Quels nouveaux vaccins ont été autorisés fin 2020 ?

Table 1 : Nombre de décès déclarés à la pharmacovigilance américaine (VAERS) suite à une vaccination en fonction des années
Références
[1] https://openvaers.com/covid-data consulté le 2 mars 2022

Table 1 : Nombre de décès déclarés à la pharmacovigilance américaine (VAERS) suite à une vaccination en fonction des années
[1] https://openvaers.com/covid-data consulté le 2 mars 2022
Le vaccin Nuvaxovid (NVX-CoV2373) développé par la firme Novavax, Nuvaxovid® est basé sur une technologie différente des vaccins actuellement disponibles. Il s’agit d’un vaccin à protéine recombinante qui utilise la protéine Spike du SARS-CoV-2 associée à un adjuvant. Produites dans des cellules issues de chenilles de la noctuelle américaine du maïs (Spodoptera frugiperda) infectées par un baculovirus recombinant, ces protéines Spike sont légèrement modifiées pour que le site de clivage (la « charnière » entre les deux sous-unités de Spike) soit stable.
La partie transmembranaire de ces protéines Spike est insérée dans des nanoparticules lipidiques. On obtient ainsi des « rosettes » portant, chacune, quelques copies de Spike, présentées aux cellules immunitaires.
À cette construction est ajouté un adjuvant original, développé par Novavax, appelé Matrix-M, un dérivé de saponines extraites du bois de Panama (Quillaja saponaria molina) qui a pour but d’augmenter la réponse immunitaire.
Ce document est basé sur la notice d’information de l’utilisateur, aussi appelée « résumé des caractéristiques du produit » (RCP) et accessible sur le site de l’EMA (European Medecine Agency).
Le 20 décembre 2021, l’Agence européenne du médicament a délivré une autorisation de mise sur le marché conditionnelle à ce nouveau vaccin, Nuvaxovid®.
Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence européenne des médicaments (EMA) réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et la notice sera mis à jour si nécessaire (p 12).
Date de première autorisation : 20 Décembre 2021
Nuvaxovid est indiqué pour l’immunisation active afin de prévenir la COVID-19 causée par le SARS-CoV-2 chez les personnes âgées de 18 ans et plus (p2).
– Personnes âgées : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les personnes > 65 ans(p3)
– Population pédiatrique : La sécurité et l’efficacité de Nuvaxovid chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible. (p3).
La notice d’information de l’utilisateur précise que :
– est recommandé d’administrer la deuxième dose 3 semaines après la première dose (p2).
Le fournisseur ne précise rien concernant une troisième dose. Il est toutefois précisé que :
Le schéma de vaccination par Nuvaxovid comprend l’administration de deux doses distinctes. Les personnes qui ont reçu une première dose de Nuvaxovid doivent recevoir la deuxième dose de Nuvaxovid pour compléter leur schéma de vaccination.
Il n’existe aucune donnée disponible sur l’interchangeabilité de Nuvaxovid avec les autres vaccins contre la COVID-19 pour terminer le schéma de primo-vaccination. Les personnes qui ont reçu une première dose de Nuvaxovid doivent recevoir la deuxième dose de Nuvaxovid pour compléter leur schéma de vaccination (p 2).
L’administration concomitante de Nuvaxovid et de vaccins inactivés contre la grippe a été évaluée chez un nombre limité de participants dans une sous-étude d’essai clinique exploratoire (431participants).
La réponse en anticorps de liaison dirigés contre le SARS-CoV-2 était plus faible lorsque Nuvaxovid était administré concomitamment avec un vaccin inactivé contre la grippe. La signification clinique de cette observation n’est pas connue.
L’administration concomitante de Nuvaxovid et d’autres vaccins n’a pas été étudié (p 4).
– Hypersensibilité et anaphylaxie (p 3)
Des cas d’anaphylaxie ont été signalés avec les vaccins contre la COVID-19. Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller la personne vaccinée en cas de survenue d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin.
Une surveillance étroite pendant au moins 15 minutes est recommandée après la vaccination. Une deuxième dose de vaccin ne doit pas être administrée aux personnes ayant présenté une anaphylaxie après la première dose de Nuvaxovid.
– Réactions liées à l’anxiété (p3)
Des réactions liées à l’anxiété, notamment des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir en association à la vaccination, reflétant une réaction psychogène à l’injection via aiguille. Il est important que des précautions soient prises afin d’éviter toute blessure en cas d’évanouissement.
– Affections concomitantes (p 4)
La vaccination doit être reportée chez les personnes présentant une affection fébrile aiguë sévère ou une infection aiguë.
– Troubles de la coagulation (p 4)
Comme avec les autres injections intramusculaires, le vaccin doit être administré avec prudence chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou chez celles présentant une thrombocytopénie ou un autre trouble de la coagulation (tel que l’hémophilie), car un saignement ou une ecchymose peut survenir après une administration intramusculaire chez ces personnes.
– Hypertension (p7)
Dans l’ensemble des essais cliniques, une hypertension a été observée à une incidence accrue au cours des 3 jours suivant la vaccination avec Nuvaxovid (n = 46, 1,0 %) par rapport au placebo (n = 22, 0,6 %) chez les adultes âgés.
– Personnes immunodéprimées (p 4)
L’efficacité, la sécurité d’emploi et l’immunogénicité du vaccin ont été évaluées chez un nombre limité de personnes immunodéprimées. L’efficacité de Nuvaxovid peut être réduite chez les personnes immunodéprimées.
– Grossesse (p 4)
Il existe des données limitées sur l’utilisation de Nuvaxovid chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryo-fœtal, la mise-bas ou le développement postnatal.
L’utilisation de Nuvaxovid chez la femme enceinte doit être envisagée seulement si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.
– Allaitement (p 5) :
On ne sait pas si Nuvaxovid est excrété dans le lait maternel.
Aucun effet chez les nouveaux-nés ou nourrissons allaités n’est attendu dans la mesure où l’exposition systémique à Nuvaxovid chez la femme qui allaite est négligeable.
– Fertilité (p 5)
Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la toxicité de la reproduction.
La durée de la protection conférée par le vaccin n’est pas établie et est toujours en cours d’évaluation dans les essais cliniques en cours (p 4).
Les personnes pourraient ne pas être entièrement protégées jusqu’à 7 jours après l’administration de leur deuxième dose. Comme pour tout vaccin, il est possible que les personnes vaccinées par Nuvaxovid ne soient pas toutes protégées (p 4).
L’EMA conclut cependant dans un document également daté du 20 décembre 2021 que :
« – L’impact de la vaccination avec Nuvaxovid sur la propagation du virus SARS-CoV-2 dans la communauté n’est pas encore connu. On ne sait pas encore combien de personnes vaccinées peuvent encore transporter et propager le virus.
– On ne sait pas actuellement combien de temps dure la protection donnée par Nuvaxovid. Les personnes vaccinées dans les essais cliniques continueront d’être suivis jusqu’à 2 ans pour recueillir plus d’informations sur la durée de protection.
– Nuvaxovid n’est actuellement pas recommandé pour les personnes de moins de 18 ans. L’EMA a convenu avec la société sur un plan pour tester le vaccin chez les enfants à un stade ultérieur.
L’EMA conclut que Nuvaxovid offre un haut niveau de protection contre le COVID-19 qui est un besoin critique dans le contexte actuel pandémie. Les principaux essais ont montré que le vaccin a une efficacité d’environ 90 %. La plupart des effets secondaires sont légers modérément sévères et disparaissent en quelques jours.
L’Agence a donc décidé que les bénéfices de Nuvaxovid sont supérieurs à ses risques et qu’il peut être recommandé pour autorisation dans l’UE.
L’EMA a recommandé une autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour Nuvaxovid. Cela signifie qu’il y a plus de preuves à venir sur le vaccin (voir ci-dessous), que la société est tenue de fournir. L’Agence examinera toute nouvelle information disponible et cet aperçu sera mis à jour au fur et à mesure et tant que nécessaire»
Notice fabricant Nuvoxovid :
https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/nuvaxovid-epar-product-information_fr.pdf
EMA sur ce vaccin:
https://www.ema.europa.eu/en/documents/smop-initial/chmp-summary-opinion-nuvaxovid_en.pdf
EMA sur le booster hétérogène :
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Depuis le 20 décembre 2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) a ouvert la vaccination anti-covid à tous les enfants de 5 à 11 ans.
