Version longue du sujet évoqué à retrouver dans cet article en cliquant ici

 

Invité : Michel CUCCHI, docteur en sociologie, docteur en médecine et cadre de la fonction publique

Sujet : Pandémies: l’impasse biosécuritaire

Discutante : Hélène Strohl, Ancienne Inspectrice générale des affaires sociales (IGAS) pendant plus de vingt ans.

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Invitée : Hélène BANOUN
Sujet : Règlementation vaccins ARNm et produits de thérapie génique (USA, Europe et OMS)

Discutante : Senta Depuydt

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Invitée : Christine Mackoi
Sujet : Mortalité néonatale
Discutant : Pierre Chaillot, statisticien

Nous serons heureux de vous accueillir en direct à partir de 20h45 et de répondre à vos questions sur les sujets abordés.

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Auteur(s) : Equipe des Scientifiques Indépendants

Temps de lecture : 10 minutes

À Retenir

  • Les vaccins anti-COVID ne montrent pas d’effets positifs sur les contaminations.
  • Les chiffres fournis par l’étude montrent une augmentation des cas chez les vaccinés.
  • Même dans un environnement clos comme une prison, les contaminations ne sont pas plus fréquentes que dans la vie extérieure.

Introduction

Une dirigeante de Pfizer a confirmé, au mois d’octobre 2022, avec le sourire, devant la Commission européenne que l’efficacité des vaccins sur la transmission n’avait jamais été testée. Ainsi les discours qui recommandent la vaccination pour protéger les autres ne sont pas basés sur des évaluations scientifiques mais sur des croyances.

Croyances qui ont permis de suspendre des soignants pour « soi-disant » protéger les patients.

Pour valider la vaccination comme efficace contre les transmissions, des études paraissent encore. Ainsi, le 2 janvier 2023 est paru dans « Nature Medicine », un nouvel article exposant une étude sur l’efficacité des vaccins anti-Covid à réduire les transmissions. [1]

Dans un contexte où la 5ème dose de vaccin, en moins de 2 ans, est recommandée, et où les responsables sanitaires et politiques français continuent de clamer que le vaccin réduit les contaminations en brandissant cette étude, il convient de l’examiner.

Conflits d’intérêts

Depuis 3 ans, les conflits d’intérêts en médecine sont apparus au grand jour et se sont visiblement accentués. Les chercheurs essayent, souvent avec beaucoup de difficultés, de trouver des résultats en phase avec les attentes politiques.

L’étude analysée ici [1] vient de l’université de Californie qui est, avec New-York, l’état américain le plus promoteur des vaccins et des autres restrictions sanitaires (masques, confinements…) vis-à-vis de la COVID.

Si on ne peut affirmer que l’étude est orientée, il est, a minima, raisonnable de soulever cette question.

Ce qui est plus indiscutable, ce sont les conflits d’intérêts des auteurs et surtout de Joseph A. Lewnard. Il est financé par Pfizer, il fait partie de nombreuses études sur les vaccins [2] ou les traitements de Pfizer comme le Paxlovid. [3]

Les problèmes de cohérence des auteurs

Population à risque

Pour une raison difficilement compréhensible, les auteurs répètent plusieurs fois que les détenus et personnels de prison sont très vulnérables et à haut risque.

Pourtant les détenus sont des populations jeunes en moyenne (moyenne vers 40 ans selon les chiffres de l’étude (table 1 des suppléments) avec très peu de détenus de plus de 65 ans. Pareil pour les personnels de la prison.

Il faut noter que l’étude ne fournit pas les informations concernant la masse corporelle ou les comorbidités.

Contamination dans les prisons et en dehors

Les auteurs proposent de libérer les détenus pour éviter qu’ils ne se contaminent avec le COVID à cause de la promiscuité.

Chacun appréciera cette recommandation.

Pourtant les auteurs soulignent qu’il y a globalement moins de contaminations dans les prisons (30%) qu’ils ont suivies que par rapport aux foyers individuels (29-53%).

Le discours des auteurs ne semble donc pas cohérent puisque selon leurs chiffres, les détenus ont moins de risque que le reste de la population.

