Il n’est pas discutable que la grippe, mais aussi les autres Infections Respiratoires Aigues (IRA), sont responsables d’une mortalité importante notamment en saison hivernale. Il n’est pas discutable non plus que la grippe, et toutes les IRA, provoquent un coût social important par les arrêts de travail et la désorganisation induite.

Réfléchir au moyen de contrôler la grippe apparait donc évident.

C’est juste du bon sens.

 

Mais le bon sens doit aussi être au niveau de la réponse choisie.

 

En juillet 2026, la HAS recommande la mise en place d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour

  • L’ensemble des professionnels de santé (salariés et/ou libéraux) ;
  • Les autres professionnels des établissements de santé, des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de forme sévère de grippe.
  • Par cohérence, pour l’ensemble des élèves et étudiants des filières médicales et paramédicales.

 

La vaccination obligatoire des soignants repose sur la volonté d’empêcher les patients d’être infectés par les personnels soignants. Le but de la HAS doit donc être de montrer que la vaccination réduit les infections nosocomiales, les infections des patients provoquées par les soignants.

 

La question qui se pose immédiatement est la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Examinons le rapport scientifique de 223 pages [A] et pas seulement le communiqué de presse [B] repris par les médias, les ministres et des soignants sans analyse critique.

 

 

Introduction

 

Dès le début de son rapport scientifique, la HAS n’appuie pas ses recommandations sur des données scientifiques ou médicales. La HAS choisit de le faire sur des critères éthiques. De mettre en avant les critères éthiques plutôt que scientifiques.

 

Pour la HAS, c’est « une responsabilité morale » de se vacciner. Elle appuie ce principe sur 1 référence [7] disponible (la [8° n’est pas accessible actuellement]). C’est un article philosophique et non scientifique ou médical. Il discute d’éthique de santé publique sur l’obligation vaccinale en se basant sur le principe que la vaccination est efficace et donc bénéfique. Comme il ne s’agit pas d’un document scientifique, il n’est évidemment jamais apporté la moindre preuve que le vaccin discuté est significativement efficace.

 

Seulement dans un 2ème temps, la HAS vient sur le domaine scientifique. La HAS affirme que « L’efficacité vaccinale en vie réelle chez les adultes âgés de 18 à 64 ans contre les cas de grippe confirmée varie entre 41 % et 76 % sur les trois dernières années. Les méta-analyses confirment ces estimations. »

Pourtant la HAS fait le choix de ne pas donner ces métanalyses à ce moment du document. D’autant plus surprenant que les chiffres présentés ici par la HAS, sans références, seront contredits dans la suite du rapport par les publications choisies par la HAS elle-même.

 

Mais surtout, il s’agit ici d’un critère individuel de protection. Or, l’obligation vaccinale contre la grippe repose sur un critère collectif : capacité de la vaccination des soignants à protéger les patients.

 

Ensuite, la HAS s’appuie sur les « contributions écrites de parties prenantes ». Elle présente les résultats de ces contributions.

ARS, SF2H, SFST, UNA, FHP ne se prononcent pas en faveur de l’obligation vaccinale.

Seul France Asso Santé y est favorable car c’est une responsabilité éthique. Quand il n’y a pas de légitimité scientifique ou médicale… il reste « la responsabilité éthique ».

En résumé, la très grande majorité « des parties prenantes », en se basant sur l’absence d’une efficacité vaccinale significative, n’est pas favorable à l’obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de demander l’obligation vaccinale.

 

La HAS présente aussi les conclusions des experts du groupe de travail qui ont été chois soigneusement.

11 experts sur 13 se déclarent défavorables à une obligation vaccinale, invoquant notamment « l’efficacité vaccinale jugée insuffisante pour justifier une telle mesure. »

Les 2 autres experts estiment que l’obligation vaccinale pourrait être envisagée uniquement sur le plan théorique mais « non pertinente dans la situation actuelle. »

En résumé, la totalité des experts ne sont pas favorables à l’obligation vaccinale contre la grippe.

Mais cela n’empêche pas la HAS d’aller contre l’avis unanime des experts et de recommander l’obligation vaccinale.

 

 

Recommandations vaccinales actuelles contre la grippe saisonnière

Le document de juillet 2026 de la HAS [A] commence par un état des lieux en se basant sur celui de 2023 qui n’avait pas été en mesure d’être favorable à la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe. A l’époque, 2023, la HAS considérait que les éléments de preuves d’efficacité du vaccin n’étaient pas suffisantes pour légitimer une obligation vaccinale.

 

La HAS regrette en premier lieu « la faible couverture vaccinale des professionnels, de l’ordre de 22 à 25,9 % en 2021-2022, bien loin de l’objectif fixé à 70 %. Cette faible couverture posait légitimement la question de l’obligation vaccinale »

 

Pour la HAS, face à cette situation, il n’y a qu’une solution : « l’obligation vaccinale ».

 

La HAS ne se demande pas pourquoi, les soignants, plus des ¾, ne se font pas vacciner contre la grippe. La HAS ne se pose pas la question de l’origine du refus de ces soignants.

Non.

Pour la HAS, la réponse n’a pas besoin d’être recherchée : il faut « l’obligation vaccinale ».

 

En résumé, la HAS considère que les professionnels de santé ne sont pas compétents et qu’ils doivent être obligés.

 

 

L’obligation vaccinale contre la grippe à l’étranger

 

Pour appuyer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS expose des « données internationales témoignant de l’impact considérable de l’instauration d’une obligation de vaccination antigrippale sur la couverture vaccinale des soignants (jusqu’à des taux supérieurs à 90 %). »

 

La HAS est contente de découvrir que, quand on oblige la vaccination, le taux de vaccination est plus important.

Incroyable.

Une longue partie du rapport montrera, s’il en était besoin, que l’instauration d’une obligation vaccinale augmente la couverture vaccinale.

Incroyable.

 

Mais la HAS ne dit pas ici que très peu de pays ont jugé utile, pertinent d’obliger les soignants à se vacciner.

Très peu.

 

Pays / État Niveau d’obligation pour les personnels soignants
Finlande Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Serbie Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Arabie saoudite Obligatoire pour certaines catégories de personnels de santé
Australie – Victoria Obligatoire pour les personnels des établissements concernés (Santé Victoria)
Australie – Nouvelle-Galles du Sud (NSW) Obligatoire pour les personnels « Category A » (contact avec les patients)
États-Unis – 18 états Obligatoire, avec alternative possible sous conditions

 

En résumé, il y a moins de 3% de la planète qui impose la vaccination grippe obligatoire chez les soignants.

La HAS devrait se demander pourquoi 97% ne l’ont pas fait.

 

Dans le cadre du rapport, et donc de la recommandation de l’obligation vaccinale, la HAS essaye naturellement de relier cette augmentation de couverture vaccinale imposée aux soignants avec une réduction du nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés.

 

La HAS note qu’en 2023, « plusieurs études suggéraient, mais avec un faible niveau de preuve, que l’augmentation de la couverture vaccinale des soignants contre la grippe pourrait réduire significativement le nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés (fardeau nosocomial). »

 

La HAS, avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle n’a aucune preuve pour montrer l’intérêt de cette obligation vaccinale.

