EPIPHARE (Semenzato et al.) dans JAMA : analyse critique des biais méthodologiques et de l’opacité des données Dans cet épisode du Conseil scientifique indépendant, nous décortiquons en détail l’étude EPIPHARE publiée en décembre dans le JAMA (Journal of the American Medical Association). Cette étude, très médiatisée, concluait à l’absence de surmortalité toute cause chez les personnes vaccinées contre le Covid-19. Martin Zizi (MD, PhD, ex-directeur scientifique à la Défense), Xavier Azalbert (économiste, statisticien et administrateur de Bon Sens) et Hélène Banoun (pharmacienne biologiste, ex-INSERM) décryptent ensemble les biais méthodologiques majeurs, les incohérences numériques et les problèmes de transparence des données. Au programme : Pourquoi l’accès aux données brutes est impossible (embargo gouvernemental et refus de l’éditeur) ? Les biais de sélection, de temps immortel et de risques concurrents L’utilisation inappropriée du modèle de Cox Les incohérences comptables dans les tableaux (jusqu’à 15-18 % de décès « manquants ») Les ratios de mortalité par cause (ex. : +686 % de mortalité génito-urinaire chez les vaccinés selon les propres chiffres de l’étude) L’entrave au débat scientifique et les échanges avec le JAMA (letters of concern refusées, mise en demeure) Le contexte plus large : propriété des données, audits internes vs externes, et intégrité scientifique Un travail rigoureux de reverse engineering et de vérification comptable des données publiées, sans accès aux données brutes. Liens utiles :Lettres de préoccupation envoyées au JAMA (disponibles sur demande ou sur les sites de Bon Sens / CSI) Étude EPIPHARE (JAMA) Objectif : Rétablir un débat scientifique transparent et exiger l’accès aux données de santé publique.Si vous voulez comprendre comment une étude peut passer la peer review tout en présentant des incohérences majeures, cette analyse est faite pour vous. Mots-clés / Hashtags : #EPIFAR #Semenzato #JAMA #VaccinsCovid #MortalitéTouteCause #BiaisMéthodologiques #TransparenceScientifique #IntégritéScientifique #ConseilScientifiqueIndépendant #BonSens #DonnéesSanté #PeerReview
Il n’est pas discutable que la grippe, mais aussi les autres Infections Respiratoires Aigues (IRA), sont responsables d’une mortalité importante notamment en saison hivernale. Il n’est pas discutable non plus que la grippe, et toutes les IRA, provoquent un coût social important par les arrêts de travail et la désorganisation induite.
Réfléchir au moyen de contrôler la grippe apparait donc évident.
C’est juste du bon sens.
Mais le bon sens doit aussi être au niveau de la réponse choisie.
En juillet 2026, la HAS recommande la mise en place d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour
- L’ensemble des professionnels de santé (salariés et/ou libéraux) ;
- Les autres professionnels des établissements de santé, des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de forme sévère de grippe.
- Par cohérence, pour l’ensemble des élèves et étudiants des filières médicales et paramédicales.
La vaccination obligatoire des soignants repose sur la volonté d’empêcher les patients d’être infectés par les personnels soignants. Le but de la HAS doit donc être de montrer que la vaccination réduit les infections nosocomiales, les infections des patients provoquées par les soignants.
La question qui se pose immédiatement est la suivante :
Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?
Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?
Examinons le rapport scientifique de 223 pages [A] et pas seulement le communiqué de presse [B] repris par les médias, les ministres et des soignants sans analyse critique.
Introduction
Dès le début de son rapport scientifique, la HAS n’appuie pas ses recommandations sur des données scientifiques ou médicales. La HAS choisit de le faire sur des critères éthiques. De mettre en avant les critères éthiques plutôt que scientifiques.
Pour la HAS, c’est « une responsabilité morale » de se vacciner. Elle appuie ce principe sur 1 référence [7] disponible (la [8° n’est pas accessible actuellement]). C’est un article philosophique et non scientifique ou médical. Il discute d’éthique de santé publique sur l’obligation vaccinale en se basant sur le principe que la vaccination est efficace et donc bénéfique. Comme il ne s’agit pas d’un document scientifique, il n’est évidemment jamais apporté la moindre preuve que le vaccin discuté est significativement efficace.
Seulement dans un 2ème temps, la HAS vient sur le domaine scientifique. La HAS affirme que « L’efficacité vaccinale en vie réelle chez les adultes âgés de 18 à 64 ans contre les cas de grippe confirmée varie entre 41 % et 76 % sur les trois dernières années. Les méta-analyses confirment ces estimations. »
Pourtant la HAS fait le choix de ne pas donner ces métanalyses à ce moment du document. D’autant plus surprenant que les chiffres présentés ici par la HAS, sans références, seront contredits dans la suite du rapport par les publications choisies par la HAS elle-même.
Mais surtout, il s’agit ici d’un critère individuel de protection. Or, l’obligation vaccinale contre la grippe repose sur un critère collectif : capacité de la vaccination des soignants à protéger les patients.
Ensuite, la HAS s’appuie sur les « contributions écrites de parties prenantes ». Elle présente les résultats de ces contributions.
ARS, SF2H, SFST, UNA, FHP ne se prononcent pas en faveur de l’obligation vaccinale.
Seul France Asso Santé y est favorable car c’est une responsabilité éthique. Quand il n’y a pas de légitimité scientifique ou médicale… il reste « la responsabilité éthique ».
En résumé, la très grande majorité « des parties prenantes », en se basant sur l’absence d’une efficacité vaccinale significative, n’est pas favorable à l’obligation vaccinale.
Mais cela n’empêche pas la HAS de demander l’obligation vaccinale.
La HAS présente aussi les conclusions des experts du groupe de travail qui ont été chois soigneusement.
11 experts sur 13 se déclarent défavorables à une obligation vaccinale, invoquant notamment « l’efficacité vaccinale jugée insuffisante pour justifier une telle mesure. »
Les 2 autres experts estiment que l’obligation vaccinale pourrait être envisagée uniquement sur le plan théorique mais « non pertinente dans la situation actuelle. »
En résumé, la totalité des experts ne sont pas favorables à l’obligation vaccinale contre la grippe.
Mais cela n’empêche pas la HAS d’aller contre l’avis unanime des experts et de recommander l’obligation vaccinale.
Recommandations vaccinales actuelles contre la grippe saisonnière
Le document de juillet 2026 de la HAS [A] commence par un état des lieux en se basant sur celui de 2023 qui n’avait pas été en mesure d’être favorable à la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe. A l’époque, 2023, la HAS considérait que les éléments de preuves d’efficacité du vaccin n’étaient pas suffisantes pour légitimer une obligation vaccinale.
La HAS regrette en premier lieu « la faible couverture vaccinale des professionnels, de l’ordre de 22 à 25,9 % en 2021-2022, bien loin de l’objectif fixé à 70 %. Cette faible couverture posait légitimement la question de l’obligation vaccinale »
Pour la HAS, face à cette situation, il n’y a qu’une solution : « l’obligation vaccinale ».
La HAS ne se demande pas pourquoi, les soignants, plus des ¾, ne se font pas vacciner contre la grippe. La HAS ne se pose pas la question de l’origine du refus de ces soignants.
Non.
Pour la HAS, la réponse n’a pas besoin d’être recherchée : il faut « l’obligation vaccinale ».
En résumé, la HAS considère que les professionnels de santé ne sont pas compétents et qu’ils doivent être obligés.
L’obligation vaccinale contre la grippe à l’étranger
Pour appuyer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS expose des « données internationales témoignant de l’impact considérable de l’instauration d’une obligation de vaccination antigrippale sur la couverture vaccinale des soignants (jusqu’à des taux supérieurs à 90 %). »
La HAS est contente de découvrir que, quand on oblige la vaccination, le taux de vaccination est plus important.
Incroyable.
Une longue partie du rapport montrera, s’il en était besoin, que l’instauration d’une obligation vaccinale augmente la couverture vaccinale.
Incroyable.
Mais la HAS ne dit pas ici que très peu de pays ont jugé utile, pertinent d’obliger les soignants à se vacciner.
Très peu.
| Pays / État | Niveau d’obligation pour les personnels soignants |
| Finlande | Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables |
| Serbie | Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables |
| Arabie saoudite | Obligatoire pour certaines catégories de personnels de santé |
| Australie – Victoria | Obligatoire pour les personnels des établissements concernés (Santé Victoria) |
| Australie – Nouvelle-Galles du Sud (NSW) | Obligatoire pour les personnels « Category A » (contact avec les patients) |
| États-Unis – 18 états | Obligatoire, avec alternative possible sous conditions |
En résumé, il y a moins de 3% de la planète qui impose la vaccination grippe obligatoire chez les soignants.
La HAS devrait se demander pourquoi 97% ne l’ont pas fait.
Dans le cadre du rapport, et donc de la recommandation de l’obligation vaccinale, la HAS essaye naturellement de relier cette augmentation de couverture vaccinale imposée aux soignants avec une réduction du nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés.
La HAS note qu’en 2023, « plusieurs études suggéraient, mais avec un faible niveau de preuve, que l’augmentation de la couverture vaccinale des soignants contre la grippe pourrait réduire significativement le nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés (fardeau nosocomial). »
La HAS, avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle n’a aucune preuve pour montrer l’intérêt de cette obligation vaccinale.
La HAS n’est pas en mesure de montrer une baisse des infections nosocomiales relative à la grippe grâce à la vaccination obligatoire.
D’ailleurs, elle ne donne pas les références de ces études de faible qualité qui ne montrent rien.
Mais cela n’empêche pas la HAS de recommander l’obligation vaccinale des soignants contre la grippe.
La HAS fait encore par la suite preuve d’honnêteté.
« la HAS préconisait cependant que la recommandation de vaccination contre la grippe ».
Le terme « cependant » valide que la HAS n’a aucun élément pour prouver l’efficacité et l’utilité de la vaccination des soignants contre la grippe.
Mais elle le recommandait quand même.
Cette attitude n’a aucun fondement scientifique ou médical.
Surtout que la HAS, toujours avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle ne dispose effectivement de rien de significatif :
- D’une part, la HAS reconnait « l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale ». La HAS aurait pu aller plus loin et préciser que certaines années, l’efficacité est négative.
- D’autre part, la HAS reconnait « l’insuffisance des données disponibles à ce jour sur le fardeau de la grippe nosocomiale chez les personnes prises en charge et sur l’impact de la vaccination des soignants sur ce fardeau (faible niveau de preuve des études et variabilité entre les études des seuils de couverture vaccinale permettant d’observer un impact). »
En résumé, la HAS reconnait, sans ambiguïté, n’avoir aucun élément pour légitimer
ni une recommandation ni une obligation vaccinale.