Omicron serait moins contagieux

Les chiffres du nombre de cas présentés par les auteurs soulèvent un autre problème de cohérence car l’épidémie induite par le variant Omicron, devenu majoritaire aux USA en décembre 2021, a fait bien plus de cas que les variants précédents, et cela sur toute la planète.

Aux Etats-Unis, comme en Californie (lieu de l’étude), le nombre de cas a été multiplié par environ 2,5 fois, voire plus.

Alors que pour l’étude en question, il y a moins de cas avec Omicron qu’avec les variants précédents. C’est aussi en contra diction avec le reste de la planète.

Les prisons californiennes semblent donc être un endroit unique sur la planète. Il est pourtant évident que ce type d’incohérence influence les résultats de l’étude.

Nous avons contacté les auteurs à ce sujet mais ils ne nous ont apporté aucune réponse à ce jour.

Des prisons bien différentes

Les chiffres proposés montrent que 2 prisons représentent à elles seules presque 30% des cas. Alors que 8 prisons ne présentent aucun cas.

Cette répartition très déséquilibrée pose aussi questions.

Significativité et précision

La significativité permet d’assurer (avec la certitude choisie) que 2 résultats sont différents, que le hasard ne peut être responsable de la différence observée.

Les auteurs ne discutent jamais de significativité statistique.

Alors que leurs résultats ne présentent clairement pas des différences significatives.

Par exemple, pour la Figure 4 de l’article, l’incertitude ne montre aucune réduction significative du risque infectieux après avoir reçu des injections vaccinales par rapport à une infection naturelle.

Ce graphique indique simplement qu’une vaccination n’apporte pas une protection plus importante. D’ailleurs les auteurs le disent dans leur discussion « La vaccination et l’infection antérieure étaient chacune associées à des réductions similaires de l’infectiosité pendant l’infection par le SARS-CoV-2 »

En résumé, ce graphique ne permet pas de dire que la vaccination apporte un avantage par rapport aux gens déjà infectés.

Prenons le tableau 3 des suppléments de l’étude et particulièrement la réduction pour les gens ayant reçu 2 doses. La réduction est de 2,7% mais avec un intervalle qui va de -15,5 à 24,9%.

Il faut comprendre que ce résultat n’a aucune significativité.

C’est comme vous prédire que demain votre taille sera entre 0 et 200 cm, la belle affaire !

Quasiment l’ensemble des résultats de l’étude ne montre pas une significativité suffisante pour en tirer des conclusions.

Baisse d’efficacité vaccinale avec le temps.

Il est admis que la protection diminue rapidement avec le temps. Même les pouvoirs publics l’ont admis puisqu’ils disent et recommandent, pour pallier ce constat, de réaliser un rappel tous les 3 mois.

Pourtant les chiffres de l’étude, sur plus d’un an, ne montrent pas cette diminution

Ces résultats, en contradiction avec ce qui est observé partout ailleurs posent aussi questions.

Les chiffres de l’étude qui ne sont pas discutés par les auteurs

L’étude contient plusieurs chiffres qui ne sont ni exploités ni discutés par les auteurs. Il est difficile de croire que les auteurs n’ont pas fait l’exploitation exhaustive de leurs résultats. Mais il est possible qu’ils aient choisi de ne pas les présenter car ils n’iraient pas vers l’objectif qui pourrait être de renforcer la politique vaccinale.

Nous les avons contactés à ce sujet mais ils ne nous ont apporté aucune réponse à ce jour.

Le premier élément intéressant concerne les chiffres présentés dans l’étude sur les cas « index » (initiaux).

Selon la figure 2, il y a eu 273 cas index chez les non vaccinés et 953 chez les vaccinés soit 22,3% et 77,7 % respectivement.

Le graphique de la figure 1d montre la couverture vaccinale de la population étudiée. Cela permet de déterminer que, en moyenne sur la période considérée, il y a 70% des personnes qui sont vaccinées au moins 2 fois sur la période.

Il est alors possible de calculer l’efficacité vaccinale sur la contamination.