La HAS n’est pas en mesure de montrer une baisse des infections nosocomiales relative à la grippe grâce à la vaccination obligatoire.

D’ailleurs, elle ne donne pas les références de ces études de faible qualité qui ne montrent rien.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de recommander l’obligation vaccinale des soignants contre la grippe.

 

La HAS fait encore par la suite preuve d’honnêteté.

« la HAS préconisait cependant que la recommandation de vaccination contre la grippe ».

 

Le terme « cependant » valide que la HAS n’a aucun élément pour prouver l’efficacité et l’utilité de la vaccination des soignants contre la grippe.

Mais elle le recommandait quand même.

Cette attitude n’a aucun fondement scientifique ou médical.

 

Surtout que la HAS, toujours avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle ne dispose effectivement de rien de significatif :

  • D’une part, la HAS reconnait « l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale ». La HAS aurait pu aller plus loin et préciser que certaines années, l’efficacité est négative.
  • D’autre part, la HAS reconnait « l’insuffisance des données disponibles à ce jour sur le fardeau de la grippe nosocomiale chez les personnes prises en charge et sur l’impact de la vaccination des soignants sur ce fardeau (faible niveau de preuve des études et variabilité entre les études des seuils de couverture vaccinale permettant d’observer un impact). »

 

En résumé, la HAS reconnait, sans ambiguïté, n’avoir aucun élément pour légitimer

ni une recommandation ni une obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS. Car la HAS se permet, contre tout attente, toute cohérence, toute logique de recommander la vaccination obligatoire contre la grippe des soignants au sens large.

 

 

La position de l’OMS rapportée par la HAS

 

La HAS, pour appuyer ses positions, expose celles de l’OMS qui « recommande la vaccination antigrippale annuelle des professionnels de santé comme mesure de sécurité des soins et de prévention des transmissions nosocomiales. »

Dans son document [30] https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/e617c22a-9807-4e0d-ab49-6c130aa59dbc/content, l’OMS reconnait n’avoir aucune certitude à travers les références qu’elle a choisi de proposer :

 

[13] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27625062/

« Les données probantes concernant les bénéfices de la vaccination antigrippale pour la sécurité des employeurs et des patients sont complexes et ont fait l’objet d’interprétations divergentes selon les auteurs des différentes revues systématiques. »

 

[14] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21978606/

« Aucune preuve ne peut être trouvée de vaccinations contre la grippe réduisant de manière significative l’incidence de la grippe, le nombre d’épisodes maladies de type grippal (ILI), les jours avec les symptômes de l’ILI ou la quantité de congés de maladie pris parmi les travailleurs de la santé vaccinés. Il n’y a pas suffisamment de données pour évaluer les effets indésirables après la vaccination. Il n’y a pas de conclusion définitive sur l’efficacité des vaccinations contre la grippe dans les travailleurs de la santé »

 

[15] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29879206/

« Les résultats combinés ont montré un effet significatif sur l’incidence de la grippe confirmée en laboratoire, mais pas sur les maladies de type grippal (ILI) »

 

[16] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20167046/

Il ne s’agit que d’une simulation mathématique.

 

[17] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26715075/

[18] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12400893/

[19] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17873992/

Ces études n’évaluent pas l’efficacité des vaccins.

 

[29[ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

« N’étaient pas statistiquement significatives »

 

En résumé, l’OMS n’est pas en mesure de légitimer ses recommandations. Et encore moins une obligation.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission en population générale.

 

Dans le but de légitimer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS essaye de montrer la facilité de transmission de la grippe. La HAS le fait en s’appuyant sur seulement 2 publications

 

La HAS propose d’abord un article  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41499634/ [70] qui montre qu’il n’y a aucune contamination à partir de patients contaminés dans un espace clos.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre une propagation nulle de la grippe.

Surtout que, immédiatement après, la HAS vient expliquer que « cela ne remet pas en cause le caractère contagieux de la grippe saisonnière ».

 

S’il est évident que l’étude est de petite taille (5 porteurs pour 11 receveurs) et ne permet donc pas une extrapolation, il n’en reste pas moins que le résultat apporté par l’étude choisie par la HAS est nul.

Alors pourquoi la HAS décide de l’utiliser ?

 

Ensuite la HAS essaye d’analyser l’excrétion virale du virus de la grippe à travers une autre publication. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29348203/ [71]

 

La publication montre que les personnes qui avaient été vaccinées au cours de la saison courante et de la saison précédente avaient une excrétion d’ARN viral dans les aérosols multipliée par 6,3 chez les cas vaccinés sur deux saisons consécutives, comparativement aux cas non vaccinés sur ces deux saisons, suggérant que la vaccination n’empêche pas l’excrétion d’ARN viral mais la renforce.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre que les personnes vaccinées plusieurs fois excrètent plus de virus que les autres. C’est en effet le contraire qui était attendu.

 

Comme la HAS se rend compte que la publication [71] n’est pas dans le sens de la vaccination obligatoire, la HAS propose une autre étude, très récente et donc absente du rapport de 2023, [72] https://dx.doi.org/10.1038/s44360-025-00049-y pour rappeler « la transmissibilité en population générale, même au stade présymptomatique. »

De façon surprenante, dans cette large étude portant sur la transmission intra-foyer de la grippe à Hong Kong entre 2008 et 2017, les auteurs montrent que la vaccination ne modifie significativement ni la susceptibilité à l’infection ni l’infectiosité des cas index. Autrement dit, cet article ne donne pas de preuve statistique d’efficacité de la vaccination pour réduire la transmission intrafamiliale dans cette cohorte et selon la méthodologie utilisée.

 

En résumé, la HAS parvient juste à montrer, sur pièces, que la grippe ne serait pas très contagieuse, que le vaccin ne modifie pas la susceptibilité à l’infection et que le vaccin augmente même la production de virus.

La HAS, par les rares publications qu’elle choisit de présenter dans ses documents, prouve que le vaccin n’empêche pas la transmission.

Au contraire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission nosocomiale de la grippe

 

Pour légitimer la vaccination obligatoire des soignant, la HAS présente une synthèse sur l’épidémiologie de la grippe nosocomiale.

 

La HAS, toujours avec une honnêteté qu’il convient de souligner, insiste sur le fait qu’il n’est pas « toujours possible de distinguer clairement les infections transmises par des professionnels de celles introduites par des visiteurs ou des patients eux-mêmes, ce qui constitue une limite importante. »

 

Dans le cadre imposé, celui de la vaccination obligatoire, il est attendu que la discussion de la HAS soit centrée sur l’impact de la vaccination sur cette transmission nosocomiale.

Est-ce le cas ?

 

La HAS présente plusieurs études sur le sujet de la transmission nosocomiale.

 

|73] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28647052/

L’étude ne quantifie pas l’impact de la vaccination sur la survenue ou la taille des clusters.

 

[74] https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=425

La publication indique les limites des preuves d’efficacité (surtout chez les âgés et pour la protection des patients par les soignants.)

 

[75] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30428158/

Cette étude n’apporte aucune preuve d’un effet vaccinal. Au mieux, c’est une corrélation temporelle explicitement présentée par les auteurs comme non causale.