Pour l’instant cette vaccination n’est ni obligatoire ni requise pour l’accès à certains lieux ou certaines activités sociales.
Suite à l’obtention d’une extension d’autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle du vaccin Pfizer pour les enfants de 5 à 11 ans depuis le 25 novembre 2021 [1], la HAS a d’abord recommandé cette vaccination à partir du 30 novembre aux enfants fragiles ayant des comorbidités ou vivant dans l’entourage de personnes fragiles. La vaccination a été ouverte à tous les enfants moins d’un mois plus tard [2].
Ces décisions sont pour le moins déroutantes et contradictoires si on lit en détail le résumé des caractéristiques du produit de Pfizer qui nous apprend que les autorités sanitaires ont donné la permission au laboratoire Pfizer donner les résultats de l’étude pédiatrique de leur vaccin plus tard. Nous ne savons pas à quelle date, Pfizer donnera donc l’intégralité des données de l’étude pédiatrique.
« L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Comirnaty dans la population pédiatrique pour la prévention de la COVID-19 (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique). » [3].
Plus récemment, le vaccin Moderna a été à son tour approuvé chez les enfants par l’Agence Européenne du médicament le 24 février 2022. Cependant, de manière totalement contradictoire, ce même vaccin a été déconseillé par la HAS pour les moins de 30 ans en novembre 2021 en raison d’un sur-risque de myocardite [4] [5].
Les autorités de santé, l’ANSM et l’Agence Européenne du médicament, basent-elles leurs recommandations sur la science en autorisant l’injection de ces produits à des enfants ?
Cet article a pour but de lister de façon non-exhaustive quelques éléments de prudence quant à la vaccination des enfants par les vaccins Pfizer et Moderna et notamment d’estimer le bénéfice/risque de ces injections.
La Covid-19 n’est heureusement pas une maladie pédiatrique. Seuls 3 décès d’enfants de 5 à 11 ans ont été déplorés en France depuis le début de la COVID dont 1 avait de lourdes comorbidités ; cela représente donc 2 décès d’enfants sans facteurs de risque sur 5,77 millions d’enfants dans cette classe d’âge.
Les enfants ont 25 fois moins de risque de développer une forme grave que les adultes.
Le spectre souvent agité par les medias du Covid long ne concerne que très peu les enfants et ne persiste pas chez eux plus de 12 semaines [6].
La Covid-19 a donc un impact très négligeable sur la morbi-mortalité des enfants de 5 à 11 ans [6] [7] [8] .
Dans un article en pré-print (qui doit donc encore être validé par les pairs), rapportant l’efficacité des vaccins anticovid-19 chez 365 502 enfants de 5 à 11 ans, celle-ci ne serait seulement que de 11 % contre le risque d’infection en janvier 2022, avec la prédominance du variant Omicron [9].
De façon inquiétante, l’efficacité vaccinale deviendrait nulle puis négative à partir du 35e jour après vaccination. [9] [10]
La vaccination contre la Covid-19 des enfants sans facteur de risque n’a qu’un très faible impact sur la santé publique. Le JVCI (sorte de conseil scientifique vaccinal britannique) a estimé qu’il faudrait vacciner entre 340 000 et 1 900 000 enfants pour potentiellement éviter l’entrée en soin intensif d’un seul enfant à cause de la Covid-19 selon le degré de sévérité du variant en cours de circulation.
Cependant, selon les données préliminaires (cf. Infra), le vaccin engendrerait 1,16 évènements indésirables graves pour 100.000 vaccinations. La balance bénéfice/risque semble donc défavorable. [11]
En l’état actuel des connaissances, on peut conclure qu’il n’y a quasiment aucun bénéfice collectif ou individuel à faire vacciner son enfant en bonne santé.
On peut émettre des doutes sérieux quant à la qualité de l’évaluation de ces vaccins chez les enfants, étant donné la taille très réduite de l’essai clinique du vaccin Pfizer dont les données les plus importantes sont étonnamment masquées !
En détail, le vaccin Pfizer a été autorisé après les résultats préliminaires d’un essai clinique ne portant que sur 1305 enfants dans le groupe vaccin et 663 dans le groupe placebo alors même que plus de 18 000 adultes avaient été enrôlés dans chacun des bras de l’essai clinique adulte. Dans le document d’extension d’AMM permettant la mise sur le marché de la formulation pédiatrique, il est inadmissible que certaines données soit masquées alors même que ces données sont réglementairement publiques. En particulier, les données détaillées sur les effets indésirables chez les enfants ont été masquées comme on peut le constater avec la présence de ces carrés noirs sur lesquels sont affichés BLD (signifiant blinded = masqué). [12]

Un autre fait important est la modification de la composition du vaccin. La forme pédiatrique contient du tromethamol contrairement à la formulation adulte qui n’en contient pas. Nous doutons que les essais pré-cliniques aient également été réalisés sur cette formulation. [13]
Comment pourrait-on connaître correctement les effets indésirables du vaccin Pfizer chez les enfants de 5 à 11 ans alors même que ces données sont « caviardées » sur le site de l’agence européenne du médicament ?
La vaccination des enfants de 5-11 ans est récente. Les données françaises tant sur le bénéfice que sur les effets indésirables sont donc encore limitées à ce jour. Aux Etats Unis, 8 à 10 % des enfants ont manqué un jour d’école au moins suite à la vaccination et 5 à 8 % étaient en incapacité d’assurer leurs activités quotidiennes habituelles. [14]
Le CDC signale 1,25 évènements indésirables graves pour 100 000 vaccinations notifiés au VAERS (100 pour 8 millions environ d’enfants vaccinés).
Parmi ces effets indésirables graves, on note :
En conclusion, au regard des données techniques et scientifiques disponibles, la vaccination des enfants de 5 à 11 ans en bonne santé contre la Covid-19, n’apporte aucun bénéfice. Actuellement les effets indésirables du vaccin dans cette tranche d’âge sont très peu connus : l’essai clinique ayant porté sur un très faible nombre d’enfants, les effets indésirables rares et moyennent rares n’ont pas pu être détectés. Comme pour l’adulte, les effets indésirables à moyen et long terme de cette nouvelle technologie vaccinale ne sont absolument pas connus. Il apparaît inadmissible que les tableaux d’effets indésirables soient masqués dans les données publiques de l’agence européenne du médicament. Il devient impératif d’exiger une divulgation publique de ces données. D’autant que cette maladie est pour une écrasante majorité bénigne chez les enfants en bonne santé.
[3] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/comirnaty-epar-product-information_fr.pdf; consulté le 5 mars 2022)
[5] https://www.ema.europa.eu/en/news/ema-recommends-approval-spikevax-children-aged-6-11
[10] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC8736274/pdf/mm705152a1.pdf
[13] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/comirnaty-epar-product-information_fr.pdf; consulté le 5 mars 2022)
[14] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC8736274/pdf/mm705152a1.pdf
[15] https://ansm.sante.fr/uploads/2022/02/18/20220218-covid-19-focus-pv-pfizer-5-2.pdf
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Depuis juillet 2021, les myocardites et les péricardites ont été ajoutées à la liste des effets indésirables des vaccins à ARN messager. Ces effets indésirables ont donc été détectés environ 6 mois après la mise sur le marché de ces vaccins. La myocardite post-vaccinale atteint préférentiellement les individus jeunes et en bonne santé, de sexe masculin, c’est-à-dire la population n’ayant aucun risque de forme grave de la Covid-19, particulièrement avec le variant Omicron. Ainsi, aucun décès de moins de 40 ans n’a été déploré chez les individus infectés par Omicron.
Suite aux résultats de l’étude EPI-PHARE, la HAS a déconseillé le vaccin Moderna chez les moins de 30 ans en raison de ce surrisque de myocardite. Pourtant l’agence européenne du médicament (EMA) vient d’autoriser ce vaccin chez les 5-11 ans ; c’est à se demander s’il y a un pilote dans l’avion. [1, 2]
Selon la SRLF (Société de réanimation de langue française), la myocardite se définissait en 2017 comme une inflammation du muscle cardiaque associée à une nécrose des cellules cardiaques (nécrose=destruction des cellules). Les lésions peuvent être pour certaines réversibles, mais d’autres resteront irréversibles en raison de la nécrose cellulaire et de la fibrose due à la réaction immunitaire. Après guérison de l’épisode aigu, la maladie peut évoluer de façon lente et progressive vers une insuffisance cardiaque. Ainsi, l’évolution en cardiomyopathie dilatée se produit dans environ 30 % des cas et jusqu’à plus de la moitié des patients nécessitent une greffe de cœur dans les 10 années suivantes [3].
