Toxicité des nanoparticules lipidiques (LNP) des vaccins ARNm : une réévaluation critiqueCSI #175 se concentre sur les nanoparticules lipidiques (LNP), composants essentiels des vaccins ARNm (Pfizer, Moderna), longtemps classées comme « excipients inactifs ». Les intervenants démontrent qu’elles sont des entités biologiques actives aux effets toxiques potentiellement graves, et appellent à un moratoire sur ces technologies.

1. Les LNP : pas des excipients inertes, mais des interfaces biologiques actives

  • Maria Gutschi décrit les LNP comme des drogues cationiques amphiphiles (CAD-like), similaires à des aminoglycosides ou chloroquine.
  • Modèle à six piliers : protonation ionisable, perturbation des membranes, accumulation lysosomale, inflammation, interactions avec récepteurs, biodistribution préférentielle (foie, rate, reins, ovaires).
  • Effets : disruption membranaire, stress oxydatif, apoptose, inflammation chronique, toxicité cumulative.

2. Perspective systémique et imprévisibilité intracellulaire

  • Falko Seger adopte une vue de biologie des systèmes complexes : les LNP déclenchent des cascades de signalisation stochastiques (réseaux non linéaires, feedback loops).
  • Risques : altérations épigénétiques imprévisibles, perturbation des voies GPCR (récepteurs couplés aux protéines G), effets hétérogènes selon le contexte cellulaire/organique.
  • Analogie avec CADs : toxicité rénale (insuffisance rénale), ototoxicité (acouphènes, surdité), atteintes pulmonaires/yeux.

3. Biodistribution et toxicité d’organes

  • Préférence pour foie/reins → risque d’insuffisance rénale, hépatotoxicité.
  • Passage placentaire, accumulation gonadique → préoccupations fertilité/reproduction.
  • Études animales vs humaines : différences majeures (primates non humains et porcs plus proches de l’homme que souris/rats).
  • Référence à l’essai Pfizer grippe ARNm : signaux de toxicité rénale liés aux LNP.

4. Interactions et effets secondaires rapportés

  • Interactions médicamenteuses : potentialisation avec d’autres CADs (médicaments courants).
  • Hypothèses sur effets post-vaccinaux : acouphènes, allergies, dysimmunité, inflammation systémique.
  • Détoxification proposée : jeûne (autophagie), krill oil/phospholipides (réparation membranaire), thérapie de remplacement lipidique.

5. Critique institutionnelle et appel à moratoire

  • Classification erronée des LNP comme inactives → sous-estimation des risques.
  • Absence d’études approfondies sur primates/porcs, pharmacocinétique humaine complète, effets à long terme.
  • Appel unanime : moratoire immédiat sur les vaccins ARNm jusqu’à levée des incertitudes ; priorité à la transparence et à la recherche indépendante.

Conclusion

Cet épisode CSI #175, porté par l’expertise pharmacologique et systémique de Maria Gutschi et Falko Seger, déconstruit le mythe des LNP « inertes » et met en lumière leur potentiel toxique via mécanismes membranaires, lysosomiaux et systémiques. Il renforce la ligne critique du CSI sur les vaccins ARNm, plaidant pour une suspension de ces technologies face à des risques non maîtrisés.
Mots-clés : toxicité LNP, nanoparticules lipidiques, vaccins ARNm, Maria Gutschi, Falko Seger, CAD amphiphiles, biodistribution vaccins, toxicité rénale LNP, moratoire ARNm, CSI 175, Conseil Scientifique Indépendant, Louis Fouché, Hélène Banoun.

 

Réévaluation de l’innocuité des vaccins à la lumière des avancées en immunologie
CSI #174 propose une remise en question profonde du dogme selon lequel « les vaccins sont toujours bénéfiques et sans danger ». Le Pr Claverie, expert en génomique et immunologie, argue que les connaissances récentes sur le système immunitaire adaptatif imposent une réévaluation sérieuse de la sécurité vaccinale.1. L’immunité adaptative est fondamentalement individuelle

  • Réponses immunitaires aléatoires : recombinaison V(D)J des gènes des récepteurs lymphocytaires + polymorphisme HLA → chaque personne a un répertoire immunitaire unique.
  • Conséquence : pas de réponse vaccinale identique d’un individu à l’autre → impossible de garantir une innocuité universelle.
  • Vaccinomics (ou vaccinologie personnalisée) : approche future idéale pour adapter les vaccins au profil immunogénétique individuel et éviter les risques.

2. Risques d’auto-immunité et mimétisme moléculaire

  • Exemples historiques : narcolepsie post-vaccin Pandemrix (grippe H1N1 2009), syndrome de Guillain-Barré après certains vaccins.
  • Mécanisme : mimétisme moléculaire entre antigènes vaccinaux et protéines humaines → déclenchement auto-immun chez les sujets prédisposés (HLA spécifiques).
  • Doses massives d’antigènes dans les vaccins ARNm COVID : équivalent à des milliers de m³ de mucus nasal infecté → overstimulation immunitaire inhabituelle, risque accru d’effets indésirables.

3. Limites des vaccins actuels et des essais

  • Vaccins boosters (grippe, COVID) : inefficaces chez de nombreux sujets âgés (immunosénescence), effets secondaires plus fréquents, absence de vrais placebo dans certains essais Pfizer (grippe ARNm).
  • Surmortalité ou signaux dans les groupes >65 ans dans certains essais.
  • Absence de suivi à long terme sur les effets rares/auto-immuns.

4. Vers une vaccinologie de précision (3P : personnalisée, préventive, précise)

  • Nécessité de tests pré-vaccinaux (HLA, biomarqueurs) pour identifier les non-répondeurs ou à risque.
  • Critique du « one-size-fits-all » : vaccination systématique pour des maladies à faible risque chez certains groupes → balance bénéfice-risque défavorable.
  • Financement et recherche : manque d’investissements dans la vaccinomics en raison des modèles économiques actuels (vaccins de masse, profits standardisés).

5. Message global du CSI

  • L’immunologie moderne invalide l’idée d’une innocuité vaccinale absolue.
  • Appel à une médecine vaccinale individualisée, transparente et éthique.
  • Priorité à la prévention naturelle, à l’évaluation bénéfice-risque cas par cas, et à la recherche indépendante.

Conclusion

Cet épisode CSI #174, porté par l’expertise du Pr Claverie, invite à dépasser les discours simplificateurs sur les vaccins pour intégrer la complexité et la variabilité individuelle de l’immunité adaptative. Il plaide pour un virage vers la vaccinomics afin de minimiser les risques tout en maintenant les bénéfices potentiels, dans une optique de santé publique plus précise et respectueuse.
Pour visionner l’intégralité :
 YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=MefSoHGZGqk
 Alternatives : CrowdBunker, Odysee, site CSI (https://www.conseil-scientifique-independant.org/)
 Synthèses et newsletter : https://reinfocovid.fr/articles_video/syntheses-des-live-du-csi/
Mots-clés : réévaluation innocuité vaccins, Jean-Michel Claverie, vaccinomics, immunité individuelle, auto-immunité vaccins, mimétisme moléculaire, HLA polymorphisme, vaccins ARNm risques, CSI 174, Conseil Scientifique Indépendant, Louis Fouché, Hélène Banoun.

 

La société managériale : du contrôle industriel à la déshumanisation contemporaine ?CSI #173 s’éloigne des thèmes strictement sanitaires pour une analyse philosophique et anthropologique profonde : comment le management est devenu un mode de gouvernement dominant des sociétés industrielles et post-industrielles, transformant les humains en ressources optimisées et contrôlées.1. Origines historiques et généalogie du management

  • Racines dans la révolution industrielle : lien avec la machine à vapeur, la thermodynamique (entropie, efficacité énergétique).
  • Influences clés : Saint-Simon (organisation scientifique de la société), Taylor (organisation du travail), cybernétique (Norbert Wiener, feedback loops).
  • Passage de la thermodynamique à la gestion : travail = chaleur, efficacité = réduction des pertes, feedback comme boucle de contrôle.

2. Le management comme système cybernétique

  • Application des principes cybernétiques à l’organisation : feedback loops, contrôle en temps réel, optimisation continue.
  • Exemples concrets : PowerPoint (standardisation visuelle et narrative), IMRaD (Introduction-Méthodes-Résultats-Discussion comme format rigide), open spaces (surveillance panoptique), nudges, indicateurs de performance.
  • Transformation des institutions en « organisations » : perte du sens politique et humain au profit d’une logique pure d’efficacité et d’accélération.

3. Impacts anthropologiques et sociétaux

  • Déshumanisation : réduction de l’humain à un processus, invasion du contrôle gestuel, opérationnel et organisationnel.
  • Pathologies modernes : burnout, dépression, perte de sens au travail, stress chronique, accélération permanente.
  • Extension à la société entière : management comme gouvernementalité (gouverner par les chiffres, les process, les algorithmes), y compris dans la santé, l’éducation, la politique et même l’écologie (gestion des « flux »).

4. Segment actualités COVID-19 (intro par Léo du Bois)

  • Études récentes sur :
    • Faible corrélation entre tests PCR et infection réelle.
    • Effets négatifs des confinements (santé mentale, éducation, économie).
    • Efficacité déclinante des vaccins et questions sur les stratégies officielles.

5. Perspectives et résistance

  • Critique ontologique : le management cybernétique appauvrit l’humain en supprimant l’oisiveté, la poésie, l’esthétique et le sacré.
  • Appel à la déconstruction : sabotage des systèmes toxiques, retour à des formes d’organisation plus humaines (festivals, idleness, sens philosophique).
  • Bibliographie recommandée pour approfondir (œuvres sur cybernétique, management, thermodynamique appliquée à la société).

Conclusion

Cet épisode CSI #173 propose une grille de lecture philosophique puissante sur la « société managériale » comme extension du paradigme industriel et cybernétique. Baptiste Rappin y démontre comment cette logique d’efficacité et de contrôle infiltre tous les domaines de la vie, générant une crise profonde de sens et de santé mentale. L’émission invite à résister par la pensée critique et le rétablissement de dimensions humaines oubliées.
Mots-clés : société managériale, Baptiste Rappin, cybernétique management, feedback loops, déshumanisation travail, burnout société, thermodynamique organisation, Louis Fouché, CSI 173, Conseil Scientifique Indépendant, Vincent Pavan, management comme gouvernement.

 

 

Traitement préventif des viroses à virus ARNm : une stratégie multifonctionnelle pour passer l’hiver ?Dans cet épisode CSI #172, le Dr Claude Escarguel propose une approche préventive large spectre contre les infections virales à ARN messager (incluant COVID, autres coronavirus, virus respiratoires hivernaux), en s’inspirant notamment des mécanismes de résistance des chauves-souris (« bat therapy »). L’émission critique les vaccins ARNm et met l’accent sur des traitements précoces et molécules accessibles.1. Mécanismes pathophysiologiques mis en avant

  • Coopération virus-bactéries : les virus agissent comme des « photocopieurs » qui exploitent des bactéries (notamment mycoplasmes sans paroi cellulaire) pour amplifier leur réplication.
  • Dysbiose : déséquilibre microbien favorisant la virulence virale, immunosuppression et prolifération de pathogènes intracellulaires.
  • Interférons et interféropathie : excès ou dérégulation des interférons dans le long COVID (lié à des maladies auto-immunes) ; anticorps anti-interférons produits par certains vaccins ARNm.
  • Gain de fonction physiopathologique : immunosuppression induite, favorisant les surinfections et la chronicité.

