Réfutation des arguments « scientifiques » justifiant l’instauration d’un passe vaccinal

 

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A Retenir

  • D’après le réseau Sentinelles en semaine 50 de 2021 le nombre de malades de la Covid était estimé à 39/100 000 habitants. Ce chiffre ne justifie pas une quasi obligation vaccinale sous-forme de passe vaccinal.
  • De nombreuses publications montrent l’échappement du variant Omicron aux vaccins
  • Les vaccinés et les primo-infectés sont plus à risque d’être porteurs de Omicron que les personnes non vaccinées et jamais infectées
  • Omicron progresse rapidement mais n’entraîne pas d’augmentation des cas de pneumonies et pas de décès
  • L’instauration de ce passe vaccinal n’est donc aucunement justifiée scientifiquement.

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Un « Projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique N° 4857» https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b4857_projet-loi# sera déposé début janvier devant le parlement. Il s’agit d’établir un passe vaccinal à la place du passe sanitaire.
L’exposé des motifs est critiquable scientifiquement. Ce projet repose sur la supposée explosion des « cas » : ces cas ne sont pas des malades et nous ne sommes donc pas en période épidémique.

Le projet de loi reconnaît que les vaccins présentent une efficacité diminuée avec le temps et que les rappels sont de nature à la rétablir ; cependant les nombreuses données récentes montrent l’inefficacité de ce rappel contre les variants actuellement circulants : les données de neutralisation des variants au laboratoire ainsi que d’efficacité constatée en « vie réelle » vont dans le même sens et montrent une efficacité nulle ou parfois même négative (augmentation de la susceptibilité des vaccinés au variant Omicron).

De plus le variant Omicron en circulation actuellement semble moins pathogène que les précédents, suivant en cela l’atténuation attendue des virus à ARN [1].

Enfin comme le montre l’article [2] la Covid-19 ne sature pas les hôpitaux en cette fin 2021 (« Non, les non-vaccinés ne saturent pas les réanimations »).

L’instauration de ce pass vaccinal n’est donc aucunement justifiée scientifiquement.

 

Incidence et nombre de « cas » versus nombre de malades

“L’incidence, mesurée sur sept jours consécutifs, a constamment augmenté depuis octobre et dépasse désormais 700 cas pour 100 000 habitants, soit un niveau jamais mesuré depuis le début de l’épidémie.” https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b4857_projet-loi# (projet de loi du 27 décembre 2021)

L’incidence de « cas » ne correspond pas à un nombre de malades comme l’explique Laurent Toubiana, épidémiologiste INSERM, directeur de l’IRSAN [3].

Le nombre de cas positifs est en effet élevé en cette fin d’année car on teste beaucoup, mais le taux de positivité n’est pas très élevé [4]. Au 13 décembre le taux de positivité était de 7,3% (contre 16% en novembre 2020). 1 078 745 tests effectués ont été effectués ce même jour (plus que le maximum atteint en aout 2021)

Le nombre de positifs oscille entre 88 000 et 13 000 par jour ce qui correspond à une fourchette de 616 000 à 91 000 par semaine. Ce nombre de cas est à opposer au nombre de malades de la Covid estimé à 39/100 000 par semaine selon Sentinelles.

Pour comparaison, une épidémie de grippe classique est caractérisée par un nombre de malades compris entre 300 et 800/100 000 habitants par semaine [5].
D’après le réseau Sentinelles en semaine 50 de 2021 le nombre de malades de la Covid était estimé à 39/100 000 habitants. Ce chiffre ne justifie pas une quasi obligation vaccinale sous-forme de passe vaccinal.

Sentinelles semaine 50 du 13 au 19 décembre 2021 [6]

  • IRA 173 malades /100 000 hab par semaine dont 39 Covid/100 000 hab par semaine
  • Virus isolés des malades d’IRA : 10% de SARS-CoV-2 et 28% de virus grippal, 2,8% rhinovirus, 6,1% Virus respiratoire syncytial et 12,2% de metapneumovirus

Efficacité vaccinale diminuée

« L’efficacité de la protection conférée par la vaccination tend en outre à diminuer avec le temps, ce qui rend nécessaire l’injection d’une dose de rappel pour maintenir une immunité suffisante » https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b4857_projet-loi# (projet de loi du 27 décembre 2021)

En effet les données récentes confirment cette baisse de la protection vaccinale avec le temps et montrent de plus l’inefficacité de la 3ème dose contre le variant Omicron

Selon l’analyse des données du ministère israélien [7] sur les tests sur les passagers de l’aéroport national, publiée le 1er novembre 2021, la 3è dose est inefficace pour prévenir la diffusion de l’épidémie et expose les individus à des risques élevés de contamination.

Selon un communiqué de Pfizer-BioNTech [8] le fabricant « croit que les vaccinés pourraient être protégés des formes graves dues à Omicron et contrôle en vie réelle l’efficacité de la 3eme dose », pour justifier cette croyance du sang de vacciné a été recueilli 1 mois seulement après la 3eme dose et 3 semaines après la 2nd dose, et testé sur le variant Omicron. On sait maintenant que quelques mois après la seconde dose le vaccin devient inefficace contre Omicron (voir références ci-dessous). Comment espérer qu’il en soit autrement avec la 3eme dose puisqu’après un intervalle aussi court que 3 semaines ou un mois après l’injection l’effet neutralisant sur omicron est identique après la 2nd ou la 3eme dose. Il n’y a aucune justification scientifique à supposer que le vaccin reste efficace après la 3eme dose alors qu’il ne l’est plus après la 2nd. D’ailleurs Pfizer précise que la persistance de la neutralisation de Omicron par le booster va être surveillée dans l’avenir.

 

Echappement de Omicron au vaccin : études de laboratoire sur la neutralisation du virus par les anticorps vaccinaux

De nombreuses publications montrent l’échappement du variant Omicron aux vaccins (une virologue allemande sur twitter [9] : « nos premières données sur la neutralisation d’Omicron versus Delta sont prêtes :

  • avec 2 doses de Pfizer, 2 doses Moderna, ou 1 dose Astra-Z et 1 dose Biontech ; après 6 mois 0% de neutralisation de Omicron,
  • après la 3è dose de Pfizer, 3 mois après le booster seulement 25% de neutralisation versus 95% chez Delta. Jusqu’à 37 fois la réduction Delta vs. Omicron».

Ce travail a été publié [10].

D’autres publications montrent la même diminution drastique du pouvoir neutralisant des anticorps vaccinaux in vitro [11,12, 13, 14, 15, 16, 17]

 

L’efficacité des vaccins est faible contre le variant Omicron

« Le contexte épidémique est enfin marqué par l’apparition du variant Omicron, d’ores et déjà présent sur le territoire national et dont les premières études révèlent une contagiosité nettement supérieure à celle des autres souches en circulation, ainsi qu’un échappement immunitaire au moins partiel, même si les vaccins à acide ribonucléique messager semblent continuer à procurer une protection significative contre les formes graves, en particulier après l’injection d’une dose de rappel. » https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b4857_projet-loi# (projet de loi du 27 décembre 2021)

Les vaccins (y compris la 3è dose) ont une faible efficacité sur Omicron.
L’efficacité disparaît avec le temps (elle commence à diminuer au bout du premier mois)

Selon le Rapport officiel du gouvernement Britannique [18], après la dose de rappel, l’efficacité contre omicron est plus faible 2 semaines après l’injection comparée à celle contre delta.

Selon un rapport officiel hollandais [19], il est noté une réduction de la protection conférée par l’infection ou la vaccination contre le portage de Omicron. Les vaccinés et les primo-infectés sont plus à risque d’être porteurs de Omicron que les personnes non vaccinées et jamais infectées. Encore une fois (comme dans quasiment toutes les études) seuls les vaccinés depuis plus de 14 jours (ou 28 pour Janssen) sont comptabilisés : il n’y a pas de données pour les fraîchement vaccinés!

Selon les statistiques officielles du gouvernement Ecossais [20], les données montrent (page 35) une augmentation du risque d’être infecté avec un nombre croissant de doses de vaccin : chez les non vaccinés : 0,63% de cas positifs Covid, chez ceux qui ont reçu 1 dose : 0,76% de cas positifs et 0,94% chez des doublement vaccinés, après le booster 0,20% de cas positifs (mais ces données sont extraites quelques semaines seulement après la 3è doses et il faut tenir compte de la diminution de l’immunité vaccinale avec le temps)

Selon l’Université d’Edinburgh [21], l’efficacité de la 2è dose vis à vis de Omicron est nulle au bout de 25 semaines (8 mois) et elle est comparable 2 semaines après la 3è dose (56%) et 2 semaines après la 2de (53%) chez les 16-49 ans. Chez les plus de 50 ans, l’efficacité est quasi nulle 2 semaines après la 2de dose et elle est de 57% 2 semaines après le booster.