L’étude EPI-PHARE « confirme l’existence d’un risque de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination contre la Covid-19 avec un vaccin ARNm (Pfizer BioNTech et Moderna) chez les personnes âgées de 12 à 50 ans, particulièrement les jeunes de moins de 30 ans . Ce risque est plus élevé avec le vaccin Moderna. »
Le sur-risque était évalué à 132 cas surnuméraires de myocardites par millions chez les moins de 30 ans pour Moderna.
Le vaccin Pfizer a lui aussi été associé à un sur-risque de myocardite de l’ordre de 3 par million après la 1ère dose et de 27 cas par million après la seconde dose.
Un sur-risque de myocardite existe chez les 12-50 ans pour les vaccins à ARNm, pourquoi seul le vaccin Moderna est déconseillé et uniquement chez les moins de 30 ans ?
Plusieurs études réalisées dans différents pays ont également confirmé le sur-risque de myocardite qui est constamment plus élevé après la deuxième dose de vaccin qu’après la 1ère.
Selon les études et les pays, le taux oscillerait, chez les hommes jeunes, entre 1 myocardite toutes les 2649 vaccinations et 1 myocardite toutes les 141 000 environ après la deuxième dose du vaccin Pfizer (cf. Table 1).
Concernant les femmes jeunes, ce risque, moindre que chez les hommes, varie entre 1 myocardite toutes les 20 964 vaccinations et 1 myocardite toutes les 263 148 vaccinations après la deuxième dose du vaccin (cf. Table 2).
Table1 : Taux de myocardites chez les individus masculins après vaccination par le vaccin Pfizer (adapté de Krug et al.)
| Référence | Groupe d’âge | Taux après la dose 1 | Taux après la dose 2 |
| Buchan et al. Ontario | 12-17 ans | 1/ 29 240 | 1/10 277 |
| Public Health Ontario | 12-17 ans | 1/13 850 | 1/13 850 |
| Chua et al, Hong Kong | 12-17 ans | 1/17 953 | 1/2 679 |
| Sharff et al, US Kaiser Permanente | 12-17 ans | 1/2 649 | |
| US CDC VAERS | 12-15 ans | 1/208 333 | 1/21 881 |
| US CDC VAERS | 16-17 ans | 1/163 934 | 1/14 245 |
| Krug et al, VAERS | 12-15 ans | 1/87 719 | 1/6 165 |
| Krug et al, VAERS | 16-17 ans | 1/12 1951 | 1/10 752 |
| Krug et al, VAERS | 12-17 ans | 1/100 000 | 1/8 424 |
| Oster et al, VAERS | 12-15 ans | 1/141 643 | 1/141 643 |
| Oster et al, VAERS | 16-17 ans | 1/137 741 | 1/9 523 |
| US FDA Optum | 12-15 ans | 1/5 555 | |
| US FDA Optum | 16-17 ans | 1/5 000 | |
| Mevorach et al, Israel | 16-19 ans | 1/74 626 | 1/6 635 |
A l’heure actuelle, le mécanisme par lequel les vaccins à ARN messager provoquent des myocardites est mal connu.
Un article récent en préprint (nécessitant encore d’être validé par les pairs) a émis des hypothèses quant à l’origine physiopathologique des myocardites post-vaccinales [5].
Cela fait suite à l’observation histopathologique de cœurs de personnes décédées d’une myocardite post-vaccinale qui présentaient des similitudes avec des myocardites induites par le phéochromocytome (une tumeur surrénalienne produisant trop de catécholamines provoquant notamment hypertension, palpitation, angor, céphalée). L’ARNm du vaccin ou la protéine spike résultante pourrait alors provoquer un syndrome adrénergique. Les réponses aux catécholamines sont physiologiquement plus élevées chez les jeunes et les hommes. Elles sont également plus élevées chez les athlètes masculins que chez les non-athlètes, et favorisées par la présence d’hormones androgènes. Enfin, les réponses aux catécholamines, qui sont déjà élevées chez les jeunes athlètes masculins, sont surexprimées chez les athlètes vaccinés, par rapport aux niveaux de pré-vaccination et aux athlètes non vaccinés.
Ceci pourrait expliquer le risque plus important de myocardites post-vaccinales chez les hommes jeunes en bonne santé et sportifs.
Table 2 : Taux de myocardites chez les individus féminins après vaccination par le vaccin Pfizer (adapté de Krug et al. )
| Référence | Groupe d’âge | Taux après la dose 1 | Taux après la dose 2 |
| Buchan et al . Ontario | 12-17 ans | 1/49 751 | 1/103 093 |
| Public Health Ontario | 12-17 ans | 1/30 488 | 1/342 466 |
| Chua et al, Hong Kong | 12-17 ans | 1/88 496 | 1/20 964 |
| Sharff et al, US Kaiser Permanente | 12-17 ans | / | / |
| US CDC VAERS | 12-15 ans | 1/1 000 000 | 1/263 158 |
| US CDC VAERS | 16-17 ans | 0 | 1/131 579 |
| Krug et al, VAERS | 12-15 ans | 0 | 1/76 923 |
| Krug et al, VAERS | 16-17 ans | 1/714 286 | 1/80 000 |
| Krug et al, VAERS | 12-17 ans | 1/1 666 667 | 1/78 740 |
| Oster et al, VAERS | 12-15 ans | 1/2 500 000 | 1/157 480 |
| Oster et al, VAERS | 16-17 ans | 1/1 910 476 | 1/91 075 |
| US FDA Optum | 12-15 ans | / | / |
| US FDA Optum | 16-17 ans | / | / |
| Mevorach et al, Israel | 16-19 ans | 0 | 1/91 743 |
Au vu du nombre important de sur-risque de myocardites chez les individus jeunes et en bonne santé, c’est-à-dire ceux-là même qui ne risquent quasiment rien de la Covid-19, il est plus que légitime de se poser la question de la balance bénéfice/risque des vaccins chez les adolescents et jeunes adultes.
L’article de Krug et al. [6] a évalué une balance bénéfice / risque parcellaire en se basant sur les données de la pharmacovigilance américaine. Nous disons parcellaire car le seul risque inclus dans l’étude est celui de la myocardite et de la péricardite, alors même que les vaccins ARNm ont de nombreux autres effets indésirables.
En mettant en balance la myo/péricardite post-vaccinale et l’hospitalisation due au COVID- 19 pendant la période épidémique au variant Delta, l’analyse risques-bénéfices suggère que chez les 12-17 ans, la balance bénéfice / risque d’un schéma vaccinal complet est positive UNIQUEMENT chez les filles NON IMMUNISEES par une infection naturelle présentant UNE COMORBIDITE.
Chez les garçons avec une infection antérieure et sans comorbidité, même une seule dose de vaccin ARNm comporterait plus de risques que de bénéfices selon les estimations internationales.
Depuis que le variant circulant majoritaire est Omicron, beaucoup moins sévère que le variant Delta, il est possible que la vaccination des jeunes ne présente aucun bénéfice et seulement des risques.
Rappelons encore que le seul risque pris en compte dans cette étude est celui de la myo-péricardite.
La vaccination par les vaccins à ARN messager présente plus de risque que de bénéfice chez les adolescents en bonne santé dont la plupart sont déjà immunisés contre la Covid-19 suite à une infection naturelle conférant une immunité durable et protectrice contrairement à celle que peut apporter la vaccination par ARN messager.
[2] https://www.ema.europa.eu/en/news/ema-recommends-approval-spikevax-children-aged-6-11
[3] https://www.srlf.org/wp-content/uploads/2019/01/1705-MIR-Vol26-N3-196_206.pdf
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Immunodépression : Inhibition, d’un ou de plusieurs des composants des systèmes immunitaires innés ou adaptatifs, provoquée par une maladie (hémopathie, cancer…), une irradiation accidentelle ou induite intentionnellement par un traitement immunosuppresseur (dans le cadre par exemple du traitement du rejet d’une greffe ou celui d’une maladie auto-immune).