2. Stratégie préventive multifonctionnelle

  • Molécules clés proposées :
    • Azithromycine (antibiotique macrolide) : action contre mycoplasmes, effet immunomodulateur.
    • Zinc (ionophore) : inhibe la polymérase ARN virale, bloque la réplication.
    • Vitamine D et Vitamine C : correction des carences majeures en hiver, soutien immunitaire, réduction de l’inflammation.
  • Approche « bat therapy » : imiter la tolérance des chauves-souris aux coronavirus via modulation immunitaire et contrôle bactérien.
  • Prévention hivernale : protocole simple pour réduire risques de viroses respiratoires, long COVID et complications.

3. Critique des vaccins ARNm et des études officielles

  • Hélène Banoun analyse une étude française sur les malformations congénitales post-vaccination ARNm en grossesse :
    • Pas de différence statistique globale.
    • Signaux préoccupants sur malformations cardiovasculaires et urinaires (sans augmentation de mortalité fœtale).
    • Biais majeurs : exclusion des morts fœtaux, suivi limité aux malformations avant 1 an.
  • Inefficacité vaccinale pour les infections respiratoires ; risques liés à la spike protéine persistante.

4. Long COVID et maladies chroniques

  • Long COVID vu comme une interféropathie (dérégulation des interférons).
  • Lien avec auto-immunité, dysbiose et surinfections bactériennes.
  • Appel à des traitements précoces plutôt qu’à une vaccination systématique.

5. Message global du CSI

  • Priorité aux traitements ambulatoires précoces, molécules repurposées et abordables.
  • Critique des narratifs officiels et des conflits d’intérêts.
  • Invitation à une prévention active pour affronter les épidémies hivernales sans dépendre exclusivement des vaccins ARNm.

ConclusionCSI #172 offre une vision alternative et intégrative pour prévenir les viroses respiratoires et leurs complications, centrée sur le rôle des bactéries commensales/pathogènes et la modulation immunitaire naturelle. L’émission s’inscrit dans la ligne indépendante du CSI, promouvant des solutions accessibles face aux technologies ARNm controversées.Pour visionner l’intégralité :
 YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=KAnV1IRSw1A
 Alternatives : CrowdBunker, Odysee, site CSI (conseil-scientifique-independant.org)
 Synthèses et newsletter : reinfocovid.fr
Mots-clés : traitement préventif viroses, virus ARNm, Dr Claude Escarguel, dysbiose, interférons, azithromycine zinc vitamine D, long COVID, malformations congénitales vaccins ARNm, CSI 172, Conseil Scientifique Indépendant, Louis Fouché, Hélène Banoun, bat therapy.

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Adjuvants aluminiques : quels risques pour le cerveau et le neurodéveloppement ?

Les adjuvants à base d’aluminium (comme l’hydroxyde d’aluminium ou le phosphate d’aluminium) sont employés depuis des décennies pour stimuler la réponse immunitaire dans les vaccins (diphtérie, tétanos, hépatite B, HPV, vaccins infantiles…). Pourtant, leur sécurité à long terme, en particulier sur le système nerveux, fait l’objet de débats croissants. Cette émission CSI #171 propose une analyse critique basée sur les travaux de recherche de Guillemette Crépeaux.

1. Mécanismes de neurotoxicité de l’aluminium vaccinal

L’aluminium injecté sous forme d’adjuvant forme des dépôts persistants (granulomes) au site d’injection.
Transport vers le cerveau via les macrophages et le nerf vague ou la circulation sanguine.
Passage de la barrière hémato-encéphalique facilité chez les sujets jeunes ou vulnérables.
Effets observés : inflammation cérébrale chronique, stress oxydatif, perturbation des fonctions mitochondriales, activation de la microglie (cellules immunitaires du cerveau).

2. Impacts sur le neurodéveloppement

Études animales (souris, rats) : exposition précoce à des doses équivalentes à celles des calendriers vaccinaux → troubles du comportement (anxiété, altérations sociales, déficits moteurs), modifications histologiques du cerveau.
Lien potentiel avec des troubles neurodéveloppementaux humains : autisme, troubles déficitaires de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH), retards de développement.
Discussion sur la vulnérabilité accrue des nourrissons et enfants (immaturité de la barrière hémato-encéphalique, faible excrétion rénale de l’aluminium).

3. Biodistribution et persistance

L’aluminium adjuvant n’est pas éliminé rapidement comme l’aluminium alimentaire.
Accumulation dans le cerveau, la rate, les ganglions lymphatiques, les ovaires/testicules.
Persistance de plusieurs mois à années après injection (études sur modèles animaux et biopsies humaines).

4. Controverses et limites des études officielles

Critique des études de sécurité : souvent réalisées avec des sels d’aluminium solubles (non adjuvants), sous-estimation de la persistance et de la translocation.
Absence de suivi à très long terme sur les populations vaccinées.
Conflits d’intérêts dans les agences sanitaires et les études sponsorisées par l’industrie pharmaceutique.

5. Perspectives et précautions

Appel à une réévaluation indépendante des adjuvants aluminiques.
Exploration d’alternatives (adjuvants non aluminiques, vaccins sans adjuvant).
Recommandations de prudence : espacement des injections, évaluation individuelle des risques/bénéfices, recherche sur les biomarqueurs d’exposition et de toxicité.

Conclusion

Cette émission CSI #171 met en lumière les données scientifiques accumulées par Guillemette Crépeaux et d’autres chercheurs sur la neurotoxicité potentielle des adjuvants aluminiques, particulièrement préoccupante chez les jeunes enfants. Elle s’inscrit dans une démarche d’indépendance scientifique, invitant à dépasser les consensus officiels pour mieux protéger la santé publique.Pour visionner l’intégralité :
YouTube : CSI N°171 – G. Crépeaux – Adjuvants aluminiques
Alternatives : CrowdBunker (https://crowdbunker.com/v/3tD6DBtQ), Odysee (https://odysee.com/@CScientifique.independant.fr:c/171e:1)
Site CSI : https://www.conseil-scientifique-independant.org/

Mots-clés : adjuvants aluminiques, neurotoxicité aluminium, neurodéveloppement, vaccins aluminium, autisme vaccins, Guillemette Crépeaux, Louis Fouché, Hélène Banoun, CSI, Conseil Scientifique Indépendant, INSERM aluminium.


Dans cet épisode CSI N°170 du 2 octobre 2025, Louis Fouché (anesthésiste-réanimateur, fondateur ReinfoCovid / CSI) reçoit le Pr Jean-Paul Bourdineaud (professeur de biochimie et toxicologie environnementale) et Carole Cassagne (biologiste) pour une analyse approfondie des nanoparticules : toxicité, impacts sur la santé humaine et environnementaux.Au programme :

  • Nanoparticules lipidiques dans les vaccins ARNm (Pfizer, Moderna) : doses, production de spike toxique, réactions immunitaires, risques chroniques.
  • Études sur les nanoparticules (or, argent, titane, plastiques…) : effets sur poissons-zèbres, vers de terre, disruptions génétiques, génotoxicité, cerveau, reproduction, placenta.
  • Pollution invisible : particules ultrafines (< 2,5 µm) dans l’air, l’eau, cosmétiques, peintures, émissions diesel, masques chirurgicaux (TiO2, microfibres, nanoplastiques).
  • Masques COVID : réinhalation CO2, obstruction pulmonaire, inefficacité prouvée.
  • Comparaison pollutions industrielles vs responsabilité individuelle (navires de croisière = millions de voitures en particules fines).
  • Détection difficile : ultracentrifugation, absence de filtration simple, accumulation corporelle.

Avec Laurent Mucchielli (sociologue CNRS) à l’animation et un point sur la variante « Frankenstein » (XFG). Une émission indépendante pour comprendre les dangers invisibles des nanoparticules et leurs implications en santé publique. Liens utiles :

Abonnez-vous pour plus d’analyses scientifiques indépendantes !  Likez, commentez et partagez si cette vidéo vous a ouvert les yeux sur les nanoparticules et la santé.#Nanoparticules #Toxicité #Santé #VaccinsARNm #Pollution #LouisFouché #CSI #ReinfoCovid #ParticulesUltrafines #Nanoplastiques #MasquesCOVID

Nanoparticules : une pollution invisible aux effets sous-estimés ?Dans un contexte où les nanoparticules sont omniprésentes (médicaments, vaccins, cosmétiques, aliments, air, eau, peintures, masques…), le Pr Jean-Paul Bourdineaud alerte sur leur toxicité souvent méconnue et leurs impacts profonds sur la santé humaine et les écosystèmes.1. Les nanoparticules lipidiques des vaccins ARNm au cœur des débats

  • Les vaccins ARNm (Pfizer, Moderna) utilisent des nanoparticules lipidiques (LNP) pour transporter l’ARN messager.
  • Discussion sur les doses injectées, la production persistante de protéine spike (considérée toxique par l’invité), les réactions immunitaires exacerbées et les risques à long terme (inflammation chronique, troubles cardiovasculaires, neurologiques…).
  • Critique de l’absence de suivi suffisant sur la biodistribution et l’élimination de ces nanoparticules.

2. Études animales et effets biologiques alarmants

  • Expériences sur poissons-zèbres, vers de terre, rongeurs :
    • Nanoparticules d’or, d’argent, de titane (TiO₂), nanoplastiques → disruptions génétiques, génotoxicité, atteintes au cerveau, à la reproduction, passage transplacentaire.
    • Accumulation dans les organes (foie, reins, rate, poumons, cerveau).
  • Effets dose-dépendants : inflammation, stress oxydatif, apoptose cellulaire, altérations de l’ADN.

3. Pollution environnementale et exposition quotidienne

  • Particules ultrafines (< 2,5 µm) dans l’air (émissions diesel, navires de croisière, industrie) : une seule croisière équivaut à des millions de voitures en particules fines.
  • Présence dans l’eau, les cosmétiques, les peintures, les emballages alimentaires.
  • Masques chirurgicaux et masques COVID : relargage de TiO₂, microfibres, nanoplastiques ; réinhalation de CO₂ ; obstruction pulmonaire possible ; inefficacité démontrée face aux virus.

4. Difficultés de détection et d’élimination

  • Les nanoparticules sont difficiles à filtrer et à quantifier (techniques comme l’ultracentrifugation nécessaires).
  • Accumulation corporelle probable sur le long terme.
  • Absence de méthodes simples de protection individuelle ou de dépollution efficace.

5. Une « danse macabre » silencieuse ?Le Pr Bourdineaud conclut sur une note forte : les additifs nanoparticulaires présents dans les médicaments, les aliments et l’environnement préparent « une belle danse macabre ». Il appelle à une prise de conscience collective et à une réévaluation des usages industriels et médicaux des nanotechnologies, en insistant sur l’indépendance scientifique face aux conflits d’intérêts.ConclusionCette émission CSI #170 propose une grille de lecture critique et indépendante sur un sujet encore largement sous-médiatisé : les nanoparticules comme source majeure de toxicité environnementale et sanitaire moderne. Entre vaccins ARNm, pollution ultrafine et objets du quotidien, les intervenants plaident pour plus de transparence, d’études à long terme et de mesures de précaution.