Une étude danoise [22] montre une efficacité « négative » à 3 mois vis à vis de Omicron (c’est à dire une plus grande susceptibilité à l’infection) après 2 doses. La durée de l’efficacité de la 2de dose est de 1 mois vis à vis de Omicron (3 mois pour delta) et le booster (3è dose) n’a plus que 50% d’efficacité au bout d’un mois sur Omicron.

Une étude récente sur une flambée épidémique aux Îles Féroé [23] montre une contamination par omicron avec un taux d’attaque de 63% parmi des triple vaccinés et testés négatifs dans les précédentes 36 heures.
Tous ont eu des symptômes bénins résolus au maximum dans les 9 jours après une incubation de 2 à 6 jours. Les Iles Féroé possèdent une des plus fortes capacités de tests au monde.

Une publication d’eurosurveillance.org [24] fait état d’une flambée épidémique en Norvège fin novembre suite à un rassemblement festif. Le taux d’attaque de Omicron était de 74% parmi des personnes vaccinées à 96% ; la plupart ont développé des symptômes bénins et aucune hospitalisation n’a été notifiée.

Selon une autre publication d’eurosurveillance.org qui recense les cas de Omicron observés au Danemark [25], 85,5% des contaminés avaient reçu au moins une dose de vaccin, 76% étaient vaccinés 2 doses et 7,1% avaient reçu le booster : 83% étaient complètement vaccinés. Aucun enfant n’a été contaminé (les enfants ne sont pas vaccinés et étaient pourtant présents dans les chaînes de contamination). La majorité des cas ont rapporté des symptômes, 9 furent hospitalisés (dont 1 en soins intensifs) et aucun décès n’a été enregistré.

Le Danemark a une des plus fortes capacités de testing dans le monde. Cette étude conclut à « une augmentation et une propagation rapides du variant Omicron au Danemark, un pays européen doté d’une grande capacité de dépistage, d’une couverture vaccinale élevée et d’une immunité naturelle limitée par l’infection par le SRAS-CoV-2. L’introduction et la propagation se sont produites en dépit d’une réponse de santé publique précoce et complète. »

D’autre part, selon le PDG de Moderna lui-même, le français Stéphane Bancel, les vaccins devraient être peu efficaces contre Omicron [26]

 

Le variant Omicron semble moins pathogène que les précédents

Voir l’interview d’un médecin sud-africain [27] résumée en français : Omicron est bénin, ne donne pas de symptômes respiratoires ni d’hospitalisation, le vaccin est inutile car il est censé protéger des formes graves qui n’existent pas avec Omicron !

Selon l’Université d’Edinburgh [28], il y a très peu d’admissions à l’hôpital avec Omicron en comparaison du variant delta.

Selon le rapport britannique officiel du 3 décembre 2021 [29], aucune hospitalisation ni aucun décès n’ont été notifiés en liaison avec Omicron.

Selon le rapport officiel sud-africain du 2 décembre [30] le Omicron progresse rapidement mais n’entraîne pas d’augmentation des cas de pneumonies et pas de décès ; la majorité des cas hospitalisés le sont pour des motifs indépendants de la Covid et le Omicron n’est découvert chez qu’à la faveur de tests systématiques.

Les études précédentes des paragraphes montrant l’inefficacité des vaccins soulignent toutes également la bénignité de Omicron.

 

Références

[1] Evolution of SARS-CoV-2: review of mutations, role of the host immune system Banoun H, Nephron (2021 Apr 28:1-12) https://www.karger.com/Article/Abstract/515417

[2] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/non-les-non-vaccines-ne-saturent-pas-les-reanimations/

[3] http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/159-Analyse-17-novembre-2021-:-la-cinqui%C3%A8me-vague-un-feuilleton-qui-a-trop-dur%C3%A9

[4] https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&f=0&i=sp_pos_quot.tx_pos_quot&s=2021-12-20&t=a01&view=map2

[5] http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/164-Analyse-du-28-novembre-2021-:-La-vaccination-obligatoire-:-l%E2%80%99ultime-violence-faite-aux-populations

[6] https://www.sentiweb.fr/document/5490

[7] Green Pass and COVID-19 Vaccine Booster Shots in Israel – A More ‘Realistic’ Empirical Assessment Analyzing the National Airport Data, https://papers.ssrn.com/abstract=3963606

[8] https://www.pfizer.com/news/press-release/press-release-detail/pfizer-and-biontech-provide-update-omicron-variant

[9] https://twitter.com/CiesekSandra/status/1468465347519041539

[10] Alexander Wilhelm, Marek Widera, Katharina Grikscheit, Tuna Toptan, Barbara Schenk, Christiane Pallas, Melinda Metzler, Niko Kohmer, Sebastian Hoehl, Fabian A. Helfritz, Timo Wolf, Udo Goetsch, Sandra Ciesek, Reduced Neutralization of SARS-CoV-2 Omicron Variant by Vaccine Sera and monoclonal antibodies, medRxiv 2021.12.07.21267432; doi: https://doi.org/10.1101/2021.12.07.21267432

[11] Broadly neutralizing antibodies overcome SARS-CoV-2 Omicron antigenic shift, https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.12.12.472269v2

[12] Pseudotyped SARS-CoV-2 Omicron variant exhibits significant escape from neutralization induced by a third booster dose of vaccination, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.17.21267961v1

[13] Reduced Neutralization of SARS-CoV-2 Omicron Variant by Vaccine Sera and monoclonal antibodies, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.07.21267432v2

[14] SARS-CoV-2 Omicron has extensive but incomplete escape of Pfizer BNT162b2 elicited neutralization and requires ACE2 for infection, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.08.21267417v1

[15] Striking Antibody Evasion Manifested by the Omicron Variant of SARS-CoV-2, https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.12.14.472719v1

[16] Omicron extensively but incompletely escapes Pfizer BNT162b2 neutralization https://www.nature.com/articles/d41586-021-03824-5

[17] Striking antibody evasion manifested by the Omicron variant of SARS-CoV-2 https://www.nature.com/articles/d41586-021-03826-3

[18] COVID-19 vaccine surveillance report – week 50, https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1041593/Vaccine-surveillance-report-week-50.pdf

[19] Increased risk of infection with SARS-CoV-2 Omicron compared to Delta in vaccinated and previously infected individuals, the Netherlands, 22 November to 19 December 2021, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.20.21268121v1

[20] Public Health Scotland COVID-19 & Winter Statistical Report, https://publichealthscotland.scot/media/10930/21-12-22-covid19-winter_publication_report.pdf

[21] Severity of Omicron variant of concern and vaccine effectiveness against symptomatic disease: national cohort with nested test negative design study in Scotland , https://www.research.ed.ac.uk/en/publications/severity-of-omicron-variant-of-concern-and-vaccine-effectiveness-

[22] Vaccine effectiveness against SARS-CoV-2 infection with the Omicron or Delta variants following a two-dose or booster BNT162b2 or mRNA-1273 vaccination series: A Danish cohort study, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.20.21267966v2

[23] Omicron outbreak at a private gathering in the Faroe Islands, infecting 21 of 33 triple-vaccinated healthcare workers https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.22.21268021v1

[24] Outbreak caused by the SARS-CoV-2 Omicron variant in Norway, November to December 2021 https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.50.2101147

[25] Epidemiological characterisation of the first 785 SARS-CoV-2 Omicron variant cases in Denmark, December 2021, https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.50.2101146

[26] https://www.ft.com/content/27def1b9-b9c8-47a5-8e06-72e432e0838f

[27] https://covexit.com/entretien-dr-chetty-omicron/

[28] Severity of Omicron variant of concern and vaccine effectiveness against symptomatic disease: national cohort with nested test negative design study in Scotland , https://www.research.ed.ac.uk/en/publications/severity-of-omicron-variant-of-concern-and-vaccine-effectiveness-

[29] https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1038404/Technical_Briefing_30.pdf SARS-CoV-2 variants of concern and variants under investigation in England

[30] Tshwane District Omicron Variant Patient Profile – Early Features https://www.samrc.ac.za/news/tshwane-district-omicron-variant-patient-profile-early-features

Non, les non-vaccinés ne saturent pas les réanimations

 

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A Retenir

  • Seuls 15 % des services de soins critiques sont utilisés par des patients catalogués Covid-19, et parmi eux, la moitié sont non vaccinés (données octobre, novembre, décembre)
  • Pour 100 lits de soins critiques, 15 patients sont identifiés « Covid-19 », 3 ne sont pas venus à l’hôpital pour cette raison, 6 sont venus pour cela et sont vaccinés, 6 sont venus pour cela et sont non-vaccinés
  • Le ratio de la DREES de « 9 sur 10 » est un pur calcul théorique découlant de la part estimée du nombre de personnes vaccinées en France. Ce ratio ne reflète donc en rien la réalité observée en services de soins critiques.
  • Les hôpitaux et services d’urgences étaient en grève quasi-continue depuis plusieurs années et jusqu’en 2020 pour dénoncer le manque de moyen humain et la gestion inhumaine et uniquement financière de l’hôpital depuis la mise en place de la tarification à l’acte par Jean Castex en 2007.

