Invité : Frédéric Pierru – Politiste et sociologue, chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS – Ceraps – Lille-II)

Sujet : « Soignants suspendus, autopsie d’une erreur » – Le Monde Diplomatique – Fév. 2024

Animateur : Dr Louis Fouché – Médecin Anesthésiste Réanimateur

Discutants : Dr Philippe De Chazournes – de médecin du doute à patient expert ; Dr Carole Fouché – Biologiste médicale, enseignant-chercheur

Bande annonce:

 

 

En janvier 2021 commence la plus massive campagne de vaccination que la France, mais aussi que le monde, ait connue.

  • En moins de 4 mois, il y a eu 1 milliard de doses injectées dans le monde.
  • Il n’a fallu qu’un mois supplémentaire pour en injecter un autre milliard.
  • Et jusqu’en 2022, il y a eu 1 milliard de doses injectées tous les mois. [1]

 

Aucun traitement médical n’avait connu cette situation surtout qu’il s’agit d’une technologie ARNm jamais utilisée sur l’homme et qui a été préparée en moins de 8 mois, selon l’affirmation du PDG de Pfizer, Albert Bourla

« L’essai marque une étape importante dans la quête historique de huit mois pour développer un vaccin »

 

De la magie !

 

Pour être utilisé aussi massivement, le vaccin doit être très efficace et très sûr.

Il ne pourrait logiquement en être autrement.

Sinon, cette attitude serait scientifiquement et surtout médicalement incompréhensible.

 

 

Les résultats de 2020

 

Le 18 novembre 2020, la société PFIZER annonce par un communiqué de presse que l’efficacité de son vaccin est de 95%.

 

Tous ceux qui faisaient la publicité de ce vaccin dans les médias, qu’ils soient médecins, professeurs de médecine ou encore ministre, mettaient en avant une efficacité de 95%.

 

« le vaccin est efficace à 95% »

 

Mais ils ne précisaient jamais le critère de cette efficacité.

 

Par défaut, la population imaginait que le vaccin empêchait 95% des décès, ou 95% des passages en réanimation ou 95% des formes graves.

Ils avaient tort. Mais ils étaient trompés par les discours médiatiques qui ne donnaient pas les précisions suffisantes pour que l’information soit complète.

 

Cette efficacité de 95% ne concerne que le fait d’être infecté.

 

L’efficacité sur les décès, les formes graves n’a pas été testée par PFIZER, avec l’assentiment des pouvoirs sanitaires publics ; car ce n’est sûrement pas un paramètre important…

 

 

Le calcul de Pfizer est simple.

Lors des essais cliniques, qui ont duré environ 3 mois, Pfizer annonce les incidences suivantes [2] :

  • Non vaccinés : 0,75% (162 cas pour environ 22000 cobayes)
  • Vaccinés : 0,037% (8 cas pour environ 22000 cobayes)

 

Pour faire ce calcul, PFIZER ne prend en compte que les vaccinés 2 doses de plus de 7 jours.

Le calcul de l’efficacité fait par Pfizer, à partir de ces 2 valeurs donne alors un résultat d’efficacité de 95%.

 

 

En conclusion, le vaccin est vraiment exceptionnel et il faut vacciner la planète entière.

 

Pourtant à cette date, novembre 2020, le vaccin est en essai clinique de phase 3 depuis quelques mois seulement et le restera jusqu’au milieu de 2023.

Ainsi il ne s’agit pas de résultats finaux et uniquement sur la capacité à empêcher l’infection.

(Nous ne discuterons pas ici de la qualité, des méthodes, de la légitimité des résultats obtenus par Pfizer et nous ne prenons que leurs résultats bruts comme ils les ont eux-même présentés).

 

 

Les résultats de 2023

 

Le 28 juillet 2023, Pfizer finalise son rapport sur l’essai clinique C4591001 commencé le 29 avril 2020. [3]

Au détour d’une page, parmi des milliers, il apparait que le graphique présent dans la publication de novembre 2020 sur une durée d’une centaine de jours de suivi est maintenant disponible pour presque 1000 jours.