Les injections de principes vaccinaux élaborés pour éduquer notre système immunitaire à réagir efficacement face à l’infection par le SARS-CoV-2, empêcher sa propagation dans la population générale et éviter le développement de la maladie COVID-19 ont débuté en janvier 2021 en France. Elles visaient pendant les premiers mois les populations classées comme étant les plus vulnérables, notamment selon un critère de l’âge. Mais, dès le mois de mai, conformément à un avis transmis un mois plus tôt par le Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale (COSV), la Direction Générale de la Santé (DGS) publiait une note urgente à destination des médecins, pharmaciens, infirmiers et sages-femmes indiquant que « l’injection d’une troisième dose de vaccin est nécessaire pour les personnes sévèrement immunodéprimées » [1].
Petit retour en arrière. A la suite des essais cliniques entamés par Pfizer, Moderna et Astra-Zeneca sur plus de 100 000 sujets volontaires, des autorisations temporaires ont été délivrées par les agences de santé à travers le monde pour l’injection de principes vaccinaux contre la COVID-19 sur des populations adultes. Parmi ces adultes, les personnes immunodéprimées et/ou recevant une chimiothérapie, une immunothérapie ou un traitement à base d’immunoglobulines ont néanmoins été exclues des essais cliniques. Cela n’a pas troublé un seul instant les agences gouvernementales de santé. La seule condition était que les principes vaccinaux n’incluent pas de virus vivants pour lesquels malheureusement les dangers sont largement documentés concernant les populations immunodéprimées. Ces sujets vulnérables, environ 300 000 en France, ont donc été ciblés très vite, sans aucune donnée médicale sur les effets des principes vaccinaux à ARN ou ADN. Au fur et à mesure du temps, les sujets immunodéprimés ont même été désignés comme cible prioritaire pour limiter la propagation du virus pathogène original et de ses variants successifs, au même titre que les personnes âgées de plus de 65 ans avec comorbidités. En effet, les cas cliniques se sont multipliés avec des indications d’apparitions inquiétantes de mutations du SARS-CoV-2 chez des sujets immunodéprimés. Il y aurait une forme d’évolution accélérée du virus qui profiterait d’un système immunitaire affaibli pour développer des stratégies d’échappement. Ces sujets immunodéprimés deviendraient alors des réservoirs susceptibles de générer des variants plus infectieux et plus virulents pour la population générale [2]. On a quand même eu l’idée lumineuse en mars 2021 d’évaluer, dans un essai observationnel, la réponse immune chez des patients traités en hématologie et immunodéprimés pour cause d’une maladie et/ou d’un traitement [3]. Cependant, sans attendre les résultats de ce genre d’études, l’état d’urgence décrété pour une expérimentation massive sur des personnes vulnérables pour lesquelles on n’aurait pas eu d’autres alternatives thérapeutiques se solde par un échec, en premier lieu pour les patients immunodéprimés.
Le 1er janvier 2022, le Journal du Dimanche relayait un appel au président Emmanuel Macron de 6 présidents d’association représentant des personnes immunodéprimées et l’exhortant à tout faire pour protéger les plus fragiles. « Monsieur le Président de la République, les personnes immunodéprimées sévères, qu’elles soient transplantées, dialysées, atteintes de certains cancers ou prenant certains traitements, sont actuellement en grand danger en raison de l’ampleur de la pandémie de Covid en France et de leur réponse nulle ou insuffisante à la vaccination. Dès à présent, elles représentent jusqu’à 30% des séjours en réanimation dans certains hôpitaux, alors qu’elles sont moins de 300.000 au total en France, et qu’elles ont d’ores-et-déjà reçu trois, quatre, voire cinq doses de vaccin [4]. «
Les témoignages se sont multipliés de patients immunodéprimés, et parfois de leurs soignants, constatant une vulnérabilité toujours présente face aux différentes formes du SARS-CoV-2, en dépit d’injections obstinées. Celles-ci devaient pourtant, officiellement, constituer l’arsenal le plus sûr et le plus efficace pour éradiquer une maladie émergente.
Que se passe-t-il donc ? Est-ce de la désinformation, une désinvolture vis-à-vis d’une population fragile, de l’ignorance ? A-t-on encore des choses à apprendre sur les mécanismes de stimulation d’une réponse immunitaire adaptative dans un environnement particulier, des sujets avec en permanence un frein empêchant d’appuyer sur la pédale de l’accélérateur de l’activation immunitaire induite par une stimulation antigénique ?
Comme souvent, faire preuve d’humilité face aux lacunes de nos connaissances au milieu de la complexité du vivant devrait être prodigué…comme une piqûre de rappel. Aussi, il est peut-être utile de se demander ce qui se passe exactement chez les sujets immunodéprimés après l’injection d’une formule à ARN ou ADN. Plus précisément à l’endroit même où, en théorie, nos meilleurs fantassins seraient formés à reconnaître, isoler et neutraliser la menace terroriste du SARS-CoV-2 : les ganglions lymphatiques drainant le site d’injection du principe vaccinal. C’est à cet endroit que, dans un compartiment dénommé centre germinal, des plasmocytes, des sortes d’usines à produire des anticorps, et des lymphocytes B mémoires sont fabriqués en masse. Cette fabrication est orchestrée par des lymphocytes T folliculaires auxiliaires. Ce processus est décrypté par la prestigieuse revue Cell dans son édition en ligne du 1er février 2022 [5]. Des investigateurs américains ont ainsi utilisé une technologie couplant guidage par de l’imagerie à ultra-sons et aspiration avec une aiguille fine pour évaluer la réponse dans les centres germinaux générée par la libération de principes vaccinaux à ARN à proximité d’un ganglion lymphatique. La population ciblée était constituée de 15 sujets sains (23 à 76 ans) et 13 transplantés rénaux sous traitement immunosuppresseur qui présentaient avant transplantation une réponse anticorps normale pour les vaccinations anti-tétanique, oreillons, rubéole et rougeole. Comme attendu, dès la primo-injection, il a bien été observé une forte induction de lymphocytes B activés contre la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2, et en particulier de la partie de la glycoprotéine (le domaine de fixation au récepteur) qui interagit avec le récepteur à la surface de nos cellules épithéliales afin de permettre l’internalisation du virus. Cette induction était présente au niveau de centres germinaux de ganglions drainant le site d’injection chez les sujets sains, un processus amplifié lors de la deuxième injection. Cette réponse de cellules B spécifiques du SARS-CoV-2 était également associée à une induction robuste de lymphocytes T folliculaires auxiliaires, de lymphocytes B mémoires et d’anticorps neutralisants. En revanche, de façon très contrastée, chez les transplantés rénaux, au niveau des centre germinaux équivalents de ceux examinés chez les sujets sains, il n’était détecté que très peu de cellules B mémoires dirigées contre le domaine de fixation au récepteur de la glycoprotéine spike, qu’une quantité infime de lymphocytes T folliculaires auxiliaires et une quasi-absence d’anticorps neutralisant. Cette étude montre ainsi que les individus recevant des médicaments immunosuppresseurs ne génèrent pas de réponse efficace au processus de vaccination au niveau des ganglions drainant le site d’injection. Une réponse vaccinale suboptimale chez des sujets transplantés recevant un traitement immunosuppresseur avait déjà été signalée dans le cas de la grippe A/H1N1 ou de l’hépatite B [6,7].
Finalement, la population ciblée d’emblée comme ayant le plus besoin de la vaccination anti-COVID-19 est sans doute celle pour laquelle le processus fonctionne le moins bien. Vous aurez beau faire toutes les améliorations de moteur et fournir le meilleur carburant à une voiture, si elle n’a qu’une seule roue, elle aura beaucoup de mal à avancer. Pendant ce temps, on continue d’obliger les populations qui en ont le moins besoin ou pas besoin du tout de recevoir des principes vaccinaux dirigés contre une forme disparue de SARS-CoV-2. Encore une fois, il semble que ce ne soit pas la science qui guide les décisions gouvernementales. Pourquoi ?
