Un vaccin a pour objectif de diminuer les effets d’une infection. L’effet le plus significatif reste évidemment sur la mortalité. Le vaccin doit diminuer la mortalité de la maladie.
Personne ne contestera cette position.
Début 2021, il a été répété que les vaccins COVID étaient sûrs et efficaces. Les chiffres d’efficacité annoncés par les ministres, les journalistes, les médecins de plateaux télé étaient d’au moins 95%, parfois 100%. Y compris contre le variant DELTA ou OMICRON en 2022.
A partir de ces annonces, le calcul était facile. Il était facile de prévoir la mortalité COVID de 2021 en connaissant celle de 2020 en intégrant l’efficacité annoncée du vaccin.
Ce n’est évidemment pas aussi facile que ça car il y a des paramètres externes aux vaccins à prendre en compte.
- Premièrement, la population de 2021 n’est plus naïve vis-à-vis du COVID. Une immunité est donc déjà présente dans la population et doit diminuer naturellement la mortalité l’année suivante.
- Deuxièmement, les individus les plus fragiles de la population ont succombé à l’apparition de cette nouvelle infection en 2020. Le nombre de décès devrait donc être mécaniquement moins grand en 2021.
- Troisièmement, le virus s’adapte à son hôte et s’atténue. [1]
Une partie de la baisse de la mortalité COVID ne serait donc pas imputable seulement au vaccin mais à ces paramètres externes. Dans un premier temps, nous n’en tiendrons pas compte.
Les données de mortalité COVID pour la république Tchèque sont disponibles sur 5 ans et par classe d’âge. [2]

Prenons l’exemple des gens âgés de 65 à 70 ans en 2020 en République Tchèque. La mortalité COVID est mesurée à 1692 par million.
Ainsi, avec un vaccin efficace à 95%, la mortalité attendue sera donc de 85 décès par million.
Malheureusement, la mortalité mesurée en 2021 était de 4584 par million. La mortalité a été augmentée presque d’un facteur 3 (2,71 pour être précis).
Pour les moins de 25 ans
Pour les plus jeunes, la mortalité COVID était nulle en 2020 et pourtant présente en 2021.

Pour les individus nés entre 2000 et 2004, qui ont été vaccinés plus tardivement, fin 2021, on remarque que l’augmentation de la mortalité COVID est encore plus importante en 2022. Elle est augmentée quasiment d’un facteur 4. Il y a eu 4 fois plus de décès en 2022 qu’en 2020 malgré la vaccination.
En résumé, sur ces classes d’âge, il n’y a pas eu de réduction de la mortalité mais une augmentation.
Une forte augmentation.
Parfois d’un facteur 4.
Pour les 26 à 55 ans
Pour les jeunes, entre 26 et 55 ans, l’augmentation de mortalité en 2021, par rapport à 2020 est comprise entre un facteur 2,6 à 3,9. Ces valeurs sont identiques aux classes d’âge précédentes.

Il faut remarquer que plus l’âge est important, plus l’augmentation de la mortalité est importante.
Cette donnée est à mettre en parallèle du fait que la couverture vaccinale était aussi plus importante avec l’âge puisque les plus âgés se sont plus fait vacciner.
En résumé, il semble que plus la couverture vaccinale est importante, plus la mortalité a augmenté en 2021 (année avec vaccin) par rapport à 2020 (année sans vaccin).
Dans cette classe d’âge, la couverture vaccinale est d’environ 70%.
Mettre un graphique des couvertures vaccinales?
Pour les 55 à 85 ans
Pour les 55-85 ans, l’augmentation de la mortalité en 2021, par rapport à 2020 est comprise entre un facteur 1,5 à 3,5.

Le nombre de décès attribué au COVID a donc massivement augmenté en 2021, donc en période vaccinale, plus qu’en 2020 sans vaccin. La couverture vaccinale est pourtant d’environ 80% dans cette classe d’âge.
Pour les plus de 85 ans.
Le constat est le même chez les plus âgés : augmentation de la mortalité en période vaccinale comparé à la période de 2020 sans vaccin.
Il faut remarquer que pour les centenaires, il n’y a pas d’augmentation mais une baisse très modeste, et loin de 59%, de 10% de mortalité en 2021 par rapport à 2020. C’est la seule classe d’âge qui montre une réduction. En 2020, c’est la classe d’âge qui montre aussi la plus forte mortalité, c’est la classe d’âge la plus touchée. L’effet « moisson » de 2020 pourrait expliquer que la mortalité de 2021 ne la dépasse pas.
Bilan
Dans toutes les classe d’âge, sauf marginalement pour les centenaires, l’année 2021 a été marquée par une mortalité COVID bien plus importante qu’en 2020.
Dans toutes les classes d’âge, sauf pour les centenaires, l’utilisation de la vaccination COVID a été accompagnée par une mortalité COVID bien plus importante qu’en 2020.
Parfois d’un facteur 4.
Rappelez-vous du début : « Le vaccin doit diminuer la mortalité de la maladie. »
L’analyse de ces données de la République Tchèque ne permet assurément pas de voir une efficacité de la campagne massive de vaccination. La baisse de 95% attendue de la mortalité, annoncée par les médias, grâce à la vaccination n’a pas eu lieu.
Et de très loin

Mortalité COVID observée en 2020 (population totale), mortalité COVID attendue en 2021 en tenant compte de l’efficacité des vaccins Covid. Mortalité COVID réelle en 2021.
Revenons aux paramètres externes exposés précédemment. Leurs impacts attendus sur la baisse de mortalité ne sont même pas visibles. Ils sont engloutis dans l’augmentation de la mortalité COVID de 2021 par rapport à 2020.
Conclusion
La baisse de la mortalité naturelle (population non naïve, plus âgés déjà partis) attendue n’est pas visible.
La baisse de la mortalité attendue par la vaccination de masse n’est pas visible.
Mais pire encore, la mortalité, en plus de ne pas avoir baissé, a augmenté. Et parfois de 300% pour certaines classes d’âge.
Il est évident que ces données de la République Tchèque ne montrent pas d’effet protecteur de la vaccination. Il n’y a pas de baisse.
Il reste alors à expliquer d’où vient cette augmentation, parfois de 300%, des décès COVID à partir de l’apparition des vaccins COVID.
Les hypothèses sont les bienvenues…
Bibliographie
[1] (Banoun H. Evolution of SARS-CoV-2: Review of Mutations, Role of the Host Immune System. Nephron. 2021;145(4):392-403. doi: 10.1159/000515417. Epub 2021 Apr 28. PMID: 33910211; PMCID: PMC8247830. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33910211/
[2] https://x.com/stkirsch/status/2050694612088709251/photo/1






https://www.youtube.com/watch?v=1O-Pyb9oFUc
https://link.springer.com/article/10.1007/s40290-021-00417-5