 

Il apparait clairement que Pfizer a choisi de proposer la vaccination aux cobayes du groupe placébo qui apparaissent en vert sur le graphique. Et donc de faire disparaitre progressivement le groupe contrôle… Ce que la FDA n’a pas apprécié…

 

Comme en novembre 2020, il est possible de faire le calcul d’efficacité en utilisant les chiffres d’incidence cumulative qu’il est possible de lire sur le graphique. On trouve une moyenne de :

-30%.

Moins 30% !

Cela signifie que le vaccin ne protège pas contre les infections mais qu’en plus il est néfaste.

Les cobayes vaccinés ont 31% plus de risques d’avoir une infection au SARS-CoV2.

L’effet inverse de celui recherché et tant vanté.

 

 

 

Conclusion

 

En novembre 2020, Pfizer annonce avec insistance, et l’aide des médias, une efficacité de 95% contre les infections.

 

En juillet 2023, le rapport final de Pfizer montre une efficacité négative de -30%. Le vaccin est néfaste contre les infections. Plus de risque d’être infecté quand on est vacciné.

Evidemment PFIZER n’a fait aucun communiqué de presse pour cette information.

Et les autorités de santé qui ont reçu le rapport dès le 30 juillet 2023 n’ont rien dit non plus.

 

On peut les comprendre.

Comment annoncer que l’efficacité quasi miraculeuse de 95%, les 95% qui ont permis de vendre le vaccin sur la planète entière, les 95% qui ont permis aux gouvernements d’obliger à la vaccination, est devenue négative… ?

 

Par honnêteté ?

Visiblement pas.

Mais tout le monde se doutait que l’honnêteté n’était pas présente chez Pfizer ou chez les autorités de santé notamment Française.

 

 

[1] https://ourworldindata.org/explorers/coronavirus-data-explorer

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33301246/

[3] mega.nz/folder/LZJ31KqK#m1Z6XM90LFNaoFn4KGkYgA

Invité : Bernard Guennebaud – Mathématicien

Sujet : L’invraisemblable usage des tests statistiques en épidémiologie.

Animateur : Vincent Pavant – Mathématicien

Discutant : Dr Vincent Reliquet – Président de l’AIMSIB

Bande annonce:

le vaccin serait une réussite

 

 

Pour prouver qu’un vaccin est efficace, il suffit de montrer le nombre de vies qu’il a sauvées depuis son entrée en utilisation. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un article [1] qui déclare que les vaccins contre le COVID auraient épargnés pas moins de 1,4 million de vies pour la zone Europe.

 

Tout le monde serait évidemment satisfait de ce résultat.

 

Pour évaluer le nombre de vies sauvées, il suffit de faire la différence entre le nombre de morts attendus à cause de la maladie et le nombre de morts réellement rapportés pour cette même maladie.

La question qui se pose est de savoir si les calculs faits par l’OMS sont crédibles ou non.

 

 

Les paramètres qui influencent la mortalité

 

La mortalité d’une maladie, ici par infection virale, dépend de plusieurs paramètres qui vont additionner leurs effets dans le temps.

 

Virulence des variants successifs

 

Depuis l’apparition du SARS-CoV2, il est apparu de très nombreux variants qui ont montré une évolution vers des formes moins virulentes mais plus contagieuses. Cette évolution du virus lui permet de s’adapter et de se répandre dans la population et d’y perdurer.

Effectivement, pour le COVID, les variants successifs ont montré une diminution importante de leur virulence en passant de la souche initiale de 2020 à la souche Omicron de 2022. [2]

Ainsi dès 2021, à cause de la succession de ces variants, le nombre de décès devait automatiquement diminuer.

 

 

Immunisation de la population

 

Lors de l’apparition d’un nouveau virus, la population est considérée comme naïve. C’est-à-dire qu’elle n’a aucune immunisation contre ce pathogène. Ainsi tous les individus sont susceptibles d’attraper mais surtout de développer la maladie.