[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs_urgent_52_precisions_sur_la_vaccination_imd.pdf
[2] Corey L, Beyrer C, Cohen MS, Michael NL, Bedford T, Rolland M. SARS-CoV-2 Variants in Patients with Immunosuppression. N Engl J Med. 2021 Aug 5;385(6):562-566. doi: 10.1056/NEJMsb2104756. PMID: 34347959; PMCID: PMC8494465. https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMsb2104756
[3] https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04805216
[5] https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(22)00138-6
[6] Cowan M, Chon WJ, Desai A, Andrews S, Bai Y, Veguilla V, Katz JM, Josephson MA, Wilson PC, Sciammas R, Chong AS. Impact of immunosuppression on recall immune responses to influenza vaccination in stable renal transplant recipients. Transplantation. 2014 Apr 27;97(8):846-53. doi: 10.1097/01.TP.0000438024.10375.2d. PMID: 24366008; PMCID: PMC4843769. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24366008/
[7] Friedrich P, Sattler A, Müller K, Nienen M, Reinke P, Babel N. Comparing Humoral and Cellular Immune Response Against HBV Vaccine in Kidney Transplant Patients. Am J Transplant. 2015 Dec;15(12):3157-65. doi: 10.1111/ajt.13380. Epub 2015 Jul 2. PMID: 26137874. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ajt.13380
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Depuis la mise sur le marché conditionnelle des vaccins anti-Covid à ARNm, les médias mainstream et les médecins de plateaux télé se sont acharnés à affirmer que les vaccins à ARN messager ne pouvaient pas s’intégrer dans notre génome au motif que de l’ARN viral ne pouvait pas être retro-transcrit en ADN et par la suite être intégré à nos propres chromosomes.
Voici un extrait du Journal le Monde, qui aime à soi-disant « débusquer les contre-vérités » de l’équipe scientifique de Reinfocovid.
« Pour s’intégrer à notre ADN, il faudrait que cet ARN soit rétro-transcrit sous forme d’ADN », ce qui est du domaine de l’impossible. (Le monde 11 décembre 2020 : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/11/ce-que-l-on-sait-de-la-surete-des-vaccins-a-arn-messager_6063067_4355770.html)
Nous avions expliqué dans un article sur les rétrovirus endogènes [1] que les scientifiques savent depuis déjà plusieurs décennies que l’ARN peut être rétro-transcrit en ADN par des rétrovirus endogènes ou des rétrotransposons.
Le vieux dogme, rabâché aux étudiants en biologie, voulant que l’ADN soit toujours transcrit en ARN mais que l’inverse est impossible, a donc déjà été invalidé par de nombreux scientifiques depuis longtemps.
Plus récemment, un article paru dans les comptes rendus de l’académie des sciences américaine (PNAS) en mai 2021 montrait déjà in vitro que l’ARN du Sars-CoV-2 lui-même pouvait s’intégrer dans le génome de culture cellulaire humaine et donc avait été rétro-transcrit en ADN. Un rétrotransposon, nommé LINE-1, était soupçonné d’être à l’origine de cette rétrotranscription et intégration dans le génome humain [2]. Nous en avions proposé une synthèse à l’époque [3]
Une nouvelle preuve est apportée par un article montrant que l’ARNm du vaccin Pfizer (pourtant dépourvu de rétrotranscriptase virale) peut être rétro-transcrit en ADN et que cet ADN est détectable dès 6h après l’ajout du vaccin dans les cultures cellulaires [4].
Cet article a testé des concentrations de vaccins similaires à celles anticipées in vivo dans le foie des personnes injectées sur des cultures cellulaires de cellules de foie cancéreuses. En effet, l’ARNm du vaccin ne « reste » pas au site d’injection mais se distribue dans une grande variété d’organes (dont le foie et les organes reproducteurs) comme nous l’avions déjà souligné dans un article précédent [5].
Cet article vient donc réaffirmer que des ARNm, même étrangers et même artificiels peuvent être rétro-transcrits dans des cellules humaines en l’absence de tout virus.
Cet article présente toutefois certaines limites :
Cela soulève tout de même un fort questionnement (a minima) sur la vaccination des personnes atteintes d’un cancer, particulièrement hépatique.
Cette observation offre, peut-être une piste de compréhension de cas d’hépatites auto-immunes à la suite de la vaccination anti-COVID-19 Pfizer [6]. En effet, l’expression de Spike rétrotranscrit dans le génome de cellules hépatiques pourrait entraîner la présentation de Spike sur les membranes de ces cellules, qui seraient alors reconnues comme étrangères par la réponse immunitaire anti-Spike générée par la vaccination, et détruites par le système immunitaire !
Cet article confirme donc à nouveau que l’ARN peut effectivement être rétro-transcrit en ADN, que cet ARN soit naturel (viral) ou vaccinal. La première étape, la rétrotranscription en ADN vient donc d’être démontrée in vitro. De futures recherches sont nécessaires pour confirmer si ce phénomène de rétrotranscription se produit également in vivo chez les personnes injectées au vaccin Pfizer ou Moderna. L’hypothèse de l’intégration des ARN vaccinaux dans le génome humain reste encore faible à ce jour sans toutefois être impossible. De nombreuses recherches doivent être menées pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.
Malheureusement ni les laboratoires pharmaceutiques, ni les autorités de santé ne semblent s’intéresser à ce problème. En effet, les laboratoires pharmaceutiques n’ont réalisé aucun test de cancérogénicité et de reprotoxicité sur les vaccins à ARN messager. Ces tests n’ont d’ailleurs pas été requis par les autorités de santé qui les ont balayés d’un revers de main, écrivant dans la notice du produit : « Il n’est pas attendu que les composants du vaccin (lipides et ARNm) présentent un potentiel génotoxique. » [7]
Ne pouvant compter sur nos autorités de santé, nous espérons que des chercheurs indépendants puissent apporter des réponses sur l’épineuse question d’une potentielle intégration des ARN vaccinaux dans le génome humain dans un futur pas trop lointain.
[1] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/le-point-sur-les-retrovirus-endogenes/
[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33958444/
[4] Aldén, M.; Olofsson Falla, F.; Yang, D.; Barghouth, M.; Luan, C.; Rasmussen, M.; De Marinis, Y. Intracellular Reverse Transcription of Pfizer BioNTech COVID-19 mRNA Vaccine BNT162b2 In Vitro in Human Liver Cell Line. Curr. Issues Mol. Biol. 2022, 44, 1115-1126. https://doi.org/10.3390/cimb44030073
[6] Bril, F.; Al Diffalha, S.; Dean, M.; Fettig, D.M. Autoimmune hepatitis developing after coronavirus disease 2019 (COVID-19) vaccine: Causality or casualty? J. Hepatol. 2021, 75, 222–224. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33862041/
[7] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/comirnaty-epar-product-information_fr.pdf
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Homo sapiens est incontestablement l’espèce qui a le plus exploité son environnement. En quelques dizaines de milliers d’années, nous sommes passés de chasseurs-cueilleurs à des individus vivant dans des sociétés de plus en plus dépendantes de notre technologie. Ces dernières décennies ont vu d’importantes avancées scientifiques affiner les connaissances médicales, permettant la compréhension de nombreux phénomènes physiologiques. En particulier, la biologie moléculaire a permis la mise en évidence de nombreux processus génétiques impliqués dans diverses pathologies (cancers, maladies héréditaires, maladies infectieuses, etc.…). Aujourd’hui, suite à la syndémie de COVID-19, rares sont les humains qui n’ont pas entendu parler de virus, voire même du récepteur du SARS-CoV-2, ACE2, reconnu par la protéine de pointe « Spike »…
Cette nouvelle familiarité avec les virus à ARN, associée aux messages souvent alarmistes des politiciens sur la dangerosité potentielle de la maladie, a fait que nous connaissons désormais tous la capacité qu’ont les virus à ARN d’évoluer. Nous semblons être arrivés à un stade où, quand un pic épidémique disparaît, nous sommes tous dans l’angoisse de l’attente du variant suivant, qui risque cette fois-ci d’être « le bon ».
Cette peur récurrente n’est possible que parce qu’elle est entretenue socialement et médiatiquement, et parce que nous sommes tous devenus (un peu…) « virologues », et que nous comprenons les fondements de la dangerosité présentée comme extrême du SARS-CoV-2, qui nous est répétée en boucle. Dangerosité nécessitant donc les messages alarmistes diffusés… Cela semble une boucle sans fin, parce que nous « savons » ce qui se passe. Cependant, ce nouveau « savoir » est parcellaire, incomplet. La vision que nous avons est tellement focalisée sur la COVID-19 que nous ne réalisons pas à quel point ce virus n’est que l’un des très nombreux « voisins » de notre environnement quotidien. Nous ne réalisons pas que, comme tout autre être vivant, ce virus interagit avec ses hôtes, et participe même à notre évolution et adaptation dans le biotope global qu’est notre planète.
