Sujet : Extrait les plus représentatifs de ce qu’était le Dr Olivier Soulier et de ce qu’il a apporté au CSI

Nous avons voulu un hommage sobre, sans paroles inutiles et sans apparaître à l’écran.

Nous avons demandé à l’équipe technique du CSI de sélectionner les meilleurs passages d’Olivier au CSI. Nous avons choisis les extraits qui nous paraissaient les plus représentatifs de ce qu’était Olivier et de ce qu’il a apporté au CSI et à nos combats communs.

Nous serons heureux de vous accueillir en direct à partir de 20h45 pour partager ce moment de grande émotion avec vous en hommage à notre ami Olivier.

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Sujet : L’actualité scientifique et juridique

Invités : Hélène Banoun, pharmacienne et ancienne Chargé de recherches INSERM – Emmanuelle Darles, enseignante-chercheuse à l’Université, Docteur d’État en Informatique et spécialisée en science des données – Dr Eric Ménat, Médecin Généraliste – Dr Philippe De Chazournes, médecin généraliste omnipraticien – Vincent PAVAN, mathématicien, enseignant chercheur.

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Sujet : Elever son enfant sans crédit social

Invitée : Sonia Delahaigue

Discutants : Dr Eric Menat – Dr Marie Grenet

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À Retenir

  • Le VIDAL, contre toute attente, affirme encore en juin 2023 que les jouent un rôle central dans la transmission du SARS-CoV-2. [1]
  • Le VIDAL, contre toute attente, affirme encore en juin 2023 que les établissements scolaires sont un moteur de la contamination. [1]
  • Et que donc il faudrait vacciner les enfants. [1]
  • Avant toute chose, cette recommandation laisse perplexe car il est important de rappeler que la vaccination contre le SARS-CoV-2 n’empêche PAS la transmission du virus !

 

 

 

Introduction

Après 3 ans de présence du virus SARS-CoV2, les connaissances se sont accumulées.

 

Au début 2020, la létalité du COVID est annoncée, par le CDC (Center Disease Control) aux USA, à 15%. Évidemment car seuls les malades très malades étaient testés à l’époque…

Ce taux annoncé fait partie d’une succession de déclarations anxiogènes capables de faire peur même au plus zen.

 

Désormais, avec du recul et une meilleure prise en compte de l’ensemble des classes d’âge dans la population générale, on estime que la létalité n’était au printemps 2020 que de 0,15%. Entre temps, comme le recours aux tests de dépistage s’est généralisé et que dans le même temps des symptômes infectieux se sont manifestés à plusieurs reprises dans une proportion très large de la population, l’estimation de la létalité en temps réel du SARS-CoV-2 est sans doute devenue plus fiable. [2]

Juste 100 fois moins en fait.

Depuis Omicron, la létalité est encore moindre.

 

Le cas particulier des enfants

 

Au début 2020, les enfants sont considérés comme des propagateurs importants du virus du COVID ce qui justifie la fermeture des écoles.

Pourtant, très vite les premières publications ont montré le contraire.

L’étude de Santé Publique France sur l’enfant des Contamines est importante car elle est faite au début de l’épidémie. Les cas étaient peu nombreux donc ont été plus faciles à suivre. L’enfant qui était malade a été suivi. Il a été en contact avec 172 personnes, dont 112 élèves et professeurs dans trois écoles et un ski-club.

Il n’a contaminé personne, même pas ses deux frères et sœurs. [3]

 

Dans un autre pays, la Suède, les résultats ont été identiques.

Bien que la Suède ait gardé les écoles ouvertes, sans masques, il a été constaté une faible incidence de Covid-19 grave parmi les écoliers et les enfants d’âge préscolaire pendant la pandémie de SARS-CoV-2. Parmi les 1,95 million d’enfants âgés de 1 à 16 ans : 0 décès, 15 admissions en réanimation. (C’est bien moins que pour les autres infections saisonnières habituelles [4]. Seulement 20 enseignants ont été admis en en réa sur 103596. Les enseignants présentaient même un risque plus faible que la moyenne des autres professions. [11]

 

Il existe donc des preuves tangibles que les enfants ne sont indubitablement pas des moteurs des contaminations.

 

Et pourtant, en 2023, le VIDAL produit un document qui affirme que les enfants ont un « rôle central des enfants » et surtout au niveau des écoles.

Et qu’il faut par conséquent vacciner les enfants.

 

En 2023, cette prise de position du Vidal semble très bizarre.

 

 

 

Sur quoi s’appuie le VIDAL pour affirmer ça ?

 

Le Vidal s’appuie sur une publication venant de Nouvelle-Zélande publié dans New Zealand Medical Journal. [5]

 

Le VIDAL commence par faire l’éloge de la gestion du COVID par la Nouvelle-Zélande qui visait le « 0 mort » du COVID.

  • Presque 2 ans de confinement
  • Des barrages routiers pour bloquer la population
  • Masque dès l’école primaire.
  • Fermeture des écoles
  • Etc…
  • Etc…

 

En fait, malgré l’ensemble de ces restrictions, toutes plus contraignantes les unes que les autres, la Nouvelle Zélande n’a fait que retarder l’inéluctable. Pour un cout humain, social, sociétale, industriel et commercial démesuré.

 

L’éloge du VIDAL semble bien exagéré car l’évolution est comparable à la France, malgré la vaccination.