(nombre de Vaccinés Malades * (1-p))/(nombre de Non Vaccinés Malade * p) où p est le pourcentage de vaccinés et donc 1-p celui de non vaccinés

Le calcul donne le résultat de

-49%

C’est une efficacité négative.

C’est-à-dire que le vaccin ne protège pas (il aurait fallu un résultat positif) mais qu’en plus il aggrave la situation : vous avez plus de chance d’être infecté si vous êtes vaccinés.

Il est compréhensible que les auteurs de l’étude ne discutent pas ces chiffres. Mais, les connaissant, il est difficile de valider, comme les auteurs, que les vaccins COVID sont très utiles sur la réduction des transmissions.

Le deuxième élément intéressant concerne les chiffres présentés sur les cas graves et la létalité.

Sur les 5 mois de suivi des 111 687 personnes il est possible de calculer :

  • la mortalité COVID : 0%

  • la létalité COVID : 0%

  • la prévalence de cas graves = 0,14%

Ces résultats sont cohérents avec les chiffres disponibles au niveau mondial et montrent, rappellent, que le variant Omicron est moins grave que la grippe.

La question se pose de savoir s’il est utile de vacciner avec autant de publicité et de ferveur compte tenu de ces chiffres.

Réduction de contamination

Les résultats montrent clairement, sans même discuter l’absence de significativité, qu’une infection est aussi protectrice qu’une vaccination.

Et l’étude nous confirme que vacciner des gens déjà immunisés naturellement n’apporte rien de significatif.

Cette étude montre surtout que la vaccination des soignants n’apporterait, scientifiquement, rien de significatif.

Faire la comparaison des gens non vaccinés sans infection avec les autres semble peu pertinent car en 2023, il est difficile de trouver des soignants qui auraient échappé à l’infection par le SARS-CoV2.

Il faut remarquer que de nombreuses études ont confirmé l’avantage de l’infection naturelle sur la vaccination vis à vis des réinfections. Les différences de mécanismes immunitaires entre les 2 légitiment ces observations.

Réduction de transmission

L’étude ne montre pas d’impact de la vaccination contre l’infection mais réussit tout de même à trouver un faible impact sur la transmission.

La diminution du risque de transmission est de

  • 22% (6–36%) avec une infection au COVID

  • 23% (3–39%) avec le vaccin

  • 40% (20–55%) avec une infection et le vaccin

Mais les auteurs n’expliquent pas comment ils calculent l’ensemble de ces valeurs.

Il est évident que c’est une complexe modélisation mathématique car l’un des auteurs en est spécialiste. En effet, plusieurs des études des auteurs sont des modélisations mathématiques (notamment au sujet de l’épidémie COVID).

De plus, les auteurs décrivent des paramètres de leur modélisation sans pour autant les expliciter et en donner les valeurs :

  • « Nous avons également ajusté l’infection antérieure dans les analyses pour tenir compte des préoccupations potentielles concernant la sensibilité différentielle liée à une infection antérieure chez les personnes vaccinées par rapport aux personnes non vaccinées ».

  • « Score de propension (à recevoir la vaccination) »

Comme dans toutes les modélisations, il y a des paramètres peu compréhensibles (puisque non expliqués par les auteurs) avec des valeurs dont les choix ne sont pas non plus discutés. Le problème vient du fait que le changement de ces valeurs modifie de façon importante les résultats.

En d’autres termes, les résultats de modélisations, surtout en biologie, doivent être pris avec la plus grande prudence et au regard des objectifs des auteurs.

Les valeurs avancées ici doivent être prises avec une grande prudence tant les problèmes soulevés à la lecture de l’article sont nombreux.

Conclusion

En conclusion ce type d’étude est utilisé pour maintenir un sentiment fort, et assuré, contre la réintégration.

Malheureusement, cette étude pose de nombreuses questions sur la fiabilité des chiffres avancés. Et malgré cela, l’étude est très loin d’apporter les chiffres suffisants pour confirmer que les vaccins diminuent les contaminations et ne contredit pas l’ensemble des chiffres qui montre depuis presque 2 ans que les vaccins ne diminuent pas les contaminations ou la transmission

Bien au contraire.

