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Il n’est pas discutable que la grippe, mais aussi les autres Infections Respiratoires Aigues (IRA), sont responsables d’une mortalité importante notamment en saison hivernale. Il n’est pas discutable non plus que la grippe, et toutes les IRA, provoquent un coût social important par les arrêts de travail et la désorganisation induite.

Réfléchir au moyen de contrôler la grippe apparait donc évident.

C’est juste du bon sens.

 

Mais le bon sens doit aussi être au niveau de la réponse choisie.

 

En juillet 2026, la HAS recommande la mise en place d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour

  • L’ensemble des professionnels de santé (salariés et/ou libéraux) ;
  • Les autres professionnels des établissements de santé, des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de forme sévère de grippe.
  • Par cohérence, pour l’ensemble des élèves et étudiants des filières médicales et paramédicales.

 

La vaccination obligatoire des soignants repose sur la volonté d’empêcher les patients d’être infectés par les personnels soignants. Le but de la HAS doit donc être de montrer que la vaccination réduit les infections nosocomiales, les infections des patients provoquées par les soignants.

 

La question qui se pose immédiatement est la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Examinons le rapport scientifique de 223 pages [A] et pas seulement le communiqué de presse [B] repris par les médias, les ministres et des soignants sans analyse critique.

 

 

Introduction

 

Dès le début de son rapport scientifique, la HAS n’appuie pas ses recommandations sur des données scientifiques ou médicales. La HAS choisit de le faire sur des critères éthiques. De mettre en avant les critères éthiques plutôt que scientifiques.

 

Pour la HAS, c’est « une responsabilité morale » de se vacciner. Elle appuie ce principe sur 1 référence [7] disponible (la [8° n’est pas accessible actuellement]). C’est un article philosophique et non scientifique ou médical. Il discute d’éthique de santé publique sur l’obligation vaccinale en se basant sur le principe que la vaccination est efficace et donc bénéfique. Comme il ne s’agit pas d’un document scientifique, il n’est évidemment jamais apporté la moindre preuve que le vaccin discuté est significativement efficace.

 

Seulement dans un 2ème temps, la HAS vient sur le domaine scientifique. La HAS affirme que « L’efficacité vaccinale en vie réelle chez les adultes âgés de 18 à 64 ans contre les cas de grippe confirmée varie entre 41 % et 76 % sur les trois dernières années. Les méta-analyses confirment ces estimations. »

Pourtant la HAS fait le choix de ne pas donner ces métanalyses à ce moment du document. D’autant plus surprenant que les chiffres présentés ici par la HAS, sans références, seront contredits dans la suite du rapport par les publications choisies par la HAS elle-même.

 

Mais surtout, il s’agit ici d’un critère individuel de protection. Or, l’obligation vaccinale contre la grippe repose sur un critère collectif : capacité de la vaccination des soignants à protéger les patients.

 

Ensuite, la HAS s’appuie sur les « contributions écrites de parties prenantes ». Elle présente les résultats de ces contributions.

ARS, SF2H, SFST, UNA, FHP ne se prononcent pas en faveur de l’obligation vaccinale.

Seul France Asso Santé y est favorable car c’est une responsabilité éthique. Quand il n’y a pas de légitimité scientifique ou médicale… il reste « la responsabilité éthique ».

En résumé, la très grande majorité « des parties prenantes », en se basant sur l’absence d’une efficacité vaccinale significative, n’est pas favorable à l’obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de demander l’obligation vaccinale.

 

La HAS présente aussi les conclusions des experts du groupe de travail qui ont été chois soigneusement.

11 experts sur 13 se déclarent défavorables à une obligation vaccinale, invoquant notamment « l’efficacité vaccinale jugée insuffisante pour justifier une telle mesure. »

Les 2 autres experts estiment que l’obligation vaccinale pourrait être envisagée uniquement sur le plan théorique mais « non pertinente dans la situation actuelle. »

En résumé, la totalité des experts ne sont pas favorables à l’obligation vaccinale contre la grippe.

Mais cela n’empêche pas la HAS d’aller contre l’avis unanime des experts et de recommander l’obligation vaccinale.

 

 

Recommandations vaccinales actuelles contre la grippe saisonnière

Le document de juillet 2026 de la HAS [A] commence par un état des lieux en se basant sur celui de 2023 qui n’avait pas été en mesure d’être favorable à la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe. A l’époque, 2023, la HAS considérait que les éléments de preuves d’efficacité du vaccin n’étaient pas suffisantes pour légitimer une obligation vaccinale.

 

La HAS regrette en premier lieu « la faible couverture vaccinale des professionnels, de l’ordre de 22 à 25,9 % en 2021-2022, bien loin de l’objectif fixé à 70 %. Cette faible couverture posait légitimement la question de l’obligation vaccinale »

 

Pour la HAS, face à cette situation, il n’y a qu’une solution : « l’obligation vaccinale ».

 

La HAS ne se demande pas pourquoi, les soignants, plus des ¾, ne se font pas vacciner contre la grippe. La HAS ne se pose pas la question de l’origine du refus de ces soignants.

Non.

Pour la HAS, la réponse n’a pas besoin d’être recherchée : il faut « l’obligation vaccinale ».

 

En résumé, la HAS considère que les professionnels de santé ne sont pas compétents et qu’ils doivent être obligés.

 

 

L’obligation vaccinale contre la grippe à l’étranger

 

Pour appuyer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS expose des « données internationales témoignant de l’impact considérable de l’instauration d’une obligation de vaccination antigrippale sur la couverture vaccinale des soignants (jusqu’à des taux supérieurs à 90 %). »

 

La HAS est contente de découvrir que, quand on oblige la vaccination, le taux de vaccination est plus important.

Incroyable.

Une longue partie du rapport montrera, s’il en était besoin, que l’instauration d’une obligation vaccinale augmente la couverture vaccinale.

Incroyable.

 

Mais la HAS ne dit pas ici que très peu de pays ont jugé utile, pertinent d’obliger les soignants à se vacciner.

Très peu.