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Depuis le début du mois de décembre, les médias se sont mis d’accord pour accuser les non-vaccinés de saturer les hôpitaux et en particulier les réanimations. La mode est de donner le ratio de « 9 personnes hospitalisées sur 10 ne sont pas vaccinées [1]». Nous avons déjà montré dans l’article [2] et les 2 vidéos [3, 4] réalisées à partir des rapports de l’ATIH [5, 6] que, ni les soins conventionnels des hôpitaux, ni les services de réanimations, n’ont jamais été saturés en 2020. C’est encore le cas en 2021. Malgré le fait que nous sommes en période hivernale et donc que les infections respiratoires, dont les coronavirus engendrent des hospitalisations, seuls 15 % des services de soins critiques sont utilisés par des patients catalogués Covid-19, et parmi eux, la moitié sont non vaccinés. Nous allons donc voir en détail que, non il n’y a toujours rien d’alarmant sur la situation hospitalière et non, les non vaccinés ne sont en rien responsables de la situation des hôpitaux. Seuls les choix politiques le sont.

Les hôpitaux ne sont pas saturés à cause de la Covid-19

Nous en avons déjà fait la démonstration dans les 2 vidéos [3, 4] grâce aux rapports de l’ATIH [5, 6] et à celui de la Cour des Comptes [7]. Jamais pendant l’année 2020 l’hôpital français n’a été saturé à cause de la Covid-19. Les patients identifiés Covid-19 n’ont représenté que 2 % de l’activité, et l’hôpital a été en sous-charge toute l’année. Un très faible 2 %, alors que les déclarations Covid-19 l’ont été avec beaucoup de largesses pour des questions de facturation, il est en effet bien plus rentable pour l’hôpital de déclarer un patient comme infectieux, plutôt que pour la pathologie pour laquelle il est venu. Même les services de soins critiques ont été sous-utilisés et l’augmentation du recours aux services de réanimations est un trompe-l’œil uniquement dû à la requalification de lits de soins continus en lits de réanimations.

Aujourd’hui, chacun peut voir sur le site Géodes que 3 000 patients sont déclarés Covid-19 et admis en services de soins critiques [8]. D’après les statistiques de ScanSanté, il y a 20 000 lits [9] de soins critiques en France. Donc aujourd’hui, 15 % sont utilisés par des patients déclarés Covid-19 (Figure 1). On note d’ailleurs que le chiffre de 3 000 mis en avant pour les patients Covid-19 est le nombre de patients en soins critiques (soit l’addition du nombre de patients en services de soins continus, soins intensifs et réanimations), alors que le nombre mis en avant pour le nombre de lits disponibles est le nombre de lits en réanimations uniquement (donc 6 000 au lieu de 20 000) laissant ainsi croire à une saturation inexistante.

Figure 1 : Schématisation des lits de soins critiques en France selon le statut Covid-19

 

Rappelons que depuis presque 2 ans, les seules déclarations des hôpitaux d’infections respiratoires aiguës (IRA) sont celles de la Covid-19. Toutes les autres causes déclarées ont disparu et notamment les fameuses grippes. Il est donc tout à fait normal quand arrive l’hiver d’avoir des patients âgés arrivant à l’hôpital souffrant d’IRA. Cela ne s’arrêtera pas avec des piqûres préventives. Il n’est donc absolument pas crédible de faire croire à une situation exceptionnelle avec des statistiques aussi basses. La propagande actuelle n’a pas d’autre enjeu que d’imposer des injections répétées à toute la population quelle que soit la situation sanitaire. Il n’y a pas le moindre lien entre les deux. Le ministère de la Santé choisit donc habilement ses indicateurs pour continuer d’entretenir la peur sur un non-sujet en ciblant les non-vaccinés plutôt que de parler des moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’hôpital.

 

Les non vaccinés ne saturent pas les hôpitaux

La pression médiatique fait toujours immédiatement suite aux communiqués de presse de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère de la Santé. Celui de la mi-novembre avait pour titre « Neuf fois plus d’entrées en soins critiques parmi les personnes non vaccinées que parmi celles qui sont complètement vaccinées de 20 ans et plus » [10]. Les médias ont évidemment mal traduit ce titre en faisant croire que « 9 personnes sur 10 en soins critiques sont non-vaccinés », ce qui n’a rien à voir. D’ailleurs, il suffit de lire le communiqué de presse pour le savoir : « Chez les personnes complètement vaccinées en revanche, le nombre d’entrées en soins critiques est en augmentation : il atteint 3 pour 1 million de personnes complètement vaccinées ; cette population représente 42 % des personnes admises en soins critiques et 48 % des personnes admises en hospitalisation conventionnelle alors qu’elle représente 86 % de la population des 20 ans ou plus. ». Il y a donc au mois d’octobre, presque autant de non-vaccinés que de vaccinés en soins critiques et pas du tout un ratio de 9/10. La répartition en soins critiques de 42 non-vaccinés pour 58 vaccinés a tendance à se rapprocher de 50/50 depuis novembre au regard des données de la DREES sur les entrées dans ces services. La tendance depuis 1 mois est de 46 vaccinés pour 54 non vaccinés (Figure 2).

Figure 2 : Schématisation des patients en soins critiques déclarés Covid-19 selon le statut vaccinal

 

Le ratio de la DREES de « 9 sur 10 » est un pur calcul théorique découlant de la part estimée du nombre de personnes vaccinées en France (Figure 3). D’après la DREES, il y aurait 86 % de vaccinés chez les plus de 20 ans.

 

Figure 3 : Schématisation du statut vaccinal dans la population française

 

Ainsi, la DREES utilise le fameux « produit en croix ». Elle suppose que si les ratios de soins critiques dans la population par statut vaccinal étaient conservés, et qu’il y avait autant de non vaccinés que de vaccinés, alors il y aurait 9 non-vaccinés sur 10 en soins critiques. Ce ratio ne reflète donc en rien la réalité observée en services de soins critiques.

Si nous ajoutons, que nous avons appris grâce au rapport de l’ATIH sur la Covid-19, qu’environ 20 % des patients déclarés Covid-19 sont en fait venu à l’hôpital pour une raison complètement différente, mais dont la codification « Covid-19 » permet à l’hôpital une facturation bien plus intéressante, nous pouvons alors schématiser la répartition actuelle en services de soins critiques : pour 100 lits disponibles, nous avons 15 patients identifiés « Covid-19 », 3 ne sont pas venus à l’hôpital pour cette raison, 6 sont venus pour cela et sont vaccinés, 6 sont venus pour cela et sont non-vaccinés.

Les patient Covid-19 non vaccinés venus pour Covid-19 représentent environ 6 % des lits en soins critiques à l’hôpital (figure 4).

 

Figure 4 : Schématisation des lits de soins critiques en France selon le statut Covid-19 et le statut vaccinal

 

Conclusion

La conclusion est donc simple : non, les non-vaccinés ne sont en aucun cas responsable d’une quelconque saturation hospitalière. Leur nombre est bien trop faible à l’hôpital pour embouteiller quoi que ce soit.