En résumé, la suspension des soignants n’est pas justifiée scientifiquement ou médicalement. C’est une décision politique qui nuit aux soignants (suspendus ou non) et aux patients.

C’est intolérable.

Références

[1] https://www.nature.com/articles/s41591-022-02138-x

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34001753/

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35737591/

Dr Philippe de Chazournes

Sujet : Rémunération sur Objectifs de Santé Publique: ROSP et… corruption systémique

Discutants: Dr Louis Fouché et Dr Olivier Soulier

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Invités :

Hélène Banoun, pharmacienne et ancienne Chargé de recherches INSERM, membre du CSI.

Patrick Provost, professeur au Département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval et spécialiste de l’ARN.

Sujet :

À quel moment surviennent les complications de santé liées à la vaccination anti-Covid ?

Auteur(s) : Equipe des Scientifiques Indépendants

Temps de lecture : 10 minutes

 

À Retenir

  • Aucun vaccin anti-Covid n’a permis jusqu’à maintenant d’empêcher l’infection par le SARS-CoV-2.
  • Chaque variant émergeant du SARS-CoV-2 échappe à notre surveillance immunitaire
  • Les derniers sous-variants Omicron sont hautement résistants in vitro à la neutralisation par les anticorps induits aussi bien par la vaccination avec les derniers boosters anti-Omicron que par une infection naturelle antérieure.

Introduction

-La circulation du SARS-CoV-2 n’est pas finie, notamment en raison de l’émergence de variants Omicron et de leurs sous-variants. Ainsi, si le sous-variant BA.5 est globalement dominant actuellement, d’autres sous-variants sont en émergence pour prendre le dessus dans ce que l’on pourrait qualifier de « soupe de variants ».

C’est ainsi que les scénarios alarmistes préviennent que de nouvelles vagues d’infections sont à venir avec BQ.1 et son descendant BQ.1.1 qui se sont largement répandus en Amérique de Nord et en Europe après avoir été détectés initialement au Nigéria au début juillet 2022. A la fin de l’automne ces variants représentaient plus de 60% des détection de SARS-CoV-2 en France. Mais en parallèle, les variants XBB et XBB.1 sont devenus prédominants dans l’Est asiatique après avoir été identifiés en Inde à la mi-août. On pense que BQ.1 et BQ1.1 ont évolué à partir de BA.5, tandis que XBB et XBB.1 proviennent de la recombinaison entre 2 sous lignages de BA.2.

D’ailleurs l’évolution de ces sous-lignages ne cessent pas, étant accompagnée d’une complexité galopante de mutations. Ainsi, la protéine Spike du variant dominant BQ.1 possède les mutations K444T et N460K en plus des mutations déjà présentes dans BA.5. Aussi, la Spike du variant prédominant XBB possède 14 mutations de plus que celles déjà dans BA.2. Finalement, on est à nouveau dans la situation subie lors de l’apparition du premier variant Omicron il y a un an, avec la même question qu’alors : est-ce que l’efficacité neutralisante de l’arsenal industriel à notre disposition (anticorps monoclonaux, préparations vaccinales) sera suffisante ?

C’est cette question à laquelle des investigateurs américains de la prestigieuse université Columbia ont tenté de répondre et pour laquelle ils ont publié un article dans la grande revue de référence en biologie moléculaire et cellulaire, Cell (en ligne depuis le 14 décembre 2022) [1].

Une neutralisation déficiente des anticorps induits par la vaccination

Pour savoir si les sous-variants d’Omicron BQ.1, BQ.1.1, XBB et XBB.1 présentaient une résistance aux anticorps produits par les populations vaccinées contre la Covid, 5 cohortes cliniques ont été examinées.

Tout d’abord 15 sérums provenaient de sujets (hommes et femmes) entre 26 et 68 ans, 14 à 90 jours après la troisième injection, en majorité de la préparation originale contre la souche Wuhan, BNT162b2 (Pfizer) ou dans 3 cas du mRNA-1273 (Moderna).

