FDA et  CDC ont caché les effets indésirables des vaccins COVID

 

 

Lorsque les premiers vaccins contre le Covid-19 sont autorisés aux Etats-Unis en décembre 2020, les autorités US mettent en avant qu’une surveillance de sécurité renforcée sera mise en place. La FDA (Food and Drug Administration), qui autorise et surveille les médicaments et vaccins, et le CDC (Center for Disease Control and Prevention), chargé notamment de la surveillance sanitaire sont impliqués.

 

L’un de leurs principaux outils est le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), système américain de déclaration des événements indésirables survenant après vaccination. Le VAERS reçoit des déclarations spontanées de professionnels de santé, de fabricants et de particuliers. Sa vocation est notamment de faire apparaître des événements signalés de façon inhabituelle afin qu’ils puissent être étudiés plus précisément.

 

Avant même le début de la campagne, le dispositif prévoit plusieurs méthodes statistiques.

  • Le CDC doit surtout calculer un PRR (Proportional Reporting Ratio, rapport proportionnel de notification)
  • La FDA utilise une approche bayésienne reposant sur le MGPS (Multi-item Gamma Poisson Shrinker). C’est une méthode statistique bayésienne utilisée en pharmacovigilance pour détecter des associations inhabituelles entre un vaccin ou un médicament et un événement indésirable.

 

Tout cela semble sérieux !

Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions

 

 

Le « gold standard » de la FDA : le MGPS

 

MGPS signifie Multi-item Gamma Poisson Shrinker. Il s’agit d’une méthode bayésienne de détection de disproportionnalité développée à partir des travaux de William DuMouchel.

Elle compare le nombre de signalements observés à celui attendu dans une vaste base de pharmacovigilance tout en appliquant un mécanisme de réduction statistique destiné à limiter les alertes instables dues à de petits nombres.

Losrque le résultat est supérieur ou égal à 2, le signal est considéré comme significatif. Dans les analyses examinées par le Sénat américain, le MGPS supérieur ou égal à 2 constituait un seuil particulièrement fort [3]

 

Notez bien ce seuil de 2 pour plus tard.

 

Cette méthode présente cependant une faiblesse connue : le « masking », ou masquage statistique. C’est précisément ce phénomène qui va devenir central dans la surveillance des vaccins Covid.

 

Pour comprendre ce phénomène de « masking », il suffit d’imaginer deux vaccins A et B (comme Pfizer et Moderna) associés au même événement X (comme les myocardites).

Pour évaluer A, l’algorithme le compare au reste de la base donc à l’ensemble des vaccins mais dans lequel B occupe une place importante.

Si B présente lui aussi beaucoup de déclarations de X, la fréquence de référence de X augmente.

A paraît alors moins inhabituel.

Lorsque B est analysé, A peut jouer le même rôle.

Deux produits très présents dans la base peuvent donc neutraliser mutuellement leurs signaux !

 

Mars 2021 : une méthode corrigée révèle ce que MGPS cache

 

Ana Szarfman est médecin et spécialiste de pharmacovigilance à la FDA. Elle travaille avec William DuMouchel, le statisticien qui a précisément contribué au développement du Gamma-Poisson Shrinker à l’origine du MGPS.

 

Tous deux utilisent une approche appelée RGPS (Regression-Adjusted Gamma Poisson Shrinker), c’est-à-dire un Gamma-Poisson Shrinker ajusté par régression. Cette méthode cherche à tenir compte des interactions entre produits et à corriger automatiquement certains facteurs de masquage/« masking ».

 

Le 26 mars 2021, Szarfman transmet une analyse interne.

D’après les documents, examinés par la commission d’enquête du Sénat, elle identifie 49 exemples qualifiés d’ « extreme masking ».

Après correction, environ 25 associations supplémentaires franchissent le seuil statistique utilisé dans l’analyse. Les événements mentionnés comprennent notamment la paralysie de Bell, l’infarctus pulmonaire et la mort cardiaque subite [3].

Les analyses suivantes confirment les différences importantes entre la méthode standard, dont on connait le « masking » et la méthode ajustée.

 

Mai 2021 : l’alerte scientifique devient un problème interne

 

La question n’est plus seulement de savoir quelle méthode est statistiquement la plus performante. Les courriels internes montrent que la poursuite des analyses devient un problème de gestion au sein de la FDA.

 

Le 7 mai 2021, Craig Zinderman, médecin de la FDA spécialisé dans la pharmacovigilance. demande explicitement à Szarfman de suspendre la rédaction et l’envoi de nouvelles concernant les événements indésirables après vaccination Covid [1,3].

La demande est écrite et formelle.

Szarfman continue néanmoins à défendre l’intérêt de la méthode corrigée et à signaler que certains événements ressortent davantage avec RGPS.

 

Les responsables de la FDA veulent conserver une méthode standardisée, connue et déjà utilisée.

Szarfman et DuMouchel considèrent que la situation exceptionnelle créée par la domination des vaccins Covid dans le VAERS rend précisément cette méthode insuffisante.

 

Septembre 2021 : de la mise à l’écart à une censure interne

 

En septembre 2021, Szarfman recommence à plaider de plus en plus fort pour l’utilisation de RGPS. Elle explique que cela évite le « masking » et que cela permet d’identifier des facteurs de confusion.

 

Le 15 septembre, Peter Marks, directeur du CBER (Center for Biologics Evaluation and Research), écrit à Patrizia Cavazzoni, directrice du CDER (Center for Drug Evaluation and Research).

Il indique que Szarfman avait déjà été invitée à « cesser et s’abstenir ».

En résumé il fallait qu’elle se taise !

Pas question de prendre en compte ses calculs dont personne n’a jamais remis en cause la validité.

 

Plus tard, une équipe CDC-FDA propose un article incluant une analyse bayésienne du VAERS.

Lors de l’évaluation de l’article, un reviewer remarque que les vaccins étudiés représentent une proportion tellement élevée des déclarations que la capacité de comparaison devient très faible.

Dans les échanges internes rapportés par le BMJ, des collaborateurs de la FDA reconnaissent alors qu’il existe « un biais important poussant les résultats vers l’absence d’association ». L’analyse bayésienne est finalement retirée du manuscrit [1].

Plusieurs mois après les premières alertes de Szarfman, d’autres spécialistes de l’agence reconnaissent à leur tour qu’une analyse reposant sur cette configuration de la base est fortement biaisée vers le zéro.

 

Mais Peter Marks donne la véritable raison de faire taire Szarfman:

 les travaux de Szarfman pourrait alimenter une « rhétorique anti-vaccination » [1].

 

En résumé, il faut cacher les signaux de pharmacovigilance qui nuiraient à l’image des vaccins

 

Szarfman ne doit pas discuter ou transmettre les analyses à l’extérieur et elle doit obéir et se concentrer sur les tâches qui lui ont été assignées [3].

Il s’agit simplement de censure.

 

Le problème est publié et quantifié

 

Malgré la censure, en 2022, Rave Harpaz, William DuMouchel, Ana Szarfman et leurs collègues publient dans Drug Safety une étude consacrée à la détection des événements indésirables après vaccination contre le Covid-19 [2].

Ils comparent plusieurs méthodes : PRR ; MGPS ; BCPNN (Bayesian Confidence Propagation Neural Network), autre méthode bayésienne de détection de disproportionnalité, et RGPS.

Les résultats montrent que, pour plusieurs événements, les scores obtenus après correction du masking sont nettement plus élevés.

Ils dépassent alors le seuil d’alerte fixé.

Pour Pfizer, les valeurs moyennes rapportées dans l’étude sont les suivantes :

 

La myocardite fournit un exemple important.

Dès le printemps 2021, les signalements s’accumulent, notamment chez les hommes jeunes après une deuxième dose de vaccin à ARNm. L’association sera ensuite reconnue officiellement et intégrée aux informations de sécurité.

Or la myocardite est précisément l’un des événements dont le score augmente fortement lorsque le masking est corrigé par Szarfman.

L’effet du masking est également très marqué avec Moderna, autour de +225% (+196% en moyenne semaine par semaine selon les auteurs).

 

A l’échelle de l’ensemble des associations étudiées, un masking potentiel est observé 7 fois plus souvent dans les associations concernant les vaccins Covid que pour les autres vaccins : le phénomène est donc beaucoup plus fréquent dans ce contexte particulier des vaccins ARNm contre le COVID [2].