Sujet :

Nanoparticules – toxicité et impacts sur la santé Invité : Pr Jean-Paul BOURDINEAUD – Professeur de biochimie et toxicologie environnementales, Docteur en biologie cellulaire et microbiologie Discutante : Carole CASSAGNE – Biologiste et Enseignante Animateur : Laurent MUCCHIELLI – Sociologue Directeur de recherche au CNRS

Et le point sur le variant Frankenstein par Léo Dubois dans la rubrique « Léo décode ». Nous serons heureux de vous accueillir en direct à partir de 20h45 et de répondre à vos questions sur les sujets abordés.

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EPIPHARE a encore frappé. [1]

Ce n’est pas la première fois que le groupe nommé EPIPHARE (Groupe d’intérêt scientifique en épidémiologie des produits de santé de l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé et de l’assurance maladie nationale française) arrive à des conclusions qui n’ont aucune cohérence avec la réalité que nous observons et que nous vivons ni même avec nos connaissances scientifiques les plus basiques.

 

Les chiffres utilisés

 

Les cohortes sont imposantes : 22 millions de personnes vaccinées et 6 millions de personnes non vaccinées ont été suivies sur une période d’environ 45 mois.

Les auteurs avaient donc accès aux dossiers médicaux, au statut vaccinal, à la date du décès et à la cause attribuée au décès.

 

Mais où ont-ils obtenu ces informations ?

 

La question peut sembler idiote. Mais elle ne l’est pas car ces informations ne sont pas censées être disponibles !

Ces informations ont été demandées par de nombreux chercheurs. On citera Laurent TOUBIANA, fondateur de l’institut de recherche pour la valorisation des données de santé qui s’est vu refusé l’accès à ces données par le ministre et la CADA sous prétexte qu’elles n’étaient pas disponibles !

 

Maintenant on sait que ces données existent et sont disponibles. En fait, on le savait déjà.

Ce qu’on ne savait pas, c’est que ces données n’étaient disponibles que pour les structures qui travaillent pour l’état comme l’ANSM. La même ANSM qui a arrêté de faire des rapports sur la sécurité des vaccins en 2023…

 

Notons que l’Angleterre non plus ne veut pas donner ses données car elle ne veut pas provoquer de la détresse chez les proches endeuillés si un lien était découvert. [2]

 

Le résultat d’efficacité contre la mortalité COVID

Pas la peine d’aller voir les conclusions des auteurs pour anticiper que le vaccin contre le COVID est efficace contre le COVID !

Effectivement les résultats le disent. « Les personnes vaccinées présentaient un risque de décès inférieur de 74% par COVID-19 »

 

Pourtant, l’auteur principal, Mahmoud Zureik, explique dans « Le Parisien »[3] qu’il n’est « pas sûr qu’il serait pertinent aujourd’hui de recommander à tous les jeunes adultes de se refaire vacciner ».

Sa publication, ses chiffres montreraient une réduction de la mortalité par COVID de 74% chez les 18-59 ans, mais Mahmoud Zureik considère que ce n’est pas suffisant pour recommander la vaccination.

Difficile de trouver de la cohérence.

 

Les auteurs indiquent aussi que le vaccin MODERNA était bien moins efficace que celui de PFIZER mais n’ont pas choisi de discuter ce constat.

 

Le bon sens est perdu

 

Les auteurs sont formels : « les personnes vaccinées avaient un risque de décès plus faible, quelle que soit la cause du décès. »

Vous avez bien lu !

« quelle que soit la cause »

 

Pas seulement du COVID mais de toutes les causes.

 

La mortalité, une fois standardisée par les auteurs, est 25% plus faible chez les vaccinés. Voire même 35% plus faible chez les plus jeunes, ceux de la classe 18-29 ans. Les auteurs soulignent cet état de fait mais sont incapables d’en expliquer la raison. Même avec beaucoup d’imagination, il est difficile de trouver des hypothèses rationnelles pour expliquer que le vaccin contre le COVID protège de TOUT !

 

A partir de ce moment, il est possible de constater que toutes les causes de mortalité étudiées par les auteurs sont moindres chez les vaccinés. Une fois vacciné par l’ARNm de Pfizer (et de MODERNA dans une moindre mesure), vous êtes protégés de tout !

 

Voici le tableau de résultats proposé par EPI-PHARE.

 

Causes principales de décès HR pondéré
Maladies infectieuses et parasitaires 0.63 (0.54–0.73)
cancer du sein 0.68 (0.62–0.75)
cancer colorectal 0.89 (0.80–0.99)
cancer du poumon 0.85 (0.79–0.90)
Maladies du sang et du système immunitaire 0.50 (0.35–0.68)
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques 0.73 (0.65–0.83)
Troubles mentaux et du comportement 0.65 (0.59–0.70)
Maladies du système nerveux et organes sensoriels 0.62 (0.57–0.67)
Maladies de l’appareil circulatoire 0.76 (0.73–0.79)
Maladies de l’appareil respiratoire 0.66 (0.59–0.74)
Maladies de l’appareil digestif 0.84 (0.80–0.90)
Maladies de la peau et tissu sous-cutané 0.49 (0.30–0.75)
Maladies du système musculosquelettique 0.85 (0.61–1.13)
Maladies de l’appareil génito-urinaire 0.69 (0.52–0.87)
Grossesse, accouchement, puerpéralité 0.41 (0.22–0.64)
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques 0.59 (0.47–0.78)
Symptômes, signes, anomalies cliniques et labo 0.68 (0.65–0.71)
Accidents de transport 0.74 (0.67–0.83)
Chutes 0.80 (0.63–0.97)
Noyades 0.73 (0.57–0.99)
Autres blessures non intentionnelles 0.80 (0.74–0.87)
Suicides et auto‑mutilation 0.88 (0.84–0.93)

 

Les auteurs nous expliquent que pour l’hospitalisation pour blessure traumatique ou pour lésions involontaires, il est peu probable qu’ils soient directement liés au statut vaccinal.

En revanche, tout le reste pourrait être influencé par la vaccination!

Il n’est pas expliqué pourquoi « blessure traumatique » ou « lésions involontaires » ne le sont pas mais que tout le reste le serait.

 

On pourrait prendre les exemples 1 par 1. Tous sont plus extraordinaires les uns que les autres. Chacun mériterait que l’on explique, ou au moins que l’on émette des hypothèses pour expliquer les mécanismes physiologiques qui permettent au vaccin ARNm contre le COVID de protéger aussi de mourir d’un cancer, d’une maladie digestive ou encore de donner naissance à un enfant malformé.

Les auteurs ne le font pas.

 

Mais le plus surprenant, si cela est possible, ce sont les causes non médicales. En effet, le vaccin ARNm contre le COVID vous protège des chutes mortelles mais aussi des noyades respectivement de 20 et 27%.

 

Les accidents de transport provoquant le décès sont réduits de 26% par la vaccination par ARNm contre le COVID. Ce résultat ayant la notoriété de l’ANSM, il devrait vous permettre, si vous êtes vaccinés d’obtenir une réduction de votre cotisation d’assurance automobile.

 

Les biais

 

Les conflits d’intérêts ne seront pas évoqués. En revanche, il est sûrement utile de rappeler que Laura Semenzato, auteur en 1er nom de cette étude, vient de valider sa thèse (juin 2025) et que les rapporteurs étaient simplement Karine Lacombe, Arnaud Fontanet. [4]

 

Parmi les problèmes méthodologiques, qui sont des choix des auteurs, il y a les décomptes des décès. Les auteurs indiquent que parmi les vaccinés, ceux qui sont morts dans les 6 mois suivant leur vaccination n’ont pas été pris en compte!

Ainsi, toutes les personnes vaccinées décédées peu de temps après le vaccin sont ignorées. Dans tous les essais cliniques, il fallait attendre 14 jours après la dose 2 pour qu’un vacciné quitte le groupe des non-vaccinés pour rejoindre le groupe des vaccinés. Les auteurs ont ici allongé cette durée d’exclusion à 6 mois. Il serait très intéressant de refaire les calculs en intégrant ces 6 mois exclus.

 

Conclusion

 

Les auteurs voulaient montrer que les vaccins contre le COVID ne provoquaient pas un risque supérieur de mourir, que les vaccins étaient « sûrs et efficaces ».

 

Ils ont réussi à montrer que vous êtes protégés de tout !

 

Le vaccin ARNm contre le COVID vous protège du cancer, en passant par les maladies de peau ou encore les suicides et la noyade.

Certains pourraient y voir le miracle de la science.

 

Les auteurs nous informent même que les personnes vaccinées inclus dans l’étude sont pourtant plus âgées et ont tendance à avoir plus de comorbidités. Malgré ce handicap, le vaccin les protège de tout.

Imaginez que si les vaccinés avaient le même âge et la même santé que les non vaccinés, alors la protection seraient encore plus importante. Allez savoir si EPIPHARE ne serait pas en mesure de nous dire que les vaccinés deviendront immortels grâce au vaccin.

 

Encore une fois, il est difficile de prendre EPI-PHARE au sérieux.

Et encore moins ceux qui relayent cette étude…

 

[1] https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2842305

[2] https://www.telegraph.co.uk/politics/2025/11/15/government-withholding-data-covid-jab-link-excess-deaths/

[3] https://www.leparisien.fr/societe/sante/les-vaccins-covid-a-lorigine-de-cancers-tout-cela-est-faux-conclut-une-gigantesque-etude-04-12-2025-VUHS7DDQLJGIJNSF2N74A7CJGQ.php

[4] https://theses.fr/s356888?domaine=theses

 

 

 

Les progrès considérables réalisés en matière de santé publique au cours du siècle dernier sont largement attribués à l’introduction progressive de nombreux vaccins, qui ont contribué à contrôler, voire à éradiquer, les maladies infectieuses les plus graves et les plus courantes, en particulier celles qui touchent les enfants. En raison de ses succès passés, la vaccination est devenue une stratégie de santé publique tellement dominante qu’il est pratiquement impossible de discuter calmement de ses inconvénients potentiels au sein de la communauté scientifique. Dans le même temps, le public se méfie de plus en plus des vaccins, en particulier des derniers vaccins à base d’ARNm, les réseaux sociaux rapportant spontanément un nombre croissant d’effets indésirables très divers. Compte tenu du manque de fiabilité de ces rapports, de leur extrême diversité et de l’absence de preuve de causalité, il est extrêmement difficile de déterminer s’il s’agit réellement d’effets indésirables de la vaccination ou de simples coïncidences. Pourtant, l’incidence des maladies chroniques ne cesse d’augmenter, des plus bénignes (allergies) aux plus graves (maladies neurodégénératives, cancers agressifs), en passant par des affections strictement individuelles et déroutantes. Dans cet article, sans prendre position sur l’origine ni même la réalité de ces problèmes de santé, nous proposons une hypothèse théorique qui, sur la base de nos connaissances actuelles en immunologie, pourrait remettre en question l’innocuité généralement admise de la vaccination. Selon cette hypothèse, l’extrême individualité de la réponse immunitaire, associée à la fréquence des réactions auto-immunes, pourrait déclencher des pathologies « privées » extrêmement diverses, dont la fréquence de reproductibilité pourrait être trop faible pour en déduire une causalité.