Ensuite, 19 sérums provenaient d’hommes ou de femmes entre 48 et 63 ans, 20 à 36 jours après la quatrième injection de la préparation vaccinale originale (quasi-exclusivement du Pfizer, 18 cas/19).

Le troisième groupe de 21 sérums provenaient d’hommes et de femmes (23 à 49 ans) ayant reçu 3 injections de la préparation originale puis une quatrième injection bivalente (Pfizer ou Moderna) incorporant à la fois la version Wuhan et la version BA.5 de l’ARNm codant pour la Spike. Ces sérums ont été prélevés 23 à 30 jours après la 4e injection.

Enfin, les deux derniers groupes étaient constitués de sérums de 14 et 20 sujets (entre 22 et 61 ans) ayant reçu 2, 3 ou 4 injections de la préparation originale puis ayant été infectés par les variants BA.2 ou BA.5 respectivement. Et encore une fois, les sérums ont été collectés entre 14 et 164 jours après déclaration d’infection (mais la plupart sont dans le mois qui suit).

Les chercheurs ont produit des pseudovirus correspondant aux variants avec la mutation D614G (dominant en Europe en janvier 2021, appelé aussi variant Alpha), BA.2, BA.5, BQ.1, BQ.1.1, XBB, et XBB.1. Et des cultures de cellules ont été infectées par ces pseudovirus en présence de dilutions des sérums des 5 cohortes mentionnées précédemment. La neutralisation des virus a été dosée de façon très sensible.

Comme attendu, toutes les souches postérieures au variant Alpha échappent mieux à leur neutralisation (sur la Figure ci-dessus, vous voyez une baisse très nette de l’ID50, pour tous les groupes, à droite de D614G et l’amplitude de la diminution est indiquée au-dessus des points de mesure). Mais de façon alarmante, la réduction de la neutralisation atteint des facteurs supérieurs à 70 fois avec les variants plus récents chez des sujets triplement injectés.

Par ailleurs, bien que quasiment tous les sérums présentent des anticorps contre les variants BA.2 et BA.5, une majorité de sérums, en condition de plus faible dilution, ne parviennent pas à neutraliser le virus. Cette tendance est observée dans les autres cohortes et c’est le variant XBB.1 qui échappe le plus à la neutralisation, suivi de XBB, BQ.1.1 et BQ.1.

On note également que le pouvoir de neutralisation est sensiblement meilleur avec les sérums de sujets infectés par BA.2 ou BA.5 qu’avec 4 injections ou 3 injections originales et le bivalent. Ce qui pourrait laisser penser que la rencontre du virus entier vivant est plus immunogène que la vaccination à ARNm telle que proposée actuellement.

Les résultats des tests de neutralisation ont permis aux auteurs de construire une carte antigénique pour décrire l’éloignement relatif entre les différents variants testés. Ils anticipent ainsi que le variant XBB.1, dans sa dérive antigénique, s’est déjà autant éloigné de BA.5 que celui-ci ne s’était éloigné d’Alpha. Ainsi XBB.1 serait environ 63 fois plus résistant à la neutralisation par les anticorps sériques que BA.2 et 49 fois plus résistant que BA.5.

Des anticorps monoclonaux sans réponse

Pour comprendre d’où vient la perte d’activité neutralisante des anticorps sériques contre les variants BQ.1, BQ.1.1, XBB et XBB.1, Wang et ses collaborateurs ont testé un panel de 23 anticorps monoclonaux qui ciblent différents motifs tridimensionnels (épitopes) de la protéine Spike.

Il est important de noter que tous ces anticorps monoclonaux ont à l’origine une activité appréciable contre le premier variant Omicron, et d’ailleurs 4 sont destinés à la clinique : tixagevimab, cilgavimab (les 2 formant Evusheld), bebtelovimab, et sotrovimab.