Mais cela n’empêche pas la HAS. Car la HAS se permet, contre tout attente, toute cohérence, toute logique de recommander la vaccination obligatoire contre la grippe des soignants au sens large.
La position de l’OMS rapportée par la HAS
La HAS, pour appuyer ses positions, expose celles de l’OMS qui « recommande la vaccination antigrippale annuelle des professionnels de santé comme mesure de sécurité des soins et de prévention des transmissions nosocomiales. »
Dans son document [30] https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/e617c22a-9807-4e0d-ab49-6c130aa59dbc/content, l’OMS reconnait n’avoir aucune certitude à travers les références qu’elle a choisi de proposer :
[13] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27625062/
« Les données probantes concernant les bénéfices de la vaccination antigrippale pour la sécurité des employeurs et des patients sont complexes et ont fait l’objet d’interprétations divergentes selon les auteurs des différentes revues systématiques. »
[14] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21978606/
« Aucune preuve ne peut être trouvée de vaccinations contre la grippe réduisant de manière significative l’incidence de la grippe, le nombre d’épisodes maladies de type grippal (ILI), les jours avec les symptômes de l’ILI ou la quantité de congés de maladie pris parmi les travailleurs de la santé vaccinés. Il n’y a pas suffisamment de données pour évaluer les effets indésirables après la vaccination. Il n’y a pas de conclusion définitive sur l’efficacité des vaccinations contre la grippe dans les travailleurs de la santé »
[15] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29879206/
« Les résultats combinés ont montré un effet significatif sur l’incidence de la grippe confirmée en laboratoire, mais pas sur les maladies de type grippal (ILI) »
[16] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20167046/
Il ne s’agit que d’une simulation mathématique.
[17] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26715075/
[18] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12400893/
[19] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17873992/
Ces études n’évaluent pas l’efficacité des vaccins.
[29[ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/
« N’étaient pas statistiquement significatives »
En résumé, l’OMS n’est pas en mesure de légitimer ses recommandations. Et encore moins une obligation.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
La transmission en population générale.
Dans le but de légitimer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS essaye de montrer la facilité de transmission de la grippe. La HAS le fait en s’appuyant sur seulement 2 publications
La HAS propose d’abord un article https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41499634/ [70] qui montre qu’il n’y a aucune contamination à partir de patients contaminés dans un espace clos.
Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre une propagation nulle de la grippe.
Surtout que, immédiatement après, la HAS vient expliquer que « cela ne remet pas en cause le caractère contagieux de la grippe saisonnière ».
S’il est évident que l’étude est de petite taille (5 porteurs pour 11 receveurs) et ne permet donc pas une extrapolation, il n’en reste pas moins que le résultat apporté par l’étude choisie par la HAS est nul.
Alors pourquoi la HAS décide de l’utiliser ?
Ensuite la HAS essaye d’analyser l’excrétion virale du virus de la grippe à travers une autre publication. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29348203/ [71]
La publication montre que les personnes qui avaient été vaccinées au cours de la saison courante et de la saison précédente avaient une excrétion d’ARN viral dans les aérosols multipliée par 6,3 chez les cas vaccinés sur deux saisons consécutives, comparativement aux cas non vaccinés sur ces deux saisons, suggérant que la vaccination n’empêche pas l’excrétion d’ARN viral mais la renforce.
Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre que les personnes vaccinées plusieurs fois excrètent plus de virus que les autres. C’est en effet le contraire qui était attendu.
Comme la HAS se rend compte que la publication [71] n’est pas dans le sens de la vaccination obligatoire, la HAS propose une autre étude, très récente et donc absente du rapport de 2023, [72] https://dx.doi.org/10.1038/s44360-025-00049-y pour rappeler « la transmissibilité en population générale, même au stade présymptomatique. »
De façon surprenante, dans cette large étude portant sur la transmission intra-foyer de la grippe à Hong Kong entre 2008 et 2017, les auteurs montrent que la vaccination ne modifie significativement ni la susceptibilité à l’infection ni l’infectiosité des cas index. Autrement dit, cet article ne donne pas de preuve statistique d’efficacité de la vaccination pour réduire la transmission intrafamiliale dans cette cohorte et selon la méthodologie utilisée.
En résumé, la HAS parvient juste à montrer, sur pièces, que la grippe ne serait pas très contagieuse, que le vaccin ne modifie pas la susceptibilité à l’infection et que le vaccin augmente même la production de virus.
La HAS, par les rares publications qu’elle choisit de présenter dans ses documents, prouve que le vaccin n’empêche pas la transmission.
Au contraire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
La transmission nosocomiale de la grippe
Pour légitimer la vaccination obligatoire des soignant, la HAS présente une synthèse sur l’épidémiologie de la grippe nosocomiale.
La HAS, toujours avec une honnêteté qu’il convient de souligner, insiste sur le fait qu’il n’est pas « toujours possible de distinguer clairement les infections transmises par des professionnels de celles introduites par des visiteurs ou des patients eux-mêmes, ce qui constitue une limite importante. »
Dans le cadre imposé, celui de la vaccination obligatoire, il est attendu que la discussion de la HAS soit centrée sur l’impact de la vaccination sur cette transmission nosocomiale.
Est-ce le cas ?
La HAS présente plusieurs études sur le sujet de la transmission nosocomiale.
|73] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28647052/
L’étude ne quantifie pas l’impact de la vaccination sur la survenue ou la taille des clusters.
[74] https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=425
La publication indique les limites des preuves d’efficacité (surtout chez les âgés et pour la protection des patients par les soignants.)
[75] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30428158/
Cette étude n’apporte aucune preuve d’un effet vaccinal. Au mieux, c’est une corrélation temporelle explicitement présentée par les auteurs comme non causale.
[76] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24726251/
La publication annonce le chiffre de « 90% d’efficacité chez les soignants (Tableau 1) mais ce chiffre n’est associé à aucune référence primaire identifiable dans le texte. Juste une affirmation. La publication utilise aussi la méta-analyse Osterholm 2012 qui est celle que le rapport HCSP décortique en détail pour montrer qu’elle ne trouve aucune étude chez les plus de 65 ans.
Enfin, la publication réfute la revue Cochrane 2013 qui conclut à l’absence d’effet démontré de la vaccination contre la grippe. Cette position soulève des questions
[77] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32750120/
Cette étude montre que les soignants infectés restent souvent « invisibles » cliniquement et peuvent donc transmettre silencieusement.
Cette étude n’établit pas d’effet protecteur du vaccin.
[78] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24555834/
Il s’agit d’une étude prospective sur 1353 patients âgés hospitalisés pendant 5 saisons qui montre que sur 23 grippes confirmées, il y avait 13 patients vaccinés (56,5 %). De plus, sur les 6 grippes confirmées nosocomiales, 5 patients étaient vaccinés.
Les auteurs parlent donc explicitement d’échec de vaccination « vaccine failure » pour les 13 cas vaccinés.
[79] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33321130/
Les auteurs ne sont pas en capacité de calculer une efficacité vaccinale sur les infections nosocomiales.
[88] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27040566/
Cette étude ne mesure pas l’efficacité de la vaccination.
[93] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37386032/
La publication ne propose aucun calcul d’efficacité vaccinale, aucune comparaison incidence-vaccinés/non-vaccinés. Ils n’ont même pas de données vaccinales complètes pour le personnel.
En résumé, la HAS montre que les patients peuvent attraper la grippe, en provenance de soignants ou des visiteurs. Cependant, et malgré le cadre de la consultation sur l’intérêt de la vaccination, la HAS ne donne pas de publications qui montrent une efficacité de la vaccination contre ces grippes nosocomiale
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
Impact de la grippe sur le système de soins
La HAS explique que la grippe exerce « une pression forte sur le système de soins » mais ne discute pourtant pas ici l’impact et donc l’intérêt de l’obligation vaccinale des soignants.
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Utilisation et coûts des soins de santé
La HAS explique que la grippe coûte entre « entre 1 et 2 milliards d’euros. » par an mais ne discute pas ici non plus l’impact positif qu’aurait la vaccination obligatoire sur ce coût.
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Balance bénéfices/risques des vaccins antigrippaux
A ce stade du document de la HAS de juillet 2026, la HAS entreprend de discuter de la balance bénéfices/risques.
La lecture des 50 premières pages n’a pourtant pas montré d’efficacité significative de la vaccination. Le bénéfice n’est donc pas connu.
La HAS dresse le bilan de l’efficacité vaccinale contre la grippe en affirmant qu’elle est « difficile à évaluer avec précision ».
Cela confirme l’incapacité de la HAS à fournir une preuve une efficacité vaccinale sur le début du document.
La HAS reprend les études déjà utilisées dans son document de 2023. Toutes ces études discutent de l’efficacité uniquement sur l’infection documentée (test positif, PCR ou culture virale), jamais sur la mortalité ni même sur les formes sévères/hospitalisations.
[103] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16806607/
La publication montre que l’efficacité vaccinale contre la grippe est variable, parfois nulle voire négative selon la saison, particulièrement chez les personnes âgées.
Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[104] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36702797/
L’article montre une efficacité de seulement 29% pour H3N2 et une décroissance temporelle nette qui devient négative en moins de 6 mois confirmant un affaiblissement rapide de la protection en cours de saison. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[106] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22032844/
La publication conclut que la protection est « modérée » et « grandement réduite ou absente certaines saisons ». De plus, les preuves d’une protection chez les personnes à risque de complications ou les plus 65 ans sont « inexistantes ». Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[107] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10796628/
Les auteurs indiquent que les résultats « découragent l’utilisation de la vaccination antigrippale comme mesure de santé publique » Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[108] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35360146/
Chez les plus de 61 ans, l’efficacité vaccinale contre la grippe n’est pas significative (sauf pour le vaccin 4-RIV). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[109] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18974084/
L’étude montre que l’efficacité contre l’infectiosité/transmission) est quasi nulle voire négative. Même quand le vaccin protège de la maladie, il ne réduit pas significativement la capacité d’un sujet infecté à transmettre le virus (mesurée par l’excrétion virale). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[110] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26327520/
L’étude, financée par SANOFI, ne regroupe que très peu de cas de grippe. Si l’efficacité est de 88,8% chez les soignants, elle n’est que de 42,3% chez les patients. De plus, les auteurs trouvent une efficacité négative de -101% contre la grippe B montrant un effet néfaste de la vaccination. La petitesse des effectifs ne permet donc pas de conclure. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
Dans son rapport de 2026, la HAS apporte les nouvelles données qu’elle a identifiées.