Rappelons que les hôpitaux et services d’urgences étaient en grève quasi-continue depuis plusieurs années et jusqu’en 2020 pour dénoncer le manque de moyen humain et la gestion inhumaine et uniquement financière de l’hôpital depuis la mise en place de la tarification à l’acte par Jean Castex en 2007. En 2021 rien n’a changé mis à part la suppression de quelques dizaines de milliers de lits d’hôpitaux et la mise à pied sans solde de soignants récalcitrants aux injections expérimentales, dont on sait pertinemment aujourd’hui qu’ils ne garantissent pas du tout d’avoir des tests négatifs, ni même de ne pas être malade, ou de finir en service de réanimation. Mais, le gouvernement aujourd’hui se trouve un bouc-émissaire : les non-vaccinés, et fait croire à la population que pour gérer les problèmes de l’hôpital, il faut donner des milliards d’euros à des laboratoires pour qu’ils nous fassent des piqûres régulièrement. Ces mêmes labos qui ont des liens financiers très étroits avec nos politiques. La fuite en avant que nous constatons mène uniquement à cette question : jusqu’où peuvent-ils aller avant que les gens ne se réveillent ?

 

Références

[1] https://www.bfmtv.com/sante/les-personnes-non-vaccinees-representent-9-patients-sur-10-au-chu-de-nice_VN-202112160035.html

[2] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/bilan-du-rapport-de-latih/

[3] https://youtu.be/DP27OA-8bzE

[4] https://youtu.be/DP27OA-8bzE

[5] https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_covid.pdf

[6] https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_mco.pdf

[7] https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-soins-critiques

[8] https://geodes.santepubliquefrance.fr/

[9] https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/lits-de-reanimation-de-soins-intensifs-et-de-surveillance-continue-en-france/information/

[10] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse/neuf-fois-plus-dentrees-en-soins-critiques-parmi-les-personnes-non-vaccinees

Votre enfant n’est pas certain d’attraper la COVID, même vacciné, il peut l’attraper et la transmettre

Flyer à télécharger et distribuer : cliquez ici

 

Chaque nouveau rapport de pharmacovigilance sur les vaccins nous apprend toujours la même chose : Nous ne savons encore rien de ces vaccins !

 

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A RETENIR

  • Les Covid longs peuvent selon l’ANSM être aggravés par le vaccin Janssen
  • 92 % des échecs vaccinaux suite au vaccin Janssen sont GRAVES avec 16 % de DECES
  • 16 des 87 patients GRAVES NE PRESENTAIENT AUCUN FACTEUR DE RISQUE
  • Malgré tout, ce vaccin vient d’être autorisé en dose de rappel par l’Agence européenne du médicament

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Le vaccin Janssen aggrave-t-il la COVID-19 ?

Le vaccin Janssen, originellement préféré car ne nécessitant qu’une seule dose, a ensuite été jugé inefficace et toutes les personnes ayant reçu une dose de vaccin Janssen ont dû recevoir une seconde dose de vaccin par ARNm.

Coup de théâtre, l’Agence Européenne du Médicament vient de l’autoriser en dose de rappel après deux injections de vaccins à ARNm ! Il paraîtrait que ce vaccin, inefficace en primo-vaccination, serait efficace en dose de rappel.

Dans le rapport de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) sur la pharmacovigilance du vaccin du 22/10 au 18/11/2021, l’ANSM s’arrête sur les échecs vaccinaux du vaccin Janssen (https://ansm.sante.fr/uploads/2021/12/03/20211203-covid-19-vaccins-focus-2-janssen-periode-22-10-2021-18-11-2021-3.pdf).

Ce rapport nous apprend que ces échecs vaccinaux sont comptabilisés uniquement à partir de 21 jours post-vaccination. Toute infection COVID-19 se produisant avant ce délai de 21 jours n’est donc pas comptabilisée comme un échec de la vaccination.

 

Au 18/11/21, un total de 104 cas d’échecs vaccinaux après le vaccin Janssen ont été signalés aux autorités de pharmacovigilance française.

Sur ces 104 cas, l’ANSM a décidé d’en exclure de la comptabilisation :

  • 5 cas survenus avant le délai de 21 jours
  • 2 cas de COVID-longs aggravés par la vaccination
  • 2 cas dont la date de vaccination par Janssen était antérieure à son autorisation de mise sur le marché

 

Conclusions

  • Les COVID longs peuvent donc selon l’ANSM être aggravés par le vaccin Janssen
  • Des personnes ont été vaccinées avec un vaccin avant son autorisation
  • Parmi 95 cas d’échecs vaccinaux déclarés ET retenus par l’ANSM pour analyse, 87 était GRAVES
  • 92 % des échec vaccinaux suite au vaccin Janssen sont GRAVES avec 16 % de DECES
  • 16 des 87 patients GRAVES NE PRESENTAIENT AUCUN FACTEUR DE RISQUE

Il est donc légitime de se poser la question :

Le vaccin Janssen aggrave-t-il la COVID-19 ?

Ces données sont d’autant plus inquiétantes au regard de l’autorisation de l’utilisation de ce vaccin en dose de rappel délivrée par l’EMA

 

COVID-19, école, collège, lycée et Université : Qu’avons nous fait ?

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A retenir

  • La COVID-19 n’affecte toujours pas les classes d’âge inférieures à 30 ans.
  • L’observation de la réalité de terrain pendant plus de18 mois permet de constater que le port du masque ne modifie en rien la dynamique de l’épidémie.
  • Seule l’infection naturelle des jeunes par le SARS-CoV-2, sans effets importants pour la très grande majorité d’entre eux, permettra de durablement limiter leur risque d’infecter les plus fragiles en coupant la production virale, ce que le vaccin actuel ne peut faire efficacement
  • L’ensemble des observations faites au cours de ces bientôt deux années de crise indique que les multiples mesures sanitaires imposées aux jeunes ont été pour eux plus délétères que bénéfiques

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Introduction

Cet article, produit par le collectif de scientifiques et d’universitaires de Réinfocovid, vise à tirer parti du recul de bientôt deux années, pour faire une synthèse rapide sur les impacts qu’ont eus les décisions sanitaires sur les jeunes. En effet, plus que les anciens, qui sont les victimes directes principales de cette nouvelle maladie (90 % des décès ont touchés les plus de 65 ans), les jeunes ont progressivement été ostracisés comme susceptibles d’être responsables des infections chez leurs aînés (spots télé, annonces radiophoniques, articles grands médias, etc…). A tel point que l’on arrive aujourd’hui à imposer à des enfants le port du masque toute la journée à l ‘école, sans interruption, y compris dans les cours de récréation. Ceci en dépit de l’impact aussi bien sur l’apprentissage que sur les troubles psychologiques rapportés par de nombreux professionnels, dont certains aujourd’hui sont officiellement soutenus par le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, https://www.youtube.com/watch?v=wLSqsG2k7ZE ), qui a pourtant jusqu’ici été plutôt frileuse quant à l’observation critique de la gestion de cette crise. Les impacts néfastes sur les jeunes sont d’autant plus lourds à porter que l’on sait pertinemment que ces classes d’âge ne sont absolument pas affectées par la COVID-19.

La question centrale que nous devons nous poser est pourtant simple : acceptons-nous ce nouveau paradigme qui implicitement vise à faire porter aux enfants, qui n’ont rien à craindre de cette maladie, le poids d’une profonde perturbation de leur développement social, psychologique et affectif, pour (peut-être) protéger leurs grands-parents d’une maladie qui les affecte au crépuscule de leur existence et pour lesquels la grande majorité est déjà vaccinée ?

 

1- Bilan de la mortalité COVID-19 par classe d’âge

La COVID-19, après plus de 18 mois de suivi, n’affecte toujours pas les classes d’âge inférieures à 30 ans (dont les étudiants). Ceci est illustré sur la Figure 1, histogramme construit à partir des données de santé Publique France au 5 décembre 2021.

De plus, l’étude des rares décès dans ces classes d’âge indique qu’ils sont majoritairement associés à de graves comorbidités [1]. Cependant, ces jeunes, dont les étudiants, ont également été soumis aux confinements, fermetures de leurs universités, restrictions de leurs vies sociales, obligation de port de masques, et autres. Tout ceci a entraîné un lourd impact social et psychologique sur ces populations [2][3].

Figure 1 : Pourcentages des décès « COVID-19 » (test SARS-CoV-2 positif). La répartition des décès est effectuée sur 10 classes d’âge successives, de 10 années chacune, sauf la dernière : 90 ans et plus. Jusqu’à 30 ans, on dénombre moins de 0,1 % des décès COVID-19 totaux, majoritairement associés à de graves comorbidités (cf texte). En d’autres termes, 99,9 % des décès COVID-19 n’affectent pas les moins de 30 ans

2- Observation comparative sur plus d’un an de l’effet du masque sur l’infectivité et la mortalité COVID-19

De nombreuses études ont été publiées dans la littérature. Certaines publiées en 2020 rapportaient un effet du masque sur la limitation des contaminations (dans la revue nature [4]), alors que d’autres, y compris en RCT (Randomized Controlled Trial), concluaient à l’inefficacité du port du masque pour limiter les contaminations [5][6].