On peut considérer que pour le COVID, le début d’année 2020 correspond à une période pendant laquelle l’immunité de la population vis-à-vis du SARS-CoV2 était nulle.

Au fil de l’année, et des infections par le SARS-CoV2, la population ayant survécue, s’est immunisée et elle est donc devenue moins sensible aux virus de même souche que ceux rencontrés précédemment, et les individus moins susceptibles de décéder de l’exposition aux souches contre lesquelles ils sont immunisés.

Ainsi dès 2021, étant donné cette immunisation naturelle faite à partir de 2020, le nombre de décès devait automatiquement diminuer.

 

 

Population à risque

 

Lors de l’apparition d’un nouveau virus, ce sont évidemment les populations à risque qui sont les plus impactés et en particulier les individus les plus fragiles soit d’un point de vue immunitaire, soit vis-à-vis de leur état de santé, d’autre(s) pathologie(s), ou tout simplement de leur âge. Ce phénomène est connu sous le nom « d’effet moisson ».

En 2020, le COVID a essentiellement ciblé les personnes âgées puisque d’après les chiffres de santé publique France, plus de 50 % des décès concernaient les plus de 83 ans alors qu’ils ne représentent qu’une très faible part de la population.

En 2020, le COVID, d’une façon ou d’une autre, a provoqué le décès de ces individus les plus fragiles.

Ainsi dès 2021, du fait de la disparition d’une partie de cette population particulièrement vulnérable, il y avait moins de personnes susceptibles de décéder à cause du COVID et le nombre de décès devait automatiquement diminuer.

 

 

Bilan

 

En cumulant l’ensemble de ces paramètres, il devrait y avoir automatiquement une diminution du nombre de décès attribué au COVID par rapport à 2020. C’est-à-dire qu’en 2021 devait se produire une diminution du nombre de décès même en l’absence de vaccination.

 

 

Nombre de mort attribué au COVID

 

Pour faciliter l’utilisation des résultats nous avons choisi de faire le comptage des décès, au niveau de l’Europe, sur une année de mars à mars puisque le point de départ est mars 2020.

En Europe, les vaccins ont commencé à être administrés début 2021. En mars 2021 il n’y avait que 2% à peine de la population qui était considérée comme vaccinée pour atteindre presque 70 % en mars 2022. [3]

 

Il est donc possible de choisir la période allant de mars 2020 à mars 2021 comme une période sans vaccination et de mars 2021 à mars 2022 comme une période avec vaccination.

Sur cette période sans vaccin, de mars 2020 à mars 2021, il y a eu environ

858 000 décès

d’après les chiffres donnés par les autorités sanitaires officielles de chaque pays.

 

Sur la période suivante, de mars 2021 à mars 2022 il y a eu environ

890 000 morts

 

Ourworldindata.org

On constate qu’entre les 2 périodes choisies, une sans vaccin et l’autre avec vaccin, il y a globalement le même nombre de décès (même un peu plus pour être précis) attribués au COVID.

Cela pose question sur l’efficacité de la vaccination.

 

Evaluation de l’efficacité du vaccin

On constate donc qu’entre les 2 périodes choisies (sans et avec vaccin), il y a globalement le même nombre de décès attribués au COVID.

On pourrait donc conclure que le vaccin utilisé en 2021 n’a aucun impact, aucune utilité puisque le nombre de décès attribués au COVID ne diminue pas.

 

En effet, au regard de ces chiffres, il apparaît nettement que la vaccination n’a pas été en mesure de montrer un impact sur le nombre de décès attribués au COVID sur une période de 1 an.

Le nombre de décès n’a pas diminué.