 

Pays / État Niveau d’obligation pour les personnels soignants
Finlande Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Serbie Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Arabie saoudite Obligatoire pour certaines catégories de personnels de santé
Australie – Victoria Obligatoire pour les personnels des établissements concernés (Santé Victoria)
Australie – Nouvelle-Galles du Sud (NSW) Obligatoire pour les personnels « Category A » (contact avec les patients)
États-Unis – 18 états Obligatoire, avec alternative possible sous conditions

 

En résumé, il y a moins de 3% de la planète qui impose la vaccination grippe obligatoire chez les soignants.

La HAS devrait se demander pourquoi 97% ne l’ont pas fait.

 

Dans le cadre du rapport, et donc de la recommandation de l’obligation vaccinale, la HAS essaye naturellement de relier cette augmentation de couverture vaccinale imposée aux soignants avec une réduction du nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés.

 

La HAS note qu’en 2023, « plusieurs études suggéraient, mais avec un faible niveau de preuve, que l’augmentation de la couverture vaccinale des soignants contre la grippe pourrait réduire significativement le nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés (fardeau nosocomial). »

 

La HAS, avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle n’a aucune preuve pour montrer l’intérêt de cette obligation vaccinale.

La HAS n’est pas en mesure de montrer une baisse des infections nosocomiales relative à la grippe grâce à la vaccination obligatoire.

D’ailleurs, elle ne donne pas les références de ces études de faible qualité qui ne montrent rien.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de recommander l’obligation vaccinale des soignants contre la grippe.

 

La HAS fait encore par la suite preuve d’honnêteté.

« la HAS préconisait cependant que la recommandation de vaccination contre la grippe ».

 

Le terme « cependant » valide que la HAS n’a aucun élément pour prouver l’efficacité et l’utilité de la vaccination des soignants contre la grippe.

Mais elle le recommandait quand même.

Cette attitude n’a aucun fondement scientifique ou médical.

 

Surtout que la HAS, toujours avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle ne dispose effectivement de rien de significatif :

  • D’une part, la HAS reconnait « l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale ». La HAS aurait pu aller plus loin et préciser que certaines années, l’efficacité est négative.
  • D’autre part, la HAS reconnait « l’insuffisance des données disponibles à ce jour sur le fardeau de la grippe nosocomiale chez les personnes prises en charge et sur l’impact de la vaccination des soignants sur ce fardeau (faible niveau de preuve des études et variabilité entre les études des seuils de couverture vaccinale permettant d’observer un impact). »

 

En résumé, la HAS reconnait, sans ambiguïté, n’avoir aucun élément pour légitimer

ni une recommandation ni une obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS. Car la HAS se permet, contre tout attente, toute cohérence, toute logique de recommander la vaccination obligatoire contre la grippe des soignants au sens large.

 

 

La position de l’OMS rapportée par la HAS

 

La HAS, pour appuyer ses positions, expose celles de l’OMS qui « recommande la vaccination antigrippale annuelle des professionnels de santé comme mesure de sécurité des soins et de prévention des transmissions nosocomiales. »

Dans son document [30] https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/e617c22a-9807-4e0d-ab49-6c130aa59dbc/content, l’OMS reconnait n’avoir aucune certitude à travers les références qu’elle a choisi de proposer :

 

[13] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27625062/

« Les données probantes concernant les bénéfices de la vaccination antigrippale pour la sécurité des employeurs et des patients sont complexes et ont fait l’objet d’interprétations divergentes selon les auteurs des différentes revues systématiques. »

 

[14] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21978606/

« Aucune preuve ne peut être trouvée de vaccinations contre la grippe réduisant de manière significative l’incidence de la grippe, le nombre d’épisodes maladies de type grippal (ILI), les jours avec les symptômes de l’ILI ou la quantité de congés de maladie pris parmi les travailleurs de la santé vaccinés. Il n’y a pas suffisamment de données pour évaluer les effets indésirables après la vaccination. Il n’y a pas de conclusion définitive sur l’efficacité des vaccinations contre la grippe dans les travailleurs de la santé »

 

[15] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29879206/

« Les résultats combinés ont montré un effet significatif sur l’incidence de la grippe confirmée en laboratoire, mais pas sur les maladies de type grippal (ILI) »

 

[16] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20167046/

Il ne s’agit que d’une simulation mathématique.

 

[17] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26715075/

[18] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12400893/

[19] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17873992/

Ces études n’évaluent pas l’efficacité des vaccins.

 

[29[ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

« N’étaient pas statistiquement significatives »

 

En résumé, l’OMS n’est pas en mesure de légitimer ses recommandations. Et encore moins une obligation.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission en population générale.

 

Dans le but de légitimer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS essaye de montrer la facilité de transmission de la grippe. La HAS le fait en s’appuyant sur seulement 2 publications

 

La HAS propose d’abord un article  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41499634/ [70] qui montre qu’il n’y a aucune contamination à partir de patients contaminés dans un espace clos.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre une propagation nulle de la grippe.

Surtout que, immédiatement après, la HAS vient expliquer que « cela ne remet pas en cause le caractère contagieux de la grippe saisonnière ».

 

S’il est évident que l’étude est de petite taille (5 porteurs pour 11 receveurs) et ne permet donc pas une extrapolation, il n’en reste pas moins que le résultat apporté par l’étude choisie par la HAS est nul.

Alors pourquoi la HAS décide de l’utiliser ?

 

Ensuite la HAS essaye d’analyser l’excrétion virale du virus de la grippe à travers une autre publication. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29348203/ [71]

 

La publication montre que les personnes qui avaient été vaccinées au cours de la saison courante et de la saison précédente avaient une excrétion d’ARN viral dans les aérosols multipliée par 6,3 chez les cas vaccinés sur deux saisons consécutives, comparativement aux cas non vaccinés sur ces deux saisons, suggérant que la vaccination n’empêche pas l’excrétion d’ARN viral mais la renforce.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre que les personnes vaccinées plusieurs fois excrètent plus de virus que les autres. C’est en effet le contraire qui était attendu.

 

Comme la HAS se rend compte que la publication [71] n’est pas dans le sens de la vaccination obligatoire, la HAS propose une autre étude, très récente et donc absente du rapport de 2023, [72] https://dx.doi.org/10.1038/s44360-025-00049-y pour rappeler « la transmissibilité en population générale, même au stade présymptomatique. »

De façon surprenante, dans cette large étude portant sur la transmission intra-foyer de la grippe à Hong Kong entre 2008 et 2017, les auteurs montrent que la vaccination ne modifie significativement ni la susceptibilité à l’infection ni l’infectiosité des cas index. Autrement dit, cet article ne donne pas de preuve statistique d’efficacité de la vaccination pour réduire la transmission intrafamiliale dans cette cohorte et selon la méthodologie utilisée.