Les efficacités trouvées vont potentiellement de -43% à 69%. Les auteurs précisent que la précision des estimations de l’efficacité vaccinale est faible à ce stade de la saison en raison de la petite taille des échantillons. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[112] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40071892/
L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité passe de 51% à 35,5% en moins de 6 mois. L’efficacité est d’autant plus faible que l’âge des patients est grand (seulement 42% chez les plus de 65 ans).
[113] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40955037/
L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité mesurée va de 23% à 57% en fonction du type de grippe et de la classe d’âge.
[114] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41540925/
Des mêmes auteurs que la [113] avec les mêmes biais. L’efficacité est globale est de 36,4% et seulement 27,7% pour les plus de 65 ans.
|115] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37631889/
Efficacité de 48% sur les RCT et 39,9% sur les design test-négatif.
[116] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41093140/
L’efficacité vaccinale en prévention des hospitalisations estimée à 38 % mais le niveau de preuve est jugé faible. En prévention de la survenue d’une pneumonie de grippe confirmée est estimée à 42 %.
La HAS présente une efficacité en prévention de l’admission en unité de soins continus estimée à 83 % mais avec une incertitude qui va de -31% à 98%.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible
Impact de la vaccination répétée sur l’efficacité vaccinale
L’obligation vaccinale, encore plus que les recommandations, impose une multiplication des doses. La HAS essaye donc d’évaluer l’impact de la vaccination répétée sur l’efficacité.
La HAS annonce que l’efficacité diminue !
[117] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36152673/
La diminution d’efficacité contre la grippe est de 7 à 18 % dans le groupe de personnes vaccinées la saison courante et la saison précédente comparativement à celles vaccinées uniquement la saison courante. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[118] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39820465/
La réduction estimée par vaccination antérieure est de -15 à -21 % pour H1N1, -7 à -13 % pour H3N2. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire. Cette étude n’a pas évalué l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité
[119] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41022885/
Il n’y a pas de différence significative constante entre vaccinés répétés et primo-vaccinés en termes de niveau de protection atteint. Les données n’ont pas été associées à une efficacité clinique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[120] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41601201/
Cette étude a été menée dans un contexte d’absence de circulation grippale à Hong Kong, ne permettant aucune évaluation de l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
Efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels
Pour montrer l’intérêt de l’obligation vaccinale, la HAS doit prouver l’efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels. La HAS doit prouver que leur vaccination impacte la transmission générale mais aussi chez les patients.
La HAS commence par évaluer la réduction du risque d’infection chez des sujets non vaccinés contacts de personnes vaccinées, tous âges confondus, hors contexte de soins.
La HAS rappelle d’abord les informations de son rapport de 2023.
[121] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27784531/
Les 9 essais cliniques randomisés contrôlés inclus réalisés dans le cadre familial, scolaire ou communautaire n’ont pas mis en évidence d’effet significatif sur le critère de survenue d’infections grippales chez les sujets contacts. (sauf pour une étude : LOEB 2021). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
|122] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31648907/
L’analyse de 18 études n’a pas montré d’effet protecteur statistiquement significative. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[123] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33949666/
Les auteurs indiquent qu’il n’y a pas eu de réduction significative de l’incidence de cas de grippe dans les modèles non ajustés et ajustés. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[124] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28369163/
Il s’agit d’une estimation de modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
La HAS ajoute les données plus récentes qu’elle a choisi et qui étaient donc absentes de son rapport de 2023.
[125] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40668579/
Il s’agit d’une estimation par modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[126] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39570586/
Cette étude, menée durant 3 ans de 2017 à 2020, en collaboration avec le CDC, a mesuré une efficacité du vaccin anti-grippe sur la transmission en moyenne de 21 %. Mais si on regarde dans le détail, pour les plus de 50 ans, qui sont par définition la cible de ces vaccins, les résultats sont négatifs.
Pour la « Grippe A : 5,0% (IC95% -22,3 à 26,3%), aucune protection démontrée, y compris H3N2 avec efficacité négative (-26,9%). » Le vaccin augmente les transmissions.
Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
Impact de la vaccination des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées
Ce critère correspond à la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est à n’en pas douter le point le plus important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.
La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.
[127] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/
L’analyse groupée des essais randomisés (niveau de preuve jugé faible par les auteurs) montrait une baisse de la mortalité toutes causes de 29%. Mais il est impossible de savoir spécifiquement pour la grippe qui ne représenterait que 10% de la mortalité toutes cause.
L’efficacité contre les cas de grippe confirmée en laboratoire n’était pas concluante (entre -69% et + 108%). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[132] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22840895/
L’étude reprend 4 ECR identiques à ceux de la Cochrane. La même base est lue soit comme « insuffisante » (Cochrane/Thomas), soit comme ici « probablement protectrice »
Les auteurs justifient leur conclusion plus positive que Cochrane en invoquant que « presque toutes les études montrent une tendance » dans le même sens. Mais une tendance non significative répétée n’équivaut pas à une preuve solide. Il n’est donc pas compréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
|133] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/
C’est une revue COCHRANE de 2016.
La vaccination antigrippale des soignants n’a pas d’effet sur le nombre de patients qui développent une grippe confirmée en laboratoire, ne permet probablement pas de diminuer les infections respiratoires basses des patients. Il est encore incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
La HAS n’a pas utilisé les autres COCHRANE plus récentes. En 2018, une revue Cochrane étudie 52 essais cliniques portant sur plus de 80 000 personnes : leur impact est qualifié de « modeste ». https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388196/
Le résultat est le même pour les personnes âgées. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388197/
En 2019, une revue Cochrane indique qu’il n’y a pas de preuves concluantes du bénéfice de vaccination des professionnels de santé chez les personnes âgées de 60 ans ou plus qui vivent dans des établissements de soins. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30983059/
De fait, le prétexte de la vaccination « altruiste », qui permet de culpabiliser les soignants récalcitrants à la vaccination n’est pas rationnellement fondé.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
La HAS fournit en 2026 des nouvelles données, non présentes dans le rapport de 2023 par l’intermédiaire d’une seule publication.
[135] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/
Il s’agit d’une comparaison entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées proposant une vaccination antigrippale aux soignants et ceux ne la proposant pas.
Malgré ce qu’affirme la HAS, il n’y a pas d’effet sur le nombre de résidents développant une grippe confirmée, ni de réduction des infections respiratoires basses associée à la vaccination des soignants. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0
Impact du taux de couverture vaccinale des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées
Ce critère est très similaire au précédent mais la HAS veut analyser ici l’impact de la couverture vaccinale sur la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est un point important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.
La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.
[136] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33109283/
Quatre seuils testés (≥65, ≥70, ≥75, ≥80%). 3 ne montrent pas d’efficacité. Le seuil 80% montre une significativité mais avec une incertitude étendue.
L’étude ne permet pas d’établir un lien causal individuel entre vaccination du soignant et protection du patient mais seulement une corrélation au niveau du service, compatible avec plusieurs explications alternatives. Utilisée pour justifier un seuil réglementaire de 80%, elle est nettement en dessous du niveau de preuve qu’un tel usage nécessite.
[137] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27158088/
Les auteurs notent que durant 2012-2014, alors que la couverture vaccinale culminait à 96%, le nombre absolu de cas de grippe chez les patients était à son maximum historique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[138] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27098758/
La diminution globale des infections nosocomiales entre la première et dernière année d’étude n’était pas significative alors que la couverture vaccinale est passée de 56 à 90 %.
Aucune association n’a été observée entre le niveau de couverture vaccinale et la survenue de grippes nosocomiales. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[139] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32650745/
Aucune association significative n’a été retrouvée entre la couverture vaccinale des soignants (comprise entre 48,8 % en 2013 et 77,1 % en 2018) et les cas de grippe nosocomiale. Il est donc une nouvelle fois incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.
[140] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35382916/
Cette étude, sur 24 cas, suggère qu’un seuil minimal de 40 % de couverture vaccinale du personnel de santé est nécessaire pour observer un impact significatif sur le risque de grippe nosocomiale chez les patients.
[141] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24581755/
Le taux de vaccination de l’étude est très faible. Au cours de la période étudiée, la couverture vaccinale des soignants a fortement diminué passant de 13,2 % en 2005-2006 à 3,1 % en 2011-2012. Les infections nosocomiales ont pourtant été multipliées par 5 soit une augmentation de 400%.
Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible
Autre critère
Dans ses recommandations de 2026, la HAS réaffirme sa recommandation de vaccination envers les personnes âgées de plus de 65 ans.
Une partie du document de la HAS évalue donc la protection directe de ces personnes par la vaccination.
En résumé, comme pour le reste, la HAS recommande mais n’a pas d’éléments pour la légitimer. Et elle le dit.
[142] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38423813/
L’analyse de 191 études observationnelles entre 2017 et 2022 : 30,6 % d’efficacité chez les personnes âgées de plus de 65 ans.
La HAS conclut que les données indiquent une efficacité vaccinale « réduite chez les personnes âgées, avec un niveau de preuve faible »
Mais non contente de valider que l’efficacité vaccinale contre la grippe est faible chez les personnes agées, la HAS explique la raison de cette faible efficacité : « l’immunosénescence »
En résumé, la HAS nous indique, avec une honnêteté qu’il faut encore souligner, que la vaccination chez les personnes âgées n’offre pas une d’efficacité significative notamment à cause de l’immunosénescence qui accompagne l’avancée en âge.
Et pourtant, contre toute logique, contre toute cohérence, la HAS recommande de vacciner les personnes âgées.
Conclusion
La question qui se posait au début était la suivante :
Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?
Objectivement sur rien et la HAS le reconnait de nombreuse fois avec clarté et honnêteté.
Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?
Objectivement non et la HAS le reconnait honnêtement de façon explicite et répété.
En résumé, comme en 2023, car l’apport de nouveaux éléments de 2026 n’est ni décisif, ni même significatif, il n’y a aucune raison légitime de demander l’obligation vaccinale.
Tant que la HAS n’aura pas la capacité de prouver que la vaccination obligatoire (ou pas) des soignants réduit les grippes nosocomiales, les infections grippales provoquées par les soignants sur les patients, les recommandations de la HAS seront aux mieux illégitimes.
Au pire ridicule.
Quoiqu’il en soit, c’est indigne de la HAS.