 

L’autre surprise : les analyses PRR promises par le CDC

 

Le protocole de janvier 2021 prévoyait que le CDC réalise des PRR de manière régulière [4]. Pourtant, dans le cadre de demandes d’accès aux documents, le CDC indique initialement ne pas avoir réalisé ces analyses au début de la campagne. Des réponses ultérieures montrent qu’elles n’ont véritablement été effectuées qu’en 2022.

 

Quoi de mieux que de ne pas chercher pour ne pas trouver ?

 

Rochelle Walensky, alors directrice du CDC, explique ensuite que les PRR réalisés en 2022 étaient globalement concordants avec l’approche bayésienne et n’avaient pas révélé de nouveaux signaux inattendus.

Mais les fichiers examinés par le BMJ montrent que, durant 13 analyses hebdomadaires consécutives entre le 6 mai et le 29 juillet 2022, myocardite, péricardite, paralysie de Bell et acouphènes répondaient aux critères de signal du PRR lorsque les vaccins ARNm étaient comparés aux vaccins non-Covid [1].

 

Le CDC cachait tout simplement les signaux d’alerte pharmacologique

 

Un signal statistique d’alerte de pharmacovigilance ne démontre pas que le vaccin cause l’événement.

Ce n’est pas son but.

Sa fonction est d’indiquer qu’une association mérite une investigation supplémentaire.

 

Mais lorsqu’un outil de surveillance est connu pour manquer certains signaux, le débat devrait avoir lieu. Les documents révélés par le BMJ montrent qu’il en a été totalement à l’opposé. A cause du risque d’alimenter une « rhétorique antivaccinale »

 

Dans ce cas, les signaux ont été « masqués » par les autorités américaines.

Et pour les autorités françaises ?

 

 

 

 

 

[1] https://www.bmj.com/content/394/bmj-2026-100806

[2] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9219360/

[3] https://www.ronjohnson.senate.gov/

[4] https://stacks.cdc.gov/

[5] https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7027e2.htm

 

2026-09-10 – [CSI] Texte

2026-09-10 – [CSI] Présentation

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Une conférence avec Michel Cucchi, Louis Fouché, Laurent Mucchielli et Hélène Banoun

Que sont devenues les armes biologiques après leur interdiction officielle ?

C’est à cette question que s’intéresse cette conférence du Conseil scientifique indépendant, réunissant Michel Cucchi, Louis Fouché, Laurent Mucchielli et Hélène Banoun.

Michel Cucchi propose une lecture historique de l’évolution des recherches biologiques à finalité militaire, depuis la constitution des premiers arsenaux jusqu’à l’émergence de dispositifs contemporains associant recherche biomédicale, sécurité nationale, renseignement, industrie, institutions sanitaires et financements privés.

Son analyse s’organise autour de l’idée de trois âges des armes biologiques.

De la militarisation de la biologie à la recherche duale

Le premier âge correspond à la constitution des programmes militaires de guerre biologique : identification et production d’agents pathogènes, expérimentation, dissémination et développement de capacités offensives.

L’interdiction internationale des armes biologiques ne marque cependant pas nécessairement, selon l’analyse développée par Michel Cucchi, la disparition des recherches sur les agents biologiques. Elle s’accompagne d’une transformation des cadres institutionnels et des justifications de ces recherches.

Le deuxième âge est ainsi celui de la sécurité nationale et de la Biodefense.

La conférence revient sur le développement d’un ensemble d’institutions dans lesquelles se croisent recherche civile et militaire, agences de renseignement, universités, laboratoires et industrie. La notion de recherche duale, susceptible de répondre à des objectifs civils comme militaires, devient alors centrale.

Michel Cucchi décrit ainsi la formation progressive d’un complexe biosécuritaire, structuré autour de la préparation aux menaces biologiques, de la surveillance, de la recherche sur les agents pathogènes et du développement de contre-mesures.

Biodefense, preparedness et régime permanent de préparation

La logique de la Biodefense transforme progressivement la manière dont les risques biologiques sont envisagés.

Il ne s’agit plus seulement de répondre à une menace identifiée, mais d’organiser en permanence la préparation à des crises futures. La notion de Preparedness devient alors un principe structurant : anticipation des pandémies, exercices de simulation, développement de capacités de laboratoire, constitution de stocks et recherche sur de nouveaux agents pathogènes ou contre-mesures.

Cette évolution pose une question fondamentale : où se situe désormais la frontière entre recherche médicale, biosécurité et recherche à finalité militaire ?

C’est cette porosité croissante que Michel Cucchi place au centre de son analyse.

Le rôle croissant des fondations et des acteurs privés

Le troisième âge décrit par la conférence correspond à la montée en puissance d’acteurs privés dans l’organisation de la santé mondiale et de la recherche biomédicale.

Fondations philanthropiques, entreprises, organisations internationales et partenariats public-privé participent désormais à la définition des priorités scientifiques et sanitaires.

La conférence s’intéresse notamment au rôle de la Fondation Bill et Melinda Gates, aux mécanismes du philanthrocapitalisme et aux réseaux de financement qui relient institutions publiques, universités, industrie pharmaceutique et organisations internationales.

L’enjeu, selon l’analyse présentée, est celui d’une possible capture des politiques publiques : lorsque des acteurs disposant de ressources financières considérables participent directement à la définition des priorités collectives, la question du contrôle démocratique se pose.

L’ombre portée de Jeffrey Epstein

Un volet important de la conférence est consacré à Jeffrey Epstein et aux réseaux scientifiques, financiers et philanthropiques dans lesquels il évoluait.

Michel Cucchi examine notamment ses relations avec Bill Gates, ainsi que les projets, intermédiaires et réseaux auxquels Epstein a été associé dans les domaines de la recherche, de la génétique et des biotechnologies.

La conférence aborde également les connexions d’Epstein avec certains milieux universitaires et scientifiques, ainsi que son intérêt pour des domaines tels que le gene drive, les technologies génétiques, le CRISPR/Cas9 et la xénotransplantation.

Ce chapitre ne se limite pas à la figure d’Epstein. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur les relations entre grandes fortunes, philanthropie, financement de la recherche et réseaux d’influence.

La question posée est celle du pouvoir acquis par des acteurs privés capables d’intervenir simultanément dans les domaines scientifique, technologique, financier et politique.

Science, pouvoir et démocratie

Au terme de cette analyse, la conférence propose de repenser la question des armes biologiques.

L’enjeu ne serait plus uniquement celui d’armes stockées dans des arsenaux militaires, mais celui d’un ensemble beaucoup plus vaste : laboratoires, technologies duales, dispositifs de biosécurité, programmes de Biodefense, financements privés et institutions de santé.

Cette transformation conduit à une interrogation centrale : comment garantir un contrôle démocratique sur des recherches et des infrastructures situées à l’intersection de la science, de la sécurité, de la santé et du pouvoir économique ?

À travers cette conférence, Michel Cucchi, Louis Fouché, Laurent Mucchielli et Hélène Banoun invitent à explorer l’histoire et les transformations contemporaines de la guerre biologique, de la Biodefense et des politiques de biosécurité.

Une réflexion sur les rapports entre science, pouvoir, industrie, finance et souveraineté démocratique.

Les tests PCR ont-ils été correctement interprétés pendant la pandémie de COVID-19 ? Dans cet entretien, Louis Fouché reçoit les chercheurs Michael Günther et Robert Rockenfeller, avec la participation d’Hélène Banoun, pour présenter une étude consacrée à l’interprétation des tests PCR et à leur comparaison avec les données de sérologie (anticorps IgG). À travers une approche scientifique et méthodologique, les intervenants reviennent sur les limites du PCR comme indicateur d’infection, la signification du seuil de cycle (Ct), la différence entre présence de matériel génétique viral et infection réelle, ainsi que les conséquences de ces choix méthodologiques sur le suivi de l’épidémie. Au programme : Comment fonctionne réellement un test PCR ? Que mesure exactement un test positif ? La calibration des PCR par les anticorps IgG Le rôle du seuil Ct (Cycle Threshold) Infection, contamination et maladie : des notions souvent confondues Les implications scientifiques et épidémiologiques de ces travaux Cet échange propose une réflexion sur les méthodes de mesure utilisées durant la crise sanitaire et sur l’importance d’une démarche scientifique fondée sur la confrontation des données, la transparence et le débat. 👍 Si cette émission vous a intéressé, pensez à liker, partager et vous abonner pour soutenir notre travail. #LouisFouché #HaraldWalach #PCR #Covid19 #Science #Épidémiologie #Recherche #Santé #MéthodologieScientifique #ConseilScientifiqueIndépendant