 

[76] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24726251/

La publication annonce le chiffre de « 90% d’efficacité chez les soignants (Tableau 1) mais ce chiffre n’est associé à aucune référence primaire identifiable dans le texte. Juste une affirmation. La publication utilise aussi la méta-analyse Osterholm 2012 qui est celle que le rapport HCSP décortique en détail pour montrer qu’elle ne trouve aucune étude chez les plus de 65 ans.

Enfin, la publication réfute la revue Cochrane 2013 qui conclut à l’absence d’effet démontré de la vaccination contre la grippe. Cette position soulève des questions

 

[77] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32750120/

Cette étude montre que les soignants infectés restent souvent « invisibles » cliniquement et peuvent donc transmettre silencieusement.

Cette étude n’établit pas d’effet protecteur du vaccin.

 

[78] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24555834/

Il s’agit d’une étude prospective sur 1353 patients âgés hospitalisés pendant 5 saisons qui montre que sur 23 grippes confirmées, il y avait 13 patients vaccinés (56,5 %). De plus, sur les 6 grippes confirmées nosocomiales, 5 patients étaient vaccinés.

Les auteurs parlent donc explicitement d’échec de vaccination « vaccine failure » pour les 13 cas vaccinés.

 

[79] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33321130/

Les auteurs ne sont pas en capacité de calculer une efficacité vaccinale sur les infections nosocomiales.

 

[88] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27040566/

Cette étude ne mesure pas l’efficacité de la vaccination.

 

[93] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37386032/

La publication ne propose aucun calcul d’efficacité vaccinale, aucune comparaison incidence-vaccinés/non-vaccinés. Ils n’ont même pas de données vaccinales complètes pour le personnel.

 

En résumé, la HAS montre que les patients peuvent attraper la grippe, en provenance de soignants ou des visiteurs. Cependant, et malgré le cadre de la consultation sur l’intérêt de la vaccination, la HAS ne donne pas de publications qui montrent une efficacité de la vaccination contre ces grippes nosocomiale

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Impact de la grippe sur le système de soins

 

La HAS explique que la grippe exerce « une pression forte sur le système de soins » mais ne discute pourtant pas ici l’impact et donc l’intérêt de l’obligation vaccinale des soignants.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Utilisation et coûts des soins de santé

 

La HAS explique que la grippe coûte entre « entre 1 et 2 milliards d’euros. » par an mais ne discute pas ici non plus l’impact positif qu’aurait la vaccination obligatoire sur ce coût.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Balance bénéfices/risques des vaccins antigrippaux

 

A ce stade du document de la HAS de juillet 2026, la HAS entreprend de discuter de la balance bénéfices/risques.

La lecture des 50 premières pages n’a pourtant pas montré d’efficacité significative de la vaccination. Le bénéfice n’est donc pas connu.

 

La HAS dresse le bilan de l’efficacité vaccinale contre la grippe en affirmant qu’elle est « difficile à évaluer avec précision ».

Cela confirme l’incapacité de la HAS à fournir une preuve une efficacité vaccinale sur le début du document.

 

La HAS reprend les études déjà utilisées dans son document de 2023. Toutes ces études discutent de l’efficacité uniquement sur l’infection documentée (test positif, PCR ou culture virale), jamais sur la mortalité ni même sur les formes sévères/hospitalisations.

 

[103] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16806607/

La publication montre que l’efficacité vaccinale contre la grippe est variable, parfois nulle voire négative selon la saison, particulièrement chez les personnes âgées.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[104] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36702797/

L’article montre une efficacité de seulement 29% pour H3N2 et une décroissance temporelle nette qui devient négative en moins de 6 mois confirmant un affaiblissement rapide de la protection en cours de saison. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[106] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22032844/

La publication conclut que la protection est « modérée » et « grandement réduite ou absente certaines saisons ». De plus, les preuves d’une protection chez les personnes à risque de complications ou les plus 65 ans sont « inexistantes ». Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[107] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10796628/

Les auteurs indiquent que les résultats « découragent l’utilisation de la vaccination antigrippale comme mesure de santé publique » Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[108] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35360146/

Chez les plus de 61 ans, l’efficacité vaccinale contre la grippe n’est pas significative (sauf pour le vaccin 4-RIV). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[109] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18974084/

L’étude montre que l’efficacité contre l’infectiosité/transmission) est quasi nulle voire négative. Même quand le vaccin protège de la maladie, il ne réduit pas significativement la capacité d’un sujet infecté à transmettre le virus (mesurée par l’excrétion virale). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[110] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26327520/

L’étude, financée par SANOFI, ne regroupe que très peu de cas de grippe. Si l’efficacité est de 88,8% chez les soignants, elle n’est que de 42,3% chez les patients. De plus, les auteurs trouvent une efficacité négative de -101% contre la grippe B montrant un effet néfaste de la vaccination. La petitesse des effectifs ne permet donc pas de conclure. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Dans son rapport de 2026, la HAS apporte les nouvelles données qu’elle a identifiées.

 

[111] https://www.ecdc.europa.eu/en/news-events/early-estimates-seasonal-influenza-vaccine-effectiveness-against-influenza-requiring

Les efficacités trouvées vont potentiellement de -43% à 69%. Les auteurs précisent que la précision des estimations de l’efficacité vaccinale est faible à ce stade de la saison en raison de la petite taille des échantillons. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[112] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40071892/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité passe de 51% à 35,5% en moins de 6 mois. L’efficacité est d’autant plus faible que l’âge des patients est grand (seulement 42% chez les plus de 65 ans).

 

[113] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40955037/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité mesurée va de 23% à 57% en fonction du type de grippe et de la classe d’âge.

 

[114] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41540925/

Des mêmes auteurs que la [113] avec les mêmes biais. L’efficacité est globale est de 36,4% et seulement 27,7% pour les plus de 65 ans.

 

|115] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37631889/

Efficacité de 48% sur les RCT et 39,9% sur les design test-négatif.

 

[116] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41093140/

L’efficacité vaccinale en prévention des hospitalisations estimée à 38 % mais le niveau de preuve est jugé faible. En prévention de la survenue d’une pneumonie de grippe confirmée est estimée à 42 %.

La HAS présente une efficacité en prévention de l’admission en unité de soins continus estimée à 83 % mais avec une incertitude qui va de -31% à 98%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Impact de la vaccination répétée sur l’efficacité vaccinale

 

L’obligation vaccinale, encore plus que les recommandations, impose une multiplication des doses. La HAS essaye donc d’évaluer l’impact de la vaccination répétée sur l’efficacité.

 

La HAS annonce que l’efficacité diminue !

 

[117] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36152673/

La diminution d’efficacité contre la grippe est de 7 à 18 % dans le groupe de personnes vaccinées la saison courante et la saison précédente comparativement à celles vaccinées uniquement la saison courante. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[118] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39820465/

La réduction estimée par vaccination antérieure est de -15 à -21 % pour H1N1, -7 à -13 % pour H3N2. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire. Cette étude n’a pas évalué l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité

 

[119] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41022885/

Il n’y a pas de différence significative constante entre vaccinés répétés et primo-vaccinés en termes de niveau de protection atteint. Les données n’ont pas été associées à une efficacité clinique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[120] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41601201/

Cette étude a été menée dans un contexte d’absence de circulation grippale à Hong Kong, ne permettant aucune évaluation de l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels

 

Pour montrer l’intérêt de l’obligation vaccinale, la HAS doit prouver l’efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels. La HAS doit prouver que leur vaccination impacte la transmission générale mais aussi chez les patients.