 

article traduit de Jean-Michel Claverie

https://www.preprints.org/manuscript/202508.0632

 

 

Introduction

Les progrès considérables réalisés en matière de santé publique au cours du siècle dernier sont traditionnellement attribués à l’introduction progressive de nombreux vaccins, qui ont contribué à contrôler, voire à éradiquer, les maladies infectieuses les plus graves et les plus courantes, en particulier celles qui touchent les enfants [1,2]. Compte tenu de ses succès passés, la vaccination est désormais devenue la panacée incontestée contre les maladies infectieuses et un paradigme médical qu’il est pratiquement impossible de critiquer dans la plupart des pays occidentaux sans être taxé de complotiste [3,4], en particulier pour les professionnels de santé [5,6].

Cependant, la gestion autoritaire de la récente épidémie de Covid-19 et les politiques de santé publique parfois maladroites et agressives en faveur des vaccins [7], associées à la précipitation inhabituelle avec laquelle les vaccins à ARNm les plus récents ont été mis sur le marché [8,9,10] ont entraîné une augmentation de la réticence à la vaccination, alimentée par les rapports continus de nouveaux effets indésirables sur les réseaux sociaux [11,12]

Parallèlement, des rapports de cas déroutants, dont la plupart ont malheureusement été publiés dans des revues à faible impact, ont commencé à s’accumuler dans la littérature. Dans l’ensemble, ces rapports sont ignorés (voire ridiculisés) par les autorités médicales, au motif que la plupart de ces soi-disant effets indésirables semblent à la fois étranges et strictement individuels [voir par exemple [13,14,15,16,17]]. S’il est difficile de distinguer les rapports fantaisistes de ceux qui décrivent des troubles réels post-vaccinaux, il est encore plus illusoire de prouver leur lien de causalité en raison de leur non-reproductibilité. À l’exception des plus immédiats (par exemple, les réactions allergiques) ou des plus récurrents [par exemple, [18,19,20,21,22] ] pour lesquels un signal statistique est attendu dans les études portant sur une large population [23,24], il est impossible d’éliminer le doute dans les cas d’effets indésirables pratiquement uniques.

Dans cet article, plutôt que de spéculer sur la réalité de ces effets indésirables individuels si divers, nous posons plutôt la question suivante : qu’ils soient réels ou non, sont-ils au moins compatibles avec la réponse immunitaire telle que nous la connaissons ?

Répondre par l’affirmative m’amène à émettre l’hypothèse inquiétante selon laquelle les vaccins pourraient fréquemment déclencher des réactions auto-immunes générant des affections dont l’extrême diversité rend impossible, pour des raisons statistiques, d’en attribuer la cause au vaccin. Seuls les effets secondaires les plus récurrents (c’est-à-dire courants), mais qui devraient être rares compte tenu de l’individualité de la réponse immunitaire, seraient détectables, ce qui conférerait à tort à la vaccination sa réputation incontestée d’extrême sécurité.

Le fondement scientifique solide de cette hypothèse (certes provocatrice) devrait justifier un réexamen approfondi des avantages de la vaccination généralisée de la population, à un moment où la tendance est à son introduction contre des maladies moins fréquentes ou moins mortelles, ou en remplacement de traitements curatifs médicamenteux établis [par exemple, [25,26]].

 

La réponse immunitaire adaptative : principales caractéristiques

La présentation de mon hypothèse nécessite des connaissances de base en immunologie moléculaire et sur les principes fondamentaux régissant la réponse immunitaire adaptative. Cette section s’adresse donc aux lecteurs qui n’ont aucune connaissance préalable en immunologie.

La réponse immunitaire adaptative est la réaction de défense de l’organisme à la détection de macromolécules spécifiques (principalement des protéines) reconnues comme étrangères (c’est-à-dire « non-soi »), provenant soit de pathogènes microbiens, soit de protéines propres modifiées (par exemple, provenant de cellules cancéreuses mutées). Toute molécule capable de déclencher une telle réponse immunitaire spécifique est appelée « antigène ».

Cette réponse immunitaire est assurée par deux types de globules blancs circulants, engagés dans un réseau d’interactions complexes modulées de manière différentielle par la présence d’un ensemble hétérogène de protéines solubles, appelées interleukines (au nombre de 37 à l’heure actuelle) [27].

Un ensemble est constitué des cellules présentatrices d’antigènes (APC) (parmi lesquelles les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules B) dont le rôle est de transformer les antigènes en fragments qui sont exposés à leur surface.

Le deuxième ensemble est constitué de lymphocytes spécialisés (cellules T) dont le rôle est de reconnaître ces antigènes et de déclencher et/ou d’exécuter différentes réponses. Par exemple, les cellules T cytotoxiques CD8+ détruisent les cellules portant l’antigène reconnu, tandis que les cellules T auxiliaires CD4+ transmettent un signal prolifératif, par exemple aux cellules B productrices d’anticorps.

Les deux types de réponses immunitaires adaptatives (cytotoxicité et production d’anticorps) sont donc médiés par le même processus central, à savoir la formation d’un pont peptidique entre une cellule porteuse d’antigène et un lymphocyte T. Cependant, cette simplicité conceptuelle cache des détails moléculaires qui sont à l’origine même de notre individualité biologique (et, en particulier, de notre incapacité à tolérer les greffes entre nous).

 

Présentation de l’antigène : deux types différents de molécules du CMH interagissant avec deux types différents de lymphocytes T

Il existe deux types de molécules MHC (pour Major Histocompatibility Complex, ou complexe majeur d’histocompatibilité), assez similaires en termes de structure et de fonction, mais qui remplissent des rôles physiologiques différents. Les molécules MHC de classe 1 se trouvent à la surface de tous les types de cellules nucléées, où elles présentent des fragments peptidiques dérivés de protéines synthétisées intracellulairement, qu’il s’agisse de protéines « propres » normales ou de protéines étrangères produites par des agents pathogènes infectieux (généralement des virus).

La reconnaissance des peptides présentés par le CMH de classe 1 est limitée aux lymphocytes T cytotoxiques portant le corécepteur CD8 (lymphocytes T CD8+). Ces peptides (épitopes des cellules T restreints à la classe 1) ont généralement une longueur de 9 ou 10 acides aminés [28].

En revanche, les molécules MHC de classe II ne sont exprimées que sur les cellules présentatrices d’antigènes (APC) professionnelles, telles que les macrophages, les monocytes, les cellules dendritiques et les cellules B, et présentent des fragments peptidiques dérivés de sources exogènes internalisées. La reconnaissance des peptides présentés par le MHC de classe II est limitée aux lymphocytes T porteurs du corécepteur CD4 (lymphocytes T « auxiliaires » CD4+). Les peptides présentés par le CMH de classe II sont donc essentiels pour le déclenchement de la réponse immunitaire (humorale) produisant des anticorps. Ces épitopes des lymphocytes T restreints au CMH de classe 2 ont une longueur de 12 à 20 acides aminés [29].

Il existe trois paires de gènes MHC de classe 1 chez l’être humain (HLA-A, HLA-B et HLA-C) et trois paires de gènes MHC de classe II (HLA-DR, HLA-DP et HLA-DQ) (HLA : Human Leukocyte Antigen). Chacune de ces protéines de surface est capable de se lier à différents répertoires de peptides partageant des acides aminés identiques (ou similaires) à deux positions « d’ancrage » (généralement près des extrémités du peptide). Le répertoire de peptides vaste et très diversifié présenté au système immunitaire d’un individu donné constitue son « immunopeptidome » (revue dans [30]).

 

Les gènes codant pour le CMH/HLA sont hautement polymorphiques.

Pour un isotype donné (par exemple, HLA-A) et un allèle donné (par exemple, HLA-A∗02:07), le répertoire peptidique mono-allélique peut comprendre jusqu’à 3 500 peptides « propres » uniques [31]. Un individu entièrement hétérozygote (exprimant 3 allèles HLA de classe 1 et 3 allèles HLA de classe 2 différents) devrait donc présenter jusqu’à 21 000 peptides différents pour chaque classe.

Il est important de noter que la présentation de ces peptides constitue la base de la discrimination immunologique entre le soi et le non-soi, en provoquant la suppression des lymphocytes T autoréactifs, d’abord lors de leur maturation initiale dans le thymus, puis plus tard par contact avec les cellules dendritiques tolérogènes périphériques [32].

Comme la taille de ce peptidome propre est approximativement égale au nombre total de protéines codées dans le génome humain [33], cela laisse théoriquement présager que chaque protéine humaine ne sera représentée en moyenne que par un ou deux peptides. En réalité, une fraction beaucoup plus petite du protéome humain est criblée, car une grande partie des peptides présentés proviennent uniquement de protéines abondantes et/ou à renouvellement rapide (certaines représentant plus de 1 % du total).

Ces chiffres suggèrent également que l’auto-immunopeptidome n’est pas suffisamment vaste pour inclure les peptides provenant des jusqu’à 200 000 ARNm humains épissés de manière alternative [33]. Par conséquent, une mutation ou un changement transitoire du niveau d’expression ou du traitement de l’ARNm d’un gène peut potentiellement déclencher une réponse auto-immune suite à la reconnaissance d’un nouveau peptide propre à l’organisme en raison de l’absence de tolérance des cellules T apparentées (telles que les cellules T cytotoxiques CD8+). Ainsi, seul un ensemble partiel de protéines humaines participe à la définition de l’auto-immunité par le biais de sa sélection par les allèles HLA de classe 1 et de classe 2 exprimés par chaque individu.

Par exemple, les analyses des immunopeptidomes de 18 individus ont révélé que les peptides liés à 27 molécules HLA-I très répandues provenaient de seulement 10 % du génome exprimé [34]. D’autres études indiquent un peptidome total associé à HLA-1 ne dépassant pas 5 500 peptides [35]. Cela laisse une place importante dans la définition du soi peptidique, ouvrant ainsi largement la possibilité d’une autoréactivité.

Bien que défini de manière approximative, ce « soi-peptide » [36] est très variable et propre à chaque individu en raison du polymorphisme extrême des molécules présentées : jusqu’à 200 allèles pour chacun des loci HLA, chaque allèle étant présent à une fréquence relativement élevée dans la population. Il existe donc des millions de combinaisons HLA possibles, générant des immunopeptidomes distincts qui fournissent à chacun d’entre nous un paysage privé du protéome humain, malgré sa conservation élevée au sein de la population humaine (variations moyennes de 0,6 % des paires de bases, dont la plupart sont silencieuses) [37].

Ainsi, si nous appartenons tous à la même espèce et sommes constitués de protéines extrêmement similaires, la vision du « soi » présentée au système immunitaire est propre à chaque individu au sein de la population. La frontière entre le soi et le non-soi est donc cartographiée différemment chez chacun d’entre nous, délimitée de manière dynamique par le système immunitaire de chaque individu.

Dans le contexte de notre moi privé, une infection par un agent pathogène donné (ou un vaccin qui l’imite) entraînera également la présentation de sous-ensembles distincts de peptides étrangers, fournissant à chaque système immunitaire individuel une image moléculaire différente de la menace.

Le polymorphisme du processus de présentation de l’antigène est l’une des principales raisons (mais pas la seule – voir ci-dessous) pour lesquelles une exposition au même antigène peut produire une grande variété de réponses individuelles [38].