C’est ainsi que des anticorps autorisés en clinique sont tout simplement inactifs contre BQ.1 et BQ.1.1. Dans le détail, 19 des 23 anticorps monoclonaux testés ont perdu majoritairement ou complètement leur activité de neutralisation contre XBB et XBB.1. Et même parmi ceux qui restent, 3 ont déjà perdu une partie de leur activité contre BA.2 quand on la compare à celle contre le variant Alpha. Ainsi plusieurs mutations de la Spike sont pointées du doigt et des modélisations structurales permettent d’expliquer les pertes d’activité des anticorps monoclonaux.

Une cible de Spike toujours aussi bien atteinte par les nouveaux variants

L’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) est la porte d’entrée du virus SARS-CoV-2 dans les cellules et le degré d’affinité que présente Spike pour ce récepteur peut influencer la transmissibilité du virus.

Les chercheurs ont généré in vitro des protéines Spike, avec les mutations adéquates pour qu’elles correspondent à ce que produit chacun des 4 variants étudiés (BA.5, BQ.1, BQ.1.1, XBB et XBB.1). Ils ont ensuite mesuré la force de la liaison transitoire qui peut s’établir entre la version humaine d’ACE2 et les différentes formes de protéine Spike.

Il semble que BQ.1 et BQ.1.1 aiment ACE2 tout autant que BA.5. On note une légère baisse d’affinité de XBB et XBB.1 comparativement à BA.2. Mais finalement ce qui importe le plus, c’est qu’il semble exclu que l’émergence des nouveaux sous-variant d’Omicron soit due à une plus grande affinité pour ACE2.

Limitations de l’étude

D’une part, les résultats obtenus sont le fruit de manipulations in vitro, qui même si elles semblent en général prédictives de la situation observée in vivo ne peuvent remplacer la réalité clinique qu’il faudra observer attentivement dans les mois à venir.

D’autre part, la principale limite de l’étude est liée à l’absence de test de l’immunité cellulaire face aux nouveaux sous-variants d’Omicron. N’oublions pas que les premières barrières contre le SARS-CoV-2 incluent des cellules de l’immunité innée et que consécutivement aux injections vaccinales une éducation de lymphocytes T doit permettre une action coordonnée avec celle des cellules qui produisent des anticorps dirigés contre la protéine Spike.

Notre capacité à cohabiter avec le SARS-Cov-2 dépend des différents bras armés de notre immunité innée et adaptative et il serait trop hâtif de limiter l’efficacité ou l’échec complet des stratégies vaccinales en ne se basant que sur la production d’anticorps neutralisant.

Conclusions

Comme un oiseau de mauvais augure, cette étude annonce que les nouveaux sous-variants émergeants d’Omicron vont être capables d’infecter les gens vaccinés comme s’ils ne l’étaient pas.

Pourtant, ce n’est pas nouveau, d’autres variants ont précédemment mis KO des anticorps thérapeutiques (bamlanivimab, etesevimab, imdevimab, casirivimab, tixagevimab, cilgavimab, et sotrovimab).

C’est très ennuyeux car si l’on s’en tient aux résultats présentés, on n’a en fait rien d’efficace pour les millions de sujets immunodéprimés pour lesquels les vaccins COVID-19 ne sont pas adaptés [2].

Par ailleurs, comme une ritournelle, à chaque nouvelle préparation vaccinale, une publication dans un journal de référence pour claironner que « ça marche » ! Dernière étude en date du 15 novembre 2022 des gourous de BioNTech, Ugur Sahin et Özlem Türeci dans Science Immunology. Ils nous expliquent que les préparations vaccinales bivalentes contre les sous-variants d’Omicron BA.4/BA.5 nous permettent de produire des anticorps neutralisants redoutablement efficaces [3].