 

La HAS commence par évaluer la réduction du risque d’infection chez des sujets non vaccinés contacts de personnes vaccinées, tous âges confondus, hors contexte de soins.

 

La HAS rappelle d’abord les informations de son rapport de 2023.

 

[121] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27784531/

Les 9 essais cliniques randomisés contrôlés inclus réalisés dans le cadre familial, scolaire ou communautaire n’ont pas mis en évidence d’effet significatif sur le critère de survenue d’infections grippales chez les sujets contacts. (sauf pour une étude : LOEB 2021). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|122] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31648907/

L’analyse de 18 études n’a pas montré d’effet protecteur statistiquement significative. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[123] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33949666/

Les auteurs indiquent qu’il n’y a pas eu de réduction significative de l’incidence de cas de grippe dans les modèles non ajustés et ajustés. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[124] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28369163/

Il s’agit d’une estimation de modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS ajoute les données plus récentes qu’elle a choisi et qui étaient donc absentes de son rapport de 2023.

 

[125] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40668579/

Il s’agit d’une estimation par modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[126] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39570586/

 

Cette étude, menée durant 3 ans de 2017 à 2020, en collaboration avec le CDC, a mesuré une efficacité du vaccin anti-grippe sur la transmission en moyenne de 21 %. Mais si on regarde dans le détail, pour les plus de 50 ans, qui sont par définition la cible de ces vaccins, les résultats sont négatifs.

Pour la « Grippe A : 5,0% (IC95% -22,3 à 26,3%), aucune protection démontrée, y compris H3N2 avec efficacité négative (-26,9%). » Le vaccin augmente les transmissions.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact de la vaccination des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère correspond à la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est à n’en pas douter le point le plus important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[127] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

L’analyse groupée des essais randomisés (niveau de preuve jugé faible par les auteurs) montrait une baisse de la mortalité toutes causes de 29%. Mais il est impossible de savoir spécifiquement pour la grippe qui ne représenterait que 10% de la mortalité toutes cause.

L’efficacité contre les cas de grippe confirmée en laboratoire n’était pas concluante (entre -69% et + 108%). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[132] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22840895/

L’étude reprend 4 ECR identiques à ceux de la Cochrane. La même base est lue soit comme « insuffisante » (Cochrane/Thomas), soit comme ici « probablement protectrice »

Les auteurs justifient leur conclusion plus positive que Cochrane en invoquant que « presque toutes les études montrent une tendance » dans le même sens. Mais une tendance non significative répétée n’équivaut pas à une preuve solide. Il n’est donc pas compréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|133] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

C’est une revue COCHRANE de 2016.

La vaccination antigrippale des soignants n’a pas d’effet sur le nombre de patients qui développent une grippe confirmée en laboratoire, ne permet probablement pas de diminuer les infections respiratoires basses des patients. Il est encore incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

La HAS n’a pas utilisé les autres COCHRANE plus récentes. En 2018, une revue Cochrane étudie 52 essais cliniques portant sur plus de 80 000 personnes : leur impact est qualifié de « modeste ». https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388196/

Le résultat est le même pour les personnes âgées. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388197/

En 2019, une revue Cochrane indique qu’il n’y a pas de preuves concluantes du bénéfice de vaccination des professionnels de santé chez les personnes âgées de 60 ans ou plus qui vivent dans des établissements de soins. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30983059/

 

De fait, le prétexte de la vaccination « altruiste », qui permet de culpabiliser les soignants récalcitrants à la vaccination n’est pas rationnellement fondé.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS fournit en 2026 des nouvelles données, non présentes dans le rapport de 2023 par l’intermédiaire d’une seule publication.

 

[135] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

Il s’agit d’une comparaison entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées proposant une vaccination antigrippale aux soignants et ceux ne la proposant pas.

Malgré ce qu’affirme la HAS, il n’y a pas d’effet sur le nombre de résidents développant une grippe confirmée, ni de réduction des infections respiratoires basses associée à la vaccination des soignants. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact du taux de couverture vaccinale des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère est très similaire au précédent mais la HAS veut analyser ici l’impact de la couverture vaccinale sur la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est un point important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[136] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33109283/

Quatre seuils testés (≥65, ≥70, ≥75, ≥80%). 3 ne montrent pas d’efficacité. Le seuil 80% montre une significativité mais avec une incertitude étendue.

L’étude ne permet pas d’établir un lien causal individuel entre vaccination du soignant et protection du patient mais seulement une corrélation au niveau du service, compatible avec plusieurs explications alternatives. Utilisée pour justifier un seuil réglementaire de 80%, elle est nettement en dessous du niveau de preuve qu’un tel usage nécessite.

 

[137] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27158088/

Les auteurs notent que durant 2012-2014, alors que la couverture vaccinale culminait à 96%, le nombre absolu de cas de grippe chez les patients était à son maximum historique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[138] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27098758/

La diminution globale des infections nosocomiales entre la première et dernière année d’étude n’était pas significative alors que la couverture vaccinale est passée de 56 à 90 %.

Aucune association n’a été observée entre le niveau de couverture vaccinale et la survenue de grippes nosocomiales. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[139] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32650745/

Aucune association significative n’a été retrouvée entre la couverture vaccinale des soignants (comprise entre 48,8 % en 2013 et 77,1 % en 2018) et les cas de grippe nosocomiale. Il est donc une nouvelle fois incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[140] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35382916/

Cette étude, sur 24 cas, suggère qu’un seuil minimal de 40 % de couverture vaccinale du personnel de santé est nécessaire pour observer un impact significatif sur le risque de grippe nosocomiale chez les patients.

 

[141] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24581755/

Le taux de vaccination de l’étude est très faible. Au cours de la période étudiée, la couverture vaccinale des soignants a fortement diminué passant de 13,2 % en 2005-2006 à 3,1 % en 2011-2012. Les infections nosocomiales ont pourtant été multipliées par 5 soit une augmentation de 400%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Autre critère

 

Dans ses recommandations de 2026, la HAS réaffirme sa recommandation de vaccination envers les personnes âgées de plus de 65 ans.

Une partie du document de la HAS évalue donc la protection directe de ces personnes par la vaccination.

 

En résumé, comme pour le reste, la HAS recommande mais n’a pas d’éléments pour la légitimer. Et elle le dit.

 

[142] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38423813/

L’analyse de 191 études observationnelles entre 2017 et 2022 : 30,6 % d’efficacité chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

 

La HAS conclut que les données indiquent une efficacité vaccinale « réduite chez les personnes âgées, avec un niveau de preuve faible »

Mais non contente de valider que l’efficacité vaccinale contre la grippe est faible chez les personnes agées, la HAS explique la raison de cette faible efficacité : « l’immunosénescence »

 

En résumé, la HAS nous indique, avec une honnêteté qu’il faut encore souligner, que la vaccination chez les personnes âgées n’offre pas une d’efficacité significative notamment à cause de l’immunosénescence qui accompagne l’avancée en âge.