EPIPHARE (Semenzato et al.) dans JAMA : analyse critique des biais méthodologiques et de l’opacité des données Dans cet épisode du Conseil scientifique indépendant, nous décortiquons en détail l’étude EPIPHARE publiée en décembre dans le JAMA (Journal of the American Medical Association). Cette étude, très médiatisée, concluait à l’absence de surmortalité toute cause chez les personnes vaccinées contre le Covid-19. Martin Zizi (MD, PhD, ex-directeur scientifique à la Défense), Xavier Azalbert (économiste, statisticien et administrateur de Bon Sens) et Hélène Banoun (pharmacienne biologiste, ex-INSERM) décryptent ensemble les biais méthodologiques majeurs, les incohérences numériques et les problèmes de transparence des données. Au programme : Pourquoi l’accès aux données brutes est impossible (embargo gouvernemental et refus de l’éditeur) ? Les biais de sélection, de temps immortel et de risques concurrents L’utilisation inappropriée du modèle de Cox Les incohérences comptables dans les tableaux (jusqu’à 15-18 % de décès « manquants ») Les ratios de mortalité par cause (ex. : +686 % de mortalité génito-urinaire chez les vaccinés selon les propres chiffres de l’étude) L’entrave au débat scientifique et les échanges avec le JAMA (letters of concern refusées, mise en demeure) Le contexte plus large : propriété des données, audits internes vs externes, et intégrité scientifique Un travail rigoureux de reverse engineering et de vérification comptable des données publiées, sans accès aux données brutes. Liens utiles :Lettres de préoccupation envoyées au JAMA (disponibles sur demande ou sur les sites de Bon Sens / CSI) Étude EPIPHARE (JAMA) Objectif : Rétablir un débat scientifique transparent et exiger l’accès aux données de santé publique.Si vous voulez comprendre comment une étude peut passer la peer review tout en présentant des incohérences majeures, cette analyse est faite pour vous. Mots-clés / Hashtags : #EPIFAR #Semenzato #JAMA #VaccinsCovid #MortalitéTouteCause #BiaisMéthodologiques #TransparenceScientifique #IntégritéScientifique #ConseilScientifiqueIndépendant #BonSens #DonnéesSanté #PeerReview

Pr Jean-Louis Connat, professeur émérite de biologie animale à l’université de Bourgogne. Le sujet : Produits stimulants de l’immunité des plantes en agriculture biologique et effets sur la santé humaine.

 

🌱 PRODUITS STIMULANTS DE L’IMMUNITÉ DES PLANTES EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE : QUELS EFFETS SUR NOTRE SANTÉ ?

Dans cette émission du Conseil Scientifique Indépendant (CSI n°186), le Pr Jean-Louis Connat, professeur émérite de biologie animale à l’Université de Bourgogne, nous présente un sujet au croisement de l’agriculture biologique, de la santé des plantes, de l’immunité végétale et de la santé humaine.

🌿 Quels sont les mécanismes naturels de défense des plantes ?
🔬 Quels produits peuvent stimuler l’immunité des végétaux ?
🌱 Quelle place pour les stimulateurs naturels en agriculture biologique ?
🧪 Quels sont leurs effets sur les plantes, l’environnement et potentiellement sur la santé humaine ?
🍎 Quels liens peut-on faire entre pratiques agricoles, qualité des aliments et santé ?

Cette conférence propose d’explorer les connaissances scientifiques disponibles autour des stimulateurs de défense des plantes, des pratiques agricoles et des interactions entre végétaux, environnement et organisme humain.

🎙️ INVITÉ :
Pr Jean-Louis Connat
Professeur émérite de biologie animale – Université de Bourgogne

📺 Conseil Scientifique Indépendant – CSI n°186

👉 Une émission à découvrir pour mieux comprendre les enjeux liés à l’agriculture biologique, à l’immunité des plantes, aux biostimulants, aux produits naturels en agriculture et à leurs conséquences potentielles sur notre alimentation et notre santé.

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Il n’est pas discutable que la grippe, mais aussi les autres Infections Respiratoires Aigues (IRA), sont responsables d’une mortalité importante notamment en saison hivernale. Il n’est pas discutable non plus que la grippe, et toutes les IRA, provoquent un coût social important par les arrêts de travail et la désorganisation induite.

Réfléchir au moyen de contrôler la grippe apparait donc évident.

C’est juste du bon sens.

 

Mais le bon sens doit aussi être au niveau de la réponse choisie.

 

En juillet 2026, la HAS recommande la mise en place d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour

  • L’ensemble des professionnels de santé (salariés et/ou libéraux) ;
  • Les autres professionnels des établissements de santé, des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de forme sévère de grippe.
  • Par cohérence, pour l’ensemble des élèves et étudiants des filières médicales et paramédicales.

 

La vaccination obligatoire des soignants repose sur la volonté d’empêcher les patients d’être infectés par les personnels soignants. Le but de la HAS doit donc être de montrer que la vaccination réduit les infections nosocomiales, les infections des patients provoquées par les soignants.

 

La question qui se pose immédiatement est la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Examinons le rapport scientifique de 223 pages [A] et pas seulement le communiqué de presse [B] repris par les médias, les ministres et des soignants sans analyse critique.

 

 

Introduction

 

Dès le début de son rapport scientifique, la HAS n’appuie pas ses recommandations sur des données scientifiques ou médicales. La HAS choisit de le faire sur des critères éthiques. De mettre en avant les critères éthiques plutôt que scientifiques.

 

Pour la HAS, c’est « une responsabilité morale » de se vacciner. Elle appuie ce principe sur 1 référence [7] disponible (la [8° n’est pas accessible actuellement]). C’est un article philosophique et non scientifique ou médical. Il discute d’éthique de santé publique sur l’obligation vaccinale en se basant sur le principe que la vaccination est efficace et donc bénéfique. Comme il ne s’agit pas d’un document scientifique, il n’est évidemment jamais apporté la moindre preuve que le vaccin discuté est significativement efficace.

 

Seulement dans un 2ème temps, la HAS vient sur le domaine scientifique. La HAS affirme que « L’efficacité vaccinale en vie réelle chez les adultes âgés de 18 à 64 ans contre les cas de grippe confirmée varie entre 41 % et 76 % sur les trois dernières années. Les méta-analyses confirment ces estimations. »

Pourtant la HAS fait le choix de ne pas donner ces métanalyses à ce moment du document. D’autant plus surprenant que les chiffres présentés ici par la HAS, sans références, seront contredits dans la suite du rapport par les publications choisies par la HAS elle-même.

 

Mais surtout, il s’agit ici d’un critère individuel de protection. Or, l’obligation vaccinale contre la grippe repose sur un critère collectif : capacité de la vaccination des soignants à protéger les patients.

 

Ensuite, la HAS s’appuie sur les « contributions écrites de parties prenantes ». Elle présente les résultats de ces contributions.

ARS, SF2H, SFST, UNA, FHP ne se prononcent pas en faveur de l’obligation vaccinale.

Seul France Asso Santé y est favorable car c’est une responsabilité éthique. Quand il n’y a pas de légitimité scientifique ou médicale… il reste « la responsabilité éthique ».

En résumé, la très grande majorité « des parties prenantes », en se basant sur l’absence d’une efficacité vaccinale significative, n’est pas favorable à l’obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de demander l’obligation vaccinale.

 

La HAS présente aussi les conclusions des experts du groupe de travail qui ont été chois soigneusement.

11 experts sur 13 se déclarent défavorables à une obligation vaccinale, invoquant notamment « l’efficacité vaccinale jugée insuffisante pour justifier une telle mesure. »

Les 2 autres experts estiment que l’obligation vaccinale pourrait être envisagée uniquement sur le plan théorique mais « non pertinente dans la situation actuelle. »

En résumé, la totalité des experts ne sont pas favorables à l’obligation vaccinale contre la grippe.

Mais cela n’empêche pas la HAS d’aller contre l’avis unanime des experts et de recommander l’obligation vaccinale.

 

 

Recommandations vaccinales actuelles contre la grippe saisonnière

Le document de juillet 2026 de la HAS [A] commence par un état des lieux en se basant sur celui de 2023 qui n’avait pas été en mesure d’être favorable à la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe. A l’époque, 2023, la HAS considérait que les éléments de preuves d’efficacité du vaccin n’étaient pas suffisantes pour légitimer une obligation vaccinale.

 

La HAS regrette en premier lieu « la faible couverture vaccinale des professionnels, de l’ordre de 22 à 25,9 % en 2021-2022, bien loin de l’objectif fixé à 70 %. Cette faible couverture posait légitimement la question de l’obligation vaccinale »

 

Pour la HAS, face à cette situation, il n’y a qu’une solution : « l’obligation vaccinale ».