 

En résumé, la HAS parvient juste à montrer, sur pièces, que la grippe ne serait pas très contagieuse, que le vaccin ne modifie pas la susceptibilité à l’infection et que le vaccin augmente même la production de virus.

La HAS, par les rares publications qu’elle choisit de présenter dans ses documents, prouve que le vaccin n’empêche pas la transmission.

Au contraire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission nosocomiale de la grippe

 

Pour légitimer la vaccination obligatoire des soignant, la HAS présente une synthèse sur l’épidémiologie de la grippe nosocomiale.

 

La HAS, toujours avec une honnêteté qu’il convient de souligner, insiste sur le fait qu’il n’est pas « toujours possible de distinguer clairement les infections transmises par des professionnels de celles introduites par des visiteurs ou des patients eux-mêmes, ce qui constitue une limite importante. »

 

Dans le cadre imposé, celui de la vaccination obligatoire, il est attendu que la discussion de la HAS soit centrée sur l’impact de la vaccination sur cette transmission nosocomiale.

Est-ce le cas ?

 

La HAS présente plusieurs études sur le sujet de la transmission nosocomiale.

 

|73] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28647052/

L’étude ne quantifie pas l’impact de la vaccination sur la survenue ou la taille des clusters.

 

[74] https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=425

La publication indique les limites des preuves d’efficacité (surtout chez les âgés et pour la protection des patients par les soignants.)

 

[75] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30428158/

Cette étude n’apporte aucune preuve d’un effet vaccinal. Au mieux, c’est une corrélation temporelle explicitement présentée par les auteurs comme non causale.

 

[76] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24726251/

La publication annonce le chiffre de « 90% d’efficacité chez les soignants (Tableau 1) mais ce chiffre n’est associé à aucune référence primaire identifiable dans le texte. Juste une affirmation. La publication utilise aussi la méta-analyse Osterholm 2012 qui est celle que le rapport HCSP décortique en détail pour montrer qu’elle ne trouve aucune étude chez les plus de 65 ans.

Enfin, la publication réfute la revue Cochrane 2013 qui conclut à l’absence d’effet démontré de la vaccination contre la grippe. Cette position soulève des questions

 

[77] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32750120/

Cette étude montre que les soignants infectés restent souvent « invisibles » cliniquement et peuvent donc transmettre silencieusement.

Cette étude n’établit pas d’effet protecteur du vaccin.

 

[78] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24555834/

Il s’agit d’une étude prospective sur 1353 patients âgés hospitalisés pendant 5 saisons qui montre que sur 23 grippes confirmées, il y avait 13 patients vaccinés (56,5 %). De plus, sur les 6 grippes confirmées nosocomiales, 5 patients étaient vaccinés.

Les auteurs parlent donc explicitement d’échec de vaccination « vaccine failure » pour les 13 cas vaccinés.

 

[79] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33321130/

Les auteurs ne sont pas en capacité de calculer une efficacité vaccinale sur les infections nosocomiales.

 

[88] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27040566/

Cette étude ne mesure pas l’efficacité de la vaccination.

 

[93] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37386032/

La publication ne propose aucun calcul d’efficacité vaccinale, aucune comparaison incidence-vaccinés/non-vaccinés. Ils n’ont même pas de données vaccinales complètes pour le personnel.

 

En résumé, la HAS montre que les patients peuvent attraper la grippe, en provenance de soignants ou des visiteurs. Cependant, et malgré le cadre de la consultation sur l’intérêt de la vaccination, la HAS ne donne pas de publications qui montrent une efficacité de la vaccination contre ces grippes nosocomiale

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Impact de la grippe sur le système de soins

 

La HAS explique que la grippe exerce « une pression forte sur le système de soins » mais ne discute pourtant pas ici l’impact et donc l’intérêt de l’obligation vaccinale des soignants.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Utilisation et coûts des soins de santé

 

La HAS explique que la grippe coûte entre « entre 1 et 2 milliards d’euros. » par an mais ne discute pas ici non plus l’impact positif qu’aurait la vaccination obligatoire sur ce coût.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Balance bénéfices/risques des vaccins antigrippaux

 

A ce stade du document de la HAS de juillet 2026, la HAS entreprend de discuter de la balance bénéfices/risques.

La lecture des 50 premières pages n’a pourtant pas montré d’efficacité significative de la vaccination. Le bénéfice n’est donc pas connu.

 

La HAS dresse le bilan de l’efficacité vaccinale contre la grippe en affirmant qu’elle est « difficile à évaluer avec précision ».

Cela confirme l’incapacité de la HAS à fournir une preuve une efficacité vaccinale sur le début du document.

 

La HAS reprend les études déjà utilisées dans son document de 2023. Toutes ces études discutent de l’efficacité uniquement sur l’infection documentée (test positif, PCR ou culture virale), jamais sur la mortalité ni même sur les formes sévères/hospitalisations.

 

[103] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16806607/

La publication montre que l’efficacité vaccinale contre la grippe est variable, parfois nulle voire négative selon la saison, particulièrement chez les personnes âgées.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[104] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36702797/

L’article montre une efficacité de seulement 29% pour H3N2 et une décroissance temporelle nette qui devient négative en moins de 6 mois confirmant un affaiblissement rapide de la protection en cours de saison. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[106] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22032844/

La publication conclut que la protection est « modérée » et « grandement réduite ou absente certaines saisons ». De plus, les preuves d’une protection chez les personnes à risque de complications ou les plus 65 ans sont « inexistantes ». Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[107] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10796628/

Les auteurs indiquent que les résultats « découragent l’utilisation de la vaccination antigrippale comme mesure de santé publique » Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[108] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35360146/

Chez les plus de 61 ans, l’efficacité vaccinale contre la grippe n’est pas significative (sauf pour le vaccin 4-RIV). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[109] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18974084/

L’étude montre que l’efficacité contre l’infectiosité/transmission) est quasi nulle voire négative. Même quand le vaccin protège de la maladie, il ne réduit pas significativement la capacité d’un sujet infecté à transmettre le virus (mesurée par l’excrétion virale). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[110] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26327520/

L’étude, financée par SANOFI, ne regroupe que très peu de cas de grippe. Si l’efficacité est de 88,8% chez les soignants, elle n’est que de 42,3% chez les patients. De plus, les auteurs trouvent une efficacité négative de -101% contre la grippe B montrant un effet néfaste de la vaccination. La petitesse des effectifs ne permet donc pas de conclure. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Dans son rapport de 2026, la HAS apporte les nouvelles données qu’elle a identifiées.