Depuis, le recul nous permet de nous affranchir de ces publications aux résultats contradictoires. Il est désormais possible d’observer la réalité de terrain et de comparer l’impact du SARS-CoV-2 dans des pays similaires ayant eu des politiques différentes quant au port du masque. Les figures 2, 3, 4 et 5, construites à partir de données officielles publiques (OMS, Johns Hopkins University) et mises en forme par https://ianmsc.substack.com/p/why-does-no-one-ever-talk-about-sweden , sont sans appel: le port du masque ne modifie en rien la dynamique de l’épidémie :

Figure 2 :

Figure 3 :

Figure 4 :

Figure 5 :

Figures 2 à 5 : Comparaison entre plusieurs pays (Figure. 2 : Tous les états américains; Figure 3 : le Royaume-Uni et la Suède; Figure. 4 : l’Allemagne et la Suède ; Figure. 5 : Israël seul) de l’évolution de la dynamique des cas ou des décès COVID-19 par million d’habitants en fonction de l’obligation du port du masque ou non. Les traits verticaux oranges et noirs indiquent les changements d’obligations décrétées par les autorités sanitaires des pays indiqués. On observe qu’en aucun cas l’obligation du port du masque n’est corrélée avec une baisse des cas ou décès, indiquant son inutilité. Le cas des USA est très parlant : certains états ont imposé le port du masque, d’autres non. On constate que pour ces deux groupes, la dynamique des cas est pratiquement identique.

 

3- Risque de contamination des aînés par les jeunes

Il est établi que la contamination des personnes âgées par des jeunes est possible. Cependant, le poids des jeunes dans ce type de propagation par rapport à celui d’autres adultes reste très controversé [7]. Par précaution, on incite donc très fortement les jeunes à se faire vacciner afin de limiter le risque de contaminer leurs aînés, qui sont en effet plus de 1000 fois plus fragiles qu’eux face à la COVID-19.

Malheureusement, nous savons aujourd’hui que les vaccins ne sont pas stérilisants (infection toujours possible, et risque de contamination d’autrui équivalent à celui d’un non vacciné [8]). De plus, l’efficacité des vaccins actuels n’est que transitoire, et décroît dès le premier mois post-injection [9].

Par contre, il est aujourd’hui démontré que l’immunité acquise suite à une infection par le SARS-CoV-2 est bien plus stable et efficace dans le temps que celle obtenue par le vaccin [10][11]. Étant donné la résistance naturelle des jeunes face à ce virus [7], il serait donc bien plus efficace de les laisser acquérir cette immunité post-infection SARS-CoV-2. Infection, rappelons-le de nouveau, sans conséquence majeure chez les jeunes [7]. Ainsi, le risque de contaminer les classes d’âge plus fragiles disparaîtrait progressivement et de façon durable, plus sûrement qu’avec les vaccins actuels dont l’efficacité est trop limitée.

 

Conclusions

Le monde Universitaire représente l’essence même de la connaissance, de l’esprit critique et de la réflexion. Depuis le début de cette pandémie, qu’il est plus juste de nommer syndémie puisque 95 % des victimes de la COVID-19 sont porteurs de comorbidités [12][13], les systèmes sanitaires ont fait de multiples choix afin de tenter de limiter l’impact de cette crise. Après bientôt deux ans, nous sommes aujourd’hui en mesure d’évaluer l’efficacité de ces mesures. En ce qui concerne le fonctionnement de l’Université (ou de l’école, du collège et du lycée), le recul nous permet de constater que les classes d’âge de moins de 30 ans ont davantage été affectées par les mesures sanitaires qui leur ont été imposées que par le virus lui-même.

Il semble urgent de prendre conscience de la réalité de l’absence de risques vitaux pour les jeunes face au SARS-CoV-2. Il est inconcevable de sciemment les maintenir dans un climat d’anxiété qui, de fait, ne les concerne pas. Et pire encore, de les culpabiliser quant à leur responsabilité éventuelle dans la contamination de leurs aînés. Nous savons aujourd’hui que les données scientifiques objectives montrent qu’il n’y a plus aucune raison de ne pas leur permettre de vivre normalement, d’étudier normalement, de s’épanouir en confiance comme tout jeune est censé le faire pour devenir un adulte équilibré.

Certains répondront avec raison que l’enseignement n’est possible qu’avec des enseignants et du personnel administratif, qui eux, ne sont pas dans les classes d’âges protégées de la COVID-19. En effet. Mais il a été démontré que les personnels enseignants exposés à des élèves/étudiants (non masqués) ne sont pas plus sensibles à la maladie que le reste de la population générale non enseignante [14]. Quand diffuserons-nous enfin ces réalités scientifiques ?

L’ensemble de ces données nous place face à nos responsabilités d’adultes, d’enseignants ou de citoyens: allons-nous continuer à maltraiter notre jeunesse ? Allons-nous prendre le risque d’en laisser une bonne partie psychologiquement et durablement fragilisée? Notre responsabilité est de tirer les leçons de ces bientôt deux années. Rendons à la jeunesse le goût de la découverte de la vie. Libérons-la des obligations sanitaires sans effets sur elle, autres que délétères. La volonté de protéger les populations à risques et âgées, désormais bien caractérisées, ne peut éthiquement pas reposer sur la culpabilisation, voire la maltraitance des jeunes.

Références

[1] C. Smith et al., “Deaths in children and young people in England after SARS-CoV-2 infection during the first pandemic year,” Nat Med, Nov. 2021, doi: 10.1038/s41591-021-01578-1.

[2] S. Singh, D. Roy, K. Sinha, S. Parveen, G. Sharma, and G. Joshi, “Impact of COVID-19 and lockdown on mental health of children and adolescents: A narrative review with recommendations,” Psychiatry Res, vol. 293, p. 113429, Nov. 2020, doi: 10.1016/j.psychres.2020.113429.

[3] R. Clair, M. Gordon, M. Kroon, and C. Reilly, “The effects of social isolation on well-being and life satisfaction during pandemic,” Humanit Soc Sci Commun, vol. 8, no. 1, p. 28, Dec. 2021, doi: 10.1057/s41599-021-00710-3.

[4] L. Peeples, “Face masks: what the data say,” Nature, vol. 586, no. 7828, pp. 186–189, Oct. 2020, doi: 10.1038/d41586-020-02801-8.

[5] H. Bundgaard et al., “Effectiveness of Adding a Mask Recommendation to Other Public Health Measures to Prevent SARS-CoV-2 Infection in Danish Mask Wearers: A Randomized Controlled Trial,” Ann Intern Med, pp. M20-6817, Nov. 2020, doi: 10.7326/M20-6817.

[6] M. Klompas, C. A. Morris, J. Sinclair, M. Pearson, and E. S. Shenoy, “Universal Masking in Hospitals in the Covid-19 Era,” N Engl J Med, vol. 382, no. 21, p. e63, May 2020, doi: 10.1056/NEJMp2006372.

[7] K. A. M. Gaythorpe et al., “Children’s role in the COVID-19 pandemic: a systematic review of early surveillance data on susceptibility, severity, and transmissibility,” Sci Rep, vol. 11, no. 1, p. 13903, Dec. 2021, doi: 10.1038/s41598-021-92500-9.

[8] G. Kampf, “The epidemiological relevance of the COVID-19-vaccinated population is increasing,” The Lancet Regional Health – Europe, vol. 11, p. 100272, Dec. 2021, doi: 10.1016/j.lanepe.2021.100272.

[9] A. Israel et al., “Elapsed time since BNT162b2 vaccine and risk of SARS-CoV-2 infection: test negative design study,” BMJ, p. e067873, Nov. 2021, doi: 10.1136/bmj-2021-067873.

[10] S. Gazit et al., “Comparing SARS-CoV-2 natural immunity to vaccine-induced immunity: reinfections versus breakthrough infections,” Infectious Diseases (except HIV/AIDS), preprint, Aug. 2021. doi: 10.1101/2021.08.24.21262415.

[11] N. Kojima and J. D. Klausner, “Protective immunity after recovery from SARS-CoV-2 infection,” The Lancet Infectious Diseases, p. S1473309921006769, Nov. 2021, doi: 10.1016/S1473-3099(21)00676-9.

[12] R. Horton, “Offline: COVID-19 is not a pandemic,” The Lancet, vol. 396, no. 10255, p. 874, Sep. 2020, doi: 10.1016/S0140-6736(20)32000-6.