 

La génération stochastique des récepteurs des cellules T et des spécificités des anticorps

Les réponses immunitaires adaptatives sont déclenchées par la reconnaissance d’un peptide présenté par un récepteur spécifique (récepteur des cellules T, ou TCR) exprimé à la surface des cellules T CD4+ ou CD8+. Le site de liaison à l’antigène du TCR est généré par la recombinaison aléatoire de différents segments génétiques (sélectionnés à partir d’un catalogue de gènes aux loci V, J et D), l’ajout de nucléotides aléatoires à leurs sites d’épissage et des mutations somatiques (revues dans [39]). Un processus de génération aléatoire similaire (bien qu’à un locus génomique différent) est utilisé pour générer les anticorps exprimés et sécrétés par les cellules B lors de leur activation par les cellules T CD4+ (revue dans [40]).

En conséquence, et compte tenu du nombre quasi infini de TCR différents pouvant être générés par ce processus combinatoire, on ne peut s’attendre à ce que deux individus différents (y compris des jumeaux identiques) produisent des lymphocytes T (ou des anticorps) réactifs identiques contre un antigène donné, même s’ils se lieraient au même peptide présenté (pour les lymphocytes T) ou au même épitope (pour les lymphocytes B).

Outre le processus de présentation polymorphe de l’antigène, c’est la deuxième raison principale pour laquelle une exposition au même antigène produira à nouveau une grande variété de réponses individuelles. Ces réponses peuvent différer tant en intensité [41,42] qu’en épitope ciblé [43].

 

Le danger imminent de l’auto-immunité

Sans nous attarder sur les processus moléculaires détaillés qui régissent la synthèse des TCR ou des anticorps, qui sont pour la plupart bien élucidés, nous ne retiendrons qu’un seul concept central pour la suite de notre discussion : l’affinité des TCR ou des anticorps pour un antigène donné est fortuite et ne résulte d’aucune interaction préalable avec celui-ci. Cette affinité ne se manifeste qu’a posteriori, parmi toutes les cellules T naïves qui n’ont pas été éliminées à la suite de leur confrontation avec l’auto-immunopeptidome.

Comme l’affinité initiale d’un TCR pour un antigène n’est pas le résultat d’un processus de sélection, il n’y a aucune raison pour que leur interaction soit particulièrement forte ou spécifique. Cela a été confirmé expérimentalement. Par exemple, il a été démontré qu’un seul complexe peptide-CMH de classe II sélectionne positivement au moins 105 TCR différents (définis par différents réarrangements du gène variable Vβ) [44]. Parmi ces TCR, beaucoup présenteront également une affinité fonctionnelle (c’est-à-dire qu’ils déclencheront l’activation du lymphocyte T correspondant) pour un large spectre de peptides non apparentés [45]. Expérimentalement, il a été démontré qu’un seul TCR reconnaît plus d’un million de peptides [46]. Cela était prévisible, étant donné que l’univers des antigènes potentiels est d’un ordre de grandeur supérieur au nombre de TCR uniques chez un individu, ce qui nécessite un répertoire de TCR hautement réactif [47,48].

Par conséquent, la prolifération de chaque clone de lymphocytes T déclenchée par une réponse immunitaire naturelle ou induite par un vaccin comporte intrinsèquement le risque de déclencher une auto-immunité, dont la cible est à la fois imprévisible et potentiellement strictement individuelle. L’auto-immunité se manifestera alors par une grande variété de processus néfastes. Les auto-anticorps (promus par les lymphocytes T auxiliaires CD4+ autoréactifs) [49] peuvent se lier et inhiber des fonctions enzymatiques clés, interférer avec la signalisation hormonale en se liant à des ligands ou à des récepteurs, ou interférer avec l’activation de différents types de cellules en se liant à des protéines de surface. Les lymphocytes T CD8+ cytotoxiques autoréactifs commenceront à tuer des types de cellules spécifiques, altérant leurs fonctions biochimiques, régulatrices ou structurelles normales dans divers tissus ou organes [par exemple, [50]].

Cependant, et contrairement aux effets secondaires indésirables induits par les médicaments, qui ont tendance à être reproductibles chez les individus partageant des caractéristiques métaboliques (et/ou un patrimoine génétique) similaires, les effets indésirables induits par le système immunitaire devraient être extrêmement diversifiés, voire uniques (« privés ») à chaque individu en raison des multiples processus stochastiques qui régissent la réponse immunitaire décrite ci-dessus. Cela soulève la possibilité inquiétante que la forte immunisation déclenchée par les vaccinations ne soit pas aussi inoffensive qu’elle a été présentée pendant des années, au point de devenir l’un des paradigmes médicaux les plus incontestables.

 

Notre hypothèse : toutes les vaccinations pourraient être à l’origine d’une multitude d’effets indésirables spécifiques aux patients et non reconnus.

L’excellente réputation des vaccins découle de leur efficacité contre les différentes maladies infectieuses ciblées et de la rareté des effets indésirables récurrents (c’est-à-dire présentant des manifestations identiques chez différentes personnes). Cependant, nous émettons l’hypothèse que la rareté de ces effets indésirables « publics » (prévisibles compte tenu de la nature stochastique de la réponse immunitaire) pourrait masquer une fréquence (cumulative) beaucoup plus élevée d’accidents « privés » liés aux vaccins, qui restent statistiquement indétectables en raison de leur caractère non reproductible au sein de la population vaccinée.

En l’absence d’un signal statistique significatif, ces affections privées, même lorsqu’elles sont dûment signalées aux systèmes de notification des effets indésirables des vaccins (VAERS), finissent par être interprétées comme de simples coïncidences sans autre lien avec le processus de vaccination que leur lien de temporalité.

La plupart de ces rapports finiront par être publiés sur les réseaux sociaux [11,12] par les patients eux-mêmes, sans aucun moyen d’en évaluer la véracité. D’autres seront publiés sous forme de rapports de cas isolés dans des revues scientifiques de faible qualité (par exemple, [13,14,15,16,17]), et dans le pire des cas, seront qualifiés de « fausses nouvelles » délibérément propagées par des théoriciens du complot « anti-vaccins ».

Compte tenu de l’extrême diversité des symptômes post-vaccinaux signalés, allant de simples démangeaisons et maux de tête à des réactions allergiques graves, des manifestations neurologiques, des troubles cardiovasculaires, voire le déclenchement de divers cancers ou maladies auto-immunes, il est difficile pour la profession médicale actuelle, compartimentée en différentes spécialités, d’assumer et de rechercher une étiologie commune, au risque de saper le pilier que représente désormais la vaccination dans la politique de santé publique.

De plus, malgré ses progrès considérables au cours des 40 dernières années, on pourrait affirmer que l’immunologie n’a jusqu’à présent pas beaucoup contribué au développement des vaccins, dans la mesure où la plupart des vaccins que nous utilisons aujourd’hui ont été développés et testés de manière empirique [26]. Le principe de la vaccination et son utilisation généralisée sont largement antérieurs à notre compréhension détaillée des processus régissant les différents types de réponses immunitaires et leur régulation complexe par de multiples interleukines (revue dans [51]). Une mise à jour de nos connaissances aurait pu inciter à réévaluer les risques associés à la vaccination, mais cela ne s’est pas encore produit. La vaccination est un phénomène complexe impliquant l’interaction de nombreux types de cellules dans des compartiments distincts, le tout dans un contexte systémique façonné par l’histoire des stimuli immunitaires d’un individu. Un système biologique aussi complexe devrait présenter deux propriétés : 1) il ne peut fonctionner sans générer de manière aléatoire certaines erreurs [52], et 2) son fonctionnement entraîne différents états physiologiques qui reflètent le spectre des variations physiologiques et génétiques individuelles au sein des populations [53]. Ce dernier point met en évidence le paradoxe de la vaccination des populations selon des protocoles uniformes plutôt que de faire de la vaccination un archétype de la médecine personnalisée. Heureusement, la « vaccinomics » est désormais apparue comme un nouveau domaine de recherche dédié à la compréhension de l’hétérogénéité de la réponse immunitaire aux vaccins [54].

Ce que nous savons aujourd’hui sur le fonctionnement du système immunitaire laisse présager que les effets indésirables récurrents (c’est-à-dire publics) devraient être rares. Ils pourraient, par exemple, concerner des individus partageant des mutations de divers composants du système immunitaire [55,56], partageant des allèles HLA nuisibles (par exemple, [57,58,59]), et/ou exprimant des TCR auto-réactifs publics rares [60,61,62]. Ces caractéristiques peuvent se recouper avec celles qui augmentent la gravité des maladies infectieuses courantes [23,63,64,65].

En revanche, les effets indésirables privés pourraient provenir de chaque combinaison unique de légères variations du génome/protéome, d’haplotypes HLA rares (et de l’immunopeptidome correspondant) et de la sélection/expression stochastique de TCR totalement privés, dont l’un pourrait accidentellement conduire à l’auto-immunité. De nombreuses études ont également montré que la réponse immunitaire est sujette à des erreurs, l’auto-immunité étant fréquemment observée à la suite d’une (hyper) immunisation répétitive causée par la multiplication des injections de rappel [49,66,67].

Après avoir négligé pendant des années la recherche sur les mécanismes à l’origine des effets indésirables des vaccins, une nouvelle génération d’immunologistes semble enfin s’y intéresser [23].

Malheureusement, seuls les effets indésirables statistiquement prouvés, c’est-à-dire les plus fréquents et récurrents, seront ciblés par ces études de vaccinomics.

D’autre part, l’étude d’événements indésirables uniques isolés dans des populations vaccinées pose un problème méthodologique fondamental, car des observations répétées similaires d’un phénomène donné sont à la base même de l’approche scientifique. Sans la possibilité d’analyser plusieurs occurrences indépendantes des mêmes événements indésirables, il semble impossible de distinguer une simple coïncidence d’un lien de causalité avec la vaccination. Bien que dérivée de propriétés bien établies du système immunitaire, notre hypothèse pourrait donc être considérée comme infalsifiable et donc non scientifique. Cependant, symétriquement, la sécurité de la vaccination devient alors tout aussi indécidable.

Cependant, même en l’absence de répétitions, l’analyse d’une série d’événements indésirables strictement individuels pourrait donner lieu à des indices concordants, sans pour autant fournir une preuve formelle. Par exemple, les patients chez lesquels on soupçonne des complications post-vaccinales pourraient être systématiquement testés pour détecter la présence d’anticorps antinucléaires, considérés comme un signe récurrent d’auto-immunité contre un large éventail d’auto-antigènes. Des méthodologies de dépistage à l’échelle du protéome pourraient alors être utilisées pour identifier de nouveaux auto-anticorps contre des auto-antigènes non reconnus [68]. Malheureusement, l’identification à grande échelle de l’autoantigène ciblé par les lymphocytes T CD4+ ou CD8+ autoréactifs reste difficile [69].

La confiance passée dans la sécurité des vaccins a fait qu’aucun changement significatif n’a été apporté à la structure des essais cliniques pour les nouveaux vaccins. Tout d’abord, un antigène vaccinal est conçu pour déclencher une forte production d’anticorps neutralisants, avec peu ou pas d’analyse de la réponse cellulaire concomitante. La vaccination est ensuite testée (phase III) sur une cohorte relativement importante (≈ 30 000 personnes) afin d’évaluer son efficacité globale dans la prévention de la maladie correspondante et d’estimer la fréquence des effets indésirables graves (récurrents).