 

La HAS ne se demande pas pourquoi, les soignants, plus des ¾, ne se font pas vacciner contre la grippe. La HAS ne se pose pas la question de l’origine du refus de ces soignants.

Non.

Pour la HAS, la réponse n’a pas besoin d’être recherchée : il faut « l’obligation vaccinale ».

 

En résumé, la HAS considère que les professionnels de santé ne sont pas compétents et qu’ils doivent être obligés.

 

 

L’obligation vaccinale contre la grippe à l’étranger

 

Pour appuyer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS expose des « données internationales témoignant de l’impact considérable de l’instauration d’une obligation de vaccination antigrippale sur la couverture vaccinale des soignants (jusqu’à des taux supérieurs à 90 %). »

 

La HAS est contente de découvrir que, quand on oblige la vaccination, le taux de vaccination est plus important.

Incroyable.

Une longue partie du rapport montrera, s’il en était besoin, que l’instauration d’une obligation vaccinale augmente la couverture vaccinale.

Incroyable.

 

Mais la HAS ne dit pas ici que très peu de pays ont jugé utile, pertinent d’obliger les soignants à se vacciner.

Très peu.

 

Pays / État Niveau d’obligation pour les personnels soignants
Finlande Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Serbie Obligatoire pour les personnels au contact de patients vulnérables
Arabie saoudite Obligatoire pour certaines catégories de personnels de santé
Australie – Victoria Obligatoire pour les personnels des établissements concernés (Santé Victoria)
Australie – Nouvelle-Galles du Sud (NSW) Obligatoire pour les personnels « Category A » (contact avec les patients)
États-Unis – 18 états Obligatoire, avec alternative possible sous conditions

 

En résumé, il y a moins de 3% de la planète qui impose la vaccination grippe obligatoire chez les soignants.

La HAS devrait se demander pourquoi 97% ne l’ont pas fait.

 

Dans le cadre du rapport, et donc de la recommandation de l’obligation vaccinale, la HAS essaye naturellement de relier cette augmentation de couverture vaccinale imposée aux soignants avec une réduction du nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés.

 

La HAS note qu’en 2023, « plusieurs études suggéraient, mais avec un faible niveau de preuve, que l’augmentation de la couverture vaccinale des soignants contre la grippe pourrait réduire significativement le nombre d’infections et de décès chez les patients hospitalisés (fardeau nosocomial). »

 

La HAS, avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle n’a aucune preuve pour montrer l’intérêt de cette obligation vaccinale.

La HAS n’est pas en mesure de montrer une baisse des infections nosocomiales relative à la grippe grâce à la vaccination obligatoire.

D’ailleurs, elle ne donne pas les références de ces études de faible qualité qui ne montrent rien.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS de recommander l’obligation vaccinale des soignants contre la grippe.

 

La HAS fait encore par la suite preuve d’honnêteté.

« la HAS préconisait cependant que la recommandation de vaccination contre la grippe ».

 

Le terme « cependant » valide que la HAS n’a aucun élément pour prouver l’efficacité et l’utilité de la vaccination des soignants contre la grippe.

Mais elle le recommandait quand même.

Cette attitude n’a aucun fondement scientifique ou médical.

 

Surtout que la HAS, toujours avec une honnêteté qu’il faut souligner, reconnait qu’elle ne dispose effectivement de rien de significatif :

  • D’une part, la HAS reconnait « l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale ». La HAS aurait pu aller plus loin et préciser que certaines années, l’efficacité est négative.
  • D’autre part, la HAS reconnait « l’insuffisance des données disponibles à ce jour sur le fardeau de la grippe nosocomiale chez les personnes prises en charge et sur l’impact de la vaccination des soignants sur ce fardeau (faible niveau de preuve des études et variabilité entre les études des seuils de couverture vaccinale permettant d’observer un impact). »

 

En résumé, la HAS reconnait, sans ambiguïté, n’avoir aucun élément pour légitimer

ni une recommandation ni une obligation vaccinale.

 

Mais cela n’empêche pas la HAS. Car la HAS se permet, contre tout attente, toute cohérence, toute logique de recommander la vaccination obligatoire contre la grippe des soignants au sens large.

 

 

La position de l’OMS rapportée par la HAS

 

La HAS, pour appuyer ses positions, expose celles de l’OMS qui « recommande la vaccination antigrippale annuelle des professionnels de santé comme mesure de sécurité des soins et de prévention des transmissions nosocomiales. »

Dans son document [30] https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/e617c22a-9807-4e0d-ab49-6c130aa59dbc/content, l’OMS reconnait n’avoir aucune certitude à travers les références qu’elle a choisi de proposer :

 

[13] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27625062/

« Les données probantes concernant les bénéfices de la vaccination antigrippale pour la sécurité des employeurs et des patients sont complexes et ont fait l’objet d’interprétations divergentes selon les auteurs des différentes revues systématiques. »

 

[14] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21978606/

« Aucune preuve ne peut être trouvée de vaccinations contre la grippe réduisant de manière significative l’incidence de la grippe, le nombre d’épisodes maladies de type grippal (ILI), les jours avec les symptômes de l’ILI ou la quantité de congés de maladie pris parmi les travailleurs de la santé vaccinés. Il n’y a pas suffisamment de données pour évaluer les effets indésirables après la vaccination. Il n’y a pas de conclusion définitive sur l’efficacité des vaccinations contre la grippe dans les travailleurs de la santé »

 

[15] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29879206/

« Les résultats combinés ont montré un effet significatif sur l’incidence de la grippe confirmée en laboratoire, mais pas sur les maladies de type grippal (ILI) »

 

[16] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20167046/

Il ne s’agit que d’une simulation mathématique.

 

[17] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26715075/

[18] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12400893/

[19] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17873992/

Ces études n’évaluent pas l’efficacité des vaccins.

 

[29[ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

« N’étaient pas statistiquement significatives »

 

En résumé, l’OMS n’est pas en mesure de légitimer ses recommandations. Et encore moins une obligation.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission en population générale.

 

Dans le but de légitimer sa recommandation d’obligation vaccinale, la HAS essaye de montrer la facilité de transmission de la grippe. La HAS le fait en s’appuyant sur seulement 2 publications

 

La HAS propose d’abord un article  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41499634/ [70] qui montre qu’il n’y a aucune contamination à partir de patients contaminés dans un espace clos.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre une propagation nulle de la grippe.

Surtout que, immédiatement après, la HAS vient expliquer que « cela ne remet pas en cause le caractère contagieux de la grippe saisonnière ».

 

S’il est évident que l’étude est de petite taille (5 porteurs pour 11 receveurs) et ne permet donc pas une extrapolation, il n’en reste pas moins que le résultat apporté par l’étude choisie par la HAS est nul.

Alors pourquoi la HAS décide de l’utiliser ?

 

Ensuite la HAS essaye d’analyser l’excrétion virale du virus de la grippe à travers une autre publication. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29348203/ [71]

 

La publication montre que les personnes qui avaient été vaccinées au cours de la saison courante et de la saison précédente avaient une excrétion d’ARN viral dans les aérosols multipliée par 6,3 chez les cas vaccinés sur deux saisons consécutives, comparativement aux cas non vaccinés sur ces deux saisons, suggérant que la vaccination n’empêche pas l’excrétion d’ARN viral mais la renforce.

Il est assez difficile d’expliquer que la HAS utilise une étude qui montre que les personnes vaccinées plusieurs fois excrètent plus de virus que les autres. C’est en effet le contraire qui était attendu.

 

Comme la HAS se rend compte que la publication [71] n’est pas dans le sens de la vaccination obligatoire, la HAS propose une autre étude, très récente et donc absente du rapport de 2023, [72] https://dx.doi.org/10.1038/s44360-025-00049-y pour rappeler « la transmissibilité en population générale, même au stade présymptomatique. »

De façon surprenante, dans cette large étude portant sur la transmission intra-foyer de la grippe à Hong Kong entre 2008 et 2017, les auteurs montrent que la vaccination ne modifie significativement ni la susceptibilité à l’infection ni l’infectiosité des cas index. Autrement dit, cet article ne donne pas de preuve statistique d’efficacité de la vaccination pour réduire la transmission intrafamiliale dans cette cohorte et selon la méthodologie utilisée.

 

En résumé, la HAS parvient juste à montrer, sur pièces, que la grippe ne serait pas très contagieuse, que le vaccin ne modifie pas la susceptibilité à l’infection et que le vaccin augmente même la production de virus.

La HAS, par les rares publications qu’elle choisit de présenter dans ses documents, prouve que le vaccin n’empêche pas la transmission.