Et pourtant, contre toute logique, contre toute cohérence, la HAS recommande de vacciner les personnes âgées.

 

Conclusion

 

La question qui se posait au début était la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

 

Objectivement sur rien et la HAS le reconnait de nombreuse fois avec clarté et honnêteté.

 

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Objectivement non et la HAS le reconnait honnêtement de façon explicite et répété.

 

En résumé, comme en 2023, car l’apport de nouveaux éléments de 2026 n’est ni décisif, ni même significatif, il n’y a aucune raison légitime de demander l’obligation vaccinale.

 

Tant que la HAS n’aura pas la capacité de prouver que la vaccination obligatoire (ou pas) des soignants réduit les grippes nosocomiales, les infections grippales provoquées par les soignants sur les patients, les recommandations de la HAS seront aux mieux illégitimes.

Au pire ridicule.

Quoiqu’il en soit, c’est indigne de la HAS.

 

 

[1], [2] et suivants correspondent aux références de l’article de la HAS [A].

[A] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-07/dir8/recommandation_vaccinale_-_grippe_saisonniere_-_evaluation_de_la_pertinence_dune_obligation_vaccinale_.pdf

[B] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4214093/fr/la-has-se-prononce-sur-l-obligation-vaccinale-contre-la-grippe

 

La bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. La HAS (Haute Autorité de Santé – France) rappelle que, malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie le plus souvent bénigne sauf chez certains enfants de moins de deux ans qui présentent une condition de santé particulière. Les nourrissons admis en réanimation étaient souvent prématurés ou avec des comorbidités.

 

Le Beyfortus est un anticorps monoclonal destiné à protéger les nouveau-nés de la bronchiolite à VRS. [2]

 

 

Quelques points importants du dernier avis de la HAS sur le Beyfortus (nirsevimab)

Le dernier avis adopté par la Commission de la transparence date du 15 juillet 2026. Il s’agit d’une réévaluation à la demande de la Commission de Transparence (CT )de l’avis sur les médicaments – nirsévimab – BEYFORTUS. [3]

 

Les conclusions de la HAS n’ont pas beaucoup changé : ASMR IV, amélioration du service médical rendu mineure, pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la prévention des infections des voies respiratoires inférieures graves, dues au VRS, nécessitant une hospitalisation chez les nouveau-nés et les nourrissons à risque élevé d’infection à VRS

 

Le Beyfortus® procure une réduction absolue du risque d’incidence d’une infection à VRS de 2,6 % versus placebo 9,5 %, soit une réduction absolue du risque RRA de 6,9% en phase II et de 3,8% en phase III.

La nouvelle étude Jabagi de 2026 [4] montre une RRA de 0,13% à 0,3% sur les hospitalisations dues au VRS, un effet attendu sur les hospitalisations liées au VRS mais avec des résultats hétérogènes.

 

La prolongation de l’étude HARMONIE au Royaume-Uni donne les résultats suivants :

0,7% d’hospitalisations pour infections des voies respiratoires inférieures associées au VRS chez les traités contre 0,8% chez les contrôles, donc une réduction très faible du risque

1,7% toutes hospitalisations pour infections respiratoires basses contre 1,4% chez les contrôles : donc un risque légèrement augmenté d’hospitalisation chez les traités au Beyfortus.

 

Une méta-analyse ne trouve pas de différence dans la durée d’hospitalisation due au VRS entre les enfants traités et non traités. [6]

 

La HAS rappelle des incertitudes sur la protection conférée par le nirsévimab au cours de la deuxième saison épidémique au VRS en lien avec le risque d’apparition d’anticorps anti-médicament post-administration (développés chez 6 à 11 % des sujets traités par nirsévimab).

 

L’impact sur la réduction de la durée d’hospitalisation, de transfert en unité de soins intensifs ou en réanimation et de la mortalité reste à ce jour à démontrer de manière robuste.

 

La HAS souhaite une documentation des échecs liés au Beyfortus chez les enfants admis aux services d’urgence.

 

 

Risque de résistance

La HAS rappelle aussi le risque de résistance par apparition de variants recombinants (mutants) ayant une sensibilité réduite au nirsevimab. L’utilisation en monothérapie et la longue demi-vie du nirsévimab peuvent faire craindre la sélection de variants résistants.

 

 

Sécurité

Les principaux effets indésirables sont : infections des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngites, pyrexies ou gastroentérites, et éruptions cutanées.

 

Dans l’étude HARMONIE [7], les effets indésirables graves (EIG) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe nirsévimab que dans le groupe sans intervention; un seul cas d’EIG a été considéré comme lié au traitement selon l’investigateur (syndrome de West chez un nourrisson de 5 mois, survenu 23 jours après l’administration).

 

Dans l’étude MUSIC, un EI (et non un EIG) est considéré comme lié au traitement à l’étude (éryhtème). Au total, 3 décès ont été rapportés au cours de l’étude :

  • 1 cas d’infection des voies respiratoires inférieures
  • 1 cas de choc septique
  • 1 cas d’hémorragie tumorale.

Aucun décès n’a été considéré comme lié au traitement à l’étude selon l’investigateur.

 

Dans l’étude MEDLEY, les EI de grade 3 ou plus (sévères) ont été rapportés plus fréquemment dans les groupes traités au nirsevimab.

 

 

La HAS ne mentionne pas les 4 décès de nourrissons admis en réanimation en France pour bronchiolite au 14 avril 2026 (il n’est pas précisé si le VRS était en cause ni s’ils avaient reçu le Beyfortus). [5]

Pourtant la HAS demande en conclusion une documentation sur les échecs liés au Beyfortus, notamment chez les enfants admis en réanimation.

 

Le bilan est donc très mitigé et peu en faveur de cette de ce traitement malgré la réduction des infections à VRS qu’il entraîne.

 

 

 

[1] https://banoun823642.substack.com/p/quelques-points-importants-du-dernier

 

[2] Banoun H. Analysis of Beyfortus® (Nirsevimab) Immunization Campaign: Effectiveness, Biases, and ADE Risks in RSV Prevention. Curr Issues Mol Biol. 2024

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39329969/

 

[3] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4202282/fr/beyfortus-nirsevimab-vaccin-contre-le-virus-respiratoire-syncytial-vrs-chez-le-nouveau-ne-et-le-nourrisson

 

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41428474/

 

[5] https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullnat_ira_20260415_VF_0.pdf

 

[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40319903/

 

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40379431/

Autour du documentaire Une étude qui dérange, Dr Gardenal, Pr Perronne, Dr Fouché et Del Bigtree viennent questionner le calendrier vaccinal infantile et ouvrir un questionnement plus large sur les enjeux de santé et l’affaiblissement de nos populations. A Lyon, dans le ventre de la baleine, la discussion invite à devenir chacun des porteurs du message. https://youtu.be/PKNzlCgOQa8?si=4vRH6G9jBixZ32qU An Inconvenient Truth ?