[13] L. Kompaniyets et al., “Underlying Medical Conditions and Severe Illness Among 540,667 Adults Hospitalized With COVID-19, March 2020–March 2021,” Prev. Chronic Dis., vol. 18, p. 210123, Jul. 2021, doi: 10.5888/pcd18.210123.

[14] J. F. Ludvigsson, L. Engerström, C. Nordenhäll, and E. Larsson, “Open Schools, Covid-19, and Child and Teacher Morbidity in Sweden,” N Engl J Med, vol. 384, no. 7, pp. 669–671, Feb. 2021, doi: 10.1056/NEJMc2026670.

Selon la chambre des Lords, les preuves sont insuffisantes pour rendre la vaccination obligatoire chez les soignants.

La chambre des Lords est la chambre haute du parlement britannique dont le rôle s’apparente à celui du Sénat français.

Un article, paru dans le British Medical Journal, rapporte les échanges entre l’équivalent du Ministère de la Santé et la Chambre des Lords.

Les points importants de ce débat politique britannique sont les suivants :

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  • Les plans du gouvernement n’ont pas fait l’objet d’une réflexion approfondie selon la chambre
  • 126 000 soignants quitteraient leur emploi si la vaccination devenait obligatoire, selon la chambre
  • Le gouvernement ne propose pas de plan d’impact de cette perte de soignants
  • Cette obligation vaccinale des soignants engendrerait un surcoût de 270 millions de livres sterling

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Le DHSC, équivalent britannique du ministère de la santé, n’a fourni aucune explication cohérente pour expliquer et justifier la politique qu’il entend mener selon la Chambre des Lords

Traduction de l’article

https://www.bmj.com/content/bmj/375/bmj.n2957.full.pdf

Un comité de la Chambre des Lords a soulevé plusieurs préoccupations concernant la proposition de loi visant à rendre obligatoire la vaccination contre le SARS-CoV-2 pour l’ensemble du personnel soignant en Angleterre, particulièrement de savoir si le bénéfice de la vaccination des 8 % des soignants non vaccinés était proportionnée et comment le système de soin ferait face à la perte des 5,4 % qui ne veulent pas être vaccinés.

Le Secondary Legislation Scrutiny Committee a déclaré que les plans du gouvernement n’avaient pas fait l’objet d’une réflexion approfondie, empêchant la chambre des Lords d’examiner la proposition de loi.

Le 9 novembre, le ministre anglais de la santé et de l’aide sociale, Sajid Javid, a annoncé que tous les membres du personnel travaillant dans des établissements de santé et d’aide sociale réglementés par le gouvernement britannique seraient tenus de se faire vacciner d’ici le 1er avril. « Nous devons éviter les dommages évitables et protéger les patients du système de soins, nos collègues du système de soins et le système de soins lui-même.

Mais dans un rapport publié le 30 novembre, la commission a déclaré que l’avantage d’augmenter la couverture vaccinale du personnel « peut être marginal » et que le gouvernement n’a pas publié de plans d’urgence sur la façon dont il ferait face à la perte de personnel qui ne veut pas du vaccin.

Le rapport indique que sur les 208 000 membres du personnel du Système de Santé National qui ne sont pas actuellement vaccinés, 54 000 (26 %) se feraient vacciner en vertu de la loi et 126 000 (61%) quitteraient leur emploi.

« Étant donné que l’on s’attend à ce que la législation entraîne des coûts supplémentaires de recrutement et de formation de 270 millions de livres sterling et des perturbations majeures de l’offre de soins à la fin de la période de grâce, des preuves très solides devraient être fournies pour soutenir ce choix politique.

Le DHSC [Department for Health and Social Care] (NDLR : équivalent du ministère de la Santé) n’a pas fourni de telles preuves », a-t-elle déclaré.

La commission a également critiqué le ministère pour ne pas avoir inclus dans la législation des détails pratiques sur comment des expressions telles que « face à face » ou « autrement engagé » seraient appliquées, renvoyant à la place à des directives qui seront produites à l’avenir.

Le président de la commission, Robin Hodgson, a déclaré : « Nous sommes tout à fait favorables à des niveaux élevés de vaccination, mais le DHSC est responsable de ses décisions devant le Parlement et doit nous donner une idée claire sur les effets de ces réglementations, sur de l’effet de l’inaction et de toute autre solution envisagée, afin que le Parlement comprenne pleinement toutes les conséquences de ce que le DHSC lui demande d’accepter.

Ceci est particulièrement important lorsque le Système National de Santé est déjà soumis à une telle pression.

« Le DHSC n’a fourni aucune déclaration cohérente pour expliquer et justifier la politique qu’il entend mener, et cela nuit à la capacité de la Chambre à entreprendre un examen efficace de la législation proposée. »

Références

Référence : https://www.bmj.com/content/bmj/375/bmj.n2957.full.pdf BMJ 2021;375:n2957 http://dx.doi.org/10.1136/bmj.n2957

Écouter cet article en audio (mp3)

 

[cadre_a_retenir]

  • Merck a annoncé, début octobre 2021, que son nouveau traitement diminuait de 50 % les hospitalisations ou décès dus à la COVID-19.
  • Le 26 novembre 2021, Merck communiquait les résultats finaux de ses tests, annonçant cette fois une diminution de 30 % des hospitalisations ou décès.
  • L’analyse des données communiquées indiquent que sur la seconde partie de l’essai, l’effet du Molnupiravir est en fait inférieur au placebo, le risque de décès augmentant de 25 %.

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Analyse des données de Merck

Le travail présenté ici reprend les analyses de Leo Goldstein [1], qui a étudié les données communiquées par voie de presse par Merck sur les résultats de son essai clinique sur le Molnupiravir, premier traitement précoce développé contre la COVID-19.

Merck a annoncé, dans un premier temps (le premier octobre 2021) [2], une diminution du risque d’hospitalisation ou de décès de 48 % suite au traitement de patients en début d’infection COVID-19 lors de leur essai clinique de phase III « MOVe-OUT » sur le Molnupiravir. Ce résultat, bien qu’intérmédiaire, est validé par la FDA (Food and Drug Administration) américaine, organisme fédéral qui autorise (ou non) la commercialisation des médicaments. ~50 % de diminution des risques n’est certes pas parfait, mais reste cependant encourageant.

Dans un second temps (le 26 novembre 2021) [3], Merck complète les données de son essai clinique en y incluant les résultats obtenus après les données de la première communication. La période ajoutée correspond à l’arrivée du variant Delta, absente précédemment. Ainsi, en compilant l’ensemble des données, la diminution du risque d’hospitalisation ou de décès a diminué à 30 %, ce qui limite d’autant l’espoir créé par ce traitement précoce, déjà terni par le risque d’effets indésirables probables, comme présenté par ailleurs [4]. Cette baisse est pour le moins surprenante, et sa cause n’est pas expliquée. Leo Goldstein [1] a épluché les chiffres communiqués, ce qui lui a permis de reconstruire les résultats de la seconde phase de l’essai. Ces données sont reprises ci-dessous :

On voit en rouge l’issue de la seconde partie de l’essai. Ces chiffres correspondent à la différence entre les chiffres Essai 1+2 et Essai 1. On calcule ainsi aisément que, lors de la phase d’essai #2, 6,17 %, des patients traités Molnupiravir ont connu une hospitalisation ou un décès, contre 4,66 % pour le groupe patients non traités (placebo). Ceci représente une AUGMENTATION du risque d’hospitalisation ou de décès de 25 % pour les patients traités avec le Molnupiravir, par rapport aux patients non traités (placebo).