Au contraire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

La transmission nosocomiale de la grippe

 

Pour légitimer la vaccination obligatoire des soignant, la HAS présente une synthèse sur l’épidémiologie de la grippe nosocomiale.

 

La HAS, toujours avec une honnêteté qu’il convient de souligner, insiste sur le fait qu’il n’est pas « toujours possible de distinguer clairement les infections transmises par des professionnels de celles introduites par des visiteurs ou des patients eux-mêmes, ce qui constitue une limite importante. »

 

Dans le cadre imposé, celui de la vaccination obligatoire, il est attendu que la discussion de la HAS soit centrée sur l’impact de la vaccination sur cette transmission nosocomiale.

Est-ce le cas ?

 

La HAS présente plusieurs études sur le sujet de la transmission nosocomiale.

 

|73] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28647052/

L’étude ne quantifie pas l’impact de la vaccination sur la survenue ou la taille des clusters.

 

[74] https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=425

La publication indique les limites des preuves d’efficacité (surtout chez les âgés et pour la protection des patients par les soignants.)

 

[75] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30428158/

Cette étude n’apporte aucune preuve d’un effet vaccinal. Au mieux, c’est une corrélation temporelle explicitement présentée par les auteurs comme non causale.

 

[76] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24726251/

La publication annonce le chiffre de « 90% d’efficacité chez les soignants (Tableau 1) mais ce chiffre n’est associé à aucune référence primaire identifiable dans le texte. Juste une affirmation. La publication utilise aussi la méta-analyse Osterholm 2012 qui est celle que le rapport HCSP décortique en détail pour montrer qu’elle ne trouve aucune étude chez les plus de 65 ans.

Enfin, la publication réfute la revue Cochrane 2013 qui conclut à l’absence d’effet démontré de la vaccination contre la grippe. Cette position soulève des questions

 

[77] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32750120/

Cette étude montre que les soignants infectés restent souvent « invisibles » cliniquement et peuvent donc transmettre silencieusement.

Cette étude n’établit pas d’effet protecteur du vaccin.

 

[78] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24555834/

Il s’agit d’une étude prospective sur 1353 patients âgés hospitalisés pendant 5 saisons qui montre que sur 23 grippes confirmées, il y avait 13 patients vaccinés (56,5 %). De plus, sur les 6 grippes confirmées nosocomiales, 5 patients étaient vaccinés.

Les auteurs parlent donc explicitement d’échec de vaccination « vaccine failure » pour les 13 cas vaccinés.

 

[79] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33321130/

Les auteurs ne sont pas en capacité de calculer une efficacité vaccinale sur les infections nosocomiales.

 

[88] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27040566/

Cette étude ne mesure pas l’efficacité de la vaccination.

 

[93] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37386032/

La publication ne propose aucun calcul d’efficacité vaccinale, aucune comparaison incidence-vaccinés/non-vaccinés. Ils n’ont même pas de données vaccinales complètes pour le personnel.

 

En résumé, la HAS montre que les patients peuvent attraper la grippe, en provenance de soignants ou des visiteurs. Cependant, et malgré le cadre de la consultation sur l’intérêt de la vaccination, la HAS ne donne pas de publications qui montrent une efficacité de la vaccination contre ces grippes nosocomiale

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Impact de la grippe sur le système de soins

 

La HAS explique que la grippe exerce « une pression forte sur le système de soins » mais ne discute pourtant pas ici l’impact et donc l’intérêt de l’obligation vaccinale des soignants.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Utilisation et coûts des soins de santé

 

La HAS explique que la grippe coûte entre « entre 1 et 2 milliards d’euros. » par an mais ne discute pas ici non plus l’impact positif qu’aurait la vaccination obligatoire sur ce coût.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Balance bénéfices/risques des vaccins antigrippaux

 

A ce stade du document de la HAS de juillet 2026, la HAS entreprend de discuter de la balance bénéfices/risques.

La lecture des 50 premières pages n’a pourtant pas montré d’efficacité significative de la vaccination. Le bénéfice n’est donc pas connu.

 

La HAS dresse le bilan de l’efficacité vaccinale contre la grippe en affirmant qu’elle est « difficile à évaluer avec précision ».

Cela confirme l’incapacité de la HAS à fournir une preuve une efficacité vaccinale sur le début du document.

 

La HAS reprend les études déjà utilisées dans son document de 2023. Toutes ces études discutent de l’efficacité uniquement sur l’infection documentée (test positif, PCR ou culture virale), jamais sur la mortalité ni même sur les formes sévères/hospitalisations.

 

[103] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16806607/

La publication montre que l’efficacité vaccinale contre la grippe est variable, parfois nulle voire négative selon la saison, particulièrement chez les personnes âgées.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[104] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36702797/

L’article montre une efficacité de seulement 29% pour H3N2 et une décroissance temporelle nette qui devient négative en moins de 6 mois confirmant un affaiblissement rapide de la protection en cours de saison. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[106] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22032844/

La publication conclut que la protection est « modérée » et « grandement réduite ou absente certaines saisons ». De plus, les preuves d’une protection chez les personnes à risque de complications ou les plus 65 ans sont « inexistantes ». Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[107] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10796628/

Les auteurs indiquent que les résultats « découragent l’utilisation de la vaccination antigrippale comme mesure de santé publique » Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[108] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35360146/

Chez les plus de 61 ans, l’efficacité vaccinale contre la grippe n’est pas significative (sauf pour le vaccin 4-RIV). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[109] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18974084/

L’étude montre que l’efficacité contre l’infectiosité/transmission) est quasi nulle voire négative. Même quand le vaccin protège de la maladie, il ne réduit pas significativement la capacité d’un sujet infecté à transmettre le virus (mesurée par l’excrétion virale). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[110] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26327520/

L’étude, financée par SANOFI, ne regroupe que très peu de cas de grippe. Si l’efficacité est de 88,8% chez les soignants, elle n’est que de 42,3% chez les patients. De plus, les auteurs trouvent une efficacité négative de -101% contre la grippe B montrant un effet néfaste de la vaccination. La petitesse des effectifs ne permet donc pas de conclure. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

Dans son rapport de 2026, la HAS apporte les nouvelles données qu’elle a identifiées.

 

[111] https://www.ecdc.europa.eu/en/news-events/early-estimates-seasonal-influenza-vaccine-effectiveness-against-influenza-requiring

Les efficacités trouvées vont potentiellement de -43% à 69%. Les auteurs précisent que la précision des estimations de l’efficacité vaccinale est faible à ce stade de la saison en raison de la petite taille des échantillons. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[112] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40071892/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité passe de 51% à 35,5% en moins de 6 mois. L’efficacité est d’autant plus faible que l’âge des patients est grand (seulement 42% chez les plus de 65 ans).

 

[113] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40955037/

L’étude repose sur des tests spontanés fait dans des laboratoires privés ce qui entraine un biais de sélection de la cohorte. L’efficacité mesurée va de 23% à 57% en fonction du type de grippe et de la classe d’âge.

 

[114] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41540925/

Des mêmes auteurs que la [113] avec les mêmes biais. L’efficacité est globale est de 36,4% et seulement 27,7% pour les plus de 65 ans.

 

|115] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37631889/

Efficacité de 48% sur les RCT et 39,9% sur les design test-négatif.

 

[116] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41093140/

L’efficacité vaccinale en prévention des hospitalisations estimée à 38 % mais le niveau de preuve est jugé faible. En prévention de la survenue d’une pneumonie de grippe confirmée est estimée à 42 %.

La HAS présente une efficacité en prévention de l’admission en unité de soins continus estimée à 83 % mais avec une incertitude qui va de -31% à 98%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Impact de la vaccination répétée sur l’efficacité vaccinale

 

L’obligation vaccinale, encore plus que les recommandations, impose une multiplication des doses. La HAS essaye donc d’évaluer l’impact de la vaccination répétée sur l’efficacité.

 

La HAS annonce que l’efficacité diminue !

 

[117] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36152673/

La diminution d’efficacité contre la grippe est de 7 à 18 % dans le groupe de personnes vaccinées la saison courante et la saison précédente comparativement à celles vaccinées uniquement la saison courante. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[118] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39820465/

La réduction estimée par vaccination antérieure est de -15 à -21 % pour H1N1, -7 à -13 % pour H3N2. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire. Cette étude n’a pas évalué l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité

 

[119] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41022885/

Il n’y a pas de différence significative constante entre vaccinés répétés et primo-vaccinés en termes de niveau de protection atteint. Les données n’ont pas été associées à une efficacité clinique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[120] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41601201/

Cette étude a été menée dans un contexte d’absence de circulation grippale à Hong Kong, ne permettant aucune évaluation de l’efficacité vaccinale clinique, les résultats portant exclusivement sur des critères d’immunogénicité. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels

 

Pour montrer l’intérêt de l’obligation vaccinale, la HAS doit prouver l’efficacité vaccinale indirecte chez les professionnels. La HAS doit prouver que leur vaccination impacte la transmission générale mais aussi chez les patients.