 

 

Mais si l’analyse prend en compte, les trois paramètres cités plus haut, qui ont été décrit comme ayant la capacité de diminuer le nombre de morts, il apparaît alors que si les vaccins n’ont pas été capables de diminuer le nombre de décès, ils ont malheureusement annihilé

  • l’effet protecteur de l’immunisation de la population
  • la présence de variants moins virulents
  • ou encore de la diminution des personnes les plus fragiles

 

Il faut comprendre que les vaccins n’ont malheureusement eu aucun effet protecteur mais qu’en plus, ils ont eu un effet néfaste.

 

 

La modélisation de l’OMS

 

La question se pose maintenant de savoir comment l’OMS trouve que les vaccins ont sauvé pas moins de 1,4 millions de vies.

Il apparaît premièrement qu’il s’agit d’une modélisation mathématique. Les termes comme estimé ou estimations apparaissent presque 50 fois dans le texte de la publication.

 

En se basant sur les chiffres officiels, il y a environ 2 millions de morts attribués au COVID en mars 2023 qui correspond à la date de la fin de l’étude choisie par l’OMS.

 

Si l’OMS calcule qu’il y a eu 1,4 millions de vies sauvées, c’est que l’OMS prévoyait par son modèle mathématique que sans vaccin il y aurait eu 3,4 millions de morts attribués au COVID à cette date.

 

Le problème majeur, c’est que comme il y a eu environ 856 000 morts en 2020, et qu’à cause des paramètres discutés plus haut, et sans l’utilisation d’un quelconque vaccin, il y aurait dû en avoir moins en 2021 et encore moins en 2022.

 

Même s’il est difficile de déterminer le nombre de morts attendus en absence de vaccin, il n’est pas crédible qu’il soit de 3,4 millions cumulés en mars 2023 compte tenu de l’ensemble de ces paramètres.

 

 

 

Conclusion

 

 

Il a déjà été démontré qu’aucun modèle mathématique, et spécialement ceux de Neil Ferguson de l’Imperial Collège de Londres, ou spécialement ceux de M Cauchemez du célèbre institut Pasteur, en France, ne pouvait prédire un phénomène biologique et encore moins une infection virale au sein d’une population.

D’ailleurs, M Cauchemez le rappelle à chacune de ses publications !

publication Pasteur

 

Mais s’il est impossible de prédire l’avenir avec un modèle mathématique basé sur des données incomplètes et des hypothèses, il faudrait au moins que le modèle mathématique ne soit pas en opposition avec la réalité des chiffres et paramètres disponibles.

 

En l’occurrence, le modèle de l’OMS trouve un chiffre de morts attendus en absence de vaccin qui n’est pas cohérent avec les chiffres initiaux et l’impact du temps sur la mortalité.

 

Ainsi et malheureusement il apparaît qu’une fois de plus l’OMS cherche par tous les moyens à prouver que le vaccin, abondamment recommandé par l’OMS, était utile, et que le rendre obligatoire était légitime.

Qui dirait le contraire avec 1,4 millions de personnes sauvées ?

 

Mais la réalité, c’est que l’OMS, grâce à de belles formules mathématiques, trompe l’opinion publique. Une fois de plus.

Cette attitude n’est évidemment pas respectable tellement elle est grossière. Mais elle est maintenant habituelle.

 

Un autre problème vient du fait que ces informations fort douteuses scientifiquement, ces mensonges diront certains, sont présentés au public par des journalistes et d’autres gens peu scrupuleux dans leur analyse de la publication…

 

 

 

 

 

[1] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.01.12.24301206v1

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35611065

[3] https://ourworldindata.org/covid-vaccinations

 

 

Invitée : Emmanuelle Darles – Enseignante chercheuse

Sujet : Les effets du vaccin Covid-19 sur la grossesse – Intervention réalisée lors de l’ICS4 (International Covid Summit) le 18/11/2023 au parlement à Bucarest en Roumanie

Animateur : Dr Éric Ménat – Médecin généraliste

Discutant : Dr Philippe De Chazournes

Voici le lien de le lettre ouverte destinée à alerter les citoyens, élus et services de santé, sur les problèmes éthiques que représentent les vaccinations vénéneuses obligatoires chez l’enfant :

https://www.medocean.re/component/k2/item/180-vaccinations-veneneuses-obligatoires-chez-l-enfant-lettre-ouverte-aux-citoyens-aux-elus-et-aux-services-de-sante