2026-06-25 – [CSI] Texte

2026-06-25 – [CSI] Présentation

Dans cette conférence présentée au Conseil Scientifique Indépendant (CSI), le Dr Michel Cucchi, docteur en médecine, sociologue et master en biologie moléculaire et microbiologie, retrace l’histoire méconnue de la militarisation des sciences du vivant. De la naissance de la microbiologie moderne aux programmes contemporains de recherche biologique à risque, cette intervention explore les liens entre progrès scientifiques, secret d’État, expérimentations humaines et stratégies militaires.

À travers une analyse historique documentée, Michel Cucchi revient notamment sur :

▪️ l’émergence des armes biologiques au XXe siècle ;

▪️ les programmes japonais, allemands, américains, soviétiques et chinois ;

▪️ les expérimentations humaines menées au nom de la science ou de la guerre ;

▪️ la prolifération des arsenaux biologiques durant la Guerre froide ;

▪️ les enjeux actuels de transparence, de contrôle et de démilitarisation de la recherche. Une réflexion essentielle sur les dérives possibles de la recherche scientifique lorsqu’elle est intégrée à des logiques militaires, industrielles ou géopolitiques.

Avec : Michel Cucchi Louis Fouché Hélène Banoun

📅 Conférence du Conseil Scientifique Indépendant (CSI)

Chapitres:

Introduction

La naissance de la microbiologie moderne

Les premières armes biologiques

Expérimentations humaines et guerre biologique japonaise

L’Allemagne nazie : eugénisme et expérimentations

Les programmes américains et la Guerre froide

Le programme soviétique Biopreparat

La stratégie chinoise et la fusion militaro-civile

Contrôle des recherches à risque et perspectives

Questions et échanges

Mots-clés: armes biologiques, guerre biologique, microbiologie, militarisation du vivant, recherche à risque, biotechnologies, expérimentation humaine, Conseil Scientifique Indépendant, CSI, Michel Cucchi, Louis Fouché, Hélène Banoun, santé publique, bioéthique, histoire des sciences, guerre froide, armes de destruction massive, transparence scientifique

Hashtags #CSI #MichelCucchi #LouisFouché #HélèneBanoun #ArmesBiologiques #Microbiologie #Bioéthique #RechercheScientifique #SantéPublique #Histoire

 

 

Des affirmations plus que contestables

L’article affirme que « la vitamine A a suscité une hausse des intoxications signalées chez les enfants » et que la cause en serait « une interview télévisée du 4 mars 2025, où le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. vante l’huile de foie de morue et la vitamine A » pour le traitement de la rougeole.

Des confusions majeures entretenues par le journaliste

Le rapport du centre antipoison américain rapporte une hausse des « expositions » et non des intoxications !

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2025, 86 expositions pédiatriques à la vitamine A ont été signalées aux centres antipoison américains, soit une augmentation de 38,7 % par rapport à la même période de l’année précédente.[1]

Cependant, le rapport précise également qu’aucune augmentation de la gravité des cas n’a été observée et qu’aucun effet majeur n’a été signalé. Les auteurs rappellent en outre que toutes les expositions ne conduisent pas à une intoxication ou à une maladie, et que certains signalements peuvent concerner des produits cosmétiques contenant de la vitamine A, comme le rétinol.

En résumé, pour la période janvier-mars 2025 :

  • 86 cas d’exposition à la vitamine A ont été signalés ;
  • 0 cas d’effet majeur ont été rapportés.

Présenter ces chiffres comme une vague d’intoxications est donc au minimum discutable.

 

Aucune augmentation de la gravité des expositions n’a été observée !

Aucun effet majeur n’a été signalé

 

La vitamine A est un traitement recommandé pour éviter les formes graves de la rougeole.

L’article omet également un élément important : la vitamine A n’est pas présentée par les autorités sanitaires comme une substance dangereuse à éviter absolument.

Au contraire, l’administration de vitamine A fait partie des recommandations médicales pour les patients atteints de rougeole, notamment chez les enfants hospitalisés, afin de réduire le risque de complications graves. L’OMS le confirme [3] :

« Tous les enfants ou adultes atteints de rougeole devraient recevoir deux doses de suppléments de vitamine A, administrées à 24 heures d’intervalle »

 

Les données citées par les centres antipoison sont donc également compatibles avec l’hypothèse que davantage d’enfants ont reçu une supplémentation en vitamine A dans le contexte d’une augmentation des cas de rougeole (incidence USA 2024 : 0,00008%, Incidence USA 2025 : 0,0007%).

Sans que cela n’entraîne d’effets toxiques graves.

 

Des chiffres à replacer dans leur contexte

L’article ne fournit aucun élément de comparaison permettant d’apprécier l’importance réelle des 86 expositions signalées.

À titre de comparaison, les centres antipoison américains ont recensé :

  • 52 855 expositions au paracétamol en 2023 ;
  • 51 769 expositions au paracétamol en 2024 ;
  • 38 615 expositions au paracétamol au cours des premiers mois de 2025.

Le paracétamol est par ailleurs l’une des principales causes d’intoxications médicamenteuses graves et de décès par surdosage aux États-Unis.

Or personne ne considère pour autant que les recommandations médicales visant à utiliser le paracétamol pour faire baisser la fièvre devraient être interdites ou censurées.

 

 

Corrélation = causalité ?

L’article établit également un lien entre :

  • l’intervention médiatique de Robert F. Kennedy Jr. ;
  • l’augmentation des recherches Internet concernant la vitamine A ;
  • l’augmentation des expositions déclarées à la vitamine A.

Or cette relation demeure purement une corrélation temporelle ou co-incidence.

De nombreux journalistes rappellent régulièrement, qu’une corrélation temporelle ne suffit pas à démontrer un lien causal, notamment lorsqu’il s’agit d’effets indésirables déclarés après une vaccination.

Il est donc surprenant de voir ce même principe méthodologique totalement oublié lorsqu’il s’agit d’établir un lien entre une intervention médiatique et l’augmentation d’intoxications imaginaires liés à la vitamine A.

Deux poids et deux mesures chez nos chers journalistes ?

 

Environ 1500 effets indésirables déclarés après le vaccin ROR

L’article omet également de dire que chaque année plusieurs centaines d’effets indésirables suite au vaccin ROR sont déclarés dans le VAERS ; soit bien plus que les cas d’exposition à la vitamine A.

Comme pour les déclarations aux centres antipoison, ces signalements ne démontrent pas à eux seuls un lien causal avec le produit concerné. Ils constituent des signaux nécessitant une évaluation et une investigation complémentaires.

En particulier en 2025, il y aurait eu pour le vaccin ROR, selon Vaccine Watch, 1629 effets indésirables déclarés dont 3 mentionnant un décès, 60 une hospitalisation, 173 un passage aux urgences et 26 un handicap [2].

Il est donc incohérent de présenter les expositions déclarées à la vitamine A comme une preuve implicite de danger tout en rappelant, dans d’autres contextes, que les déclarations d’effets indésirables vaccinaux ne permettent pas à elles seules d’établir une causalité.

 

POINTS CLES

  • Aucune augmentation des intoxications à la vitamine A selon les centres antipoison américains
  • Seulement une augmentation des expositions sans aucune augmentation de la gravité des cas
  • La vitamine A fait partie des traitements recommandés pour réduire le risque de complications graves chez les patients atteints de rougeole

 

 

Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion, nous reproduisons ci-dessous la traduction automatique du communiqué officiel des centres antipoison américains.