Un consortium international de chercheurs vient de publier un article dans le très respecté journal « Nature ». A la lumière des diverses épidémies ayant affecté l’humanité au cours du siècle passé (Grippe espagnole, SIDA, SARS, MERS, Ebola, COVID-19), ils ont décidé de clarifier ce que l’on sait vraiment de ces différents pathogènes, en particulier de leur nombre [1]. Pour cela, ils ont choisi de s’intéresser en particulier aux virus à ARN, tels le SARS-CoV-2, désormais connu de tous. La stratégie suivie a consisté à chercher parmi les séquences génétiques déjà disponibles (soit 5,7 millions d’échantillons, ce qui est néanmoins une infime proportion de toutes les séquences présentes sur la planète) celles qui comportent une séquence particulière appelée séquence de l’ARN polymérase dépendante de l’ARN. Il s’agit d’une enzyme indispensable aux virus à ARN tels les coronavirus pour amplifier leur propre génome. Ce criblage des séquences disponibles a conduit à l’identification de plus de 100 000 (131 957, pour être précis) nouveaux virus à ARN.
Ceci illustre une réalité que nous avons du mal à appréhender. Nous nous inquiétons d’un virus particulier parce qu’il a complètement désorganisé le quotidien de beaucoup de pays (en particulier les pays les plus développés) depuis maintenant deux années. Nous nous inquiétons de savoir s’il va revenir, s’il va être plus létal, si nous allons parvenir à l’éradiquer, etc. Nous devons comprendre que, quand bien même ce virus disparaîtrait, nous serions toujours en présence de très nombreux (innombrables, en fait) autres virus, possiblement pathogènes.
La densité NORMALE de particules virales dans l’air que nous respirons quotidiennement est de l’ordre de 1 à 6 millions par m³ [2]. Nous respirons environ 12 m3 d’air par jour, et avalons donc de ~10 à 60 millions de particules virales en 24h. Toutes ces particules virales ne nous rendent généralement pas malades. Non seulement vivons-nous généralement en « bonne entente » avec les virus, mais en plus, ces virus participent activement à notre propre évolution en tant qu’espèce. Notre génome, comme celui de tout autre espèce eucaryote (dont les cellules ont un noyau, contrairement par exemple aux bactéries ou aux… virus), contient de 5 à 10 % de séquences d’origine virale, qui ont au cours du temps activement participé à l’évolution de notre génome [3] Ceci est à comparer aux seuls 1 à 2 % de notre génome qui contiennent nos gènes [4].
Il est donc illusoire de penser que l’on puisse vivre dans un monde « zéro COVID », et encore moins dans un monde « zéro virus ». Parfois, la technologie pharmaceutique permet de développer des traitements afin de mieux résister aux virus qui affectent certaines populations (par exemple les trithérapies anti HIV), et c’est tant mieux lorsque ces traitements sont sûrs et éprouvés. Personne ne souhaite voir un proche succomber à une infection virale. C’est pourtant ce que nous connaissons chaque année, puisque 4 millions de personnes généralement âgées et/ou fragiles (comorbides) décédaient déjà chaque année d’infections respiratoires aiguës à travers la planète avant même l’arrivée de la COVID-19 [4].
La seule issue, qui a toujours été suivie bon gré mal gré par l’humanité (et les autres espèces) est l’adaptation et l’équilibre entre l’hôte et le pathogène, équilibre qui se traduit finalement en général par des symptômes bénins. Il semble que notre grande faiblesse aujourd’hui face au désordre planétaire provoqué par ce tout petit organisme de 0,000 000 15 mètre tienne paradoxalement à notre niveau de connaissances jamais égalé. Nous nous sommes convaincus que puisque nous pouvons désormais isoler, séquencer et caractériser un virus en quelques jours, et que nous disposons de technologies moléculaires permettant (a priori) d’élaborer en quelques mois une ou plusieurs formules vaccinales infaillibles et sans danger. Il nous suffirait de nous isoler et d’appliquer en continu des barrières physiques (masques etc…) en attendant de piquer le muscle deltoïde de l’humanité entière avec les injections salvatrices ultimes. Malheureusement, ces deux années nous ont démontré la naïveté de cette illusion. Ces nouveaux traitements apparentés à des traitements vaccinaux ne remplissent pas le cahier des charges qui leur a été assigné, seulement sont-ils capables de peut-être prolonger la vie de personnes déjà proches de la fin de leur existence, et de générer des évolutions virales qui entraîneront des échappements immunitaires de plus en plus nombreux…
D’autre part, gardons à l’esprit que si les épidémies ont toujours existé, elles sont de plus en plus fréquentes. Ceci est dû à nos habitudes de vie « modernes »:
1- Nous vivons de plus en plus serrés les uns sur les autres, donc les virus peuvent passer d’un hôte à l’autre plus facilement ;
2- Nous sommes de plus en plus fragiles (maladies « modernes » : obésité, diabètes, maladies cardio-vasculaires, etc…), ce qui facilite la prolifération virale sur ces terrains moins bien protégés ;
3- Nous entassons les animaux, qui peuvent être des réservoirs viraux (visons, porcs, volailles, etc…), les uns sur les autres dans nos élevages intensifs, ce qui facilite l’apparition de nouveaux pathogènes.
4- Nous traversons la planète de part en part en quelques heures, dispersant ainsi très efficacement nos virus.
Espérons que l’analyse des réponses « sanitaires » que nous avons vu fleurir au gré des montées et descentes de contaminations nous permettra de revenir à une certaine sérénité en cas de nouvelle crise:
– Tout d’abord, caractériser et protéger les populations à risque par des mesures de bon sens et volontaires;
– Ensuite, laisser les médecins prendre soin des malades, du mieux qu’ils le peuvent, quitte à repositionner des médicaments dont l’innocuité a déjà été démontrée et qui semblent prometteurs contre cette nouvelle pathologie ;
– Enfin, si le pathogène est effectivement particulièrement létal et ne peut être contrôlé, développons de nouveaux traitements, que nous validerons extensivement, et proposerons sur la base du volontariat. Quel malade refuserait un traitement sûr ?
– Et surtout, établissons un climat de confiance et de solidarité dans la population durant ces crises, plutôt que de bombarder des gens inquiets d’injonctions permanentes et contradictoires.
Notre gouvernement, comme beaucoup d’autres, a choisi de gérer cette épidémie comme une guerre, avec un état d’urgence sanitaire et toute une panoplie de lois et d’obligations. Il a choisi la politique du « quoi qu’il en coûte », et ça coûte en effet très cher ! (1.6 milliard d’euros rien que pour les tests en janvier 2022). Coût qui sera remboursé par nos enfants… Nous savons sans la moindre ambiguïté que l’énorme majorité des victimes sont des personnes âgées et/ou comorbides [5]. Espérons qu’un jour nos dirigeants investiront ne serait-ce que le dixième de cette somme afin de nous inciter à éviter les comorbidités, par une alimentation saine, des activités physiques régulières, et la possibilité de vivre sans stress permanent. Cela conduirait à une protection majeure de la population contre les maladies infectieuses mais aussi contre bien d’autres maladies.
Cette crise semble aujourd’hui avoir atteint son terme. Avant que la suivante, inévitablement, ne s’engage, espérons que l’on reprendra le fil de l’histoire, pour comprendre et analyser l’écart entre ce qui était espéré, imposé et ce qui est survenu hier, aujourd’hui, et l’impact sur notre vie de demain dans bien des domaines et pas que le seul domaine médical.
[1] R. C. Edgar et al., “Petabase-scale sequence alignment catalyses viral discovery,” Nature, vol. 602, no. 7895, pp. 142–147, Feb. 2022, doi: 10.1038/s41586-021-04332-2.
[2] A. J. Prussin, E. B. Garcia, and L. C. Marr, “Total Concentrations of Virus and Bacteria in Indoor and Outdoor Air,” Environ. Sci. Technol. Lett., vol. 2, no. 4, pp. 84–88, Apr. 2015, doi: 10.1021/acs.estlett.5b00050.
[3] K. V. Chaitanya, “Structure and Organization of Virus Genomes,” in Genome and Genomics, Singapore: Springer Singapore, 2019, pp. 1–30. doi: 10.1007/978-981-15-0702-1_1.
[4] Ch. Lafaix and Ph. Reinert, “Morbidité et mortalité de l’infection respiratoire aiguë chez l’enfant de moins de 5 ans dans le monde,” Médecine et Maladies Infectieuses, vol. 27, pp. 507–512, May 1997, doi: 10.1016/S0399-077X(97)80105-9.
[5] L. Kompaniyets et al., “Underlying Medical Conditions and Severe Illness Among 540,667 Adults Hospitalized With COVID-19, March 2020–March 2021,” Prev. Chronic Dis., vol. 18, p. 210123, Jul. 2021, doi: 10.5888/pcd18.210123.