 

[111] https://www.ecdc.europa.eu/en/news-events/early-estimates-seasonal-influenza-vaccine-effectiveness-against-influenza-requiring

Les efficacités trouvées vont potentiellement de -43% à 69%. Les auteurs précisent que la précision des estimations de l’efficacité vaccinale est faible à ce stade de la saison en raison de la petite taille des échantillons. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[112] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40071892/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité passe de 51% à 35,5% en moins de 6 mois. L’efficacité est d’autant plus faible que l’âge des patients est grand (seulement 42% chez les plus de 65 ans).

 

[113] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40955037/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité mesurée va de 23% à 57% en fonction du type de grippe et de la classe d’âge.

 

[114] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41540925/

Des mêmes auteurs que la [113] avec les mêmes biais. L’efficacité est globale est de 36,4% et seulement 27,7% pour les plus de 65 ans.

 

|115] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37631889/

Efficacité de 48% sur les RCT et 39,9% sur les design test-négatif.

 

[116] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41093140/

L’efficacité vaccinale en prévention des hospitalisations estimée à 38 % mais le niveau de preuve est jugé faible. En prévention de la survenue d’une pneumonie de grippe confirmée est estimée à 42 %.

La HAS présente une efficacité en prévention de l’admission en unité de soins continus estimée à 83 % mais avec une incertitude qui va de -31% à 98%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Impact de la vaccination répétée sur l’efficacité vaccinale

 

L’obligation vaccinale, encore plus que les recommandations, impose une multiplication des doses. La HAS essaye donc d’évaluer l’impact de la vaccination répétée sur l’efficacité.

 

La HAS annonce que l’efficacité diminue !

 

[117] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36152673/

La diminution d’efficacité contre la grippe est de 7 à 18 % dans le groupe de personnes vaccinées la saison courante et la saison précédente comparativement à celles vaccinées uniquement la saison courante. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[118] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39820465/

La réduction estimée par vaccination antérieure est de -15 à -21 % pour H1N1, -7 à -13 % pour H3N2. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire. Cette étude n’a pas évalué l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité

 

[119] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41022885/

Il n’y a pas de différence significative constante entre vaccinés répétés et primo-vaccinés en termes de niveau de protection atteint. Les données n’ont pas été associées à une efficacité clinique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[120] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41601201/

Cette étude a été menée dans un contexte d’absence de circulation grippale à Hong Kong, ne permettant aucune évaluation de l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels

 

Pour montrer l’intérêt de l’obligation vaccinale, la HAS doit prouver l’efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels. La HAS doit prouver que leur vaccination impacte la transmission générale mais aussi chez les patients.

 

La HAS commence par évaluer la réduction du risque d’infection chez des sujets non vaccinés contacts de personnes vaccinées, tous âges confondus, hors contexte de soins.

 

La HAS rappelle d’abord les informations de son rapport de 2023.

 

[121] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27784531/

Les 9 essais cliniques randomisés contrôlés inclus réalisés dans le cadre familial, scolaire ou communautaire n’ont pas mis en évidence d’effet significatif sur le critère de survenue d’infections grippales chez les sujets contacts. (sauf pour une étude : LOEB 2021). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|122] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31648907/

L’analyse de 18 études n’a pas montré d’effet protecteur statistiquement significative. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[123] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33949666/

Les auteurs indiquent qu’il n’y a pas eu de réduction significative de l’incidence de cas de grippe dans les modèles non ajustés et ajustés. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[124] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28369163/

Il s’agit d’une estimation de modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS ajoute les données plus récentes qu’elle a choisi et qui étaient donc absentes de son rapport de 2023.

 

[125] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40668579/

Il s’agit d’une estimation par modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[126] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39570586/

 

Cette étude, menée durant 3 ans de 2017 à 2020, en collaboration avec le CDC, a mesuré une efficacité du vaccin anti-grippe sur la transmission en moyenne de 21 %. Mais si on regarde dans le détail, pour les plus de 50 ans, qui sont par définition la cible de ces vaccins, les résultats sont négatifs.

Pour la « Grippe A : 5,0% (IC95% -22,3 à 26,3%), aucune protection démontrée, y compris H3N2 avec efficacité négative (-26,9%). » Le vaccin augmente les transmissions.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact de la vaccination des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère correspond à la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est à n’en pas douter le point le plus important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[127] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

L’analyse groupée des essais randomisés (niveau de preuve jugé faible par les auteurs) montrait une baisse de la mortalité toutes causes de 29%. Mais il est impossible de savoir spécifiquement pour la grippe qui ne représenterait que 10% de la mortalité toutes cause.

L’efficacité contre les cas de grippe confirmée en laboratoire n’était pas concluante (entre -69% et + 108%). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[132] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22840895/

L’étude reprend 4 ECR identiques à ceux de la Cochrane. La même base est lue soit comme « insuffisante » (Cochrane/Thomas), soit comme ici « probablement protectrice »

Les auteurs justifient leur conclusion plus positive que Cochrane en invoquant que « presque toutes les études montrent une tendance » dans le même sens. Mais une tendance non significative répétée n’équivaut pas à une preuve solide. Il n’est donc pas compréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|133] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

C’est une revue COCHRANE de 2016.

