décision vers les automatismes tels que les modes, les peurs, les liens sociaux fugaces des réseaux numériques, les besoins instinctifs qui sommeillent en nous. Médecins et politiciens ont pourtant le devoir d’accompagner les citoyens tout au contraire vers l’autonomie et la plénitude de leurs facultés, vers la patience et la sérénité qui améliorent la prise de décision.

Des intérêts privés au lieu d’une santé publique

Ces considérations concernent des professionnels « de bonne foi ». Certains d’entre eux sont pourtant liés par des intérêts économiques assumés. Outre les liens pharmaceutiques (rares mais puissants), les médecins reçoivent de fortes incitations financières : cotation urgente systématique (+22,6 €) pour toute visite en EHPAD, téléconsultation favorisée et prise en charge à 100% ; rémunération pour le testing, la déclaration en ligne et la vaccination Covid-19 autorisée le WE et les jours fériés pour 50 € la prestation (pouvant amener à plus de 1 500 € de revenu en 3 ou 4h00), en plus des aides distribuées pour perte de revenus. La tentation est grande de s’exonérer de tout raisonnement sur les pratiques, d’autant que la réflexion est préétablie par une autorité. Chacun est sûr de la bienfaisance de tous les autres. Mais l’enfer, dit-on… Comme il est exceptionnellement exonéré de sa responsabilité pénale en matière de vaccination, le médecin est traité comme un agent de soins désinvesti de sa faculté de juger. Ceci est en opposition avec le Code de Déontologie Médicale (CDM) et il est tout à fait sûr que devant la justice, chacun est responsable des soins qu’il prodigue. C’est une affaire de derniers remparts ! Nous avons bien appris depuis l’expérience de Milgram et les procès de Nuremberg. De son côté, le Conseil de l’Ordre des Médecins (CNOM) a diffusé un appel à tous les médecins à se faire vacciner, puis à vacciner, conformément à l’article 12 du CDM (« le médecin doit apporter son concours à l’action entreprise par les autorités de santé compétentes en vue de la protection de la santé »). Bien des médecins se sont sentis menacés. Pourtant, au-dessus de toute considération, il y a la protection de la santé et celle-ci n’était pas garantie par la science publiée sur la vaccination. Il n’a donc jamais été en contravention avec la déontologie lorsqu’il s’y refusa. Dans le contexte sanitaire actuel où chaque médecin s’implique de son mieux dans le soin à ses patients, cet appel du CNOM a sonné comme une pression résolument illégale. Quant aux laboratoires, ils se sont bien gardés de mettre en garde les prescripteurs. Mais à qui profite la crise ? Savent-ils que ce qu’ils fragilisent, c’est l’Etat-nation ? La complicité du Conseil Scientifique est pour eux un Cheval de Troie que le gouvernement refuse de voir comme tel.

Epilogue : dans l’attente du Conseil d’Etat

L’argumentaire présenté dans ce document est celui d’un référé suspensif introduit le 7 mars 2021. Il complète un recours qui démontre le non-respect par le Conseil Scientifique des principes les plus élémentaires de l’expertise sanitaire (impartialité et traçabilité des débats). Le gouvernement a répondu le 16 mars 2021 par neuf pages d’une remarquable cécité juridique sans aucune démonstration. De contradictoire ? Pas question : le gouvernement refuse l’enquête demandée à la Haute Juridiction qui permettrait d’auditionner les témoins utiles à l’étude juridico-scientifique respectueusement proposée par les requérants. Réponse vide de toute morale. C’est même un simple copier-coller d’autres réponses faites à des requérants contestant les mesures restrictives perpétuées par le présent état d’urgence sanitaire. Ainsi, outre le fait que le gouvernement a tronqué le débat parlementaire sur les états d’urgence successifs, sans jamais donner accès aux données scientifiques pourtant exigées par le code de la santé publique, voilà qu’il refuse le débat devant la plus haute juridiction administrative de France.

Le 22 mars à 12h, ce recours a été clôturé au motif de l’urgence sanitaire. Sa non-recevabilité a été appuyée par l’exacte reproduction des chiffres produits par le ministère dans son mémoire en réponse : le contradictoire n’a jamais eu lieu.

Il faut donc rouvrir le débat scientifique au sein de l’enceinte judiciaire : que le Conseil d’Etat détermine en fait et en droit la notion de « catastrophe sanitaire » au sens du Code de la Santé publique. S’il s’y refuse, c’est la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui en aura la tâche. La justice est le dernier rempart, mais avant quoi ? Lorsque le débat de la vérité ne passe pas, c’est de l’obscurantisme dont il s’agit.

L’enjeu consiste alors à ne pas laisser anéantir le contrôle judiciaire par le pouvoir exécutif, parce que ce dernier est déjà perdu aux intérêts de l’industrie supranationale qui nous impose « un monde virtuel de probabilités […] un code de bonne conduite qui fait de la santé le monde suprême, et des comportements suggérés une obligation morale exigeant la soumission de chacun » [15].

Contact presse : contact@sand-avocats.com

 

Références

[1] https://www.who.int/data/gho/data/themes/mortality-and-global-health-estimates/ghe-leading-causes-of-death

[2] https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/the-top-10-causes-of-death

[3] Paternoster, M., Masse, S., van der Werf, S. et al. Estimation of influenza-attributable burden in primary care from season 2014/2015 to 2018/2019, France. Eur J Clin Microbiol Infect Dis (2021). https://doi.org/10.1007/s10096-021-04161-1

[4] http://www.sentiweb.fr/france/fr/?page=bulletin

[5] https://www.who.int/bulletin/volumes/99/1/20-265892.pdf

[6] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7271136/

[7] https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30566-3/fulltext DOI:https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)30566-3

[8] Morens DM, Taubenberger JK, Fauci AS. Predominant role of bacterial pneumonia as a cause of death in pandemic influenza: implications for pandemic influenza preparedness. J Infect Dis. 2008 Oct 1;198(7):962-70. doi: 10.1086/591708. PMID: 18710327; PMCID: PMC2599911.

[9] Misguided drug advice for COVID-19 FitzGerald Science 27 Mar 2020: Vol. 367, Issue 6485, pp. 1434 DOI: 10.1126/science.abb8034

[10] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000029881570

[11] https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000691989/

[12] https://www.courdecassation.fr/venements_23/colloques_4/2004_2034/droit_catastrophes_8211.html

[13] Bendavid, E, Oh, C, Bhattacharya, J, Ioannidis, JPA. Assessing mandatory stay‐at‐home and business closure effects on the spread of COVID‐19. Eur J Clin Invest. 2020; 00:e13484. https://doi.org/10.1111/eci.13484

[14] Daniel Kahneman : Système 1 / Système 2, les deux vitesses de la pensée (Flammarion)

[15] P.lecorps et J-B Paturet, Santé publique du biopouvoir à la démocratie

 

Pour aller plus loin

Le réseau sentinelle :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/le-reseau-sentinelles-et-la-covid-19/

Evaluation des mesures non médicamenteuses (confinement) :

http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/le-point-sur-les-restrictions-sociales-ou-interventions-non-pharmaceutiques/