[1], [2] et suivants correspondent aux références de l’article de la HAS [A].
Autour du documentaire Une étude qui dérange, Dr Gardenal, Pr Perronne, Dr Fouché et Del Bigtree viennent questionner le calendrier vaccinal infantile et ouvrir un questionnement plus large sur les enjeux de santé et l’affaiblissement de nos populations. A Lyon, dans le ventre de la baleine, la discussion invite à devenir chacun des porteurs du message. https://youtu.be/PKNzlCgOQa8?si=4vRH6G9jBixZ32qU An Inconvenient Truth ?
2026-06-25 – [CSI] Présentation
Dans cette conférence présentée au Conseil Scientifique Indépendant (CSI), le Dr Michel Cucchi, docteur en médecine, sociologue et master en biologie moléculaire et microbiologie, retrace l’histoire méconnue de la militarisation des sciences du vivant. De la naissance de la microbiologie moderne aux programmes contemporains de recherche biologique à risque, cette intervention explore les liens entre progrès scientifiques, secret d’État, expérimentations humaines et stratégies militaires.
À travers une analyse historique documentée, Michel Cucchi revient notamment sur :
▪️ l’émergence des armes biologiques au XXe siècle ;
▪️ les programmes japonais, allemands, américains, soviétiques et chinois ;
▪️ les expérimentations humaines menées au nom de la science ou de la guerre ;
▪️ la prolifération des arsenaux biologiques durant la Guerre froide ;
▪️ les enjeux actuels de transparence, de contrôle et de démilitarisation de la recherche. Une réflexion essentielle sur les dérives possibles de la recherche scientifique lorsqu’elle est intégrée à des logiques militaires, industrielles ou géopolitiques.
Avec : Michel Cucchi Louis Fouché Hélène Banoun
📅 Conférence du Conseil Scientifique Indépendant (CSI)
Chapitres:
Introduction
La naissance de la microbiologie moderne
Les premières armes biologiques
Expérimentations humaines et guerre biologique japonaise
L’Allemagne nazie : eugénisme et expérimentations
Les programmes américains et la Guerre froide
Le programme soviétique Biopreparat
La stratégie chinoise et la fusion militaro-civile
Contrôle des recherches à risque et perspectives
Questions et échanges
Mots-clés: armes biologiques, guerre biologique, microbiologie, militarisation du vivant, recherche à risque, biotechnologies, expérimentation humaine, Conseil Scientifique Indépendant, CSI, Michel Cucchi, Louis Fouché, Hélène Banoun, santé publique, bioéthique, histoire des sciences, guerre froide, armes de destruction massive, transparence scientifique
Hashtags #CSI #MichelCucchi #LouisFouché #HélèneBanoun #ArmesBiologiques #Microbiologie #Bioéthique #RechercheScientifique #SantéPublique #Histoire
Vous avez déjà vu un ciné débat en multiplex dans plus de 50 villes en même temps ?
Événement exceptionnel – Samedi 6 juin à 20h
« UNE ÉTUDE QUI DÉRANGE » : le film qui a fait trembler l’industrie pharmaceutique arrive en ciné-débat géant !
Sur tous nos canaux:
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:ugcPost:7468687887354474496
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https://www.facebook.com/events/1872273493452846
https://t.me/reinfocovid_officiel
https://crowdbunker.com/v/zsvAt138
Pour la première fois en France, Del Bigtree (producteur de Vaxxed, figure majeure de la liberté de choix aux États-Unis), Louis Fouché (anesthésiste-réanimateur, lanceur d’alerte) et Vincent Pavan (mathématicien et statisticien) se réunissent en direct pour un débat sans filtre après la projection.
Au programme :
Projection du film « Une étude qui dérange »
Débat en multiplex avec Del Bigtree (depuis les USA), Louis Fouché et Vincent Pavan à Paris
Questions du public en salle et dans les 50+ villes connectées
Un rendez-vous historique pour tous ceux qui refusent la censure, qui exigent la vérité sur les vaccins, la santé et les libertés fondamentales.
Paris : salle de cinéma en centre-ville (adresse exacte communiquée après inscription)
Partout en France : plus de cinquante collectifs participent en multiplex simultané.
Samedi 6 juin – 20h00
Ouvert à tous – Réservation obligatoire (places limitées)
Mots-clés SEO : ciné débat Paris, Une étude qui dérange, Del Bigtree Paris, Louis Fouché, Vincent Pavan, Vaxxed France, liberté vaccinale, débat vaccins, santé liberté, cinéma vérité, soirée débat Paris, événement santé juin 2026 2026
« Autisme et neuro-diversité: des pistes pour avancer »
Samedi 25 avril à Bruxelles & dimanche 26 avril à Paris

CONGRES
AUTISME DES PISTES POUR AVANCER
26 AVRIL PARIS
8h30-9h00 Ouverture des portes
9h- 9h10 Accueil et Ouverture :le mot du président de l’Association
9h10 – 9h30 Dr Louis Fouché : Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin
9h30 Brian Hooker Autism an overview on the current research and science
10h15 Dr Eric Menat Quand des médecins bâtissent avec les familles les prises en soin – ça marche
10h45 – 11h00 pause
11h00 – 11h30 Dr Martine Gardénal Autisme, la fragilisation des terrains
11h30- 11h45 Sylvie Bennet Une approche pluridisciplinaire…rêvons un peu !
11h45- 12h30 Table ronde 1
Modération : Dr Louis Fouché
Dr Marie Grenet, Martine Gardénal, Sylvie Bennet, Brian Hooker + questions du public
12h30 – 14h00 Pause repas – networking – librairie
14h00 Mary Holland Autism advocacy and care: lessons learned and ways to go
14h45 -15h15 Senta Depuydt Agir sans attendre : réaliser la mise en commun de nos ressources et compétences.
15h15 – 15h30 Marie Perrazi-Touzet Plaidoyer pour un parcours de santé dès le diagnostic
15h30-15h45 Christine Buscailhon Comment lever les obstacles à la mise en place d’une alimentation adaptée ?
15h45 – 16h00 pause
16h00- 16h45 Table ronde 2
Mary Holland, Brian Hooker, Senta Depuydt, Marie Perrazi,-Touzet, Sylvie Bennet, Martine Gardénal, Christine Buscailhon + public
Modération : Louis Fouché
16h45 Louis Fouché : Autisme, quelles pistes pour avancer ? Synthèse et mise en mouvement.
17h30 Fin
Autisme, troubles du neurodéveloppement, TDA/H, troubles du langage : le
nombre des « diagnostics » et des « atypiques » connaît une hausse
spectaculaire en Europe et aux USA, et la France a fait de la santé mentale
une priorité pour les 5 prochaines années. Les enjeux sont immenses :
santé, éducation, inclusion, prévention, coût pour la société, mais aussi
liberté de soin et respect de la singularité de chaque personne.
Malheureusement, les parcours de soin restent souvent trop limités, en
particulier la prise en charge des problèmes de santé associés aux différents
diagnostics. Il reste difficile de mettre en place un soutien au niveau de
l’alimentation, de médecines complémentaires ou d’approches innovantes,
alors que des personnes restent en souffrance, sans l’écoute de leurs
besoins.
Les deux journées « Autisme : des pistes pour avancer » visent à rassembler
des parents, des médecins et des intervenants pour unir leurs compétences
et expériences dans l’accompagnement des personnes à besoins
spécifiques. Elle s’adressent à tous ceux qui souhaitent une approche plus
humaine et globale de la neuro-diversité : troubles de l’attention,
hypersensibilités, troubles anxieux, TDAH.
Le 25 avril à Bruxelles et le 26 avril à Paris, rejoignez-nous pour deux
journées d’espoir et d’action avec :
– Mary Holland (présidente de Children’s Health Defense) et Brian S. Hooker
(directeur scientifique, épidémiologiste). Science actuelle, politiques de
santé aux USA et ressources.
– Dr Louis Fouché (anesthésiste-réanimateur, parrain du congrès), voix libre
et humaniste de la médecine ;
– Dr Martine Gardénal : autisme, évolution des terrains
– Des parents et professionnels engagés : Senta Depuydt (compétence
parentale, ressources) Christine Buscailhon (microbiote & alimentation),
Marie Perrazi-Touzet (prise en charge de santé précoce ), Sylvie Bennet
(approche pluridisciplinaire) et Caroline Duchène (communication pour les
non parlants).
Au programme : des témoignages bouleversants, des données scientifiques,
approches complémentaires (intestin, nutrition, environnement, éducation
respectueuse) et des pistes pratiques pour avancer vraiment.
2 journées placées sous le signe de la rencontre, de l’échange et de la mise en
commun des savoirs, parce que chaque enfant et chaque adulte « différent »
mérite le maximum pour sa santé, son bien-être et son autonomie. Rendez-
vous le 25 et 26 Avril – Inscriptions ouvertes ! »
Un nouvel examen des études qui sous-tendent la limite imposée par la FDA à la quantité d’adjuvant en aluminium autorisée par dose de vaccin révèle que cette limite, fixée il y a plusieurs décennies, a été déterminée en fonction de la capacité de l’adjuvant à générer une réponse immunitaire, et non pas en fonction du risque que l’aluminium représente pour la santé.
17 septembre 2025
Au milieu des années 1900, les organismes de réglementation américains ont fixé la limite de l’adjuvant aluminium dans les vaccins à 0,85 milligramme (mg) par dose. Les organismes de réglementation n’ayant jamais modifié cette limite, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) affirment aujourd’hui que les adjuvants à base d’aluminium « sont utilisés en toute sécurité dans les vaccins depuis plus de 70 ans ».
Mais comment les autorités de réglementation ont-elles déterminé la limite de 0,85 mg par dose ? Et quelles preuves existe-t-il aujourd’hui qu’il est sûr d’exposer les enfants qui suivent le calendrier vaccinal recommandé par le CDC à des quantités d’aluminium allant jusqu’à cette limite ?
Ce n’est pas parce que des adjuvants en aluminium ont été utilisés dans les vaccins pendant des décennies qu’il s’ensuit logiquement que cette exposition à une neurotoxine connue est inoffensive – surtout si l’on considère qu’en plus des vaccins individuels, les enfants sont exposés à des quantités cumulées d’aluminium par le biais de plusieurs vaccins figurant dans le calendrier des CDC.
Pour étayer son affirmation, le CDC déclare que « les vaccins contenant des adjuvants font l’objet d’essais cliniques pour en vérifier l’innocuité et l’efficacité avant d’être autorisés à être utilisés aux États-Unis ».