 

La HAS commence par évaluer la réduction du risque d’infection chez des sujets non vaccinés contacts de personnes vaccinées, tous âges confondus, hors contexte de soins.

 

La HAS rappelle d’abord les informations de son rapport de 2023.

 

[121] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27784531/

Les 9 essais cliniques randomisés contrôlés inclus réalisés dans le cadre familial, scolaire ou communautaire n’ont pas mis en évidence d’effet significatif sur le critère de survenue d’infections grippales chez les sujets contacts. (sauf pour une étude : LOEB 2021). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|122] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31648907/

L’analyse de 18 études n’a pas montré d’effet protecteur statistiquement significative. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[123] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33949666/

Les auteurs indiquent qu’il n’y a pas eu de réduction significative de l’incidence de cas de grippe dans les modèles non ajustés et ajustés. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[124] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28369163/

Il s’agit d’une estimation de modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS ajoute les données plus récentes qu’elle a choisi et qui étaient donc absentes de son rapport de 2023.

 

[125] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40668579/

Il s’agit d’une estimation par modélisation qui part du principe que le vaccin est efficace. Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[126] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39570586/

 

Cette étude, menée durant 3 ans de 2017 à 2020, en collaboration avec le CDC, a mesuré une efficacité du vaccin anti-grippe sur la transmission en moyenne de 21 %. Mais si on regarde dans le détail, pour les plus de 50 ans, qui sont par définition la cible de ces vaccins, les résultats sont négatifs.

Pour la « Grippe A : 5,0% (IC95% -22,3 à 26,3%), aucune protection démontrée, y compris H3N2 avec efficacité négative (-26,9%). » Le vaccin augmente les transmissions.

Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact de la vaccination des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère correspond à la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est à n’en pas douter le point le plus important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[127] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24046301/

L’analyse groupée des essais randomisés (niveau de preuve jugé faible par les auteurs) montrait une baisse de la mortalité toutes causes de 29%. Mais il est impossible de savoir spécifiquement pour la grippe qui ne représenterait que 10% de la mortalité toutes cause.

L’efficacité contre les cas de grippe confirmée en laboratoire n’était pas concluante (entre -69% et + 108%). Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[132] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22840895/

L’étude reprend 4 ECR identiques à ceux de la Cochrane. La même base est lue soit comme « insuffisante » (Cochrane/Thomas), soit comme ici « probablement protectrice »

Les auteurs justifient leur conclusion plus positive que Cochrane en invoquant que « presque toutes les études montrent une tendance » dans le même sens. Mais une tendance non significative répétée n’équivaut pas à une preuve solide. Il n’est donc pas compréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

|133] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

C’est une revue COCHRANE de 2016.

La vaccination antigrippale des soignants n’a pas d’effet sur le nombre de patients qui développent une grippe confirmée en laboratoire, ne permet probablement pas de diminuer les infections respiratoires basses des patients. Il est encore incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

La HAS n’a pas utilisé les autres COCHRANE plus récentes. En 2018, une revue Cochrane étudie 52 essais cliniques portant sur plus de 80 000 personnes : leur impact est qualifié de « modeste ». https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388196/

Le résultat est le même pour les personnes âgées. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29388197/

En 2019, une revue Cochrane indique qu’il n’y a pas de preuves concluantes du bénéfice de vaccination des professionnels de santé chez les personnes âgées de 60 ans ou plus qui vivent dans des établissements de soins. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30983059/

 

De fait, le prétexte de la vaccination « altruiste », qui permet de culpabiliser les soignants récalcitrants à la vaccination n’est pas rationnellement fondé.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

La HAS fournit en 2026 des nouvelles données, non présentes dans le rapport de 2023 par l’intermédiaire d’une seule publication.

 

[135] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40013540/

Il s’agit d’une comparaison entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées proposant une vaccination antigrippale aux soignants et ceux ne la proposant pas.

Malgré ce qu’affirme la HAS, il n’y a pas d’effet sur le nombre de résidents développant une grippe confirmée, ni de réduction des infections respiratoires basses associée à la vaccination des soignants. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : 0

 

 

Impact du taux de couverture vaccinale des professionnels sur la protection des personnes hébergées et soignées

 

Ce critère est très similaire au précédent mais la HAS veut analyser ici l’impact de la couverture vaccinale sur la réduction du risque d’infection (et/ou de formes sévères de la grippe) chez des sujets non vaccinés contacts de professionnels vaccinés, en contexte de soins. C’est un point important pour légitimer l’obligation vaccinale : les soignants vaccinés doivent moins transmettre la grippe que les soignants non vaccinés.

 

La HAS reprend sa publication de 2023 qui ne lui avait pas permis de valider l’intérêt de l’obligation vaccinale.

 

[136] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33109283/

Quatre seuils testés (≥65, ≥70, ≥75, ≥80%). 3 ne montrent pas d’efficacité. Le seuil 80% montre une significativité mais avec une incertitude étendue.

L’étude ne permet pas d’établir un lien causal individuel entre vaccination du soignant et protection du patient mais seulement une corrélation au niveau du service, compatible avec plusieurs explications alternatives. Utilisée pour justifier un seuil réglementaire de 80%, elle est nettement en dessous du niveau de preuve qu’un tel usage nécessite.

 

[137] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27158088/

Les auteurs notent que durant 2012-2014, alors que la couverture vaccinale culminait à 96%, le nombre absolu de cas de grippe chez les patients était à son maximum historique. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[138] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27098758/

La diminution globale des infections nosocomiales entre la première et dernière année d’étude n’était pas significative alors que la couverture vaccinale est passée de 56 à 90 %.

Aucune association n’a été observée entre le niveau de couverture vaccinale et la survenue de grippes nosocomiales. Il est bizarre que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[139] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32650745/

Aucune association significative n’a été retrouvée entre la couverture vaccinale des soignants (comprise entre 48,8 % en 2013 et 77,1 % en 2018) et les cas de grippe nosocomiale. Il est donc une nouvelle fois incompréhensible que la HAS l’utilise pour appuyer sa recommandation de vaccination obligatoire.

 

[140] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35382916/

Cette étude, sur 24 cas, suggère qu’un seuil minimal de 40 % de couverture vaccinale du personnel de santé est nécessaire pour observer un impact significatif sur le risque de grippe nosocomiale chez les patients.

 

[141] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24581755/

Le taux de vaccination de l’étude est très faible. Au cours de la période étudiée, la couverture vaccinale des soignants a fortement diminué passant de 13,2 % en 2005-2006 à 3,1 % en 2011-2012. Les infections nosocomiales ont pourtant été multipliées par 5 soit une augmentation de 400%.

 

Elément en faveur de la vaccination obligatoire contre la grippe : très faible

 

 

Autre critère

 

Dans ses recommandations de 2026, la HAS réaffirme sa recommandation de vaccination envers les personnes âgées de plus de 65 ans.

Une partie du document de la HAS évalue donc la protection directe de ces personnes par la vaccination.

 

En résumé, comme pour le reste, la HAS recommande mais n’a pas d’éléments pour la légitimer. Et elle le dit.

 

[142] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38423813/

L’analyse de 191 études observationnelles entre 2017 et 2022 : 30,6 % d’efficacité chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

 

La HAS conclut que les données indiquent une efficacité vaccinale « réduite chez les personnes âgées, avec un niveau de preuve faible »

Mais non contente de valider que l’efficacité vaccinale contre la grippe est faible chez les personnes agées, la HAS explique la raison de cette faible efficacité : « l’immunosénescence »

 

En résumé, la HAS nous indique, avec une honnêteté qu’il faut encore souligner, que la vaccination chez les personnes âgées n’offre pas une d’efficacité significative notamment à cause de l’immunosénescence qui accompagne l’avancée en âge.

Et pourtant, contre toute logique, contre toute cohérence, la HAS recommande de vacciner les personnes âgées.

 

Conclusion

 

La question qui se posait au début était la suivante :

Sur quoi repose légitimement cette obligation que la HAS n’avait pas pu faire il y a seulement 3 ans, en 2023 ?