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Vaccin Comirnaty de Pfizer
Concernant le vaccin Pfizer, au 3 janvier 2021, 2136 évènements indésirables dont 716 cas d’évènements indésirables graves ont été recensés soit 33 % [1].
La proportion d’évènements indésirables graves est donc plus élevée après la dose de rappel que celle rapportée globalement avec ce vaccin qui est de 26,1% [2].
Concernant les décès suspectés liés à la vaccination, ceux-ci représentent 3,04 % des évènements indésirables (soit 3,86 décès suspects par millions) survenus après la dose de rappel alors qu’ils représentent 1,71 % des événements indésirables totaux après le vaccin Pfizer.
Il y a donc :
– 42 cas d’évènements indésirables graves par million de dose de rappel pour le vaccin Pfizer
– 3,86 cas de décès suspectés liés à la vaccination par million de dose de rappel pour le vaccin Pfizer
Vaccin Spikevax de Moderna
Concernant le vaccin Moderna, au 31/12/2021, il y avait 456 cas d’évènements indésirables, dont 110 graves (soit 24,1%) avec 6 décès suspectés liés à la dose de rappel [3] soit également :
– 20,6 évènements graves par millions après dose de rappel
– 1,12 décès suspects par million après dose de rappel
La proportion d’évènements indésirables graves est plus élevée, 24,1%, après la dose de rappel que celle rapportée globalement avec ce vaccin qui est de 17 %.
Concernant les décès suspectés liés à la vaccination, ceux-ci représentent 1,31 % des évènements indésirables survenus après la dose de rappel alors qu’ils représentaient 0,64 % de événements indésirables totaux.
[1] https://ansm.sante.fr/uploads/2022/01/07/20220107-covid-19-vaccins-focus-pfizer-dose-de-rappel-2.pdf
[2] https://ansm.sante.fr/uploads/2021/12/21/20211221-covid-19-vaccins-rapport-pv-pfizer-19-2.pdf
[3] https://ansm.sante.fr/uploads/2022/01/07/20220107-covid-19-vaccins-moderna-dose-de-rappel.pdf
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Contagiosité : Qualité de ce qui est contagieux, c’est-à-dire qui se transmet par contagion. La contagion étant la transmission d’un agent infectieux qui peut se faire de façon directe, indirecte ou de façon mixte.
Pathogénicité : Pouvoir pathogène, capacité (d’un agent infectieux) de causer des troubles chez son hôte du fait de sa virulence (capacité à générer une maladie ou des atteintes à l’organisme) et de son invasivité (capacité à envahir les tissus des hôtes et à se multiplier à l’intérieur).
On peut alors se demander si tout ce qui est contagieux est nécessairement dangereux pour notre santé. En effet, beaucoup d’agents pathogènes vivent à l’état de parasites inoffensifs dans l’organisme d’individus bien portants. Une maladie très transmissible n’est donc pas forcément très pathogène. Le caractère dangereux d’un agent infectieux dépend à la fois de ses caractéristiques propres (variations de séquences génétiques par exemple pour SARS-Cov-2), mais également du milieu où il va se nicher et éventuellement se répandre et donc de la capacité de l’hôte à cohabiter avec lui plus ou moins en symbiose. Ainsi, les personnes les plus vulnérables sont celles dont le système immunitaire est suffisamment affaibli pour qu’il ne puisse pas garder sous contrôle un agent infectieux qui pourra causer une grave maladie alors que le même germe serait parfaitement bénin pour tout autre individu. Ainsi, on peut espérer qu’il ne viendrait pas à l’esprit de nos gouvernants de faire tester systématiquement la présence de la bactérie Escherichia Coli (E. coli) puisqu’elle est naturellement présente dans l’intestin de l’Homme et participe au bon fonctionnement du système gastro-intestinal. C’est ainsi qu’elle forme avec 400 autres espèces, un écosystème stable, essentiel au maintien d’une bonne santé. Néanmoins, toutes les souches d’E. coli sont pathogènes dans des localisations extra-intestinales et peuvent provoquer des infections urinaires, des méningites, abcès, péritonites, et même des septicémies. Autrement dit, en dehors des agents extrêmement pathogènes, on voit avec cet exemple qu’il ne suffit pas nécessairement de savoir si un agent infectieux est présent ou non chez un individu pour en déduire un risque de maladie plus ou moins grave ; encore faut-il connaître les caractéristiques de cet individu ainsi que la localisation exacte de l’agent infectieux. Donc, les chiffres du nombre d’individus positifs à un test naso-pharyngé, extrêmement médiatisés et martelés quotidiennement depuis plusieurs mois n’ont pas forcément un lien direct avec le nombre de personnes susceptibles de présenter une maladie plus ou moins grave. Ce qu’il faudrait savoir c’est plutôt la proportion et les caractéristiques (âge, sexe, facteurs de co-morbidité du COVID-19) des personnes positives à un test PCR ou antigénique et qui développent des symptômes invalidants. Il y a donc un choix de communication de focaliser l’attention sur des chiffres qui font que la France est quasiment devenue championne du monde du nombre de tests positifs au COVID-19 tandis que, heureusement, dans le même temps la proportion de personnes nécessitant une assistance médicale du fait de l’infection au SARS-CoV-2 n’est pas du tout corrélée.
« Le variant omicron est manifestement plus contagieux, manifestement pas plus dangereux, mais s’il se met à circuler beaucoup, on aurait des contaminations plus importantes encore qu’avec le variant actuel, ce qui veut dire que, proportionnellement, on finirait par avoir quand même beaucoup de formes graves » Olivier Véran, point presse du 6 décembre 2021.
On peut s’accorder sur le fait que les prévisions annoncées en décembre 2021 sur un tsunami de contaminations par le variant omicron en début d’année 2022 se sont avérées justes. Plus de 2,4 millions de cas positifs en une semaine ! Pour autant, et en toute proportionnalité, a-t-on vu une déferlante d’hospitalisations pour COVID-19 ? Ce n’est pas le cas, et on a plutôt une diminution du nombre de nouvelles admissions en services de soins critiques, dont près de 20 % sont officiellement reconnues par Santé Publique France comme « avec » COVID-19 (en fait, positives au SARS-CoV-2 mais sans symptome), et non « pour » COVID-19. Il est donc important de comprendre qu’il n’existe pas de relation de proportionnalité entre un taux de contagiosité et un taux de pathogénicité. Comme explicité précédemment, on peut très bien vivre avec un agent infectieux dans notre organisme tant qu’on le maintient sous contrôle. Par ailleurs, la gravité des symptômes induit par un agent infectieux n’est pas tant liée à sa quantité absolue mais plutôt à sa capacité à mettre en défaut des fonctions vitales, ce qui peut se faire de façon très localisée et pas nécessairement avec une concentration massive. Autrement dit, il n’existe pas de façon généralisée une relation linéaire entre le portage viral et les symptômes pathologiques alors qu’il existe bien dans le cas du SARS-CoV-2 un lien entre le portage viral et la transmissibilité [1].
Lors de son adresse au Français du 24 novembre 2020, le président de la République fixait à 5000 contaminations par jour le seuil permettant de lever le confinement. Il fixait aussi un seuil de 2500 à 3000 personnes en réanimation. Si à la lumière des chiffres actuels de contaminations journalières, le premier seuil évoqué pourrait sembler ridiculement faible, il ne faut pas oublier qu’à l’époque il apparaissait élevé. Mais encore une fois, ce ne sont que des chiffres qui en l’occurrence ne veulent pas dire grand-chose. A minima, plutôt que d’évoquer en permanence des nombres absolus de tests positifs réalisés, il faudrait ne parler que du taux d’incidence. Mais l’on sait que les tests réalisés, PCR ou antigéniques, présentent un taux non-négligeable de faux positifs pour différentes raisons [2], que leur spécificité vis-à-vis du SARS-CoV-2 fait débat. On n’est donc jamais certain que tous les tests positifs identifient bel et bien la présence d’une entité virale active mais ce n’est finalement pas le plus important. Comme nous l’avons expliqué auparavant il n’y a pas, a priori, de lien biologique direct entre le taux d’incidence pour 100 000 habitants et la gravité de la situation sanitaire. Ce qui aurait un sens biologique et médical serait une communication qui relierait le taux d’incidence à la sévérité des symptômes par classe d’âge. Bien entendu, cette communication plus en phase avec une réalité médicale, permettrait de souligner la portion de la population qui nécessite le plus d’attention de la part des services de santé et de mieux répartir les efforts humains et financiers afin de soutenir les plus vulnérables. Actuellement des moyens colossaux sont mis en œuvre pour tester … essentiellement des personnes en bonne santé. N’y a-t-il pas là quelque chose qui ne tourne pas rond ?