Conclusion

Nous avons ici la démonstration, à partir des données fournies par la société Merck elle-même, que ce traitement précoce déjà recommandé par l’Agence Européenne du Médicament en dépit de l’absence d’autorisation de mise sur le marché par l’Europe [5], et précommandé par de nombreux pays est, dans le meilleur des cas, peu efficace, et dans le pire des cas, toxique ! Ceci est une douloureuse réminiscence de la saga des 500 000 doses de Remdésivir commandées par l’Europe juste avant que l’OMS, le 20 novembre 2020, en déconseille son utilisation au vu de son absence d’efficacité et des risques d’effets indésirables [6]. Ainsi, après Gilead, Merck nous démontre l’incroyable puissance de persuasion que peuvent avoir ces géants de l’industrie pharmaceutique sur la gestion de la santé publique au niveau planétaire. On aimerait pouvoir espérer que ce type de « lobbying sanitaire » ne se reproduira plus. Ce qui est sûr, c’est que la marge de progrès dans ce sens est grande…

 

Références

[1] https://defyccc.com/wp-content/uploads/Molnupiravir-Inferior-to-Placebo.pdf
[2] https://www.merck.com/news/merck-and-ridgebacks-investigational-oral-antiviral-molnupiravir-reduced-the-risk-of-hospitalization-or-death-by-approximately-50-percent-compared-to-placebo-for-patients-with-mild-or-moderat
[3] https://www.businesswire.com/news/home/20211126005279/en/Merck-and-Ridgeback-Biotherapeutics-Provide-Update-on-Results-from-MOVe-OUT-Study-of-Molnupiravir-an-Investigational-Oral-Antiviral-Medicine-in-At-Risk-Adults-With-Mild-to-Moderate-COVID-19
[4] http://4j3iuarrdt.preview.infomaniak.website/science/pfizer-et-merck-quen-est-il-de-leurs-nouveaux-traitements-precoces/
[5] https://www.ema.europa.eu/en/news/ema-issues-advice-use-lagevrio-molnupiravir-treatment-covid-19
[6] https://www.who.int/fr/news-room/feature-stories/detail/who-recommends-against-the-use-of-remdesivir-in-covid-19-patients

Écouter cet article en audio (mp3)

 

Selon le LANCET, stigmatiser les non-vaccinés n’est pas justifié.

 

Dans de nombreux pays, la presse et certains responsables politiques parlent de « pandémie de non-vaccinés » et tentent de stigmatiser et de discriminer les personnes non vaccinées par diverses mesures telles que le passe sanitaire.

Un article du Lancet, rédigé par le Professeur Gunter Kampf de la faculté de médecine de Greifswald en Allemagne, dément, chiffres à l’appui, cette affirmation selon laquelle on assisterait à une pandémie de non vaccinés.https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2821%2902243-1

Les points clés de cet article sont :

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  • Les vaccinés ont un poids dans la transmission du virus non négligeable et qui ne cesse d’augmenter.
  • Les charges virales sont identiques chez les vaccinés et les non – vaccinés.
  • En Allemagne, 54 % des cas de covid-19 frappent des personnes vaccinées.
  • Les vaccinés peuvent développer des formes graves de la covid-19 et en mourir.
  • Les vaccinés peuvent transmettre la covid19 même à des individus vaccinés.

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Traduction littérale de l’article :

Aux Etats-Unis et en Allemagne, des responsables officiels de haut niveau ont utilisé le terme de pandémie des non-vaccinés, suggérant que les personnes qui ont été vaccinées ne sont pas concernées par l’épidémie du COVID-19. L’utilisation de cette expression par les politiques a pu encourager des scientifiques à affirmer que « les non-vaccinés menacent les vaccinés pour le COVID-19 » [1]. Mais cette vision est beaucoup trop simple. Il existe de plus en plus de preuves que les individus vaccinés continuent à avoir un rôle important dans la transmission des virus de la covid 19.

Dans le Massachusetts, aux Etats-Unis, un total de 469 nouveaux cas de COVID-19 ont été détectés au cours de divers événements en juillet 2021, et 346 (74%) de ces cas étaient des personnes partiellement ou totalement vaccinées, dont 274 (79 %) étaient symptomatiques. Les seuils de cycle étaient aussi faibles entre les personnes entièrement vaccinées (médiane 22,8) et les personnes qui étaient non vaccinées, non entièrement vaccinées ou dont le statut vaccinal était inconnu (médiane 21,5), ce qui indique une charge virale élevée même chez les personnes entièrement vaccinées [2]. Aux États-Unis, un total de 10 262 cas de COVID-19 ont été signalés chez des personnes vaccinées jusqu’au 30 avril 2021, parmi lesquels 2725 (26,6%) étaient asymptomatiques, 995 (9,7%) ont été hospitalisés, et 160 (1,6%) sont décédés [3].

En Allemagne, 55,4% des cas symptomatiques de COVID-19, chez des patients âgés de 60 ans ou plus, étaient des personnes entièrement vaccinées [4] et cette proportion augmente chaque semaine.

A Münster, en Allemagne, les nouveaux cas de COVID-19 sont apparus chez au moins 85 (22 %) des 380 personnes qui étaient entièrement vaccinées ou qui avaient guéries du COVID-19 et qui fréquentaient une boîte de nuit [5].

Les personnes vaccinées ont un risque plus faible de forme grave, mais elles représentent toujours une part importante dans le développement de la pandémie. Il est donc erroné et dangereux de parler d’une pandémie de personnes non vaccinées.

Historiquement, les États-Unis et l’Allemagne ont tous deux engendré dans l’histoire récente des expériences négatives, en stigmatisant une partie de la population pour leur couleur de peau ou leur religion.

J’en appelle aux responsables politiques et aux scientifiques à mettre fin à la stigmatisation inappropriée des personnes non vaccinées, qui incluent nos patients, nos collègues et autres concitoyens, et à faire des efforts supplémentaires pour ne pas diviser la société.

 

Références

[1] Goldman E. How the unvaccinated threaten the vaccinated for COVID-19: a Darwinian perspective. Proc Natl Acad Sci USA 2021; 118: e2114279118. https://www.pnas.org/content/118/39/e2114279118

[2] Brown CM, Vostok J, Johnson H, et al. Outbreak of SARS-CoV-2 infections, including COVID-19 vaccine breakthrough infections, associated with large public gatherings—Barnstable County, Massachusetts, July 2021. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2021; 70: 1059–62 https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7031e2.htm

[3] US Centers for Disease Control and Prevention COVID-19 Vaccine Breakthrough Case Investigations Team. COVID-19 vaccine breakthrough infections reported to CDC—United States, January 1–April 30, 2021. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2021; 70: 792–93. https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7021e3.htm

[4] Robert Koch Institut. Wöchentlicher Lagebericht des RKI zur Coronavirus-rankheit-2019 (COVID-19)—14·10·2021—aktualisierter Stand für Deutschland. Oct 14, 2021. https://www.rki.de/DE/Content/InfAZ/N/Neuartiges_Coronavirus/Situationsberichte/Wochenbericht/Wochenbericht_2021-10-14.pdf?__blob=publicationFile (accessed Oct 18, 2021). https://www.rki.de/DE/Content/InfAZ/N/Neuartiges_Coronavirus/Situationsberichte/Wochenbericht/Wochenbericht_2021-10-14.pdf?__blob=publicationFile

[5] Von Dolle F. Münster: https://www1.wdr.de/nachrichten/westfalen-lippe/corona-infektionen-clubbesuch-muenster-100.html (accessed Sept 23, 2021).

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La part épidémiologique de la population vaccinée dans la transmission de la COVID-19 s’accroit

Reinfocovid vous propose la lecture de cet article publié dans la prestigieuse revue scientifique « The Lancet Regional Health – Europe » sous la forme d’une lettre.

https://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(21)00258-1/fulltext?s=08#%20

 

Les points importants de cet article notés par l’équipe de Reinfocovid sont :

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  • La part des personnes vaccinées dans la transmission de la covid -19 est en augmentation constante
  • Les personnes vaccinées transmettent la maladie autant que les non-vaccinés à leurs contacts familiaux
  • La charge virale maximale est identique entre les vaccinés et les non vaccinés
  • Au royaume Uni, la probabilité d’avoir le covid était plus élevée chez les vaccinés que chez les non-vaccinés pour toutes les personnes de plus de 30 ans.
  • Dans un cluster israélien causé par un vacciné, 14 personnes vaccinées ont eu des formes graves et sont décédées pour certaines alors que les deux seules personnes non vaccinées ont eu des formes légères.

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Il semble que ce soit faire preuve d’une grave négligence que d’ignorer la population vaccinée en tant que source possible et pertinente de transmission lorsqu’on décide de mesures de contrôle de santé publique.

 

Traduction littérale de la lettre :

https://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(21)00258-1/fulltext?s=08#%20

On s’attendait à ce que des taux élevés de vaccination contre le COVID-19 réduisent la transmission du SARS-CoV-2 dans les populations en diminuant le nombre de sources possibles de transmission et, par conséquent, à ce qu’ils réduisent la charge de la maladie du COVID-19.

Cependant, les données récentes indiquent que les individus vaccinés contre le COVID-19 comptent dans la transmission de la maladie.