 

Objectivement sur rien et la HAS le reconnait de nombreuse fois avec clarté et honnêteté.

 

Est-ce que de nouveaux éléments suffisamment significatifs expliquent ce changement de position de la HAS ?

 

Objectivement non et la HAS le reconnait honnêtement de façon explicite et répété.

 

En résumé, comme en 2023, car l’apport de nouveaux éléments de 2026 n’est ni décisif, ni même significatif, il n’y a aucune raison légitime de demander l’obligation vaccinale.

 

Tant que la HAS n’aura pas la capacité de prouver que la vaccination obligatoire (ou pas) des soignants réduit les grippes nosocomiales, les infections grippales provoquées par les soignants sur les patients, les recommandations de la HAS seront aux mieux illégitimes.

Au pire ridicule.

Quoiqu’il en soit, c’est indigne de la HAS.

 

 

[1], [2] et suivants correspondent aux références de l’article de la HAS [A].

[A] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-07/dir8/recommandation_vaccinale_-_grippe_saisonniere_-_evaluation_de_la_pertinence_dune_obligation_vaccinale_.pdf

[B] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4214093/fr/la-has-se-prononce-sur-l-obligation-vaccinale-contre-la-grippe

 

La bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. La HAS (Haute Autorité de Santé – France) rappelle que, malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie le plus souvent bénigne sauf chez certains enfants de moins de deux ans qui présentent une condition de santé particulière. Les nourrissons admis en réanimation étaient souvent prématurés ou avec des comorbidités.

 

Le Beyfortus est un anticorps monoclonal destiné à protéger les nouveau-nés de la bronchiolite à VRS. [2]

 

 

Quelques points importants du dernier avis de la HAS sur le Beyfortus (nirsevimab)

Le dernier avis adopté par la Commission de la transparence date du 15 juillet 2026. Il s’agit d’une réévaluation à la demande de la Commission de Transparence (CT )de l’avis sur les médicaments – nirsévimab – BEYFORTUS. [3]

 

Les conclusions de la HAS n’ont pas beaucoup changé : ASMR IV, amélioration du service médical rendu mineure, pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la prévention des infections des voies respiratoires inférieures graves, dues au VRS, nécessitant une hospitalisation chez les nouveau-nés et les nourrissons à risque élevé d’infection à VRS

 

Le Beyfortus® procure une réduction absolue du risque d’incidence d’une infection à VRS de 2,6 % versus placebo 9,5 %, soit une réduction absolue du risque RRA de 6,9% en phase II et de 3,8% en phase III.

La nouvelle étude Jabagi de 2026 [4] montre une RRA de 0,13% à 0,3% sur les hospitalisations dues au VRS, un effet attendu sur les hospitalisations liées au VRS mais avec des résultats hétérogènes.

 

La prolongation de l’étude HARMONIE au Royaume-Uni donne les résultats suivants :

0,7% d’hospitalisations pour infections des voies respiratoires inférieures associées au VRS chez les traités contre 0,8% chez les contrôles, donc une réduction très faible du risque

1,7% toutes hospitalisations pour infections respiratoires basses contre 1,4% chez les contrôles : donc un risque légèrement augmenté d’hospitalisation chez les traités au Beyfortus.

 

Une méta-analyse ne trouve pas de différence dans la durée d’hospitalisation due au VRS entre les enfants traités et non traités. [6]

 

La HAS rappelle des incertitudes sur la protection conférée par le nirsévimab au cours de la deuxième saison épidémique au VRS en lien avec le risque d’apparition d’anticorps anti-médicament post-administration (développés chez 6 à 11 % des sujets traités par nirsévimab).

 

L’impact sur la réduction de la durée d’hospitalisation, de transfert en unité de soins intensifs ou en réanimation et de la mortalité reste à ce jour à démontrer de manière robuste.

 

La HAS souhaite une documentation des échecs liés au Beyfortus chez les enfants admis aux services d’urgence.

 

 

Risque de résistance

La HAS rappelle aussi le risque de résistance par apparition de variants recombinants (mutants) ayant une sensibilité réduite au nirsevimab. L’utilisation en monothérapie et la longue demi-vie du nirsévimab peuvent faire craindre la sélection de variants résistants.

 

 

Sécurité

Les principaux effets indésirables sont : infections des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngites, pyrexies ou gastroentérites, et éruptions cutanées.

 

Dans l’étude HARMONIE [7], les effets indésirables graves (EIG) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe nirsévimab que dans le groupe sans intervention; un seul cas d’EIG a été considéré comme lié au traitement selon l’investigateur (syndrome de West chez un nourrisson de 5 mois, survenu 23 jours après l’administration).

 

Dans l’étude MUSIC, un EI (et non un EIG) est considéré comme lié au traitement à l’étude (éryhtème). Au total, 3 décès ont été rapportés au cours de l’étude :

  • 1 cas d’infection des voies respiratoires inférieures
  • 1 cas de choc septique
  • 1 cas d’hémorragie tumorale.

Aucun décès n’a été considéré comme lié au traitement à l’étude selon l’investigateur.

 

Dans l’étude MEDLEY, les EI de grade 3 ou plus (sévères) ont été rapportés plus fréquemment dans les groupes traités au nirsevimab.

 

 

La HAS ne mentionne pas les 4 décès de nourrissons admis en réanimation en France pour bronchiolite au 14 avril 2026 (il n’est pas précisé si le VRS était en cause ni s’ils avaient reçu le Beyfortus). [5]

Pourtant la HAS demande en conclusion une documentation sur les échecs liés au Beyfortus, notamment chez les enfants admis en réanimation.

 

Le bilan est donc très mitigé et peu en faveur de cette de ce traitement malgré la réduction des infections à VRS qu’il entraîne.

 

 

 

[1] https://banoun823642.substack.com/p/quelques-points-importants-du-dernier

 

[2] Banoun H. Analysis of Beyfortus® (Nirsevimab) Immunization Campaign: Effectiveness, Biases, and ADE Risks in RSV Prevention. Curr Issues Mol Biol. 2024

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39329969/

 

[3] https://www.has-sante.fr/jcms/p_4202282/fr/beyfortus-nirsevimab-vaccin-contre-le-virus-respiratoire-syncytial-vrs-chez-le-nouveau-ne-et-le-nourrisson

 

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41428474/

 

[5] https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullnat_ira_20260415_VF_0.pdf

 

[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40319903/

 

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40379431/

Autour du documentaire Une étude qui dérange, Dr Gardenal, Pr Perronne, Dr Fouché et Del Bigtree viennent questionner le calendrier vaccinal infantile et ouvrir un questionnement plus large sur les enjeux de santé et l’affaiblissement de nos populations. A Lyon, dans le ventre de la baleine, la discussion invite à devenir chacun des porteurs du message. https://youtu.be/PKNzlCgOQa8?si=4vRH6G9jBixZ32qU An Inconvenient Truth ?

2026-06-25 – [CSI] Texte

2026-06-25 – [CSI] Présentation

Dans cette conférence présentée au Conseil Scientifique Indépendant (CSI), le Dr Michel Cucchi, docteur en médecine, sociologue et master en biologie moléculaire et microbiologie, retrace l’histoire méconnue de la militarisation des sciences du vivant. De la naissance de la microbiologie moderne aux programmes contemporains de recherche biologique à risque, cette intervention explore les liens entre progrès scientifiques, secret d’État, expérimentations humaines et stratégies militaires.

À travers une analyse historique documentée, Michel Cucchi revient notamment sur :

▪️ l’émergence des armes biologiques au XXe siècle ;

▪️ les programmes japonais, allemands, américains, soviétiques et chinois ;

▪️ les expérimentations humaines menées au nom de la science ou de la guerre ;

▪️ la prolifération des arsenaux biologiques durant la Guerre froide ;

▪️ les enjeux actuels de transparence, de contrôle et de démilitarisation de la recherche. Une réflexion essentielle sur les dérives possibles de la recherche scientifique lorsqu’elle est intégrée à des logiques militaires, industrielles ou géopolitiques.