Bande annonce:

Invitée : Viviane Cuendet – patiente experte et citoyenne engagée Suisse

Sujet : À la recherche et évolution de données fiables post-Covid Suisse : Mission impossible ❓

Animateur : Eric Ménat – Médecin généraliste

Discutant : Louis Fouché – Médecin Anesthésiste-Réanimateur et Hélène Banoun

Bande annonce:

Sujet : Analyse critique sur l’étude française du 02/01/24 sur l’hydroxychloroquine

Invités :
– Emmaunelle Darles – Enseignante chercheuse
Vincent Pavan – Enseignant chercheur en mathématiques
– Xavier Azalbert – Entrepreneur et mathématicien de formation

Nous serons heureux de vous accueillir en direct à partir de 20h45 et de répondre à vos questions sur les sujets abordés.

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Depuis l’apparition du SARS-CoV2 et de la maladie associée, le COVID, de nombreuses mesures ont été prises pour essayer de limiter les contaminations de masse.

La première qui vient à l’esprit est évidemment le confinement avec la possibilité de sortir si on se signait soi-même une attestation. Mais il y en a eu d’autres comme l’interdiction de consommer debout dans les lieux de restauration et débit de boissons, ou l’obligation de marcher en permanence si l’on souhaite se rendre sur les plages. L’Histoire nous dira si ces mesures étaient absurdes, liberticides, guignolesques, ou tout à la fois.

 

Cependant, une mesure a été souvent demandée : la mise en place de ventilation, de purificateurs d’air.

Le but était de diminuer la charge virale de l’air et d’ainsi, théoriquement, diminuer les risques de contamination. De protéger les gens du COVID.

Le coût de ces demandes est évidemment très significatif et ainsi la question de l’efficience de la dépense se pose naturellement.

 

 

Une étude [1] cherchant à mesurer l’impact des purificateurs sur les contaminations du SARS-CoV2, en école maternelle en Allemagne, a été publiée en octobre 2023.

Les résultats sont assez surprenants.

 

Mais revenons d’abord sur les informations scientifiques et moins scientifiques concernant les bénéfices de la purification de l’air pour protéger du COVID, pour réduire les contaminations.

 

 

Mesure de l’efficacité de l’aération et de la purification

 

La très grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des études proposées sur le sujet de la purification de l’air contre le COVID n’étaient que des modélisations mathématiques et informatiques. Elles montraient souvent de magnifiques images pleines de couleurs qui montraient la disparition des virus grâce à la ventilation ou un purificateur.

Ces modélisations sont en fait, et simplement, un ensemble d’équations mathématiques complexes dont les paramètres sont fixés par les expérimentateurs. [2]

 

Le problème majeur des simulations mathématiques, surtout en biologie, est le choix des paramètres initiaux qui sont utilisés dans les formules de calculs. De ces paramètres dépendent le résultat de la modélisation. Le changement d’un seul paramètre peut inverser le résultat.

Dans le cas présent, toutes les simulations cherchant à mesurer l’efficacité des purificateurs supposent, et donc utilisent dans leurs équations, que la charge virale dans l’air du SARS-CoV2 est très grande.

Certaines publications partent du postulat que le mucus peut contenir jusqu’à 1011 virus/mL. [3]

Ce chiffre est totalement inventé et ne repose sur aucune base légitime.

 

En effet, de très nombreuses études ont cherché à évaluer l’excrétion virale de malades confirmés du COVID. [4] La quantité de virus émise par les malades reste faible. Il est donc impossible d’obtenir des charges virales aussi fortes. D’autant plus dans des endroits comme une salle de classe ou un bureau qui ne compte souvent pas de malades.