La vaccination antigrippale des soignants n’a pas d’effet sur le nombre de patients qui développent une grippe confirmée en laboratoire, ne permet probablement pas de diminuer les infections respiratoires basses des patients. Il est encore incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

La HAS n’a pas utilisé les autres COCHRANE plus récentes. En 2018, une revue Cochrane étudie 52 essais cliniques portant sur plus de 80 000 personnes : leur impact est qualifié de « modeste ». https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388196/

Le résultat est le même pour les personnes âgées. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388197/

En 2019, une revue Cochrane indique qu’il n’y a pas de preuves concluantes du bénéfice de vaccination des professionnels de santé chez les personnes âgées de 60 ans ou plus qui vivent dans des établissements de soins. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30983059/

 

De fait, le prétexte de la vaccination « altruiste », qui permet de culpabiliser les soignants récalcitrants à la vaccination n’est pas rationnellement fondé.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS fournit en 2026 des nouvelles données, non présentes dans le rapport de 2023 par l’intermédiaire d’une seule publication.

 

[135] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

Il s’agit d’une comparaison entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées proposant une vaccination antigrippale aux soignants et ceux ne la proposant pas.

Malgré ce qu’affirme la HAS, il n’y a pas d’effet sur le nombre de résidents développant une grippe confirmée, ni de réduction des infections respiratoires basses associée à la vaccination des soignants. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact du taux de couverture vaccinale des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère est très similaire au précédent mais la HAS veut analyser ici l’impact de la couverture vaccinale sur la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est un point important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[136] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33109283/

Quatre seuils testés (≥65, ≥70, ≥75, ≥80%). 3 ne montrent pas d’efficacité. Le seuil 80% montre une significativité mais avec une incertitude étendue.

L’étude ne permet pas d’établir un lien causal individuel entre vaccination du soignant et protection du patient mais seulement une corrélation au niveau du service, compatible avec plusieurs explications alternatives. Utilisée pour justifier un seuil réglementaire de 80%, elle est nettement en dessous du niveau de preuve qu’un tel usage nécessite.

 

[137] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27158088/

Les auteurs notent que durant 2012-2014, alors que la couverture vaccinale culminait à 96%, le nombre absolu de cas de grippe chez les patients était à son maximum historique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[138] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27098758/

La diminution globale des infections nosocomiales entre la première et dernière année d’étude n’était pas significative alors que la couverture vaccinale est passée de 56 à 90 %.

Aucune association n’a été observée entre le niveau de couverture vaccinale et la survenue de grippes nosocomiales. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[139] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32650745/

Aucune association significative n’a été retrouvée entre la couverture vaccinale des soignants (comprise entre 48,8 % en 2013 et 77,1 % en 2018) et les cas de grippe nosocomiale. Il est donc une nouvelle fois incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[140] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35382916/

Cette étude, sur 24 cas, suggère qu’un seuil minimal de 40 % de couverture vaccinale du personnel de santé est nécessaire pour observer un impact significatif sur le risque de grippe nosocomiale chez les patients.

 

[141] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24581755/

Le taux de vaccination de l’étude est très faible. Au cours de la période étudiée, la couverture vaccinale des soignants a fortement diminué passant de 13,2 % en 2005-2006 à 3,1 % en 2011-2012. Les infections nosocomiales ont pourtant été multipliées par 5 soit une augmentation de 400%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Autre critère

 

Dans ses recommandations de 2026, la HAS réaffirme sa recommandation de vaccination envers les personnes âgées de plus de 65 ans.

Une partie du document de la HAS évalue donc la protection directe de ces personnes par la vaccination.

 

En résumé, comme pour le reste, la HAS recommande mais n’a pas d’éléments pour la légitimer. Et elle le dit.

 

[142] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38423813/

L’analyse de 191 études observationnelles entre 2017 et 2022 : 30,6 % d’efficacité chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

 

La HAS conclut que les données indiquent une efficacité vaccinale « réduite chez les personnes âgées, avec un niveau de preuve faible »

Mais non contente de valider que l’efficacité vaccinale contre la grippe est faible chez les personnes agées, la HAS explique la raison de cette faible efficacité : « l’immunosénescence »

 

En résumé, la HAS nous indique, avec une honnêteté qu’il faut encore souligner, que la vaccination chez les personnes âgées n’offre pas une d’efficacité significative notamment à cause de l’immunosénescence qui accompagne l’avancée en âge.

Et pourtant, contre toute logique, contre toute cohérence, la HAS recommande de vacciner les personnes âgées.

 

Conclusion

 

La question qui se posait au début était la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

 

Objectivement sur rien et la HAS le reconnait de nombreuse fois avec clarté et honnêteté.

 

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Objectivement non et la HAS le reconnait honnêtement de façon explicite et répété.

 

En résumé, comme en 2023, car l’apport de nouveaux éléments de 2026 n’est ni décisif, ni même significatif, il n’y a aucune raison légitime de demander l’obligation vaccinale.

 

Tant que la HAS n’aura pas la capacité de prouver que la vaccination obligatoire (ou pas) des soignants réduit les grippes nosocomiales, les infections grippales provoquées par les soignants sur les patients, les recommandations de la HAS seront aux mieux illégitimes.

Au pire ridicule.

Quoiqu’il en soit, c’est indigne de la HAS.

 

 

[1], [2] et suivants correspondent aux références de l’article de la HAS [A].

[A] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-07/dir8/recommandation_vaccinale_-_grippe_saisonniere_-_evaluation_de_la_pertinence_dune_obligation_vaccinale_.pdf

[B] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4214093/fr/la-has-se-prononce-sur-l-obligation-vaccinale-contre-la-grippe

Points à retenir

    • Les analyses de la HAS sont indispensables au positionnement des praticiens.
    • Chaque nouveau vaccin COVID fait l’objet d’une analyse par la HAS.
    • Pourtant, au 25 octobre 2023, toujours rien pour le vaccin XBB.1.5.

 

 

 

La HAS est une entité à caractère scientifique créée par la loi du 13 août 2004.

La HAS exerce son activité dans le respect de trois valeurs :

  • la rigueur scientifique
  • l’indépendance
  • la transparence.

 

 

La HAS a ainsi pour mission, entre autres mais essentielle, d’aider les professionnels de santé à optimiser leurs pratiques professionnelles. [1]

 

Ce rôle est essentiel car les médecins, par manque de temps, ne peuvent pas matériellement avoir une connaissance exhaustive de la littérature scientifique. Sur certains sujets, comme celui des vaccins contre le COVID, il peut y avoir plusieurs dizaines de publications par jour. [2]

 

Pourtant le code de santé publique, notamment par l’article R4127-11, oblige les médecins à entretenir leurs connaissances et à ne pas recommander un traitement insuffisamment éprouvé, comme l’oblige notamment l’article R4127-39.