Le CDC cite une page web de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, qui indique également que les vaccins contenant de l’aluminium « ont un profil de sécurité démontré au cours de nombreuses décennies d’utilisation ».
Selon la page web de la FDA, « lorsqu’elle évalue la sécurité et l’efficacité d’un vaccin, la FDA considère les adjuvants comme un composant du vaccin ; ils ne sont pas approuvés séparément ».
Le problème de ce raisonnement est que les essais cliniques des vaccins ne sont pas conçus pour détecter les effets néfastes à long terme – par exemple, le développement ultérieur d’allergies, de maladies auto-immunes ou de troubles du développement neurologique – de cette exposition à l’aluminium.
La déclaration de la FDA selon laquelle les adjuvants ne sont pas approuvés séparément pour leur sécurité revient à admettre qu’il existe une pénurie de données toxicologiques pour étayer l’affirmation selon laquelle l’injection aux enfants de vaccins contenant un adjuvant à base d’aluminium est inoffensive.
Un article publié le 26 août dans la revue Environmental Toxicology and Pharmacology met en évidence ce manque d’études de sécurité. L’article, intitulé « Les limites réglementaires de la teneur en aluminium des vaccins n’ont pas été fixées sur la base d’études toxicologiques« , est rédigé par les chercheurs français Loïc Angrand, Ph.D., Romain K. Gherardi et Guillemette Crépeaux, Ph.D.
Comme le révèlent les auteurs, la limite de 0,85 mg par dose, fixée il y a plusieurs décennies, était basée sur des considérations immunologiques – et non sur des données démontrant que cette quantité n’est pas toxique lorsqu’elle est injectée à des enfants. Cette limite n’a jamais été destinée à indiquer une quantité d’aluminium pouvant être considérée comme inoffensive pour les enfants.
Pourquoi les fabricants de vaccins utilisent-ils des adjuvants aluminium ?
Un adjuvant est une substance utilisée dans les vaccins pour stimuler une réponse immunitaire plus inflammatoire, ce qui entraîne une plus grande production d’anticorps en aval.
Les fabricants de vaccins utilisent depuis longtemps l’aluminium comme adjuvant privilégié pour répondre aux exigences réglementaires en matière d’immunogénicité, c’est-à-dire un certain niveau d’anticorps dans le sang considéré comme protégeant contre le virus (ou la bactérie) ciblé par le vaccin.
Dans le cadre réglementaire actuel, les titres d’anticorps servent généralement de mesure de substitution de l’immunité – même si aucun niveau d’anticorps n’a été scientifiquement corrélé à la protection contre l’infection ou la maladie.
Par exemple, le vaccin anticoquelucheux avec adjuvant en aluminium produit par GlaxoSmithKline Biologics (GSK) a été approuvé par la FDA sur la base de tests sanguins conçus pour mesurer la réponse en anticorps aux antigènes anticoquelucheux inclus dans le vaccin.
GSK admet dans la pièce jointe à l’emballage du vaccin qu’il ne s’agit pas d’une approche scientifiquement validée. La notice précise :
« Le rôle des différents composants produits par B. pertussis dans la pathogenèse de la coqueluche ou dans l’immunité contre la coqueluche n’est pas bien compris. »
Ces informations sont légalement requises dans les notices d’emballage car, bien que les fabricants aient bénéficié d’une large immunité juridique en vertu du National Childhood Vaccine Injury Act de 1986 – qui a transféré la charge financière des dommages dus aux vaccins de l’industrie pharmaceutique à l’État (c’est-à-dire aux consommateurs contribuables) – ils peuvent toujours être poursuivis en justice pour avoir fait des déclarations frauduleuses concernant la sécurité et l’efficacité de leurs produits.
Comment les régulateurs ont-ils déterminé la limite de 0,85 mg/dose ?
Comme le soulignent Angrand et ses collègues dans leur article, pendant de nombreuses décennies, les adjuvants à base d’aluminium « ont été considérés comme sûrs par les organismes de réglementation » malgré l’accumulation de preuves d’effets toxiques chez l’animal et l’homme.
Ces preuves de nocivité comprennent des observations cohérentes selon lesquelles les adjuvants à base d’aluminium peuvent induire des maladies auto-immunes et que l’aluminium est biopersistant et transloque du site d’injection vers d’autres tissus et organes – y compris le cerveau, où il s’accumule.
En 2019, le réseau Informed Consent Action Network (ICAN) a envoyé des demandes d’information (FOIA) aux National Institutes of Health (NIH) et à l’Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR), une sous-agence du CDC, pour demander les études que les agences ont utilisées « pour établir la sécurité de l’injection de nourrissons et d’enfants » avec des adjuvants à base d’aluminium.
Les deux agences ont répondu à la demande d’accès à l’information en déclarant qu’aucun document de ce type n’avait pu être localisé.
Selon l’examen du dossier documentaire effectué par les chercheurs, la teneur maximale de 0,85 mg d’aluminium a été fixée par le NIH en 1968. L’autorité réglementaire sur les produits biologiques, qui comprend les vaccins, a été transférée en 1972 à la FDA, qui a conservé la limite de 0,85 mg.
En creusant davantage, les chercheurs ont obtenu, par le biais d’une requête FOIA, deux documents du NIH qui ont servi de base à l’établissement de cette limite supérieure.
Le premier document, datant de 1947, concernait la fabrication de l’anatoxine diphtérique. Le second, datant de 1952, concerne la fabrication de l’anatoxine tétanique.
Ces documents révèlent que les autorités réglementaires ont fixé la limite de 0,85 mg en se fondant non pas sur des données toxicologiques, mais sur des données d’immunogénicité, c’est-à-dire sur la quantité d’adjuvant en aluminium nécessaire pour induire la réponse immunitaire voulue.
Le document de 1947 stipule que « dans tous les cas, la quantité d’aluminium utilisée doit être la plus faible possible pour atteindre l’objectif visé ».
Une déclaration similaire figure dans le document de 1952. Aucun de ces documents ne traite de la toxicité de l’aluminium.
Les seules références en matière de sécurité étaient les exigences relatives à l’essai de l’anatoxine respective sur des souris et des cobayes, au moins deux animaux de chaque espèce, avec un suivi d’au moins une semaine pour détecter les symptômes immédiatement évidents ou la mort, ainsi qu’un test de « désintoxication » impliquant « au moins quatre animaux » observés pendant un mois.
Les chercheurs ont conclu qu’il « est difficile de voir comment les textes [de ces documents] pourraient servir de base fiable pour garantir la sécurité » des vaccins avec adjuvant en aluminium recommandés systématiquement pour les enfants aujourd’hui par le CDC.
La limite réglementaire « établie il y a plus de 60 ans », résument les auteurs, était « initialement basée sur l’efficacité immunologique des seules anatoxines diphtérique et tétanique, plutôt que sur des évaluations toxicologiques solides » des adjuvants à base d’aluminium.
La FDA admet que la sécurité n’est pas une priorité
Le NIH et la FDA ont également reconnu explicitement la note des chercheurs français.
Lors d’un atelier sur l’aluminium dans les vaccins en 2000, le Dr Michael Gerber du NIH a demandé au Dr Norman Baylor de la FDA s’il pouvait expliquer comment les régulateurs étaient parvenus à la limite de 0,85 mg par dose.
Baylor a répondu : « Malheureusement, je ne peux pas l’expliquer ».
Il a ajouté qu’ils avaient « essayé de le découvrir » à partir des « archives historiques », mais « sans succès ».
Deux ans plus tard, Baylor et ses collègues ont publié un article dans la revue Vaccine dans lequel ils admettent que la limite de 0,85 mg par dose « a été choisie de manière empirique à partir de données qui ont démontré que cette quantité d’aluminium renforçait l’antigénicité et l’efficacité du vaccin ».
En d’autres termes, elle était fondée sur la nécessité perçue de générer un niveau élevé d’anticorps, et non sur des considérations relatives à la sécurité de l’injection d’une neurotoxine connue à des enfants.
« L’innocuité des adjuvants à base d’aluminium a été prouvée », ont néanmoins conclu Baylor et ses collègues, en se basant sur le raisonnement circulaire selon lequel « les vaccins utilisant des adjuvants à base d’aluminium ont un profil d’innocuité démontré depuis plus de six décennies ».
Selon les chercheurs français, « en l’état, la limite de 0,85 mg d’Al [aluminium] par dose de vaccin semble justifiée par un précédent historique et non par une investigation scientifique rigoureuse correspondant aux calendriers de vaccination actuels ».
En d’autres termes, le règlement établissant une limite de 0,85 mg par dose n’a jamais eu pour but d’indiquer une quantité d’aluminium pouvant être considérée comme inoffensive pour les enfants.
Elle n’est pas non plus totalement arbitraire.
Il s’agissait simplement d’un plafond qui garantissait une quantité d’aluminium suffisante pour provoquer la réponse immunitaire souhaitée sans être immédiatement réactogène :il s’agissait d’éviter que les signes de toxicité aiguë se manifestent presque immédiatement dans les modèles animaux.
Les scientifiques et les médias appliquent deux poids deux mesures lorsqu’ils interprètent des données d’observation
Dans leur article, Angrand et ses coauteurs soulèvent des inquiétudes croissantes quant à l’évolution de la situation :
- Augmentation de l’exposition à l’aluminium « chez les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants, les adolescents et les femmes enceintes ».
- Utilisation d’injections contenant de l’aluminium à la place de placebos dans les essais cliniques.
- Variabilité de la teneur en aluminium mesurée dans les flacons de vaccins n’ayant aucun rapport avec les quantités déclarées par les fabricants.
- Absence de divulgation de la nature chimique d’adjuvants spécifiques.
- L’absence d’études épidémiologiques de grande envergure permettant d’examiner les effets à long terme sur la santé.
Parmi les études épidémiologiques qui ont été menées, on peut citer une étude du CDC publiée dans Academic Pediatrics en 2023. L’étude « a révélé une association significative entre l’exposition cumulative à l’Al associée aux vaccins avant l’âge de 24 mois et l’incidence de l’asthme persistant à l’âge de 24 à 59 mois. »
La publication de cette étude a été accompagnée des assurances habituelles selon lesquelles il ne s’agit que de données d’observation, d’une étude « imparfaite » à laquelle nous ne devrions pas accorder trop d’importance en raison de ses limites méthodologiques.