 

Traduction du communiqué officiel des centres antipoison américain :

 

Les centres antipoison constatent une augmentation des expositions à la vitamine A chez les enfants pendant l’épidémie de rougeole
7 avril 2025 – 14 h 40
Shauna Devitt (Administratrice)

Ce qu’il faut savoir

La rougeole est une infection virale très contagieuse qui provoque actuellement des flambées épidémiques aux États-Unis. Des informations récentes suggèrent que certaines personnes utilisent la vitamine A ou l’huile de foie de morue pour prévenir l’infection par la rougeole. La meilleure façon de prévenir la rougeole reste la vaccination par le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole).

Chez les patients atteints de rougeole, en particulier les enfants hospitalisés, une supplémentation en vitamine A est recommandée afin de réduire le risque de complications graves. Toutefois, avant d’administrer de la vitamine A ou tout autre complément alimentaire ou produit à base de plantes, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Les Centres antipoison américains surveillent les cas de toxicité à la vitamine A signalés dans le National Poison Data System (NPDS). Entre le 1er janvier et le 31 mars 2025, 86 expositions pédiatriques à la vitamine A ont été rapportées aux centres antipoison américains, soit une augmentation de 38,7 % par rapport à la même période en 2024.

Cependant, malgré cette hausse du nombre de cas, aucune augmentation de la gravité des intoxications n’a été observée, et aucun effet grave n’a été signalé en 2025. Toutes les expositions ne conduisent pas nécessairement à une maladie ou à une intoxication. De plus, les expositions à la vitamine A recensées dans le NPDS peuvent également provenir de produits cosmétiques contenant de la vitamine A, comme le rétinol.

Risques liés à une mauvaise utilisation de la vitamine A

Bien que la vitamine A soit généralement sûre lorsqu’elle est utilisée correctement, une consommation excessive peut entraîner une intoxication.

Les symptômes peuvent inclure :

  • Nausées, vomissements, douleurs abdominales
  • Maux de tête liés à une augmentation de la pression intracrânienne
  • Douleurs osseuses
  • Troubles de la vision
  • Atteintes hépatiques (dommages au foie)

Points essentiels à retenir

La meilleure protection contre la rougeole est la vaccination par le vaccin ROR.

La vitamine A joue un rôle important dans le traitement de la rougeole, mais elle doit être utilisée avec prudence et sous surveillance médicale.

Une consommation excessive de vitamine A peut provoquer une toxicité grave.

En cas de suspicion de surdosage ou d’inquiétude concernant une exposition à la vitamine A, contactez un centre antipoison ou un professionnel de santé.

 

 

 

[1] Poison Centers Observe Increased Vitamin A Exposures in Children During Measles Outbreak ; Shauna Devitt • April 07, 2025 2:40 PM  (https://poisoncenters.org/news-alerts/13484508)

[2] https://www.vaccinewatch.org/vaccines/mmr/2025

[3] https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/measles

 

Vous avez déjà vu un ciné débat en multiplex dans plus de 50 villes en même temps ?

Événement exceptionnel – Samedi 6 juin à 20h

« UNE ÉTUDE QUI DÉRANGE » : le film qui a fait trembler l’industrie pharmaceutique arrive en ciné-débat géant !

 

Sur tous nos canaux:

 

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https://t.me/reinfocovid_officiel

https://crowdbunker.com/v/zsvAt138

Pour la première fois en France, Del Bigtree (producteur de Vaxxed, figure majeure de la liberté de choix aux États-Unis), Louis Fouché (anesthésiste-réanimateur, lanceur d’alerte) et Vincent Pavan (mathématicien et statisticien) se réunissent en direct pour un débat sans filtre après la projection.

Au programme :

Projection du film « Une étude qui dérange »

Débat en multiplex avec Del Bigtree (depuis les USA), Louis Fouché et Vincent Pavan à Paris

Questions du public en salle et dans les 50+ villes connectées

Un rendez-vous historique pour tous ceux qui refusent la censure, qui exigent la vérité sur les vaccins, la santé et les libertés fondamentales.

Paris : salle de cinéma en centre-ville (adresse exacte communiquée après inscription)

Partout en France : plus de cinquante collectifs participent en multiplex simultané.

Samedi 6 juin – 20h00

Ouvert à tous – Réservation obligatoire (places limitées)

Mots-clés SEO : ciné débat Paris, Une étude qui dérange, Del Bigtree Paris, Louis Fouché, Vincent Pavan, Vaxxed France, liberté vaccinale, débat vaccins, santé liberté, cinéma vérité, soirée débat Paris, événement santé juin 2026 2026

Dans cet entretien explosif, l’avocat suisse Philippe Kruse décortique les controverses juridiques, politiques et éthiques entourant la gestion mondiale de la crise de la COVID-19.

👉 Les sujets abordés incluent : les poursuites engagées contre Swissmedic ; l’autorisation d’urgence des vaccins contre la COVID ; l’influence croissante de l’Organisation mondiale de la Santé ; la censure, les traités relatifs aux pandémies et les pouvoirs d’urgence ; le lobbying pharmaceutique et les conflits d’intérêts ; la responsabilité démocratique et les politiques de santé publique. S’adressant à Louis Fouché, Philippe Kruse affirme que la pandémie a accéléré une dangereuse concentration de pouvoir au sein des institutions internationales. Il appelle à un audit international indépendant de la gestion de la COVID-19, du processus d’autorisation des vaccins et du rôle joué par les gouvernements et les agences sanitaires mondiales.

📄 Plainte officielle de Philippe Kruse contre Swissmedic : Plainte Corona – Site officiel https://plaintecorona.ch/ #OMS #COVID19 #PhilippeKruse #LouisFouche #TraitéPandémie #Vaccins #Swissmedic #SantéPublique #Liberté #Démocratie #ARNm #TraitéOMS #PolitiqueDeSanté #IndustriePharmaceutique #Pandémie #SantéMondiale #LibertéMédicale #EnquêteCOVID #DroitInternational #Censure

Dans cet épisode du **Conseil Scientifique Indépendant (CSI)**, le Dr **Louis Fouché** reçoit le philosophe **Reza Moghaddassi**, aux côtés de **Vincent Pavan** et **Laurent Mucchielli**, pour une réflexion approfondie sur la **philosophie des sciences**, la **médecine moderne** et les dérives du **scientisme**.

À travers une analyse claire et accessible, cette conférence explore les grandes transformations de notre rapport à la connaissance et à la vérité :

➡️ Différence entre **science et scientisme**
➡️ Limites de la biomédecine face à la **complexité du vivant**
➡️ Place des médecines complémentaires et de la **médecine intégrative**
➡️ Crise de confiance dans les institutions scientifiques
➡️ Enjeux de la **corruption systémique** dans la recherche
➡️ Importance du doute, de l’incertitude et du pluralisme

Dans un monde marqué par la crise sanitaire, cette discussion propose un regard critique sur la production du savoir scientifique et invite à repenser la médecine dans une approche plus **humaine, globale et ouverte**.