Dommage donc que ce soit déjà trop tard…Il serait peut-être temps d’arrêter de laisser tourner la platine avec une disque rayé et de penser à changer de stratégie…

Références

[1] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0092867422015318

[2] https://reinfocovid.fr/science/1-2-3-4-5-doses-et-toujours-rien-chez-des-immunodeprimes-explication/

[3] Muik A, Lui BG, Bacher M, Wallisch AK, Toker A, Couto CIC, Güler A, Mampilli V, Schmitt GJ, Mottl J, Ziegenhals T, Fesser S, Reinholz J, Wernig F, Schraut KG, Hefesha H, Cai H, Yang Q, Walzer KC, Grosser J, Strauss S, Finlayson A, Krüger K, Ozhelvaci O, Grikscheit K, Kohmer N, Ciesek S, Swanson KA, Vogel AB, Türeci Ö, Sahin U. Exposure to BA.4/5 S protein drives neutralization of Omicron BA.1, BA.2, BA.2.12.1, and BA.4/5 in vaccine-experienced humans and mice. Sci Immunol. 2022 Dec 23;7(78):eade9888. doi: 10.1126/sciimmunol.ade9888. Epub 2022 Dec 23. PMID: 36378074; PMCID: PMC9765452. (article disponible gratuitement en ligne : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36378074/)

Invité : Dr Michel Cucchi, médecin biologiste, docteur en sociologie.

Sujet : Influence et pandémies, à propos de son livre éponyme « Influence et Pandémies » aux éditions Marco Pietteur

 

Auteur(s) : Equipe des Scientifiques Indépendants

Temps de lecture : 4 minutes

 

À Retenir

  • 25 % des myocardites post-vaccinales ont été hospitalisées en réanimation.
  • 16,5 % des patients n’étaient pas guéris au bout de 90 jours.
  • Environ 50 % des patients présentaient des IRM anormales.
  • 25 % des patients considérés « guéris » étaient encore sous traitement médicamenteux.

Introduction

Après la Grande Bretagne qui ne conseille pas la vaccination anti-Covid-19 pour les moins de 12 ans, le Danemark pour les moins de 50 ans depuis le 13 septembre [1-2], puis la Suède qui depuis le 31 octobre ne conseille plus la vaccination pour les adolescents de 12 à 17 ans en bonne santé [3], le monde occidental fait face à une vague de dé-recommandation de la vaccination anti-Covid-19. Les raisons officielles invoquées sont le moindre risque de ces groupes d’âge en bonne santé de faire une forme grave de la Covid-19.

Par ailleurs, les autorités sanitaires de plusieurs pays occidentaux considèrent que la protection des plus jeunes face aux formes sévères de la Covid-19 est liée au niveau élevé déjà obtenu de vaccination anti-Covid dans cette classe d’âge, ce qui leur conférerait une bonne immunité. La justification de ces changements de recommandation va même plus loin puisqu’il est désormais bien précisé que l’objectif de la vaccination anti-Covid-19 n’est pas d’empêcher les infections. En effet, s’il y a bien maintenant au moins un consensus parmi la communauté médicale et scientifique, il concerne l’échec de tous les vaccins anti-Covid-19 à prévenir une infection par les variants du SARS-CoV-2 en circulation partout dans le monde et la possibilité bien documentée qu’une personne vaccinée anti-Covid-19 transmette la maladie à une autre personne.

C’est maintenant autour de la Floride de faire marche arrière, cette fois-ci devant un risque accru de décès d’origine cardiaques qui sont suspectés d’être liés à la vaccination anti-Covid-19 !

Le chirurgien général en chef de l’état de Floride a alerté la population de son Etat le 7 octobre sur l’augmentation d’évènements cardiaques à la suite de la vaccination anti-Covid-19 [4]. Les services sanitaires de Floride ont en effet réalisé une étude auto-contrôlée évaluant la sécurité de ces vaccins. Il s’agit d’une étude épidémiologique dont le design permet que chaque individu soit son propre contrôle. Ainsi, les comparaisons sont établies par rapport au suivi d’un même individu. L’association dans le temps entre la survenue d’un événement indésirable et l‘injection vaccinale est alors estimée.

Les résultats de cette analyse ont montré une augmentation spectaculaire de 84 % de l’incidence des décès d’origine cardiaque chez les hommes de 18 à 39 ans dans les 28 jours suivant une vaccination par ARNm contre la Covid-19.