Avec : Michel Cucchi Louis Fouché Hélène Banoun

📅 Conférence du Conseil Scientifique Indépendant (CSI)

Chapitres:

Introduction

La naissance de la microbiologie moderne

Les premières armes biologiques

Expérimentations humaines et guerre biologique japonaise

L’Allemagne nazie : eugénisme et expérimentations

Les programmes américains et la Guerre froide

Le programme soviétique Biopreparat

La stratégie chinoise et la fusion militaro-civile

Contrôle des recherches à risque et perspectives

Questions et échanges

Mots-clés: armes biologiques, guerre biologique, microbiologie, militarisation du vivant, recherche à risque, biotechnologies, expérimentation humaine, Conseil Scientifique Indépendant, CSI, Michel Cucchi, Louis Fouché, Hélène Banoun, santé publique, bioéthique, histoire des sciences, guerre froide, armes de destruction massive, transparence scientifique

Hashtags #CSI #MichelCucchi #LouisFouché #HélèneBanoun #ArmesBiologiques #Microbiologie #Bioéthique #RechercheScientifique #SantéPublique #Histoire

 

 

Des affirmations plus que contestables

L’article affirme que « la vitamine A a suscité une hausse des intoxications signalées chez les enfants » et que la cause en serait « une interview télévisée du 4 mars 2025, où le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. vante l’huile de foie de morue et la vitamine A » pour le traitement de la rougeole.

Des confusions majeures entretenues par le journaliste

Le rapport du centre antipoison américain rapporte une hausse des « expositions » et non des intoxications !

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2025, 86 expositions pédiatriques à la vitamine A ont été signalées aux centres antipoison américains, soit une augmentation de 38,7 % par rapport à la même période de l’année précédente.[1]

Cependant, le rapport précise également qu’aucune augmentation de la gravité des cas n’a été observée et qu’aucun effet majeur n’a été signalé. Les auteurs rappellent en outre que toutes les expositions ne conduisent pas à une intoxication ou à une maladie, et que certains signalements peuvent concerner des produits cosmétiques contenant de la vitamine A, comme le rétinol.

En résumé, pour la période janvier-mars 2025 :

  • 86 cas d’exposition à la vitamine A ont été signalés ;
  • 0 cas d’effet majeur ont été rapportés.

Présenter ces chiffres comme une vague d’intoxications est donc au minimum discutable.

 

Aucune augmentation de la gravité des expositions n’a été observée !

Aucun effet majeur n’a été signalé

 

La vitamine A est un traitement recommandé pour éviter les formes graves de la rougeole.

L’article omet également un élément important : la vitamine A n’est pas présentée par les autorités sanitaires comme une substance dangereuse à éviter absolument.

Au contraire, l’administration de vitamine A fait partie des recommandations médicales pour les patients atteints de rougeole, notamment chez les enfants hospitalisés, afin de réduire le risque de complications graves. L’OMS le confirme [3] :

« Tous les enfants ou adultes atteints de rougeole devraient recevoir deux doses de suppléments de vitamine A, administrées à 24 heures d’intervalle »

 

Les données citées par les centres antipoison sont donc également compatibles avec l’hypothèse que davantage d’enfants ont reçu une supplémentation en vitamine A dans le contexte d’une augmentation des cas de rougeole (incidence USA 2024 : 0,00008%, Incidence USA 2025 : 0,0007%).

Sans que cela n’entraîne d’effets toxiques graves.

 

Des chiffres à replacer dans leur contexte

L’article ne fournit aucun élément de comparaison permettant d’apprécier l’importance réelle des 86 expositions signalées.

À titre de comparaison, les centres antipoison américains ont recensé :

  • 52 855 expositions au paracétamol en 2023 ;
  • 51 769 expositions au paracétamol en 2024 ;
  • 38 615 expositions au paracétamol au cours des premiers mois de 2025.

Le paracétamol est par ailleurs l’une des principales causes d’intoxications médicamenteuses graves et de décès par surdosage aux États-Unis.

Or personne ne considère pour autant que les recommandations médicales visant à utiliser le paracétamol pour faire baisser la fièvre devraient être interdites ou censurées.

 

 

Corrélation = causalité ?

L’article établit également un lien entre :

  • l’intervention médiatique de Robert F. Kennedy Jr. ;
  • l’augmentation des recherches Internet concernant la vitamine A ;
  • l’augmentation des expositions déclarées à la vitamine A.

Or cette relation demeure purement une corrélation temporelle ou co-incidence.

De nombreux journalistes rappellent régulièrement, qu’une corrélation temporelle ne suffit pas à démontrer un lien causal, notamment lorsqu’il s’agit d’effets indésirables déclarés après une vaccination.

Il est donc surprenant de voir ce même principe méthodologique totalement oublié lorsqu’il s’agit d’établir un lien entre une intervention médiatique et l’augmentation d’intoxications imaginaires liés à la vitamine A.

Deux poids et deux mesures chez nos chers journalistes ?

 

Environ 1500 effets indésirables déclarés après le vaccin ROR

L’article omet également de dire que chaque année plusieurs centaines d’effets indésirables suite au vaccin ROR sont déclarés dans le VAERS ; soit bien plus que les cas d’exposition à la vitamine A.

Comme pour les déclarations aux centres antipoison, ces signalements ne démontrent pas à eux seuls un lien causal avec le produit concerné. Ils constituent des signaux nécessitant une évaluation et une investigation complémentaires.

En particulier en 2025, il y aurait eu pour le vaccin ROR, selon Vaccine Watch, 1629 effets indésirables déclarés dont 3 mentionnant un décès, 60 une hospitalisation, 173 un passage aux urgences et 26 un handicap [2].

Il est donc incohérent de présenter les expositions déclarées à la vitamine A comme une preuve implicite de danger tout en rappelant, dans d’autres contextes, que les déclarations d’effets indésirables vaccinaux ne permettent pas à elles seules d’établir une causalité.

 

POINTS CLES

  • Aucune augmentation des intoxications à la vitamine A selon les centres antipoison américains
  • Seulement une augmentation des expositions sans aucune augmentation de la gravité des cas
  • La vitamine A fait partie des traitements recommandés pour réduire le risque de complications graves chez les patients atteints de rougeole

 

 

Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion, nous reproduisons ci-dessous la traduction automatique du communiqué officiel des centres antipoison américains.

 

Traduction du communiqué officiel des centres antipoison américain :

 

Les centres antipoison constatent une augmentation des expositions à la vitamine A chez les enfants pendant l’épidémie de rougeole
7 avril 2025 – 14 h 40
Shauna Devitt (Administratrice)

Ce qu’il faut savoir

La rougeole est une infection virale très contagieuse qui provoque actuellement des flambées épidémiques aux États-Unis. Des informations récentes suggèrent que certaines personnes utilisent la vitamine A ou l’huile de foie de morue pour prévenir l’infection par la rougeole. La meilleure façon de prévenir la rougeole reste la vaccination par le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole).

Chez les patients atteints de rougeole, en particulier les enfants hospitalisés, une supplémentation en vitamine A est recommandée afin de réduire le risque de complications graves. Toutefois, avant d’administrer de la vitamine A ou tout autre complément alimentaire ou produit à base de plantes, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Les Centres antipoison américains surveillent les cas de toxicité à la vitamine A signalés dans le National Poison Data System (NPDS). Entre le 1er janvier et le 31 mars 2025, 86 expositions pédiatriques à la vitamine A ont été rapportées aux centres antipoison américains, soit une augmentation de 38,7 % par rapport à la même période en 2024.

Cependant, malgré cette hausse du nombre de cas, aucune augmentation de la gravité des intoxications n’a été observée, et aucun effet grave n’a été signalé en 2025. Toutes les expositions ne conduisent pas nécessairement à une maladie ou à une intoxication. De plus, les expositions à la vitamine A recensées dans le NPDS peuvent également provenir de produits cosmétiques contenant de la vitamine A, comme le rétinol.

Risques liés à une mauvaise utilisation de la vitamine A

Bien que la vitamine A soit généralement sûre lorsqu’elle est utilisée correctement, une consommation excessive peut entraîner une intoxication.

Les symptômes peuvent inclure :

  • Nausées, vomissements, douleurs abdominales
  • Maux de tête liés à une augmentation de la pression intracrânienne
  • Douleurs osseuses
  • Troubles de la vision
  • Atteintes hépatiques (dommages au foie)

Points essentiels à retenir

La meilleure protection contre la rougeole est la vaccination par le vaccin ROR.

La vitamine A joue un rôle important dans le traitement de la rougeole, mais elle doit être utilisée avec prudence et sous surveillance médicale.

Une consommation excessive de vitamine A peut provoquer une toxicité grave.

En cas de suspicion de surdosage ou d’inquiétude concernant une exposition à la vitamine A, contactez un centre antipoison ou un professionnel de santé.

 

 

 

[1] Poison Centers Observe Increased Vitamin A Exposures in Children During Measles Outbreak ; Shauna Devitt • April 07, 2025 2:40 PM  (https://poisoncenters.org/news-alerts/13484508)

[2] https://www.vaccinewatch.org/vaccines/mmr/2025

[3] https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/measles