Cela contraste avec la nature des rapports sur les études d’observation qui n’établissent aucun lien entre les vaccins et les effets néfastes. Ces études sont régulièrement qualifiées de méthodologiquement si solides que nous pouvons considérer leurs résultats comme absolument concluants.
Une récente étude danoise déclarant l’aluminium sûr s’attire des critiques
C’est le cas d’une récente étude menée au Danemark par Niklas Worm Andersson, M.D., Ph.D., un chercheur danois du Statens Serum Institut à Copenhague.
L’étude a examiné les effets des vaccins contenant l’adjuvant aluminium et un grand nombre de problèmes de santé chez l’enfant, notamment les maladies atopiques et allergiques, l’auto-immunité et les troubles du développement neurologique.
Les médias ont salué l’étude comme une preuve concluante que l’aluminium contenu dans les vaccins est inoffensif pour les enfants.
Mais comme le notent Angrand et ses collègues, « les débats méthodologiques en cours sur l’évaluation de l’exposition, les critères d’exclusion, les ajustements utilisés et la cohérence des données d’une correction ultérieure justifient pour l’instant une interprétation prudente ».
Les commentaires des scientifiques sur l’étude danoise, publiée le 15 juillet dans Annals of Internal Medicine, comprennent un large éventail de critiques :
- L’absence d’une cohorte de contrôle non exposé
- Exclusion effective des enfants à haut risque.
- Résultats biologiquement peu plausibles d’un effet protecteur de l’aluminium.
- Irreproductibilité de leurs résultats en raison de la non-divulgation des données et de la modélisation.
- L’absence de contrôle de la tendance des enfants présentant un risque plus élevé de subir les conséquences à recevoir moins de vaccins (parfois appelé « biais des vaccinés sains« ).
- Une durée de suivi inférieure à l’âge moyen du diagnostic pour de nombreux résultats.
- Une contradiction entre l’affirmation des auteurs selon laquelle ils n’ont trouvé aucune preuve de nocivité et les associations statistiquement significatives montrées dans une version corrigée de leur supplément.
L’étude danoise est biaisée, selon certains critiques
De nombreuses analyses critiques de l’étude ont été rédigées. Dans une critique publiée le même jour que l’étude, le chercheur et auteur James Lyons-Weiler, Ph.D., a souligné comment les chercheurs danois ont « ajusté » leurs données pour le nombre de visites chez le médecin généraliste avant l’âge de 2 ans, traitant ainsi à tort ce nombre comme s’il s’agissait d’une variable indépendante.
Cela introduit un biais de collision, qui se produit lorsque deux variables influencent toutes deux une troisième – la « collision ». Le fait de traiter un facteur de collision comme un facteur de confusion et de l’ajuster peut dissimuler des associations réelles entre les expositions et les dommages.
Dans ce cas, les vaccinations peuvent entraîner une augmentation des visites chez le médecin en raison des effets indésirables. Les symptômes précoces des effets néfastes des vaccins peuvent également entraîner une augmentation des visites chez le médecin. Le nombre de visites est donc influencé à la fois par l’exposition et par le résultat.
En outre, le nombre de visites peut à son tour influencer ces deux facteurs : plus de visites peuvent entraîner plus de vaccinations et plus de diagnostics, créant ainsi une boucle de rétroaction qui se renforce d’elle-même.
Comme il ne s’agit pas d’une variable indépendante, le fait d' »ajuster » leurs données en fonction du nombre de visites de cette manière a biaisé l’étude en faveur de l’absence de lien.
Ceci, ainsi que d’autres décisions méthodologiques, pourrait expliquer pourquoi l’étude a trouvé des associations négatives statistiquement significatives malgré l’invraisemblance biologique de l’exposition à l’aluminium comme protecteur contre les maladies atopiques et allergiques, l’auto-immunité et les troubles du développement neurologique.
RFK Jr. demande la rétractation d’une étude danoise
Dans un article publié le 30 juillet par le Brownstone Institute, le mathématicien tchèque Tomas Fürst, Ph.D., et la chercheuse médicale danoise Vibeke Manniche, M.D., Ph.D., ont souligné, parmi d’autres problèmes de l’étude, la manière dont les enfants présentant un risque plus élevé de résultats mesurés ont été effectivement exclus.
Ils ont également noté que le supplément original a été remplacé par une version corrigée montrant « une association statistiquement significative entre certains troubles du développement neurologique – en particulier l’autisme et le TDAH – et l’exposition à l’aluminium des vaccins ».
Le secrétaire américain à la santé et aux services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., a demandé la rétractation de l’étude dans un article publié par Trial Site News le 1er août, dans lequel il résumait les nombreuses façons dont l’étude était biaisée en faveur de l’hypothèse nulle.
Alors que les auteurs de l’étude danoise affirment qu’ils « n’ont pas trouvé de preuves » d’un risque accru, Kennedy a également noté que leurs données supplémentaires corrigées montrent des associations significatives. Comme il l’a écrit :
« Les données montrent une augmentation statistiquement significative de 67 % du risque de syndrome d’Asperger par augmentation de 1 mg de l’exposition à l’aluminium chez les enfants nés entre 2007 et 2018.
« Par rapport au groupe d’exposition modérée, pour 10 000 enfants de la cohorte d’exposition à l’aluminium la plus élevée, il y a eu 9,7 cas de plus de troubles neurodéveloppementaux, 4,5 cas de plus de troubles autistiques et 8,7 cas de plus de la catégorie plus large des troubles du spectre autistique. »
C’est ce que corrobore une critique de l’étude par des scientifiques de Children’s Health Defense (CHD) publiée le 5 août sur Preprints.org, un serveur en ligne pour les articles qui n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs.
Dans cet article, Karl Jablonowski, Ph.D., chercheur principal de CHD, et Brian S. Hooker, Ph.D., responsable scientifique de CHD, soulignent comment, dans le matériel complémentaire original de l’étude, « les diagnostics de développement neurologique des enfants les plus malades ont été supprimés », alors que « dans le matériel complémentaire mis à jour, où ces diagnostics ont été inclus » – et après avoir rétabli les enfants omis – les données « ont révélé une association entre l’exposition à l’aluminium et les maladies dévastatrices du développement neurologique ».
Qualifiant l’étude de « travail défectueux avec de bonnes preuves de fraude », Jablonowski et Hooker ont fait écho à l’appel de Kennedy en faveur de la rétractation de l’étude.
Des chercheurs danois refusent de rétracter leur étude
Les rédacteurs de la revue ont toutefois refusé de rétracter l’étude, affirmant dans un commentaire public le 11 août que l’étude « n’a trouvé aucune preuve d’une association claire » et qu’elle est exempte de toute « erreur sérieuse » susceptible d’invalider leurs conclusions ou d’indiquer une faute scientifique.
Dans un article reprenant les nombreuses failles qui, ensemble, indiquent que l’étude a été conçue pour ne pas établir de lien, Lyons-Weiler décrit la revue comme étant impliquée dans le « toilettage du discours plutôt que dans l’arbitrage scientifique neutre ».
Dans un commentaire public sur leur étude répondant aux critiques, Andersson et ses collègues ont fait valoir que les associations significatives montrées dans leurs données supplémentaires pouvaient être rejetées parce que les enfants nés avant 2002, qui ont reçu moins de vaccins contenant de l’aluminium, ne pouvaient pas appartenir au groupe le plus exposé, et que le fait de réexécuter l’analyse sans ces enfants effaçait la signification statistique.
Cependant, leur analyse principale a également comparé les expositions et les résultats entre les cohortes de naissance, y compris celles nées avant 2002. L’étude a été conçue pour vérifier si les enfants plus exposés à l’aluminium, nécessairement dominés par les cohortes nées plus tard, présentaient des risques plus élevés de subir les conséquences de l’exposition à l’aluminium.
Le CDC s’est appuyé sur une analyse obsolète et discréditée de la sécurité des vaccins avec adjuvant en aluminium.
Pour étayer leur conclusion selon laquelle les vaccins avec adjuvant aluminium sont inoffensifs, les chercheurs danois ont cité sans esprit critique une étude de la FDA réalisée par Robert J. Mitkus, Ph.D., et al. sur laquelle le CDC s’appuie pour étayer son affirmation selon laquelle « la quantité d’exposition à l’aluminium chez les personnes qui suivent le calendrier vaccinal recommandé est faible et n’est pas facilement absorbée par l’organisme ».
Le CDC accompagne cette affirmation du raisonnement circulaire habituel selon lequel les adjuvants à base d’aluminium « sont utilisés en toute sécurité dans les vaccins depuis des décennies ».
Dans leur article révélant l’absence de données de sécurité sous-jacentes à la limite réglementaire de 0,85 mg par dose, Angrand et ses collègues font allusion à cette étude de la FDA en déclarant :
« En outre, les points de vue théoriques dépassés et mal documentés qui soutenaient ces affirmations ont été remis en question par la compréhension croissante de la nature des nanoparticules, de leur persistance imprévue à long terme dans les cellules immunitaires, de leur capacité à se propager à partir du site d’injection dans tout le corps, y compris le cerveau, de leur neurotoxicité dans les modèles animaux, et par les préoccupations croissantes concernant leur rôle potentiel dans les troubles du développement neurologique et les troubles allergiques ».
La référence fournie est « Analyse critique des études de référence sur la toxicocinétique des adjuvants à base d’aluminium« , par Jean-Daniel Masson, Ph.D., et al, et publiée dans le Journal of Inorganic Biochemistry en 2018.
Les auteurs de cette critique, dont les associés d’Angrand, Crépeaux et Gherardi, ont noté que Mitkus et ses co-auteurs ont adopté de manière inappropriée un « niveau de risque minimal » (MRL) défini pour la prise orale quotidienne d’aluminium soluble chez les souris – et non pour la forme particulaire insoluble de l’aluminium injecté aux enfants.
Les chercheurs de la FDA ont également effectué des « calculs erronés de la durée d’absorption » et ont ignoré la diffusion systémique des particules d’aluminium, y compris dans le cerveau, où elles peuvent provoquer une neuroinflammation.
Lorsque j’ai demandé à Mme Crépeaux quel était le problème de citer l’étude de Mitkus de la FDA comme preuve de l’innocuité des adjuvants à base d’aluminium, elle m’a répondu :
« Le principal problème est que des études plus récentes évaluées par des pairs ont expliqué pourquoi Mitkus se trompe. Le CDC devrait fonder ses recommandations sur une littérature actualisée, et Mitkus se trompe à plusieurs égards, comme nous l’avons expliqué en 2018 – il y a déjà sept ans ! »
Dans leur nouvel article examinant les origines de la limite de 0,85 mg par dose, Crépeaux et ses collègues concluent qu’il existe un « besoin urgent d’études pharmacocinétiques et toxicologiques indépendantes » en rapport avec le calendrier de vaccination actuel du CDC.