Aucune mesure n’est effectuée concernant la variabilité des réponses immunitaires individuelles et leurs liens éventuels avec les caractéristiques génotypiques des patients (ou même leurs haplotypes HLA). De plus, la période consacrée à la surveillance des effets indésirables éventuels (par exemple, parfois inférieure à 6 mois [9,70]) n’est pas compatible avec la période d’incubation généralement longue des maladies auto-immunes, et n’est donc pas adaptée pour invalider notre hypothèse.

Il existe déjà de sérieuses critiques concernant l’insuffisance des essais cliniques sur les vaccins [70,71], dont certaines ont été réactivées par la précipitation des vaccins contre le SARS-CoV2 [8,73]. Cependant, ces critiques visent des faiblesses méthodologiques spécifiques sans remettre globalement en cause la réputation irréprochable d’efficacité et de sécurité acquise par la vaccination depuis le siècle dernier.

Néanmoins, l’histoire de la médecine regorge d’exemples d’approches thérapeutiques qui étaient autrefois universellement louées, mais qui sont aujourd’hui abandonnées, voire considérées comme dangereuses (par exemple, les médicaments en vente libre tels que la codéine et l’aspirine, l’appendicectomie prophylactique, les amygdalectomies prophylactiques, les médicaments à base d’arsenic pour traiter la syphilis, etc.).

Dans cet article, nous suggérons que les connaissances détaillées dont nous disposons aujourd’hui sur le système immunitaire devraient nous amener à réévaluer rigoureusement le rapport bénéfice/risque de la vaccination, actuellement considéré comme incontestable. En attendant cette réévaluation, promouvoir une utilisation plus personnalisée des vaccins en développant la vaccinomique [74] et limiter leur utilisation aux maladies les plus graves (mortelles) semble être l’attitude la plus rationnelle.

 

 

References

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Un nouvel examen des études qui sous-tendent la limite imposée par la FDA à la quantité d’adjuvant en aluminium autorisée par dose de vaccin révèle que cette limite, fixée il y a plusieurs décennies, a été déterminée en fonction de la capacité de l’adjuvant à générer une réponse immunitaire, et non pas en fonction du risque que l’aluminium représente pour la santé.

par Jeremy R. Hammond

17 septembre 2025

 

 

Au milieu des années 1900, les organismes de réglementation américains ont fixé la limite de l’adjuvant aluminium dans les vaccins à 0,85 milligramme (mg) par dose. Les organismes de réglementation n’ayant jamais modifié cette limite, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) affirment aujourd’hui que les adjuvants à base d’aluminium « sont utilisés en toute sécurité dans les vaccins depuis plus de 70 ans ».

Mais comment les autorités de réglementation ont-elles déterminé la limite de 0,85 mg par dose ? Et quelles preuves existe-t-il aujourd’hui qu’il est sûr d’exposer les enfants qui suivent le calendrier vaccinal recommandé par le CDC à des quantités d’aluminium allant jusqu’à cette limite ?

Ce n’est pas parce que des adjuvants en aluminium ont été utilisés dans les vaccins pendant des décennies qu’il s’ensuit logiquement que cette exposition à une neurotoxine connue est inoffensive – surtout si l’on considère qu’en plus des vaccins individuels, les enfants sont exposés à des quantités cumulées d’aluminium par le biais de plusieurs vaccins figurant dans le calendrier des CDC.

Pour étayer son affirmation, le CDC déclare que « les vaccins contenant des adjuvants font l’objet d’essais cliniques pour en vérifier l’innocuité et l’efficacité avant d’être autorisés à être utilisés aux États-Unis ».

Le CDC cite une page web de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, qui indique également que les vaccins contenant de l’aluminium « ont un profil de sécurité démontré au cours de nombreuses décennies d’utilisation ».

Selon la page web de la FDA, « lorsqu’elle évalue la sécurité et l’efficacité d’un vaccin, la FDA considère les adjuvants comme un composant du vaccin ; ils ne sont pas approuvés séparément ».

Le problème de ce raisonnement est que les essais cliniques des vaccins ne sont pas conçus pour détecter les effets néfastes à long terme – par exemple, le développement ultérieur d’allergies, de maladies auto-immunes ou de troubles du développement neurologique – de cette exposition à l’aluminium.

La déclaration de la FDA selon laquelle les adjuvants ne sont pas approuvés séparément pour leur sécurité revient à admettre qu’il existe une pénurie de données toxicologiques pour étayer l’affirmation selon laquelle l’injection aux enfants de vaccins contenant un adjuvant à base d’aluminium est inoffensive.

Un article publié le 26 août dans la revue Environmental Toxicology and Pharmacology met en évidence ce manque d’études de sécurité. L’article, intitulé « Les limites réglementaires de la teneur en aluminium des vaccins n’ont pas été fixées sur la base d’études toxicologiques« , est rédigé par les chercheurs français Loïc Angrand, Ph.D., Romain K. Gherardi et Guillemette Crépeaux, Ph.D.

Comme le révèlent les auteurs, la limite de 0,85 mg par dose, fixée il y a plusieurs décennies, était basée sur des considérations immunologiques – et non sur des données démontrant que cette quantité n’est pas toxique lorsqu’elle est injectée à des enfants. Cette limite n’a jamais été destinée à indiquer une quantité d’aluminium pouvant être considérée comme inoffensive pour les enfants.

 

Pourquoi les fabricants de vaccins utilisent-ils des adjuvants aluminium ?

Un adjuvant est une substance utilisée dans les vaccins pour stimuler une réponse immunitaire plus inflammatoire, ce qui entraîne une plus grande production d’anticorps en aval.

Les fabricants de vaccins utilisent depuis longtemps l’aluminium comme adjuvant privilégié pour répondre aux exigences réglementaires en matière d’immunogénicité, c’est-à-dire un certain niveau d’anticorps dans le sang considéré comme protégeant contre le virus (ou la bactérie) ciblé par le vaccin.

Dans le cadre réglementaire actuel, les titres d’anticorps servent généralement de mesure de substitution de l’immunité – même si aucun niveau d’anticorps n’a été scientifiquement corrélé à la protection contre l’infection ou la maladie.

Par exemple, le vaccin anticoquelucheux avec adjuvant en aluminium produit par GlaxoSmithKline Biologics (GSK) a été approuvé par la FDA sur la base de tests sanguins conçus pour mesurer la réponse en anticorps aux antigènes anticoquelucheux inclus dans le vaccin.

GSK admet dans la pièce jointe à l’emballage du vaccin qu’il ne s’agit pas d’une approche scientifiquement validée. La notice précise :

« Le rôle des différents composants produits par B. pertussis dans la pathogenèse de la coqueluche ou dans l’immunité contre la coqueluche n’est pas bien compris. »

Ces informations sont légalement requises dans les notices d’emballage car, bien que les fabricants aient bénéficié d’une large immunité juridique en vertu du National Childhood Vaccine Injury Act de 1986 – qui a transféré la charge financière des dommages dus aux vaccins de l’industrie pharmaceutique à l’État (c’est-à-dire aux consommateurs contribuables) – ils peuvent toujours être poursuivis en justice pour avoir fait des déclarations frauduleuses concernant la sécurité et l’efficacité de leurs produits.

 

Comment les régulateurs ont-ils déterminé la limite de 0,85 mg/dose ?

Comme le soulignent Angrand et ses collègues dans leur article, pendant de nombreuses décennies, les adjuvants à base d’aluminium « ont été considérés comme sûrs par les organismes de réglementation » malgré l’accumulation de preuves d’effets toxiques chez l’animal et l’homme.

Ces preuves de nocivité comprennent des observations cohérentes selon lesquelles les adjuvants à base d’aluminium peuvent induire des maladies auto-immunes et que l’aluminium est biopersistant et transloque du site d’injection vers d’autres tissus et organes – y compris le cerveau, où il s’accumule.

En 2019, le réseau Informed Consent Action Network (ICAN) a envoyé des demandes d’information (FOIA) aux National Institutes of Health (NIH) et à l’Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR), une sous-agence du CDC, pour demander les études que les agences ont utilisées « pour établir la sécurité de l’injection de nourrissons et d’enfants » avec des adjuvants à base d’aluminium.

Les deux agences ont répondu à la demande d’accès à l’information en déclarant qu’aucun document de ce type n’avait pu être localisé.

Selon l’examen du dossier documentaire effectué par les chercheurs, la teneur maximale de 0,85 mg d’aluminium a été fixée par le NIH en 1968. L’autorité réglementaire sur les produits biologiques, qui comprend les vaccins, a été transférée en 1972 à la FDA, qui a conservé la limite de 0,85 mg.

En creusant davantage, les chercheurs ont obtenu, par le biais d’une requête FOIA, deux documents du NIH qui ont servi de base à l’établissement de cette limite supérieure.

Le premier document, datant de 1947, concernait la fabrication de l’anatoxine diphtérique. Le second, datant de 1952, concerne la fabrication de l’anatoxine tétanique.

Ces documents révèlent que les autorités réglementaires ont fixé la limite de 0,85 mg en se fondant non pas sur des données toxicologiques, mais sur des données d’immunogénicité, c’est-à-dire sur la quantité d’adjuvant en aluminium nécessaire pour induire la réponse immunitaire voulue.

Le document de 1947 stipule que « dans tous les cas, la quantité d’aluminium utilisée doit être la plus faible possible pour atteindre l’objectif visé ».

Une déclaration similaire figure dans le document de 1952. Aucun de ces documents ne traite de la toxicité de l’aluminium.

Les seules références en matière de sécurité étaient les exigences relatives à l’essai de l’anatoxine respective sur des souris et des cobayes, au moins deux animaux de chaque espèce, avec un suivi d’au moins une semaine pour détecter les symptômes immédiatement évidents ou la mort, ainsi qu’un test de « désintoxication » impliquant « au moins quatre animaux » observés pendant un mois.

Les chercheurs ont conclu qu’il « est difficile de voir comment les textes [de ces documents] pourraient servir de base fiable pour garantir la sécurité » des vaccins avec adjuvant en aluminium recommandés systématiquement pour les enfants aujourd’hui par le CDC.

La limite réglementaire « établie il y a plus de 60 ans », résument les auteurs, était « initialement basée sur l’efficacité immunologique des seules anatoxines diphtérique et tétanique, plutôt que sur des évaluations toxicologiques solides » des adjuvants à base d’aluminium.

 

La FDA admet que la sécurité n’est pas une priorité

Le NIH et la FDA ont également reconnu explicitement la note des chercheurs français.

Lors d’un atelier sur l’aluminium dans les vaccins en 2000, le Dr Michael Gerber du NIH a demandé au Dr Norman Baylor de la FDA s’il pouvait expliquer comment les régulateurs étaient parvenus à la limite de 0,85 mg par dose.

Baylor a répondu : « Malheureusement, je ne peux pas l’expliquer ».

Il a ajouté qu’ils avaient « essayé de le découvrir » à partir des « archives historiques », mais « sans succès ».