 

En fait, une grande partie de ces simulations ne discutent même pas du virus. Parfois, le terme de virus n’apparait que dans l’introduction pour valider qu’il s’agit d’une étude sur le COVID. C’est-à-dire que ces simulations ne discutent que de la répartition de particules plus ou moins grosses dans l’air en faisant croire qu’il y aurait une corrélation avec la charge virale de l’air et donc le risque de contamination.

 

Les résultats de ces simulations mathématiques de laboratoire montrent toujours une efficacité très importante de la purification ou de l’aération.

Toujours.

 

 

 

La mesure du niveau de CO2 pour lutter contre la transmission du COVID

 

D’autres indicateurs ont été trouvés, choisis pour évaluer les risques de contamination par le COVID.

Notamment le CO2.

Le CO2 est naturellement produit par la respiration. Dans un environnement clos accueillant du public, le taux de CO2 va donc augmenter naturellement. Notamment si la ventilation de la salle est faible.

 

Le postulat apparu depuis le COVID, mais qui n’existait pas avant pour les autres infections respiratoires, est que la concentration de CO2 serait reliée au risque d’infection. Partant de ce principe, il est affirmé que la mesure du taux de CO2 dans l’air ambiant est un bon indicateur de la qualité de l’air et donc du risque de contamination.

 

Ainsi un capteur CO2 judicieusement placé indiquerait le niveau de risque de transmission d’agents pathogènes par la respiration. Il serait donc important pour la santé de surveiller le taux de CO2 à l’intérieur d’une pièce.

Il est évident qu’il n’y a aucune base scientifique rationnelle.

Si vous placez, par exemple, 30 élèves en pleine forme dans une classe, l’évolution du taux de CO2 sera évidemment la même que si la classe contient 30 malades du COVID.

 

L’achat de détecteur de CO2 semble donc une dépense inutile pour diminuer les risques de contaminations virales.

 

 

Les fabricants de purificateurs

 

De nombreux fabricants se sont lancés dans la vente de purificateurs contre la « pandémie » de COVID. Il est difficile de leur en vouloir. Les industriels cherchent à gagner de l’argent en répondant à un besoin.

Il y a même eu des purificateurs individuels à se mettre autour du cou.

Comment imaginer qu’un dispositif de ce type protège de germes, des virus potentiellement présents dans l’air ?

 

Certains fabricants ont été contactés par mail pour obtenir des informations scientifiques, en d’autres termes, les résultats de diminution de la charge virale de l’air obtenue par leurs appareils ou la réduction du nombre de contaminations dans les environnements traités.

Les réponses ont toujours été les mêmes : « nous n’avons pas de résultats en vie réelle, uniquement des simulations de laboratoire »

Effectivement, ils avaient réalisé des mesures sur des pièces de petites tailles, totalement fermées donc dépourvues de flux d’air et avec des charges de virus très importantes pour suivre facilement l’évolution. Il ne s’agissait pas souvent de virus humains mais plutôt de bactériophages pour des raisons probablement techniques et de coûts.

 

En résumé, des conditions très éloignées de la vie réelle.

 

Pourtant, malgré l’absence de mesures en vie réelle, les fabricants ont réussi à vendre leurs purificateurs pour équiper des zones comme des aéroports.

A ce jour, les aéroports qui ne sont pas équipés ne semblent pas infecter plus leurs voyageurs…

 

En résumé, les fabricants contactés ne sont pas en mesure de montrer le gain apporté par leur appareil sur la charge virale de l’air.

Malgré les coûts d’achat très élevés et l’absence de preuves d’utilité sur les infections, les ventes sont nombreuses…

 

 

Mesures en vie réelle

 

L’étude en question [1] est, selon les auteurs, la première étude à ce jour à évaluer l’impact des filtres HEPA sur l’incidence réelle du COVID. Cela confirme les informations précédentes sur l’absence de données.

Il s’agit en effet d’évaluer l’efficacité épidémiologique des filtres HEPA dans un contexte réel, en mesurant le nombre de cas (la prévalence) dans les écoles maternelles avec et sans filtres à air.