 

Les médecins comptent alors, et toujours, sur les travaux de la HAS pour se forger un jugement et adapter leur positionnement professionnel pour soigner au mieux leurs patients. Les informations de la HAS permettent aussi aux médecins de ne pas enfreindre le code de santé publique, ce qui pourrait leur valoir des sanctions de l’Ordre des Médecins.

 

 

 

Fin 2020, début 2021

 

La HAS, le 23 décembre 2020 mis à jour le 18 février, a produit un rapport concernant le premier vaccin ARNm mis sur le marché : Comirnaty de Pfizer, qui deviendra vite le vaccin très majoritairement utilisé en France. [3]

 

Grace à ce rapport et aux informations scientifiques et médicales qu’il contient, les médecins ont pu acquérir des informations essentielles avant la mise à disposition du nouveau vaccin.

Ainsi, les médecins ont pu apprendre que ce premier vaccin ARNm contre le COVID de la marque Pfizer n’avait pas prouvé

  • son efficacité sur les décès
  • son efficacité sur les formes graves
  • son efficacité sur les personnes de 75 ans et plus
  • son efficacité sur les patients atteints de comorbidités
  • son efficacité à plus long terme (supérieure à 2 mois)
  • son efficacité sur la transmission du virus
  • son efficacité chez les femmes enceintes
  • sa tolérance (effets indésirables) à plus long terme (supérieure à 2 mois)

 

Ainsi, grâce à ces informations essentielles, ces informations données par la HAS, les médecins consciencieux ont pu respecter le code de santé publique, et notamment l’article R4127-39, et ne pas recommander indument ce vaccin à la partie de leur patientèle pour laquelle les informations étaient insuffisantes.

 

Ces médecins consciencieux, toujours grâce à la HAS, ont aussi pu communiquer une information complète concernant notamment l’absence d’évaluation de l’efficacité sur les formes graves ou les décès en particulier chez les plus âgés. Les médecins ont ainsi pu respecter, par exemple, l’article R 4127-35 du code de santé publique qui impose aux médecins de communiquer une information claire et loyale.

 

 

 

En septembre 2022

 

La HAS, le 19 septembre 2022, a produit un rapport concernant le premier vaccin ARNm mis à jour à partir Comirnaty de Pfizer : le vaccin « Omicron bivalent », qui sera le booster de rappel très majoritairement utilisé en France. [4]

 

Grâce à ce rapport et aux informations scientifiques et médicales qu’il contient, les médecins ont pu acquérir des informations essentielles avant la mise à disposition du nouveau vaccin.

 

Les médecins ont pu, grâce à la HAS, savoir que le vaccin Bivalent contre le COVID de la marque Pfizer n’avait subi que des tests d’immunogénicité. C’est-à-dire que le fabricant s’était contenté de mesurer l’impact du vaccin sur le taux d’anticorps neutralisants. Aucun autre critère n’était mesuré.

 

Mais la HAS, en toute transparence et conformément à ses statuts, expliquait aussi que ce test ne reposait que sur des données pré-cliniques chez des souris. Aucun essai chez l’homme.

La HAS précisait en plus que la technique utilisée pour ces tests n’était même pas validée.

 

La HAS poursuivait en avouant qu’il n’y avait donc eu aucune étude pour montrer l’efficacité sur une infection par le COVID. Ni sur la souris, et encore moins chez l’homme.

 

Ainsi, les médecins consciencieux ont pu prendre conscience, grâce au rapport de la HAS, que l’efficacité sur la souche ciblée (Omicron) était inconnue et plus particulièrement sur

  • Les personnes âgées
  • Les personnes moins âgées
  • Les femmes enceintes
  • Les patients atteints de comorbidités
  • Les enfants

En fait il n’y avait aucune mesure d’efficacité disponible.

 

Mais les médecins ont aussi pu savoir que les effets indésirables de ce vaccin « Omicron bivalent » n’avaient pas été évalués du tout.

 

Ainsi, grâce aux informations données par la HAS, les médecins consciencieux ont pu respecter le code de santé publique, et notamment l’article R4127-39 et ne pas recommander ce vaccin à leurs patients puisque les informations étaient très insuffisantes. En fait, elles étaient totalement inexistantes et dans ces conditions, la balance bénéfice/risque était impossible à déterminer.

 

Ces médecins consciencieux, toujours grâce à la HAS, ont aussi pu communiquer une information complète concernant particulièrement l’absence d’évaluation de l’efficacité sur l’ensemble des critères (les formes graves, les décès, les plus âgés, les femmes enceintes, etc…) et ainsi respecter, par exemple, l’article R 4127-35 du code de santé publique.

 

 

 

En octobre 2023

 

La campagne de vaccination contre le COVID avec les nouveaux vaccins adaptés dits XBB.1.5 a commencé début octobre. Elle a même été avancée de 2 semaines car la situation sanitaire française était jugée préoccupante. Il est pourtant difficile de comprendre la nature de cette préoccupation lorsqu’on analyse le nombre de cas recensés en France à ce moment. En effet, il n’y a quasiment plus de cas depuis janvier. Il y en avait tellement peu que Santé Publique France a interrompu le suivi de ce paramètre en juillet 2023.

Il est de notoriété publique que le ministre recommande de subir cette vaccination en précisant que le vaccin est le plus efficace jamais mis sur le marché et qu’il n’a aucun effet indésirable. [5]

 

La question que se pose l’ensemble du monde médical mais aussi l’ensemble des patients est de connaitre la source des informations dont dispose le ministre pour faire ses recommandations.

 

En effet, sauf erreur, la HAS n’a toujours pas rendu d’avis sur les vaccins XBB.1.5 utilisés depuis début octobre 2023.

 

Pourtant, pour les raisons expliquées au début de ce texte, les médecins ont un besoin impérieux des informations habituellement fournies par la HAS.

