La bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. La HAS (Haute Autorité de Santé – France) rappelle que, malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie le plus souvent bénigne sauf chez certains enfants de moins de deux ans qui présentent une condition de santé particulière. Les nourrissons admis en réanimation étaient souvent prématurés ou avec des comorbidités.

 

Le Beyfortus est un anticorps monoclonal destiné à protéger les nouveau-nés de la bronchiolite à VRS. [2]

 

 

Quelques points importants du dernier avis de la HAS sur le Beyfortus (nirsevimab)

Le dernier avis adopté par la Commission de la transparence date du 15 juillet 2026. Il s’agit d’une réévaluation à la demande de la Commission de Transparence (CT )de l’avis sur les médicaments – nirsévimab – BEYFORTUS. [3]

 

Les conclusions de la HAS n’ont pas beaucoup changé : ASMR IV, amélioration du service médical rendu mineure, pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la prévention des infections des voies respiratoires inférieures graves, dues au VRS, nécessitant une hospitalisation chez les nouveau-nés et les nourrissons à risque élevé d’infection à VRS

 

Le Beyfortus® procure une réduction absolue du risque d’incidence d’une infection à VRS de 2,6 % versus placebo 9,5 %, soit une réduction absolue du risque RRA de 6,9% en phase II et de 3,8% en phase III.

La nouvelle étude Jabagi de 2026 [4] montre une RRA de 0,13% à 0,3% sur les hospitalisations dues au VRS, un effet attendu sur les hospitalisations liées au VRS mais avec des résultats hétérogènes.

 

La prolongation de l’étude HARMONIE au Royaume-Uni donne les résultats suivants :

0,7% d’hospitalisations pour infections des voies respiratoires inférieures associées au VRS chez les traités contre 0,8% chez les contrôles, donc une réduction très faible du risque

1,7% toutes hospitalisations pour infections respiratoires basses contre 1,4% chez les contrôles : donc un risque légèrement augmenté d’hospitalisation chez les traités au Beyfortus.

 

Une méta-analyse ne trouve pas de différence dans la durée d’hospitalisation due au VRS entre les enfants traités et non traités. [6]

 

La HAS rappelle des incertitudes sur la protection conférée par le nirsévimab au cours de la deuxième saison épidémique au VRS en lien avec le risque d’apparition d’anticorps anti-médicament post-administration (développés chez 6 à 11 % des sujets traités par nirsévimab).

 

L’impact sur la réduction de la durée d’hospitalisation, de transfert en unité de soins intensifs ou en réanimation et de la mortalité reste à ce jour à démontrer de manière robuste.

 

La HAS souhaite une documentation des échecs liés au Beyfortus chez les enfants admis aux services d’urgence.

 

 

Risque de résistance

La HAS rappelle aussi le risque de résistance par apparition de variants recombinants (mutants) ayant une sensibilité réduite au nirsevimab. L’utilisation en monothérapie et la longue demi-vie du nirsévimab peuvent faire craindre la sélection de variants résistants.

 

 

Sécurité

Les principaux effets indésirables sont : infections des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngites, pyrexies ou gastroentérites, et éruptions cutanées.

 

Dans l’étude HARMONIE [7], les effets indésirables graves (EIG) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe nirsévimab que dans le groupe sans intervention; un seul cas d’EIG a été considéré comme lié au traitement selon l’investigateur (syndrome de West chez un nourrisson de 5 mois, survenu 23 jours après l’administration).

 

Dans l’étude MUSIC, un EI (et non un EIG) est considéré comme lié au traitement à l’étude (éryhtème). Au total, 3 décès ont été rapportés au cours de l’étude :

  • 1 cas d’infection des voies respiratoires inférieures
  • 1 cas de choc septique
  • 1 cas d’hémorragie tumorale.

Aucun décès n’a été considéré comme lié au traitement à l’étude selon l’investigateur.

 

Dans l’étude MEDLEY, les EI de grade 3 ou plus (sévères) ont été rapportés plus fréquemment dans les groupes traités au nirsevimab.

 

 

La HAS ne mentionne pas les 4 décès de nourrissons admis en réanimation en France pour bronchiolite au 14 avril 2026 (il n’est pas précisé si le VRS était en cause ni s’ils avaient reçu le Beyfortus). [5]

Pourtant la HAS demande en conclusion une documentation sur les échecs liés au Beyfortus, notamment chez les enfants admis en réanimation.