Le chirurgien général en chef a déclaré que « l’étude de l’efficacité et de la sécurité des médicaments incluant les vaccins était une composante importante de la santé publique, que la sécurité [des vaccins à ARNm ; NDLR] a fait l’objet de beaucoup moins d’attention et que les préoccupations de nombreuses personnes ont été ignorées. Ce sont des conclusions importantes qui doivent être communiquées aux habitants de la Floride »

Les services de santé de Floride déconseillent donc maintenant les vaccins à ARNm contre la Covid-19 aux hommes de 18 à 39 ans.

Comment s’est déroulée cette étude ?

Il s’agit d’une étude auto-contrôlée évaluant comme critère principal le décès [4]. Cette méthode estime l’incidence relative du décès en comparant l’incidence de décès pendant une période à risque avec l’incidence de ce même évènement sur une période contrôle. Les études auto-contrôlées permettent de limiter de nombreux biais dus, par exemple, aux comorbidités.

Toutes les personnes résidant en Floride de plus de 18 ans qui sont décédées dans la période des 25 semaines suivant leur vaccination anti-Covid-19 ont été comptabilisées, à l’exclusion des personnes :

avec une infection à Covid-19 documentée

décédées de la Covid-19, d’homicide, de suicide ou d’accident

ayant reçu un booster du vaccin

ayant reçu leur dernière dose vaccinale moins de 25 semaines avant la fin de l’étude.

Mais jusqu’à présent les séquelles à long terme des myocardites post-vaccinales n’ont pas encore été étudiées. Or, on sait que les myocardites laissent des séquelles à long terme sur 5 à 10 ans après l’épisode aigu initial.

Principaux résultats de l’étude

La période de risque retenue comprenait les 28 jours après la vaccination pour laquelle a été collecté le nombre de décès de cause naturelle (toutes causes confondues) et les décès d’origine cardiaque. Aucune augmentation de la mortalité toutes causes confondues n’a été trouvée dans cette période et il y a même une diminution significative pour les plus de 60 ans.

En revanche, une augmentation de l’incidence relative modeste mais significative (1,07) a été observée pour les décès du fait d’un problème cardiaque dans la population entière avec une incidence relative double (2,16) chez les 25-39 ans et de 1,05 pour les plus de 60 ans.

En stratifiant par, type de vaccin, groupe d’âge et sexe, le risque de décès dû à une cause cardiaque était statistiquement augmenté chez les hommes (mais pas chez les femmes) et plus particulièrement chez les hommes recevant un vaccin à ARNm mais pas chez ceux recevant un autre type de vaccin non ARN ou de nature inconnu.

Limitations de l’étude

Comme toute étude préliminaire, celle-ci présente quelques limites :

non prise en compte de la nécessité d’injecter plusieurs doses pour les vaccins anti-Covid

l’évaluation ne permet pas d’établir la cause des décès et se fait après un certificat de décès et non d’après un dossier médical. Le statut d’infection au Sars-Cov-2 pour les personnes qui ne sont pas décédées de ou avec la Covid-19.

Les populations ayant reçu les différentes formulations de vaccin (par exemple Moderna et Pfizer par rapport à Janssen) diffèrent dans leur âge et leur co-morbidité.

Conclusions

Malgré des limitations, l’augmentation des décès de cause cardiaque dans les 28 jours suivant la vaccination a été jugée suffisamment inquiétante pour que les autorités de santé de la Floride déconseillent désormais les vaccins anti-Covid-19 ARNm aux hommes de 18 à 39 ans.

Un suivi sur plus de 5 à 10 ans serait souhaitable pour donner une image correcte du pronostic réel de ces myocardites post-vaccinales. En attendant, il semble évident que ces injections ne devraient pas être recommandées.

Références

[1] https://www.sst.dk/en/English/Corona-eng/Vaccination-against-COVID-19

 [2] https://www.lematin.ch/story/la-suede-va-cesser-la-vaccination-pour-les-ados-989834867727

[5] https://floridahealthcovid19.gov/wp-content/uploads/2022/10/20221007-guidance-mrna-covid19-vaccines-analysis.pdf?utm_medium=email&utm_source=govdelivery

vagues de derecommandations des vax chez les jeunes -floride