 

 

 

En conclusion

 

  1. Il y a une grande inquiétude que la HAS abandonne ainsi les médecins au sujet d’un médicament que le ministre de la Santé, qui n’est pas médecin, recommande avec force et insistance à la population française, alors que la responsabilité de son administration repose sur les médecins…

 

  1. Il est difficile de comprendre pourquoi la HAS n’a pas été en mesure de fournir un rapport complet sur ce nouveau vaccin avant son déploiement dans les cabinets alors que la HAS avait pourtant toujours fourni un avis sur les vaccins contre le COVID.

 

  1. Cette interrogation est d’autant plus importante que les informations fournies par les fabricants sont encore plus succinctes que les précédentes et donc que leur analyse s’en trouve plus rapide.

 

En réalité, certains (ceux qui ont lu les informations proposées par les fabricants [5]) soupçonnent la HAS de ne pas rendre son avis car il irait à l’encontre des propos très favorables du ministre de la Santé sur l’utilisation de ce médicament.

 

Il est donc indispensable que la HAS fournisse enfin son analyse.

 

Et dans les plus brefs délais car sans ces informations, les médecins ne peuvent raisonnablement pas, en respect du code de santé publique et de leur éthique professionnelle, recommander cette vaccination à leur patientèle.

 

 

 

[1] https://www.has-sante.fr/jcms/c_452559/fr/la-has-en-bref

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=COVID+vaccine&filter=years.2021-2024&sort=date

[3] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-12/strategie_vaccination_covid_19_place_vaccin_a_arnm_comirnaty_bnt162b2.pdf

[4] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2022-09/rapport_evaluation_place_des_vaccins_cominarty_bivalents_original.omicron_ba.1_et_origninal._omicron_ba.4-5.pdf

[5] https://www.conseil-scientifique-independant.org/le-nouveau-vaccin-xbb15-est-il-efficace/

 

 

À Retenir

  • Le ministre recommande les vaccins XBB.1.5.
  • Les fabricants indiquent que leur efficacité est inconnue à ce jour.
  • Les fabricants indiquent ne pas avoir suivi les effets indésirables plus de 28 jours sur 50 patients seulement.

 

La course au nouveau vaccin contre le COVID n’est pas finie.

La création de vaccins contre les nouveaux variants n’est pas finie.

Les fabricants y voient toujours une source importante de revenus, surtout que les variants se succèdent. Et qu’ils continueront à se succéder.

 

Le ministre de la Santé affirme sur France Inter le 3 octobre 2023 au sujet du dernier vaccin mis à disposition pour l’ouverture de la campagne vaccinale d’automne :

« On a un vaccin qui est plus efficace que celui de l’an dernier, il n’y a pas d’effets secondaires ».

 

Pourtant, la lecture des premiers résultats fournis par MODERNA pose beaucoup de questions mais nous montre surtout que les propos du ministre sont, au moins à cette date (3 octobre 2023) mensongers. [1]

 

Dangerosité des variants

 

On ne discutera pas en détail de la dangerosité des variants du SARS-CoV2 et donc de l’intérêt des autorités sanitaires de recommander l’utilisation massive des vaccins.

Cependant, il est important de rappeler l’évolution de la mortalité attribuée au COVID depuis le début montre la disparition quasi-totale de décès.

Le nombre de malades hospitalisés avec un test positif au COVID, et pas nécessairement à cause du COVID, est tellement faible que Santé Publique France a arrêté d’en faire le suivi depuis juin 2023.

 

En réalité, dès 2020, le CDC montrait que la létalité (IFR) était du même niveau que celle de la grippe. [2]

Et depuis 2022 et les variants Omicron, Santé publique France indique que c’est largement moins. [3]

La campagne massive de publicité pour la vaccination COVID semble ainsi peu cohérente au regard de la dangerosité mesurée du COVID depuis des mois et en particulier en 2023.

 

Succession des variants

 

On ne discutera pas ici, non plus, de l’intérêt de ces vaccins compte tenu de la dynamique très rapide des mutations.

Mais le suivi des variants par séquençage montre que les variants se succèdent tous les 4 mois environ et que la tendance montre même une accélération.

Ainsi, le vaccin dirigé contre OMICRON BA.1 et BA.5 a été disponible en octobre 2022 et selon les données disponibles sur le portail Géodes-Santé Publique France, la très grande majorité des vaccinations contre ces variant Omicron a été faite en novembre et décembre 2022.

Mais à cette date, le variant BA.1 avait totalement disparu (depuis quasiment 6 mois) et le variant BA.5 était déjà minoritaire dans la population. En effet à cette date, c’est déjà le variant BQ.1 qui domine parmi les variants circulants.

Le vaccin proposé avait donc 6 mois de retard. Et les deux variants ciblés avaient disparu sans l’intervention du vaccin spécifique.

 

Le dernier « cru » de 2023 est dirigé contre le variant XBB.1.5 qui est apparu en janvier 2023.

Selon l’OMS et les médias, c’était le variant le plus contagieux jamais observé. [4]

En fait chaque nouveau variant est toujours considéré comme le plus contagieux !

De fait, il a été choisi par les industriels, sous le contrôle des autorités sanitaires, pour produire le vaccin de « l’automne ». or, le plus souvent « contagieux » rime avec inoffensif… ce que l’on observe aussi avec le Sars-CoV-2

Mais comme les autres, la durée de présence du variant XBB.1.5 est courte.

Le suivi des variants présenté dans le graphique suivant montre que dès mai 2023, il n’était plus le variant dominant.

 

Alors que la campagne de vaccination démarre à peine, il ne représente déjà plus que 10% des variants circulants.

Il faut donc comprendre que les variants disparaissent plus vite que les industriels produisent leurs vaccins. Il faudrait donc se poser la question de l’utilité de vacciner contre une souche, une fois encore, qui a disparu.

Il faut donc comprendre que les variants disparaissent plus vite que les industriels ne produisent leurs vaccins.

Il faudrait donc se poser la question de l’utilité de vacciner contre une souche, une fois encore, qui a disparu.

Et encore plus d’en faire la publicité !

 

Mais regardons en détail la nouvelle publication de MODERNA au sujet de leur vaccin automne 2023 contre le variant XBB.1.5.

 

 

Efficacité du vaccin XBB.1.5 selon les essais de MODERNA

 

MODERNA ne ment à personne.

« Cette étude n’était pas conçue pour … mesurer… l’efficacité du vaccin. »

 

Voilà !