 

Le bilan est donc très mitigé et peu en faveur de cette de ce traitement malgré la réduction des infections à VRS qu’il entraîne.

 

 

 

[1] https://banoun823642.substack.com/p/quelques-points-importants-du-dernier

 

[2] Banoun H. Analysis of Beyfortus® (Nirsevimab) Immunization Campaign: Effectiveness, Biases, and ADE Risks in RSV Prevention. Curr Issues Mol Biol. 2024

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39329969/

 

[3] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4202282/fr/beyfortus-nirsevimab-vaccin-contre-le-virus-respiratoire-syncytial-vrs-chez-le-nouveau-ne-et-le-nourrisson

 

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41428474/

 

[5] https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullnat_ira_20260415_VF_0.pdf

 

[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40319903/

 

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40379431/

Traitement préventif des viroses à virus ARNm : une stratégie multifonctionnelle pour passer l’hiver ?Dans cet épisode CSI #172, le Dr Claude Escarguel propose une approche préventive large spectre contre les infections virales à ARN messager (incluant COVID, autres coronavirus, virus respiratoires hivernaux), en s’inspirant notamment des mécanismes de résistance des chauves-souris (« bat therapy »). L’émission critique les vaccins ARNm et met l’accent sur des traitements précoces et molécules accessibles.1. Mécanismes pathophysiologiques mis en avant

  • Coopération virus-bactéries : les virus agissent comme des « photocopieurs » qui exploitent des bactéries (notamment mycoplasmes sans paroi cellulaire) pour amplifier leur réplication.
  • Dysbiose : déséquilibre microbien favorisant la virulence virale, immunosuppression et prolifération de pathogènes intracellulaires.
  • Interférons et interféropathie : excès ou dérégulation des interférons dans le long COVID (lié à des maladies auto-immunes) ; anticorps anti-interférons produits par certains vaccins ARNm.
  • Gain de fonction physiopathologique : immunosuppression induite, favorisant les surinfections et la chronicité.

2. Stratégie préventive multifonctionnelle

  • Molécules clés proposées :
    • Azithromycine (antibiotique macrolide) : action contre mycoplasmes, effet immunomodulateur.
    • Zinc (ionophore) : inhibe la polymérase ARN virale, bloque la réplication.
    • Vitamine D et Vitamine C : correction des carences majeures en hiver, soutien immunitaire, réduction de l’inflammation.
  • Approche « bat therapy » : imiter la tolérance des chauves-souris aux coronavirus via modulation immunitaire et contrôle bactérien.
  • Prévention hivernale : protocole simple pour réduire risques de viroses respiratoires, long COVID et complications.

3. Critique des vaccins ARNm et des études officielles

  • Hélène Banoun analyse une étude française sur les malformations congénitales post-vaccination ARNm en grossesse :
    • Pas de différence statistique globale.
    • Signaux préoccupants sur malformations cardiovasculaires et urinaires (sans augmentation de mortalité fœtale).
    • Biais majeurs : exclusion des morts fœtaux, suivi limité aux malformations avant 1 an.
  • Inefficacité vaccinale pour les infections respiratoires ; risques liés à la spike protéine persistante.

4. Long COVID et maladies chroniques

  • Long COVID vu comme une interféropathie (dérégulation des interférons).
  • Lien avec auto-immunité, dysbiose et surinfections bactériennes.
  • Appel à des traitements précoces plutôt qu’à une vaccination systématique.

5. Message global du CSI

  • Priorité aux traitements ambulatoires précoces, molécules repurposées et abordables.
  • Critique des narratifs officiels et des conflits d’intérêts.
  • Invitation à une prévention active pour affronter les épidémies hivernales sans dépendre exclusivement des vaccins ARNm.

ConclusionCSI #172 offre une vision alternative et intégrative pour prévenir les viroses respiratoires et leurs complications, centrée sur le rôle des bactéries commensales/pathogènes et la modulation immunitaire naturelle. L’émission s’inscrit dans la ligne indépendante du CSI, promouvant des solutions accessibles face aux technologies ARNm controversées.Pour visionner l’intégralité :
 YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=KAnV1IRSw1A
 Alternatives : CrowdBunker, Odysee, site CSI (conseil-scientifique-independant.org)
 Synthèses et newsletter : reinfocovid.fr
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