Ignorer les échecs alarmants de la recherche existante pour explorer et encore moins démontrer la sécurité, remarquent les auteurs, « ne les ferait pas disparaître ».
Les points de vue et les opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de Children’s Health Defense.
Jeremy R. Hammond est un chercheur et un journaliste indépendant qui s’attache à dénoncer la propagande mensongère du courant dominant qui sert à faire accepter des politiques gouvernementales néfastes.
Le virus varicelle-zona (appelé VZV, pour varicella-zoster virus) est un herpès-virus persistant, également appelé HHV-3 (human herpes virus 3) ou herpès virus humain type 3, responsable chez l’être humain de la varicelle et du zona (herpes zoster).
Un virus persistant est un virus qui reste dans l’organisme à long terme, parfois à vie, sans forcément provoquer de symptômes constants. Il peut :
- Rester latent (inactif) puis se réactiver.
- Se multiplier à bas bruit, échappant au système immunitaire.
Le VZV ne doit pas être confondu avec d’autres herpès qui appartiennent cependant à la même famille comme
- Herpès labial dû à herpes simplex virus 1 ou HSV1. Il est responsable du bouton de fièvre. Sa réactivation peut être très fréquente, parfois plusieurs fois par an.
- L’herpès Génital dû à herpes simplex virus 2 ou HSV2
Le zona et la varicelle sont donc provoqués par le même virus, le virus varicelle-zona (VZV).
La varicelle représente la primo-infection, souvent contractée pendant l’enfance et considérée comme une maladie infantile bénigne. La varicelle se caractérise par une éruption cutanée avec des démangeaisons, de la fièvre et de la fatigue. La plupart des personnes contractent la varicelle pendant l’enfance et développent une immunité naturelle efficace et protectrice.
Le zona est une réactivation du virus VZV, survenant plus tard dans la vie car le VZV peut rester dans les ganglions rachidiens sous forme inactive malgré la guérison de la varicelle. Cette réactivation intervient souvent chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli mais d’autres facteurs plus ou moins clairs interviennent. La réactivation du VZV se fait depuis un ganglion rachidien et provoque une éruption cutanée localisée au dermatome innervé par le ganglion rachidien. L’éruption est donc unilatérale, c’est-à-dire sur un seul côté du corps. L’éruption cutanée peut être très douloureuse et c’est le symptôme le plus gênant mis en avant par les patients qui cherchent donc à s’en protéger.

https://www.santemagazine.fr/sante/fiche-maladie/zona-177347and feel pain
Le vaccin Shingrix
Shingrix est un vaccin recombinant de la glycoprotéine E avec adjuvant (AS01B), destiné à la prévention du zona et des névralgies post-zostériennes chez les adultes de 50 ans et plus, ainsi que chez les adultes de 18 ans et plus présentant un risque accru de zona. Il est administré en deux doses, espacées de deux mois. Depuis le 14 décembre 2024, il est remboursé à 65% par l’Assurance Maladie pour les personnes concernées par les recommandations de la HAS [4]:
- chez les adultes de 65 ans et plus
- chez les adultes de 18 ans et plus présentant une immunodépression particulière
La demande de vaccination contre le zona est suffisamment importante pour que le vaccin Shingrix connaisse en 2025 des tensions d’approvisionnement. Il est contingenté en ville. [0]
Mais que disent les essais cliniques ?
Essai clinique du vaccin Shingrix
Un essai clinique a été publié en 2016 sous le titre :« Efficacité du vaccin Shingrix contre l’herpès-zona chez les adultes âgés de 70 ans ou plus » [1]
Les auteurs expliquent que la vaccination est une option intéressante pour réduire la charge de morbidité due à l’herpès-zona et à ses complications chez les personnes âgées.
Les auteurs (dont des employés du fabricant GSK) s’expliquent pourtant mal les raisons théoriques de l’efficacité de ce vaccin. Comment expliquer qu’en injectant un antigène de ce même virus et donc en restimulant le système immunitaire on puisse empêcher la réactivation du virus latent ?
Leur thèse est que l’inoculation d’un antigène viral (la glycoprotéine E contenue dans le vaccin) va restimuler l’immunité cellulaire, en particulier les lymphocytes T CD4+.
Les cellules T, en particulier les lymphocytes T CD4+ et CD8+, seraient essentielles pour maintenir cette latence en surveillant et en supprimant toute tentative de réactivation du virus. Ces lymphocytes T8 reconnaissent les antigènes viraux présentés par les cellules infectées et limiteraient la réplication virale. Cette explication de l’éventuelle efficacité du vaccin n’est pas pourtant prouvée.
Comment a été évaluée l’efficacité ?
Avant de commencer, il faut préciser que l’étude n’a pas intégré de patients ayant déjà eu un épisode de Zona. De même, les personnes immunodéprimées, qui sont parmi les plus susceptibles de subir des Zonas, ont aussi été exclues.
Ce choix est discutable car ces groupes semblent les plus légitimes à demander une vaccination efficace contre le Zona.
Il s’agit d’évaluer la protection contre les cas de zona.
Un cas suspect de zona est défini comme une éruption cutanée unilatérale accompagnée de douleur à l’exclusion de tout diagnostic alternatif. Si un cas n’est pas suspecté d’être un zona par l’investigateur, son évolution n’est pas suivie et il disparaît des statistiques (p46 protocole). Chaque cas suspect est identifié comme cas de zona si la PCR est positive ou bien si les cliniciens du comité de certification des cas votent en majorité pour un cas confirmé.
L’efficacité est aussi mesurée contre les douleurs post-zostériennes définies comme des douleurs sévères apparaissant ou s’aggravant plus de 90 jours après une éruption de zona.
Malheureusement de nombreuses modifications du protocole concernant les tests PCR et la définition des cas ne peuvent exclure que certains cas positifs chez les vaccinés et négatifs chez les placebo aient peut-être été requalifiés au cours de l’essai. [8]
Mais il y a plus grave. Le vaccin et le placebo n’avaient pas le même aspect. Malgré ce que les chercheurs affirment dans l’étude :
« The investigators, participants, and persons responsible for evaluating the study end points were unaware of whether HZ/su or placebo had been administered. »
« Les chercheurs, les participants et les personnes chargées d’évaluer les critères d’évaluation de l’étude ne savaient pas si HZ/su ou un placebo avait été administré.”
La personne qui injectait et le participant étaient donc au courant du groupe auquel le sujet était affecté (vacciné ou placebo). C’est une étude « observer-blinded ». Et le protocole a aussi été modifié sur ce point au cours de l’essai.
On peut donc avoir des doutes sur l’évaluation des « cas » de zona des participants à l’essai. Le biais est évident puisque les patients savent s’ils ont reçu le vaccin ou pas.
Chaque sujet est suivi pendant au moins 30 mois ; l’étude est terminée lorsque le nombre de cas de zona et de douleurs post-zostériennes prévus est atteint et lorsque 75% des sujets ont été suivis pendant au moins 36 mois.
L’incidence du zona est de 10 à 12,5 cas pour 1000/an chez les plus de 70 ans [9], compatible avec l’incidence de 9,2 dans le groupe placebo.
L’efficacité annoncée contre le zona est de 87,7% en réduction du risque relatif et de 2,39% en réduction du risque absolu. Elle est calculée sur une durée de 4 ans après la vaccination. On ne sait pas ce qui se passe après !
Il faut maintenant examiner en détails les effets indésirables rapportés par les auteurs.
Sécurité du vaccin
1 décès est attribué au vaccin dans l’essai clinique.
Il y a eu 29 décès dans le groupe placebo contre 17 dans le groupe vacciné (les 2 groupes sont de la même taille). Parmi des 17 décès vaccinés, 13 sont des morts subites (donc non expliquées et représentent 76% des décès enregistrés). Seules 4 morts subites sont retrouvées chez les placebo (14%).
La question se pose immédiatement de comprendre pourquoi dans 76% des décès du groupe vacciné, les médecins n’ont pas été capables de déterminer la cause de la mort alors que cela ne représente que 14% dans le groupe placebo.
Le déséquilibre des décès laisse penser que le groupe placebo était plus fragile que le groupe vacciné, Les morts subites excédentaires dans le groupe vacciné posent question, même si ce n’est sans doute pas statistiquement significatif.
Autre déséquilibre marquant, celui des cancers du poumons. Le déséquilibre en défaveur du vaccin pose également question : 18 cancers du poumon chez les vaccinés contre 10 chez les placebo (tableau S7). Mais les résultats sont incohérents car ne correspondent pas au tableau S5 ou on trouve 22 vaccinés et 13 placebo.
Parmi les effets indésirables graves, on note d’autres déséquilibres :
- 26 sepsis (infection grave) chez les vaccinés et 17 chez les placebo.
- Infection à staphylocoque: 4 vaccinés et 1 placebo.
- Les ostéoarthrites : 26 sont signalées chez les vaccinés contre 17 chez les placebo, est-ce à rapprocher des fractures par compression de la colonne vertébrale (6 vaccinés et 1 placebo) ?
Tous ces déséquilibres posent beaucoup de questions.
Finalement, la liste des effets indésirables graves reconnus en lien avec le vaccin :
- 1 infarctus du myocarde
- 1 colite
- 1 pancréatite
- 1 granulomatose éosinophilique avec polyangéite
- 4 infections (dont 1 otite herpétique)
- 1 leucémie aigüe
- 1 Guillain-Barré
- 1 eczéma
- 4 désordres généraux
- 1 lymphadénite
- 1 colite
- 1 pancréatite
Selon le rapport de 2018 de l’EMA [10], dans les essais cliniques, un décès a été attribué au vaccin.
Dans le même rapport, un autre effet indésirable grave est signalé : il s’agit d’une maladie auto-immune, le purpura thrombocytopénique (le suivi des maladies auto-immunes a été ajouté par un amendement au protocole de l’essai en 2014 ; l’essai se terminant en 2014).
L’EMA n’a donc pas tenu compte des autres effets indésirables graves reconnus en lien avec le vaccin dans l’essai de 2016. Les raisons de ces choix discutables ne sont pas connus.