Tout est dit !

Que dire de plus ?

 

Comme toutes les études de ce type depuis 2021, les vaccins ne sont testés que sur leur capacité à induire l’apparition d’anticorps contre l’antigène cible : la protéine SPIKE du variant choisi.

 

L’efficacité sur les paramètres importants :

  • Maladie grave
  • Hospitalisation
  • Mortalité
  • Contamination

n’est pas testée.

 

MODERNA se contente donc de mesurer le titre (la concentration) d’anticorps avant et après injection de leur vaccin. Le coût de l’étude est donc très réduit pour le fabricant…

 

Les résultats montrent évidemment que le taux d’anticorps, mesuré 15 jours après l’injection, est augmenté de façon significative. [1]

 

Il faut aussi noter que MODERNA ne fait pas de suivi de ces taux sur une période plus longue. Pourtant, il est connu que les anticorps disparaissent au bout de quelques semaines. Pfizer le savait déjà grâce à ses essais sur le vaccin initial de 2020 mais ne l’avait pas dit.

 

Mais cela n’a finalement aucune importance car, en aucun cas, le taux d’anticorps n’est pas corrélé à la protection contre le virus et la maladie qu’il provoque. C’est-à-dire qu’un taux élévé d’anticorps n’implique pas une protection contre une forme grave du COVID, ou le décès.

La HAS le confirme : [5]

 

De plus, MODERNA utilise encore la même méthode de dosage : « test de neutralisation de pseudovirus » qui selon la Haute autorité de Santé, n’a jamais été validée. [5]

Mais visiblement, la satisfaction de MODERNA, et des autorités de santé, ici la FDA, semble suffire.

« La conception de l’étude a permis une évaluation rapide des réponses anticorps et les résultats soutiennent la stratégie de mise à jour des vaccins Covid-19 pour correspondre plus étroitement aux variantes en circulation. »

 

Voilà !

Tout est dit !

Que dire de plus ?

 

 

 

La sécurité du vaccin XBB.1.5

 

MODERNA consacre évidemment une partie de sa publication aux effets indésirables de leur nouveau vaccin.

MODERNA a choisi de ne suivre les effets indésirables des 50 patients que sur 28 jours.

Seulement 50.

Et seulement 28 jours.

 

Cette période est évidemment trop courte pour détecter autre chose que les effets immédiats mais le principal problème repose sur la taille de l’échantillon.

Les tests ont été faits sur 50 personnes seulement.

Pourtant, la fréquence des effets indésirables est définie comme suit :

  • Peu fréquent : peut survenir chez 1 à 10 personnes sur 1 000.
  • Rare : peut survenir chez 1 à 10 personnes sur 10 000.
  • Très rare : peut survenir chez moins de 1 personne sur 10 000.

 

Autrement dit, en testant seulement 50 personnes, la probabilité de trouver un effet indésirable est nulle (quasi nulle pour les puristes des probabilités). Mais surtout, elle ne sera jamais significative. L’échantillon est trop faible.

Donc l’étude ne permet pas de détecter des effets indésirables. Elle n’est pas faite pour.

 

Mais MODERNA prend beaucoup de précautions oratoires concernant les effets indésirables de son nouveau vaccin. En effet, MODERNA n’affirme pas que son vaccin est sûr, contrairement au ministre de la Santé.

Le document ne dit rien de plus que :

« les vaccins XBB.1.5 avaient une tolérabilité similaire aux vaccinations antérieures ».

 

Cela indique simplement qu’il ne fait pas pire que les autres vaccins ARNm.

 

MODERNA ne semble pas avoir conscience du nombre et de la gravité des effets indésirables. D’ailleurs, en mars 2023, le CEO de MODERNA, M BANCEL, était en grande difficulté pour ne pas mentir face aux questions des sénateurs américains.

 

En résumé, il y a de quoi se poser des questions.

  • 28 jours de suivi.
  • 50 patients seulement.

Et cela est pourtant suffisant pour obtenir une AMM et une recommandation du ministre de la santé…

 

Conflit d’intérêts

 

Il n’est pas utile de les discuter ici puisqu’il s’agit d’une étude initiée et payée par MODERNA pour un candidat vaccin.

Effectivement, et comme attendu, les auteurs sont en grande majorité des employés de MODERNA.

 

Mais pour ce type d’étude, il n’y a rien d’inhabituel.

 

Conclusion

 

Il y a de quoi se poser des questions.

  • 50 patients seulement.
  • Uniquement dosage d’anticorps sans corrélation établie avec un efficacité protectrice.
  • Aucune mesure d’efficacité sur les décès
  • Aucune mesure d’efficacité sur les hospitalisations.
  • Aucune mesure d’efficacité sur le passage en réanimation.
  • Aucune mesure d’efficacité sur les infections.
  • Suivi de 28 jours pour les effets indésirables.

 

 

Le bilan est scientifiquement et médicalement très pauvre.

Mais il était malheureusement évident que cela suffirait pour obtenir une AMM !

 

La situation n’était pas nouvelle puisque cela s’était déjà produit avec le précédent vaccin dit OMICRON de septembre 2022 où il n’y avait déjà qu’une mesure du taux d’anticorps et que 160 patients dans l’essai. Visiblement c’était 3 fois trop puisque MODERNA a décidé, sûrement avec l’autorisation des autorités de santé, de se contenter de 50 !

 

Au moins, la HAS aura peu de travail à faire pour écrire son rapport concernant le vaccin XBB.1.5 car les remarques seront les mêmes que pour le vaccin OMICRON de 2022.

Mais à ce jour (3 octobre 2023), la HAS n’a toujours pas donné son avis.

Pourquoi un ministre de la Santé se permet de recommander l’utilisation d’un vaccin alors même que la HAS n’a pas donné son avis ?

 

 

[1] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.08.22.23293434v1.full-text

[2] https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/planning-scenarios-archive/planning-ccenarios-2021-03-19.pdf

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35611065

[4] https://www.cnbc.com/2023/01/04/xbbpoint1point5-omicron-subvariant-is-the-most-transmissible-version-of-covid-yet-who-says.html

[5] https://www.conseil-scientifique-independant.org/analyse-du-rapport-de-la-has-sur-les-vaccins-omicron-2/