L’hypothèse était la suivante : si les filtres HEPA sont efficaces, le nombre de cas sera plus faible dans les écoles équipées des purificateurs que dans les écoles non-équipées.

 

Les appareils de filtration utilisés comprenaient

  • un préfiltre grossier
  • un filtre HEPA H13
  • un filtre à charbon actif
  • un plasma
  • un filtre photocatalyseur de dioxyde de titane
  • une lumière ultraviolette-C

 

Le fabricant indique fièrement une élimination de 99,9% de tous les virus, bactéries, aérosols, pollens, allergènes, poussières et spores de moisissures.

 

L’étude porte sur 10 écoles, soit 663 enfants et 147 personnels dans le groupe avec filtration et 22 écoles, soit 1697 enfants et 374 adultes dans le groupe contrôle. L’ensemble des écoles était dans une zone qui avait des incidences COVID similaires.

 

Les résultats montrent une prévalence (nombre de cas rapportés pour 100 individus) qui est plus importante dans le groupe utilisant les purificateurs. Aussi bien au niveau des enfants qu’au niveau du personnel.

Sans toutefois que la différence soit considérée comme significative.

 

En résumé, les purificateurs ne montrent aucune efficacité pour la protection contre la contamination par le SARS-CoV-2.

 

Les chercheurs concluent qu’ils trouvent leur découverte assez surprenante, car, disent-ils, diverses études expérimentales ont démontré l’efficacité des filtres HEPA pour réduire les concentrations d’aérosols dans les pièces fermées.

Comme toujours, il y a un amalgame fait entre les aérosols et la présence de virus, la charge virale. Comme si les 2 devaient être reliés et corrélés.

 

L’étude n’est sûrement pas parfaite. Les paramètres d’utilisation sont très nombreux. Cependant il est difficile d’imaginer comment une meilleure maitrise des purificateurs pourraient montrer une efficacité significative sur les contaminations.

 

Pour certains, cette étude n’est pas fiable !

Car les purificateurs n’auraient pas été correctement réglés, correctement utilisés !

 

Vous vous rappelez pour les masques ?

Les études ne montraient pas d’efficacité car les gens les portaient mal…

 

 

 

[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37518080/

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33793301/

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33793301/

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32047895/

 

Devenue le cheval de bataille des médias comme des gouvernements et des tutelles, et un enjeu manifestement judiciaire et politique, bien plus que sanitaire, médical ou scientifique, cette affaire est devenue semble t‘il un nœud de crispation sans possibilité de contradiction ou de réconciliation.

Rappelons ni le Dr Fouché, ni les Dr Mignon,; Pr Parola, Pr Brouqui n’ont jamais présenté comme salutaire le traitement par l’Hydroxychloroquine dans la Covid-19, mais qu’il a rapporté les expériences nationales et internationales d’usage de cette molécule dans la prise en charge précoce du Covid-19 qui ont montré des résultats encourageants. Le Dr Fouché a aussi montré les manquements et les biais méthodologiques et statistiques des études utilisées par les tutelles pour justifier l’interdiction à la prescription de ville du produit, et souligné la balance des bénéfices et des risques comme vraisemblablement favorable à l’usage de cette molécule dans une prise en charge multimodale et pluridisciplinaire de soin dans le Covid-19 en phase précoce.

La question de l’Hydroxychloroquine dans le Covid-19 en France est devenue une pomme de discorde qui exaspère les rivalités et les antagonismes outrés.*

 

Elle est aussi devenue un enjeu politique et économique majeur. En effet, sa prescription, reconnue comme utile dans le Covid, aurait interdit aux vaccinations Covid de pouvoir postuler à une AMM conditionnelle.

 

Mais qu’en est il de la Science au soutien d’une position ou une autre ?

Invitée : Franco Fracassi – journaliste indépendant italien

Sujet : les laboratoires biolabs en Italie

Discutante : Hélène Banoun

Animateur : Louis Fouché

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