D’autres effets indésirables non détectés dans les essais cliniques ont été recensés après la commercialisation du vaccin. Le Shingrix est capable, par exemple, de provoquer également un lupus. [2]
Autres problèmes concernant le Shingrix
D’autres problèmes s’ajoutent, notamment au niveau de la composition du vaccin. Le vaccin est préparé sur des cellules d’ovaires de hamster chinois et peut donc contenir des fragments d’ADN de hamster. De plus, il est adjuvanté avec l’AS01B, connu pour sa toxicité. Et pour finir, il contient du PEG 80 qui peut faciliter l’entrée dans les cellules des fragments d’ADN résiduels.
Conclusion
Quel est l’intérêt de vacciner contre une maladie que l’on a déjà contractée alors que l’immunité naturelle acquise par la maladie est définitive comme le confirme Santé Publique France [5] ?
En effet, plus de 90% des adolescents et 98% des femmes enceintes sont immunisés naturellement contre le virus de la varicelle zona en France [6]
En France, il est pourtant recommandé de vacciner uniquement les adolescents ou jeunes adultes qui n’ont pas eu la varicelle dans l’enfance.[7]
Et contrairement à ce qu’affirme le Figaro [3], le vaccin n’est pas destiné aux personnes immunodéprimées (voir l’avis de la HAS [4])
En conclusion, pourquoi les autorités françaises recommandent-elles, contradictoirement, de ne vacciner que les adolescents qui n’auraient pas eu la varicelle dans l’enfance et de vacciner tous les plus de 65 ans (qui l’ont certainement eue)?
Ce vaccin n’est pas sans danger et la démonstration de son efficacité peut être mise en doute!
[0] https://lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/shingrix-victime-de-son-succes
[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27626517/
[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40500571/
[6] https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Varicelle
[7] https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Varicelle
[8] https://www.nejm.org/doi/suppl/10.1056/NEJMoa1603800/suppl_file/nejmoa1603800_protocol.pdf
[9] https://www.mesvaccins.net/web/news/4961-la-vaccination-contre-le-zona-recommandee-de-65-a-79-ans)
[10] https://www.ema.europa.eu/en/documents/overview/shingrix-epar-medicine-overview_pl.pdf
Depuis 2021, le grand public connait la technologie ARNm pour les vaccins. Cette technologie qui n’avait jamais été utilisée, y compris à petite échelle, a été propulsée sur l’ensemble de la population française et mondiale.
L’efficacité et la sécurité de cette technologie pose maintenant des questions évidentes. Avant même de répondre aux questions soulevées par l’utilisation des ARNm, une nouvelle technologie, un dérivé, apparait : saARNm ou self-amplified ARNm.
Pourtant, ces « nouveaux nouveaux » vaccins sont déjà à l’étude sur l’homme comme avec cette publication
Self-amplified ARNm ou saARNm
Pour le décrire rapidement, l’ARNm auto-amplifié (saARNm) est une version, selon ses concepteurs, « améliorée » de la technologie de l’ARN messager (ARNm) utilisée dans les vaccins Pfizer et Moderna contre le COVID que tout le monde connait depuis 2021.
La différence est cependant majeure et renforce le questionnement déjà évoqué pour les vaccins ARNm :
- Quantité de protéine produite.
- Durée de vie de l’ARNm.
Les saARNm contiennent, comme pour la technologie ARNm, l’information génétique pour provoquer la synthèse d’une protéine (comme la protéine Spike du SARS-CoV-2). Cette protéine, en théorie, est censée provoquer une immunisation protectrice.
La différence repose sur la propriété du saARNm de se recopier (répliquer) lui-même (self amplified) à l’intérieur des cellules grâce à l’ajout de l’information nécessaire à cette amplification dans le saARNm. Ainsi, à partir d’une molécule d’ARNm, plusieurs sont formées et chacune induira la production de plusieurs protéines cibles.

Adapté de https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33093657/
Les auteurs précisent que l’utilisation de ce type de technologie, qui amplifie l’ARNm dans les cellules de l’hôte permet de réduire « les coûts de production »
De fait, la quantité d’ARNm finale dans les cellules est inconnue. Par conséquent, la quantité de protéine produite l’est aussi.
La quantité de produit actif est pourtant un paramètre essentiel d’un produit pharmaceutique.
Un pharmacien ne peut pas délivrer un produit sans connaitre sa composition.
Article R.4235-61
« Le pharmacien ne peut dispenser un médicament que s’il a pu s’assurer de sa provenance, de sa composition, de sa posologie et de ses conditions de conservation. »
En conséquence ce produit, ce vaccin, ne devrait pas être délivré. Mais ici, cela ne pose de problème à personne.
Remarquons que, pour les vaccins ARNm de Pfizer et Moderna, c’était la même problématique puisque la quantité de produit actif, la protéine SPIKE, reçue par le patient était inconnue. La quantité d’ARNm était, elle aussi, inconnue à cause de procédés de fabrications imparfaits. Le produit n’aurait jamais dû être délivré par les pharmaciens.
Les auteurs sont très clairs
Les auteurs de la publication que nous vous proposons d’étudier rapportent l’étude d’un vaccin saRNA contre le SARS-CoV-2 en Ouganda. Les auteurs sont fiers de préciser qu’il s’agit d’un des premiers essais de ce type en Afrique. L’étude souligne également la faisabilité de mener des essais avancés de vaccins en Afrique comme si cela n’était pas une évidence sauf à penser que les Africains sont moins compétents que nous… [1]
« Les résultats soutiennent la sécurité et l’immunogénicité des vaccins saRNA et leur potentiel en tant que solution évolutive pour la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses »
Il n’y a aucun doute sur leur enthousiasme.
- Sécurité
- Immunogénicité.
Immunogénicité
Dans cette étude de phase 1, il a été choisi de ne suivre que le taux d’anticorps induits par la vaccination. Ni les infections, ni la maladie n’ont été retenues comme marqueurs.
Les résultats montrent effectivement une immunogénicité (production d’anticorps spécifiques) pour les patients séronégatifs.

En revanche, il n’y a pas d’effet notable pour les patients précédemment déjà infectés (pas d’augmentation du taux d’anticorps). [2]

Mais le plus important n’est pas là.
La HAS confirme que le taux (titre/concentration) n’est pas corrélé à la protection contre le COVID. D’ailleurs les soignants avec des anticorps naturels après infection se sont vu refuser une réintégration à cause de ce motif.

[3]
Dans un second temps, les auteurs ont mesuré l’efficacité des anticorps par un test de neutralisation du pseudovirus 2 semaines après la seconde vaccination. Ce test n’est, lui non plus, pas pertinent puisque cette méthode n’a jamais été validée, jamais reconnue comme fiable pour permettre d’évaluer l’efficacité d’un vaccin.

[3]
En résumé, les auteurs ont prouvé qu’un antigène viral induisait une réponse immunitaire humorale.
Rien de plus.
Rien d’intéressant en 2025.
Mais aucune efficacité sur la mortalité, les formes graves n’été mise en évidence puisqu’elle n’a même pas été recherchée.
Sécurité
Les auteurs indiquent que l’essai a démontré que le vaccin était bien toléré, sans événements indésirables graves signalés.
Regardons ces résultats.
Les résultats des effets indésirables considérés comme graves sont présentés dans le tableau suivant qui regroupe les 42 participants dont 30 initialement étaient séropositifs pour le SARS-CoV-2 donc déjà infectés au moins 1 fois.

Les patients déjà infectés (séropositifs) sont 3,5 fois plus touchés par les effets indésirables graves au moment de la première dose et 2,25 fois plus au moment de la 2eme dose.
Les auteurs ne semblent pas interloqués par ce constat qui montre pourtant un risque bien plus important lors de la vaccination de patients déjà immunisés par infection naturelle.
Concernant maintenant le nombre d’effets indésirables graves, les chiffres sont alarmants.
Au moment de la première dose, les auteurs rapportent 9 évènements pour 42 patients. Cela représente un taux de 21% si on considère que chaque patient n’a qu’un effet indésirable.
Au moment de la deuxième dose, les auteurs rapportent 39 évènements pour 42 patients. Cela représente un taux de 93% si on considère que chaque patient n’a qu’un effet indésirable (39/42 = 93%).
Les auteurs ne précisent malheureusement pas la distribution des effets indésirables graves sur les patients. Il n’est donc pas exclu qu’un patient présente plusieurs effets indésirables graves en même temps. Dans ce cas, en reprenant les calculs, on obtient un taux minimum de 38% d’effets indésirables graves au niveau de la 2eme dose. En effet, on peut affirmer qu’il y a eu au moins 16 personnes individuelles atteintes, puisque les cas de lymphopénie sont forcément sur 16 patients différents, soit 16/42 = 38%.
Ainsi, il y a entre 38% et 93% d’effets indésirables graves. Pourtant les auteurs assurent que tout va bien !
Qui peut considérer qu’il n’y a pas de problème ?
De plus, les auteurs ne semblent pas gênés par la nature des symptômes principaux essentiellement :
- Neutropénie
- Lymphopénie
- Thrombopénie
Mais encore mieux, les auteurs concluent :
« Aucun des effets intermédiaires cliniques de grade 3 ou supérieur ou des anomalies biologiques n’a été attribué au vaccin. »
Circulez, il n’y a rien à voir !
Qui peut le comprendre ?
Conclusion
L’analyse des résultats de l’étude ne permet pas de comprendre l’enthousiasme des auteurs. Surtout au niveau de la sécurité avec des taux supérieurs à 38%, au minimum 4 personnes sur 10 injectées
Mais sachez tout de même que :
- Au Japon, un vaccin à ARN messager auto-amplifié contre la Covid a été approuvé pour la première fois en novembre 2023 avant d’être utilisé dans une campagne de vaccination en octobre 2024.
- En Europe, ce même vaccin a été approuvé par la Commission européenne en février 2025. [4]
- Le vaccin, contre la grippe aviaire, ARNm auto-amplifiant est utilisé depuis septembre/octobre 2023 en France pour les canards. Son autorisation a été renouvelée pour 2 ans jusqu’au 25 Mars 2027.
Evidemment aucun test n’a été effectué sur la capacité de l’ARNm auto amplifié injecté aux animaux à être transmis au consommateur.
Mais cela ne gène pas ceux qui piquent.
[1] https://doi.org/10.3390/vaccines13060553
Sujet : Alerte sanitaire sur les ARNm anti-Covid
Invité : Dr Louis FOUCHÉ – Médecin Anhestésiste-Réanimateur, Master II éthique et Anthropologie de la Santé
Discutante : Hélène BANOUN – Pharmacienne et ancienne Chargé de recherches INSERM