[1] Ke R, Zitzmann C, Ho DD, Ribeiro RM, Perelson AS. In vivo kinetics of SARS-CoV-2 infection and its relationship with a person’s infectiousness. Proc Natl Acad Sci U S A. 2021 Dec 7;118(49):e2111477118. doi: 10.1073/pnas.2111477118.
[2] Braunstein GD, Schwartz L, Hymel P, Fielding J. False Positive Results With SARS-CoV-2 RT-PCR Tests and How to Evaluate a RT-PCR-Positive Test for the Possibility of a False Positive Result. J Occup Environ Med. 2021;63(3):e159-e162. doi: 10.1097/JOM.0000000000002138.
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Le vaccin Vaxzevria produit par AstraZeneca est un adénovirus de chimpanzé codant pour la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2 (ChAdOx1-S). Ce vaccin est donc constitué d’un autre virus (de la famille des adénovirus) qui a été modifié de façon à contenir le gène permettant de produire une protéine spike.
Ce document est basé sur la notice d’information de l’utilisateur, aussi appelée résumé des caractéristiques du produit (RCP) et accessible sur le site de l’EMA (European Medecine Agency).
Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence européenne des médicaments (EMA) réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et la notice sera mis à jour si nécessaire (p 12).
Date de première autorisation : 29 janvier 2021
Date du dernier renouvellement : 9 novembre 2021
Vaxzevria est indiqué pour l’immunisation active afin de prévenir la COVID-19 causée par le SARS-CoV-2 chez les personnes âgées de 18 ans et plus (p2).
– Personnes âgées : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire (p3)
– Population pédiatrique : la tolérance et l’efficacité de Vaxzevria chez les enfants et les adolescents (âgés de moins de 18 ans) n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible (p3).
La notice d’information de l’utilisateur précise que :
– La seconde dose doit être administrée entre 4 et 12 semaines (28 à 84 jours) après la première dose (p2).
Le fournisseur ne précise rien concernant une troisième dose. Il est toutefois précisé que :
Le schéma de vaccination par Vaxzevria comprend l’administration de deux doses distinctes. La seconde dose doit être administrée entre 4 et 12 semaines (28 à 84 jours) après la
première dose.
Il n’existe aucune donnée sur l’interchangeabilité de Vaxzevria avec d’autres vaccins COVID-19 pour compléter le schéma de vaccination. Les individus ayant reçu une première dose de Vaxzevria doivent recevoir une deuxième dose de Vaxzevria afin que le schéma de vaccination soit complet (p 3).
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée. L’administration concomitante de Vaxzevria avec d’autres vaccins n’a pas été étudiée. (p 5)
– Hypersensibilité et anaphylaxie (p 3)
Des cas d’hypersensibilité ont été rapportés. Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet vacciné en cas de survenue d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin. Une surveillance étroite pendant au moins 15 minutes est recommandée après la vaccination. La seconde dose de vaccin ne doit pas être administrée chez les personnes ayant présenté une réaction anaphylactique après la première dose de Vaxzevria.
– Réactions liées à l’anxiété
Des réactions liées à l’anxiété, dont des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir lors de la vaccination reflétant une réaction psychogène à l’injection via l’aiguille.
– Affections concomitantes (p 4)
La vaccination doit être reportée chez les personnes présentant une affection fébrile aiguë sévère ou une infection aiguë.
– Troubles de la coagulation
Le STT nécessite une prise en charge clinique spécialisée. Les professionnels de santé doivent consulter les recommandations en vigueur et/ou consulter des spécialistes (par exemple, des hématologues, des spécialistes de la coagulation) pour diagnostiquer et traiter cette affection.
Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes de thromboembolie et/ou de thrombocytopénie. Les personnes vaccinées doivent être informées de consulter immédiatement un médecin si elles développent des symptômes tels qu’un essoufflement, une douleur thoracique, un gonflement des jambes, une douleur au niveau des jambes ou une douleur abdominale persistante après la vaccination. En outre, toute personne présentant des symptômes neurologiques, notamment des maux de tête sévères ou persistants, une vision floue, une confusion ou des convulsions après la vaccination, ou présentant des saignements spontanés, des ecchymoses (pétéchies) à distance du site d’injection quelques jours après la vaccination, doit rapidement consulter un médecin.
Les personnes chez qui une thrombocytopénie a été diagnostiquée dans les trois semaines suivant la vaccination par Vaxzevria, doivent faire l’objet d’une recherche active de signes de thrombose. De même, les individus qui présentent une thrombose dans les trois semaines suivant la vaccination doivent être évalués pour une thrombocytopénie.
– Risque de saignements lié à l’administration par voie intramusculaire (p 5):
Comme pour les autres injections par voie intramusculaire, le vaccin doit être administré avec prudence chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou présentant une thrombopénie ou tout autre trouble de la coagulation (telle que l’hémophilie) car un saignement ou une ecchymose peut survenir après une administration intramusculaire chez ces personnes.
– Syndrome de fuite capillaire
Des cas très rares de syndrome de fuite capillaire (SFC) ont été rapportés dans les premiers jours suivant la vaccination par Vaxzevria. Des antécédents de SFC ont été signalés dans certains cas. Une issue fatale a été rapportée. Le SFC est un trouble rare caractérisé par des épisodes aigus d’œdème affectant principalement les membres, une hypotension, une hémoconcentration et une hypoalbuminémie. Les patients présentant un épisode aigu de SFC à la suite de la vaccination doivent faire l’objet d’un diagnostic et d’une prise en charge rapide. Un traitement en soin intensif est généralement justifié. Les personnes ayant des antécédents connus de SFC ne doivent pas être vaccinées avec ce vaccin.
– Evènements neurologiques
Des cas très rares de syndrome de Guillain-Barré (SGB) ont été rapportés dans les suites d’une vaccination par Vaxzevria. Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes du SGB afin d’en confirmer le diagnostic et d’initier une prise en charge spécialisée associée à un traitement approprié et d’exclure d’autres causes.
– Personnes immunodéprimées (p 5)
L’efficacité, la tolérance et l’immunogénicité du vaccin n’ont pas été évaluées chez les sujets
immunodéprimés, y compris ceux recevant un traitement immunosuppresseur. L’efficacité de Vaxzevria peut être diminuée chez les sujets immunodéprimés (p 5).
– Grossesse (p 6)
L’expérience est limitée sur l’utilisation de Vaxzevria chez les femmes enceintes.
Les études chez l’animal n’indiquent pas d’effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement de l’embryon et du fœtus, la mise-bas ou le développement post-natal.
L’administration de Vaxzevria au cours de la grossesse doit être envisagée seulement si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.
– Allaitement :
Le passage de Vaxzevria dans le lait maternel n’est pas connu.
Dans les études chez l’animal, un passage des anticorps anti-SARS-CoV-2 S par le lait maternel a été observé de la souris allaitante aux petits allaités (p 6).
– Fertilité (p 6)
Les études chez l’animal n’indiquent pas d’effets délétères directs ou indirects sur la fertilité.
La durée de protection conférée par le vaccin n’est pas établie et est toujours en cours d’évaluation dans les essais cliniques (p 5).
Les sujets commencent à être protégés environ 3 semaines après la première dose de Vaxzevria. Néanmoins, ils ne seront pas protégés de façon optimale avant un délai de 15 jours suivant l’administration de la seconde dose. Comme avec tout vaccin, il est possible que les personnes vaccinées par Vaxzevria ne soient pas toutes protégées (p 5).
L’EMA conclut cependant dans un document daté de novembre 2021 que :
« Vaxzevria offre un bon niveau de protection contre le COVID-19 qui est un besoin critique dans le contexte actuel pandémie. Les principaux essais ont montré que le vaccin a une efficacité d’environ 60 %. La plupart des effets secondaires sont légers modérément sévères et disparaissent en quelques jours.
L’Agence européenne des médicaments a décidé que les bénéfices de Vaxzevria sont supérieurs à ses risques et qu’il peut être autorisé pour une utilisation dans l’UE. »
Notice fabricant Vaxzevria :
EMA sur ce vaccin:
EMA sur le booster hétérogène :
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