Deux ans plus tard, Baylor et ses collègues ont publié un article dans la revue Vaccine dans lequel ils admettent que la limite de 0,85 mg par dose « a été choisie de manière empirique à partir de données qui ont démontré que cette quantité d’aluminium renforçait l’antigénicité et l’efficacité du vaccin ».

En d’autres termes, elle était fondée sur la nécessité perçue de générer un niveau élevé d’anticorps, et non sur des considérations relatives à la sécurité de l’injection d’une neurotoxine connue à des enfants.

« L’innocuité des adjuvants à base d’aluminium a été prouvée », ont néanmoins conclu Baylor et ses collègues, en se basant sur le raisonnement circulaire selon lequel « les vaccins utilisant des adjuvants à base d’aluminium ont un profil d’innocuité démontré depuis plus de six décennies ».

Selon les chercheurs français, « en l’état, la limite de 0,85 mg d’Al [aluminium] par dose de vaccin semble justifiée par un précédent historique et non par une investigation scientifique rigoureuse correspondant aux calendriers de vaccination actuels ».

En d’autres termes, le règlement établissant une limite de 0,85 mg par dose n’a jamais eu pour but d’indiquer une quantité d’aluminium pouvant être considérée comme inoffensive pour les enfants.

Elle n’est pas non plus totalement arbitraire.

Il s’agissait simplement d’un plafond qui garantissait une quantité d’aluminium suffisante pour provoquer la réponse immunitaire souhaitée sans être immédiatement réactogène :il s’agissait d’éviter que les signes de toxicité aiguë se manifestent presque immédiatement dans les modèles animaux.

 

Les scientifiques et les médias appliquent deux poids deux mesures lorsqu’ils interprètent des données d’observation

Dans leur article, Angrand et ses coauteurs soulèvent des inquiétudes croissantes quant à l’évolution de la situation :

Parmi les études épidémiologiques qui ont été menées, on peut citer une étude du CDC publiée dans Academic Pediatrics en 2023. L’étude « a révélé une association significative entre l’exposition cumulative à l’Al associée aux vaccins avant l’âge de 24 mois et l’incidence de l’asthme persistant à l’âge de 24 à 59 mois. »

La publication de cette étude a été accompagnée des assurances habituelles selon lesquelles il ne s’agit que de données d’observation, d’une étude « imparfaite » à laquelle nous ne devrions pas accorder trop d’importance en raison de ses limites méthodologiques.

Cela contraste avec la nature des rapports sur les études d’observation qui n’établissent aucun lien entre les vaccins et les effets néfastes. Ces études sont régulièrement qualifiées de méthodologiquement si solides que nous pouvons considérer leurs résultats comme absolument concluants.

 

Une récente étude danoise déclarant l’aluminium sûr s’attire des critiques

C’est le cas d’une récente étude menée au Danemark par Niklas Worm Andersson, M.D., Ph.D., un chercheur danois du Statens Serum Institut à Copenhague.

L’étude a examiné les effets des vaccins contenant l’adjuvant aluminium et un grand nombre de problèmes de santé chez l’enfant, notamment les maladies atopiques et allergiques, l’auto-immunité et les troubles du développement neurologique.

Les médias ont salué l’étude comme une preuve concluante que l’aluminium contenu dans les vaccins est inoffensif pour les enfants.

Mais comme le notent Angrand et ses collègues, « les débats méthodologiques en cours sur l’évaluation de l’exposition, les critères d’exclusion, les ajustements utilisés et la cohérence des données d’une correction ultérieure justifient pour l’instant une interprétation prudente ».

Les commentaires des scientifiques sur l’étude danoise, publiée le 15 juillet dans Annals of Internal Medicine, comprennent un large éventail de critiques :

  • L’absence d’une cohorte de contrôle non exposé
  • Exclusion effective des enfants à haut risque.
  • Résultats biologiquement peu plausibles d’un effet protecteur de l’aluminium.
  • Irreproductibilité de leurs résultats en raison de la non-divulgation des données et de la modélisation.
  • L’absence de contrôle de la tendance des enfants présentant un risque plus élevé de subir les conséquences à recevoir moins de vaccins (parfois appelé « biais des vaccinés sains« ).
  • Une durée de suivi inférieure à l’âge moyen du diagnostic pour de nombreux résultats.
  • Une contradiction entre l’affirmation des auteurs selon laquelle ils n’ont trouvé aucune preuve de nocivité et les associations statistiquement significatives montrées dans une version corrigée de leur supplément.

 

L’étude danoise est biaisée, selon certains critiques

De nombreuses analyses critiques de l’étude ont été rédigées. Dans une critique publiée le même jour que l’étude, le chercheur et auteur James Lyons-Weiler, Ph.D., a souligné comment les chercheurs danois ont « ajusté » leurs données pour le nombre de visites chez le médecin généraliste avant l’âge de 2 ans, traitant ainsi à tort ce nombre comme s’il s’agissait d’une variable indépendante.

Cela introduit un biais de collision, qui se produit lorsque deux variables influencent toutes deux une troisième – la « collision ». Le fait de traiter un facteur de collision comme un facteur de confusion et de l’ajuster peut dissimuler des associations réelles entre les expositions et les dommages.

Dans ce cas, les vaccinations peuvent entraîner une augmentation des visites chez le médecin en raison des effets indésirables. Les symptômes précoces des effets néfastes des vaccins peuvent également entraîner une augmentation des visites chez le médecin. Le nombre de visites est donc influencé à la fois par l’exposition et par le résultat.

En outre, le nombre de visites peut à son tour influencer ces deux facteurs : plus de visites peuvent entraîner plus de vaccinations et plus de diagnostics, créant ainsi une boucle de rétroaction qui se renforce d’elle-même.

Comme il ne s’agit pas d’une variable indépendante, le fait d' »ajuster » leurs données en fonction du nombre de visites de cette manière a biaisé l’étude en faveur de l’absence de lien.

Ceci, ainsi que d’autres décisions méthodologiques, pourrait expliquer pourquoi l’étude a trouvé des associations négatives statistiquement significatives malgré l’invraisemblance biologique de l’exposition à l’aluminium comme protecteur contre les maladies atopiques et allergiques, l’auto-immunité et les troubles du développement neurologique.

 

RFK Jr. demande la rétractation d’une étude danoise

Dans un article publié le 30 juillet par le Brownstone Institute, le mathématicien tchèque Tomas Fürst, Ph.D., et la chercheuse médicale danoise Vibeke Manniche, M.D., Ph.D., ont souligné, parmi d’autres problèmes de l’étude, la manière dont les enfants présentant un risque plus élevé de résultats mesurés ont été effectivement exclus.

Ils ont également noté que le supplément original a été remplacé par une version corrigée montrant « une association statistiquement significative entre certains troubles du développement neurologique – en particulier l’autisme et le TDAH – et l’exposition à l’aluminium des vaccins ».

Le secrétaire américain à la santé et aux services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., a demandé la rétractation de l’étude dans un article publié par Trial Site News le 1er août, dans lequel il résumait les nombreuses façons dont l’étude était biaisée en faveur de l’hypothèse nulle.

Alors que les auteurs de l’étude danoise affirment qu’ils « n’ont pas trouvé de preuves » d’un risque accru, Kennedy a également noté que leurs données supplémentaires corrigées montrent des associations significatives. Comme il l’a écrit :

« Les données montrent une augmentation statistiquement significative de 67 % du risque de syndrome d’Asperger par augmentation de 1 mg de l’exposition à l’aluminium chez les enfants nés entre 2007 et 2018.

« Par rapport au groupe d’exposition modérée, pour 10 000 enfants de la cohorte d’exposition à l’aluminium la plus élevée, il y a eu 9,7 cas de plus de troubles neurodéveloppementaux, 4,5 cas de plus de troubles autistiques et 8,7 cas de plus de la catégorie plus large des troubles du spectre autistique. »

C’est ce que corrobore une critique de l’étude par des scientifiques de Children’s Health Defense (CHD) publiée le 5 août sur Preprints.org, un serveur en ligne pour les articles qui n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs.

Dans cet article, Karl Jablonowski, Ph.D., chercheur principal de CHD, et Brian S. Hooker, Ph.D., responsable scientifique de CHD, soulignent comment, dans le matériel complémentaire original de l’étude, « les diagnostics de développement neurologique des enfants les plus malades ont été supprimés », alors que « dans le matériel complémentaire mis à jour, où ces diagnostics ont été inclus » – et après avoir rétabli les enfants omis – les données « ont révélé une association entre l’exposition à l’aluminium et les maladies dévastatrices du développement neurologique ».

Qualifiant l’étude de « travail défectueux avec de bonnes preuves de fraude », Jablonowski et Hooker ont fait écho à l’appel de Kennedy en faveur de la rétractation de l’étude.

 

Des chercheurs danois refusent de rétracter leur étude

Les rédacteurs de la revue ont toutefois refusé de rétracter l’étude, affirmant dans un commentaire public le 11 août que l’étude « n’a trouvé aucune preuve d’une association claire » et qu’elle est exempte de toute « erreur sérieuse » susceptible d’invalider leurs conclusions ou d’indiquer une faute scientifique.

Dans un article reprenant les nombreuses failles qui, ensemble, indiquent que l’étude a été conçue pour ne pas établir de lien, Lyons-Weiler décrit la revue comme étant impliquée dans le « toilettage du discours plutôt que dans l’arbitrage scientifique neutre ».

Dans un commentaire public sur leur étude répondant aux critiques, Andersson et ses collègues ont fait valoir que les associations significatives montrées dans leurs données supplémentaires pouvaient être rejetées parce que les enfants nés avant 2002, qui ont reçu moins de vaccins contenant de l’aluminium, ne pouvaient pas appartenir au groupe le plus exposé, et que le fait de réexécuter l’analyse sans ces enfants effaçait la signification statistique.

Cependant, leur analyse principale a également comparé les expositions et les résultats entre les cohortes de naissance, y compris celles nées avant 2002. L’étude a été conçue pour vérifier si les enfants plus exposés à l’aluminium, nécessairement dominés par les cohortes nées plus tard, présentaient des risques plus élevés de subir les conséquences de l’exposition à l’aluminium.

 

Le CDC s’est appuyé sur une analyse obsolète et discréditée de la sécurité des vaccins avec adjuvant en aluminium.

Pour étayer leur conclusion selon laquelle les vaccins avec adjuvant aluminium sont inoffensifs, les chercheurs danois ont cité sans esprit critique une étude de la FDA réalisée par Robert J. Mitkus, Ph.D., et al. sur laquelle le CDC s’appuie pour étayer son affirmation selon laquelle « la quantité d’exposition à l’aluminium chez les personnes qui suivent le calendrier vaccinal recommandé est faible et n’est pas facilement absorbée par l’organisme ».

Le CDC accompagne cette affirmation du raisonnement circulaire habituel selon lequel les adjuvants à base d’aluminium « sont utilisés en toute sécurité dans les vaccins depuis des décennies ».

Dans leur article révélant l’absence de données de sécurité sous-jacentes à la limite réglementaire de 0,85 mg par dose, Angrand et ses collègues font allusion à cette étude de la FDA en déclarant :

« En outre, les points de vue théoriques dépassés et mal documentés qui soutenaient ces affirmations ont été remis en question par la compréhension croissante de la nature des nanoparticules, de leur persistance imprévue à long terme dans les cellules immunitaires, de leur capacité à se propager à partir du site d’injection dans tout le corps, y compris le cerveau, de leur neurotoxicité dans les modèles animaux, et par les préoccupations croissantes concernant leur rôle potentiel dans les troubles du développement neurologique et les troubles allergiques ».