Au Royaume-Uni, il a été décrit que le taux d’attaque secondaire parmi les contacts familiaux exposés à des individus entièrement vaccinés était similaire à celui des contacts familiaux exposés à des individus non vaccinés (25 % pour les vaccinés contre 23 % pour les non vaccinés). 12 des 31 infections chez les contacts familiaux entièrement vaccinés (39 %) provenaient d’individus entièrement vaccinés et épidémiologiquement liés. La charge virale maximale ne différait pas selon le statut vaccinal ou le type de variant [1].

En Allemagne, le taux de cas symptomatiques de COVID-19 chez les personnes entièrement vaccinées ( » breakthrough infections « ) est rapporté chaque semaine depuis le 21 Juillet 2021 et était alors de 16,9% chez les patients de 60 ans et plus [2]. Cette proportion augmente de semaine en semaine et était de 58,9% le 27 Octobre 2021 (Figure 1), ce qui prouve clairement l’importance croissante des personnes entièrement vaccinées comme source possible de transmission. Une situation similaire a été décrite pour le Royaume-Uni. Entre les semaines 39 et 42, un total de 100160 cas de COVID-19 ont été signalés parmi les citoyens âgés de 60 ans ou plus. Et 89 821 sont survenus parmi les personnes entièrement vaccinées (89,7%), 3 395 parmi les personnes non vaccinées (3,4%) [3]. Une semaine auparavant, le taux de cas de COVID-19 pour 100.000 était plus élevé dans le sous-groupe des vaccinés que dans le sous-groupe des non-vaccinés dans tous les groupes d’âge de 30 ans ou plus.

En Israël, une épidémie nosocomiale a été signalée, impliquant 16 travailleurs de la santé, 23 patients exposés et deux membres de la famille. La source était un patient entièrement vacciné contre le COVID-19. Le taux de vaccination était de 96,2 % parmi toutes les personnes exposées (151 travailleurs de la santé et 97 patients). Quatorze patients entièrement vaccinés sont devenus gravement malades ou sont décédés, les deux patients non vaccinés ont développé une maladie légère [4].

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) identifient quatre des cinq comtés ayant le pourcentage le plus élevé de population entièrement vaccinée (99,9-84,3 %) comme des comtés à transmission « élevée » [5]. De nombreux décideurs partent du principe que les personnes vaccinées peuvent être exclues en tant que source de transmission. Il semble que ce soit faire preuve d’une grave négligence que d’ignorer la population vaccinée en tant que source possible et pertinente de transmission lorsqu’on décide de mesures de contrôle de santé publique.

Figure 1 : Taux de vaccination et proportions de personnes entièrement vaccinées parmi les cas symptomatiques de COVID-19 (≥ 60 ans) en Allemagne entre le 21 juillet et le 27 Octobre 2021 sur la base des rapports hebdomadaires de l’Institut Robert Koch [2].

 

Références

[1] Singanayagam A, Hakki S, Dunning J, et al.,Community transmission and viral load kinetics of the SARS-CoV-2 delta (B.1.617.2) variant in vaccinated and unvaccinated individuals in the UK: a prospective, longitudinal, cohort study. Lancet Infect Dis. 2021; https://doi.org/10.1016/S1473-3099(21)00648-4

[2] Robert Koch-Institut. Wöchentlicher Lagebericht des RKI zur Coronavirus-Krankheit-2019 (COVID-19). AKTUALISIERTER STAND FÜR DEUTSCHLAND 22. Juli 2021. https://www.rki.de/DE/Content/InfAZ/N/Neuartiges_Coronavirus/Situationsberichte/Wochenbericht/Wochenbericht_2021-07-22.pdf?__blob=publicationFile

[3] UK Health Security Agency. COVID-19 vaccine surveillance report. Week 4328. Oktober 2021. https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1029606/Vaccine-surveillance-report-week-43.pdf

[4] Shitrit P, Zuckerman NS , Mor O, Gottesman BS, Chowers M. Nosocomial outbreak caused by the SARS-CoV-2 Delta variant in a highly vaccinated population, Israel, July 2021. Euro Surveill. 2021; 262100822 https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.39.2100822

[5] Subramanian SV, Kumar A., Increases in COVID-19 are unrelated to levels of vaccination across 68 countries and 2947 counties in the United States. Eur J Epidemiol. 2021; https://doi.org/10.1007/s10654-021-00808-7

Écouter cet article en audio (mp3)

 

Bilan du rapport de l’ATIH

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A Retenir

  • La COVID-19 n’a jamais dépassé les 4% de l’activité normale de l’hôpital.
  • L’activité de l’hôpital n’a jamais été aussi faible qu’en 2020 ! (-10% soit 2 millions de séjours en moins)
  • Seul l’abandon massif des pouvoirs publics peut expliquer le marasme de l’hôpital.

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L’ATIH (Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation) a rendu, le 28 octobre 2021, son rapport sur la prise en charge hospitalière de la Covid-19 en 2020 [1]. Ce rapport confirme indiscutablement l’extraordinaire exagération des hospitalisations en rapport avec la COVID-19 [2].

En effet, dès la page 2 de ce rapport on peut lire : Les patients COVID représentent 2% de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus [1]. La figure 1 montre que les patients COVID ont représenté 2% de l’activité hospitalière en MCO (médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie), 5% en soin critique et 11% en réanimation.

Figure 1 : Poids des patients COVID dans l’activité hospitalière MCO : médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie), soins critique et réanimation)[1]

Seuls les décès et les durées de séjour ont augmenté, compte tenu de la part croissante de COVID-19 dans l’activité globale et de la moyenne d’âge nettement plus élevée des patients touchés par l’épidémie. Ainsi, les durées de passages en réanimation ont été deux fois plus longues pour les patients COVID que pour les autres : 14,5 jours en moyenne [3]. Et pour comparaison, les prises en charge en service de réanimation pour grippe en 2019 ont duré en moyenne 11,0 jours par patient [1] .

Cette proportion est bien sûr moyennée sur l’année. Pour être tout à fait honnête, il faut alors regarder :

1- La répartition temporelle (activité mensuelle) où des pics ont pu être observés et

2- La répartition géographique (activité par région) où des pics ont pu être observés.

 

1- Répartition temporelle

En étudiant la part COVID sur l’activité hospitalière, à partir des données brutes de l’ATIH sur le site scansanté.fr [4,, 5], on constate que seulement deux pics d’activité liés à la COVID-19 ont dépassé les 2% (Figure 2) :

  • en avril 2020 avec 7.6%
  • en novembre 2020 avec 3.7%

Figure 2 : Part de l’activité COVID dans l’activité hospitalière de 2020. [2, 5]

Cependant, le rapport de l’ATIH MCO (Médecine, chirurgie obstétrique et odontologie) 2020 [3] montre que l’activité hospitalière de 2020 a été particulièrement réduite par rapport à celle de 2019 (Figure 3), du fait des nombreuses déprogrammations.

Figure 3 : Evolutions mensuelles de l’activité hospitalière 2019/2020 [3]

Ainsi, en avril 2020 l’activité hospitalière globale était environ 2 fois plus faible que celle de 2019 à la même époque, et en novembre, elle était également inférieure (90% de l’activité de 2019).

Donc le pic d’activité Covid-19 d’avril correspond au maximum à 3,7% de l’activité normale (et 3% en novembre).

 

2- Répartition géographique

Les données brutes de l’ATIH concernant l’activité hospitalière par région (disponibles sur le site scansanté.fr [4, 5]) montrent que la région la plus impactée en 2020 est l’Ile de France avec 2.2% d’activité Covid-19 (Tableau 1). Notons également qu’en parallèle, l’activité globale est aussi la plus faible (-14% pour une moyenne nationale à -11,7%).

Tableau 1 : Activité hospitalière annuelle pas région [2, 5]

 

En conclusion :

Ces chiffres sont indiscutables. Ils parlent d’eux-mêmes :

  • LA COVID-19 N’A JAMAIS DEPASSÉ LES 4% DE L’ACTIVITÉ NORMALE DE L’HÔPITAL.
  • L’ACTIVITE DE L’HÔPITAL N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI FAIBLE QU’EN 2020 ! (-10% soit 2 millions de séjours en moins).
  • SEUL L’ABANDON MASSIF DES POUVOIRS PUBLICS PEUT EXPLIQUER LE MARASME DE L’HÔPITAL.

 

Références

[1] https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_covid.pdf

[2] https://www.youtube.com/watch?v=Ghb3mykWyvA

[3] https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_mco.pdf

[4] https://www.scansante.fr/

[5] https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/l-activite-hospitaliere-en-2020-la-237405