🎥 **Au programme :**

* Philosophie des sciences et épistémologie
* Critique du scientisme
* Médecine moderne vs approches complémentaires
* Complexité du vivant
* Science, pouvoir et intérêts économiques
* Vers une médecine plus intégrative

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Un vaccin a pour objectif de diminuer les effets d’une infection. L’effet le plus significatif reste évidemment sur la mortalité. Le vaccin doit diminuer la mortalité de la maladie.

 

Personne ne contestera cette position.

 

Début 2021, il a été répété que les vaccins COVID étaient sûrs et efficaces. Les chiffres d’efficacité annoncés par les ministres, les journalistes, les médecins de plateaux télé étaient d’au moins 95%, parfois 100%. Y compris contre le variant DELTA ou OMICRON en 2022.

 

A partir de ces annonces, le calcul était facile. Il était facile de prévoir la mortalité COVID de 2021 en connaissant celle de 2020 en intégrant l’efficacité annoncée du vaccin.

 

Ce n’est évidemment pas aussi facile que ça car il y a des paramètres externes aux vaccins à prendre en compte.

  • Premièrement, la population de 2021 n’est plus naïve vis-à-vis du COVID. Une immunité est donc déjà présente dans la population et doit diminuer naturellement la mortalité l’année suivante.
  • Deuxièmement, les individus les plus fragiles de la population ont succombé à l’apparition de cette nouvelle infection en 2020. Le nombre de décès devrait donc être mécaniquement moins grand en 2021.
  • Troisièmement, le virus s’adapte à son hôte et s’atténue. [1]

Une partie de la baisse de la mortalité COVID ne serait donc pas imputable seulement au vaccin mais à ces paramètres externes. Dans un premier temps, nous n’en tiendrons pas compte.

 

Les données de mortalité COVID pour la république Tchèque sont disponibles sur 5 ans et par classe d’âge. [2]

Prenons l’exemple des gens âgés de 65 à 70 ans en 2020 en République Tchèque. La mortalité COVID est mesurée à 1692 par million.

Ainsi, avec un vaccin efficace à 95%, la mortalité attendue sera donc de 85 décès par million.

 

Malheureusement, la mortalité mesurée en 2021 était de 4584 par million. La mortalité a été augmentée presque d’un facteur 3 (2,71 pour être précis).

 

Pour les moins de 25 ans

 

Pour les plus jeunes, la mortalité COVID était nulle en 2020 et pourtant présente en 2021.

 

Pour les individus nés entre 2000 et 2004, qui ont été vaccinés plus tardivement, fin 2021, on remarque que l’augmentation de la mortalité COVID est encore plus importante en 2022. Elle est augmentée quasiment d’un facteur 4. Il y a eu 4 fois plus de décès en 2022 qu’en 2020 malgré la vaccination.

En résumé, sur ces classes d’âge, il n’y a pas eu de réduction de la mortalité mais une augmentation.

Une forte augmentation.

Parfois d’un facteur 4.

 

Pour les 26 à 55 ans

 

Pour les jeunes, entre 26 et 55 ans, l’augmentation de mortalité en 2021, par rapport à 2020 est comprise entre un facteur 2,6 à 3,9. Ces valeurs sont identiques aux classes d’âge précédentes.

 

 

Il faut remarquer que plus l’âge est important, plus l’augmentation de la mortalité est importante.

Cette donnée est à mettre en parallèle du fait que la couverture vaccinale était aussi plus importante avec l’âge puisque les plus âgés se sont plus fait vacciner.

En résumé, il semble que plus la couverture vaccinale est importante, plus la mortalité a augmenté en 2021 (année avec vaccin) par rapport à 2020 (année sans vaccin).

Dans cette classe d’âge, la couverture vaccinale est d’environ 70%.

Mettre un graphique des couvertures vaccinales?

 

 

Pour les 55 à 85 ans

 

Pour les 55-85 ans, l’augmentation de la mortalité en 2021, par rapport à 2020 est comprise entre un facteur 1,5 à 3,5.

 

 

 

Le nombre de décès attribué au COVID a donc massivement augmenté en 2021, donc en période vaccinale, plus qu’en 2020 sans vaccin. La couverture vaccinale est pourtant d’environ 80% dans cette classe d’âge.

 

 

Pour les plus de 85 ans.

 

Le constat est le même chez les plus âgés : augmentation de la mortalité en période vaccinale comparé à la période de 2020 sans vaccin.

 

 

 

Il faut remarquer que pour les centenaires, il n’y a pas d’augmentation mais une baisse très modeste, et loin de 59%, de 10% de mortalité en 2021 par rapport à 2020. C’est la seule classe d’âge qui montre une réduction. En 2020, c’est la classe d’âge qui montre aussi la plus forte mortalité, c’est la classe d’âge la plus touchée. L’effet « moisson » de 2020 pourrait expliquer que la mortalité de 2021 ne la dépasse pas.

 

 

Bilan

 

Dans toutes les classe d’âge, sauf marginalement pour les centenaires, l’année 2021 a été marquée par une mortalité COVID bien plus importante qu’en 2020.

Dans toutes les classes d’âge, sauf pour les centenaires, l’utilisation de la vaccination COVID a été accompagnée par une mortalité COVID bien plus importante qu’en 2020.

Parfois d’un facteur 4.

 

Rappelez-vous du début : « Le vaccin doit diminuer la mortalité de la maladie. »

 

L’analyse de ces données de la République Tchèque ne permet assurément pas de voir une efficacité de la campagne massive de vaccination. La baisse de 95% attendue de la mortalité, annoncée par les médias, grâce à la vaccination n’a pas eu lieu.

Et de très loin

 

Mortalité COVID observée en 2020 (population totale), mortalité COVID attendue en 2021 en tenant compte de l’efficacité des vaccins Covid. Mortalité COVID réelle en 2021.

 

 

Revenons aux paramètres externes exposés précédemment. Leurs impacts attendus sur la baisse de mortalité ne sont même pas visibles. Ils sont engloutis dans l’augmentation de la mortalité COVID de 2021 par rapport à 2020.

 

 

Conclusion

 

La baisse de la mortalité naturelle (population non naïve, plus âgés déjà partis) attendue n’est pas visible.

La baisse de la mortalité attendue par la vaccination de masse n’est pas visible.

Mais pire encore, la mortalité, en plus de ne pas avoir baissé, a augmenté. Et parfois de 300% pour certaines classes d’âge.

 

Il est évident que ces données de la République Tchèque ne montrent pas d’effet protecteur de la vaccination. Il n’y a pas de baisse.

 

Il reste alors à expliquer d’où vient cette augmentation, parfois de 300%, des décès COVID à partir de l’apparition des vaccins COVID.

 

Les hypothèses sont les bienvenues…

 

 

 

Bibliographie

[1] (Banoun H. Evolution of SARS-CoV-2: Review of Mutations, Role of the Host Immune System. Nephron. 2021;145(4):392-403. doi: 10.1159/000515417. Epub 2021 Apr 28. PMID: 33910211; PMCID: PMC8247830. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33910211/

[2] https://x.com/stkirsch/status/2050694612088709251/photo/1

 

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