La référence fournie est « Analyse critique des études de référence sur la toxicocinétique des adjuvants à base d’aluminium« , par Jean-Daniel Masson, Ph.D., et al, et publiée dans le Journal of Inorganic Biochemistry en 2018.

Les auteurs de cette critique, dont les associés d’Angrand, Crépeaux et Gherardi, ont noté que Mitkus et ses co-auteurs ont adopté de manière inappropriée un « niveau de risque minimal » (MRL) défini pour la prise orale quotidienne d’aluminium soluble chez les souris – et non pour la forme particulaire insoluble de l’aluminium injecté aux enfants.

Les chercheurs de la FDA ont également effectué des « calculs erronés de la durée d’absorption » et ont ignoré la diffusion systémique des particules d’aluminium, y compris dans le cerveau, où elles peuvent provoquer une neuroinflammation.

Lorsque j’ai demandé à Mme Crépeaux quel était le problème de citer l’étude de Mitkus de la FDA comme preuve de l’innocuité des adjuvants à base d’aluminium, elle m’a répondu :

« Le principal problème est que des études plus récentes évaluées par des pairs ont expliqué pourquoi Mitkus se trompe. Le CDC devrait fonder ses recommandations sur une littérature actualisée, et Mitkus se trompe à plusieurs égards, comme nous l’avons expliqué en 2018 – il y a déjà sept ans ! »

Dans leur nouvel article examinant les origines de la limite de 0,85 mg par dose, Crépeaux et ses collègues concluent qu’il existe un « besoin urgent d’études pharmacocinétiques et toxicologiques indépendantes » en rapport avec le calendrier de vaccination actuel du CDC.

Ignorer les échecs alarmants de la recherche existante pour explorer et encore moins démontrer la sécurité, remarquent les auteurs, « ne les ferait pas disparaître ».

Les points de vue et les opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de Children’s Health Defense.

 

Jeremy R. Hammond

Jeremy R. Hammond est un chercheur et un journaliste indépendant qui s’attache à dénoncer la propagande mensongère du courant dominant qui sert à faire accepter des politiques gouvernementales néfastes.

 

Depuis 2021, le grand public connait la technologie ARNm pour les vaccins. Cette technologie qui n’avait jamais été utilisée, y compris à petite échelle, a été propulsée sur l’ensemble de la population française et mondiale.

 

L’efficacité et la sécurité de cette technologie pose maintenant des questions évidentes. Avant même de répondre aux questions soulevées par l’utilisation des ARNm, une nouvelle technologie, un dérivé, apparait : saARNm ou self-amplified ARNm.

 

Pourtant, ces « nouveaux nouveaux » vaccins sont déjà à l’étude sur l’homme comme avec cette publication

 

Self-amplified ARNm ou saARNm

 

Pour le décrire rapidement, l’ARNm auto-amplifié (saARNm) est une version, selon ses concepteurs, « améliorée » de la technologie de l’ARN messager (ARNm) utilisée dans les vaccins Pfizer et Moderna contre le COVID que tout le monde connait depuis 2021.

 

La différence est cependant majeure et renforce le questionnement déjà évoqué pour les vaccins ARNm :

  • Quantité de protéine produite.
  • Durée de vie de l’ARNm.

 

Les saARNm contiennent, comme pour la technologie ARNm, l’information génétique pour provoquer la synthèse d’une protéine (comme la protéine Spike du SARS-CoV-2). Cette protéine, en théorie, est censée provoquer une immunisation protectrice.

 

La différence repose sur la propriété du saARNm de se recopier (répliquer) lui-même (self amplified) à l’intérieur des cellules grâce à l’ajout de l’information nécessaire à cette amplification dans le saARNm. Ainsi, à partir d’une molécule d’ARNm, plusieurs sont formées et chacune induira la production de plusieurs protéines cibles.

Adapté de https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33093657/

 

Les auteurs précisent que l’utilisation de ce type de technologie, qui amplifie l’ARNm dans les cellules de l’hôte permet de réduire « les coûts de production »

De fait, la quantité d’ARNm finale dans les cellules est inconnue. Par conséquent, la quantité de protéine produite l’est aussi.

 

La quantité de produit actif est pourtant un paramètre essentiel d’un produit pharmaceutique.

Un pharmacien ne peut pas délivrer un produit sans connaitre sa composition.

 

Article R.4235-61

« Le pharmacien ne peut dispenser un médicament que s’il a pu s’assurer de sa provenance, de sa composition, de sa posologie et de ses conditions de conservation. »

 

En conséquence ce produit, ce vaccin, ne devrait pas être délivré. Mais ici, cela ne pose de problème à personne.

 

Remarquons que, pour les vaccins ARNm de Pfizer et Moderna, c’était la même problématique puisque la quantité de produit actif, la protéine SPIKE, reçue par le patient était inconnue. La quantité d’ARNm était, elle aussi, inconnue à cause de procédés de fabrications imparfaits. Le produit n’aurait jamais dû être délivré par les pharmaciens.

 

 

Les auteurs sont très clairs

 

Les auteurs de la publication que nous vous proposons d’étudier rapportent l’étude d’un vaccin saRNA contre le SARS-CoV-2 en Ouganda. Les auteurs sont fiers de préciser qu’il s’agit d’un des premiers essais de ce type en Afrique. L’étude souligne également la faisabilité de mener des essais avancés de vaccins en Afrique comme si cela n’était pas une évidence sauf à penser que les Africains sont moins compétents que nous… [1]

 

« Les résultats soutiennent la sécurité et l’immunogénicité des vaccins saRNA et leur potentiel en tant que solution évolutive pour la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses »

 

Il n’y a aucun doute sur leur enthousiasme.

  • Sécurité
  • Immunogénicité.

 

 

Immunogénicité

 

Dans cette étude de phase 1, il a été choisi de ne suivre que le taux d’anticorps induits par la vaccination. Ni les infections, ni la maladie n’ont été retenues comme marqueurs.

 

Les résultats montrent effectivement une immunogénicité (production d’anticorps spécifiques) pour les patients séronégatifs.

 

 

En revanche, il n’y a pas d’effet notable pour les patients précédemment déjà infectés (pas d’augmentation du taux d’anticorps). [2]

Mais le plus important n’est pas là.

La HAS confirme que le taux (titre/concentration) n’est pas corrélé à la protection contre le COVID. D’ailleurs les soignants avec des anticorps naturels après infection se sont vu refuser une réintégration à cause de ce motif.

[3]

 

Dans un second temps, les auteurs ont mesuré l’efficacité des anticorps par un test de neutralisation du pseudovirus 2 semaines après la seconde vaccination. Ce test n’est, lui non plus, pas pertinent puisque cette méthode n’a jamais été validée, jamais reconnue comme fiable pour permettre d’évaluer l’efficacité d’un vaccin.

[3]

 

En résumé, les auteurs ont prouvé qu’un antigène viral induisait une réponse immunitaire humorale.

Rien de plus.

Rien d’intéressant en 2025.

 

Mais aucune efficacité sur la mortalité, les formes graves n’été mise en évidence puisqu’elle n’a même pas été recherchée.

 

 

Sécurité

 

Les auteurs indiquent que l’essai a démontré que le vaccin était bien toléré, sans événements indésirables graves signalés.

Regardons ces résultats.

 

Les résultats des effets indésirables considérés comme graves sont présentés dans le tableau suivant qui regroupe les 42 participants dont 30 initialement étaient séropositifs pour le SARS-CoV-2 donc déjà infectés au moins 1 fois.

 

 

Les patients déjà infectés (séropositifs) sont 3,5 fois plus touchés par les effets indésirables graves au moment de la première dose et 2,25 fois plus au moment de la 2eme dose.

Les auteurs ne semblent pas interloqués par ce constat qui montre pourtant un risque bien plus important lors de la vaccination de patients déjà immunisés par infection naturelle.

 

Concernant maintenant le nombre d’effets indésirables graves, les chiffres sont alarmants.

 

Au moment de la première dose, les auteurs rapportent 9 évènements pour 42 patients. Cela représente un taux de 21% si on considère que chaque patient n’a qu’un effet indésirable.

 

Au moment de la deuxième dose, les auteurs rapportent 39 évènements pour 42 patients. Cela représente un taux de 93% si on considère que chaque patient n’a qu’un effet indésirable (39/42 = 93%).

 

Les auteurs ne précisent malheureusement pas la distribution des effets indésirables graves sur les patients. Il n’est donc pas exclu qu’un patient présente plusieurs effets indésirables graves en même temps. Dans ce cas, en reprenant les calculs, on obtient un taux minimum de 38% d’effets indésirables graves au niveau de la 2eme dose. En effet, on peut affirmer qu’il y a eu au moins 16 personnes individuelles atteintes, puisque les cas de lymphopénie sont forcément sur 16 patients différents, soit 16/42 = 38%.

Ainsi, il y a entre 38% et 93% d’effets indésirables graves. Pourtant les auteurs assurent que tout va bien !

 

 

Qui peut considérer qu’il n’y a pas de problème ?

 

De plus, les auteurs ne semblent pas gênés par la nature des symptômes principaux essentiellement :

  • Neutropénie
  • Lymphopénie
  • Thrombopénie

 

 

Mais encore mieux, les auteurs concluent :

« Aucun des effets intermédiaires cliniques de grade 3 ou supérieur ou des anomalies biologiques n’a été attribué au vaccin. »

 

Circulez, il n’y a rien à voir !

Qui peut le comprendre ?

 

 

Conclusion

 

L’analyse des résultats de l’étude ne permet pas de comprendre l’enthousiasme des auteurs. Surtout au niveau de la sécurité avec des taux supérieurs à 38%, au minimum 4 personnes sur 10 injectées

 

Mais sachez tout de même que :

 

  • Au Japon, un vaccin à ARN messager auto-amplifié contre la Covid a été approuvé pour la première fois en novembre 2023 avant d’être utilisé dans une campagne de vaccination en octobre 2024.
  • En Europe, ce même vaccin a été approuvé par la Commission européenne en février 2025. [4]

 

  • Le vaccin, contre la grippe aviaire, ARNm auto-amplifiant est utilisé depuis septembre/octobre 2023 en France pour les canards. Son autorisation a été renouvelée pour 2 ans jusqu’au 25 Mars 2027.

Evidemment aucun test n’a été effectué sur la capacité de l’ARNm auto amplifié injecté aux animaux à être transmis au consommateur.

Mais cela ne gène pas ceux qui piquent.

 

 

 

[1] https://doi.org/10.3390/vaccines13060553

[2] https://doi.org/10.3390/vaccines13060553

[3] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2022-09/rapport_evaluation_place_des_vaccins_cominarty_bivalents_original.omicron_ba.1_et_origninal._omicron_ba.4-5.pdf

[4] https://ch.zonebourse.com/cours/action/ARCTURUS-THERAPEUTICS-HOL-62745704/actualite/CSL-et-Arcturus-Therapeutics-annoncent-l-octroi-par-la-Commission-europeenne-d-une-autorisation-de-49069236/