 

 

Ensuite le Vidal explique, pour introduire l’article du NZMJ, que de février à juin 2022, 46,4 % des enfants âgés de 5 à 19 ans ont été infectés par SARS-CoV-2, pourcentage qui passe à 66,3 % lorsque l’on considère la période allant de février à septembre 2022. Ainsi, en huit mois, deux tiers de la population infantile et adolescente a été infecté par Omicron.

 

Sans s’en rendre compte le VIDAL nous montre que 80% d’une population vaccinée (taux de vaccination de la Nouvelle Zélande pour cette période) n’est visiblement pas suffisant pour diminuer les contaminations.

Pourtant le VIDAL n’en parle pas…

 

 

La publication du NZMJ

 

Il faut d’emblée remarquer qu’il ne s’agit pas d’une publication mais d’un éditorial qui se veut une synthèse mettant en avant plusieurs affirmations en avant

 

Affirmation 1 : il faut purifier l’air

Evidemment l’édito ne donne aucune preuve scientifique de l’intérêt d’utiliser des purificateurs ou d’aérer les salles.

 

 

Affirmation 2 : Il faut garder les masques

Evidemment l’édito ne donne aucune preuve scientifique de l’intérêt des masques à diminuer les contaminations

 

 

Affirmation 3 : les écoles sont nocives (vis-à-vis du COVID pour les enfants).

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs comparent les taux d’infections des adultes (qui ne sont pas donnés) avec ceux des enfants.

Le problème est que la comparaison se fait sur les taux d’infection des enfants en septembre avec celui des adultes de juillet.

Rien que cela suffit à comprendre le ridicule de cet éditorial (pas une étude…)

 

 

Affirmation 4 : la transmission à l’école est importante

L’édito affirme qu’il est bien établi que l’infection au COVID-19 se transmet en milieu scolaire.

Pour soutenir leurs propos, les auteurs présentent 3 publications

 

La première nous informe que les enfants ne transmettent pas aux adultes (31 vs 3). [6]

 

La deuxième indique que les données épidémiologiques impliquent un rôle insignifiant des enfants dans la transmission. [7]

 

La troisième est sans compromission : [8]

  • Les infections chez les adultes précédent celles des enfants
  • Les enfants sont moins infectés que les adultes
  • Les enfants sont plus souvent asymptomatiques que les adultes
  • Les symptômes durent moins chez les enfants
  • Les adultes contaminent les enfants

 

3 publications qui contredisent les auteurs de l’édito utilisé par le VIDAL!

Il est difficile de comprendre comment les auteurs peuvent soutenir leurs affirmations.

Et il est possible de se demander si le VIDAL a vraiment étudié l’article avant de l’utiliser.

 

 

La situation en France pour les écoles

 

Le VIDAL se pose une question : « En France, il serait intéressant d’étudier la dynamique des vagues successives en relation avec les dates d’ouverture et de fermeture des établissements scolaires, en particulier lors des congés « régionaux » (vacances de la Toussaint et de février). »

 

Le faire n’est pas difficile.

Pourquoi le VIDAL ne l’a pas fait ?

Alors le CSI le fait pour vous et pour eux.

 

Les chiffres sont facilement accessibles au niveau de Santé Publique France. [9]

Voici l’évolution du taux de positivité (qui n’est pas dépendant du nombre de tests réalisés) chez les 0-19 ans en France.

 

Le suivie du taux de positivité chez les enfants (de 0 à 19 ans) montre une évolution intéressante.

Le taux de positivité donc la contamination des enfants

  • Augmente pendant les vacances (ROUGE).
  • Diminue à la reprise des cours (VERT).

 

Ces évolutions sont visibles pour toutes les transitions écoles ouvertes / écoles fermées pendant 2020 et 2021.

 

Les baisses sont visibles à chaque reprise des cours.

  • Déconfinement printemps 2020 : baisse à la réouverture des écoles début juin 2020.
  • Eté, Toussaint et Noel 2020 : baisse au retour des vacances scolaires
  • Hiver 2021 : baisse est un peu plus faible après les vacances d’hiver 2021 en raison de étalement des vacances sur 4 semaines (zone A, B, C).
  • Etc…

 

Les hausses sont visibles pendant les vacances.

  • Eté 2020 : hausse malgré les faibles taux de l’été.
  • Toussaint et Noel : hausse après environ 5 jours de vacances
  • Hiver 2021 : hausse après environ 5 jours de vacances mais plus modérée car étalement des vacances sur 4 semaines (zone A, B, C).
  • Printemps 2021 : la hausse s’arrête au moment où la première zone revient en classe.
  • ..

 

Les chiffres de SPF nous disent le contraire pour la France de ce qui est affirmé dans l’article du VIDAL.

L’école n’est pas un moteur de contamination.

C’est même tout à fait le contraire.

 

Les chiffres européens le confirment.

Les cas en milieux scolaires ne sont pas une caractéristique de la pandémie de COVID. Les enquêtes sur les cas identifiés en milieu scolaire suggèrent que la transmission d’enfant à enfant dans les écoles est rare.

Les seuls pays de l’UE (Suède et Islande) qui ont maintenu les écoles ouvertes n’ont pas signalé un plus grand nombre de cas d’hospitalisation chez les enfants. [10]

 

 

 

Conclusion

 

La conclusion du VIDAL est simpliste et affirmative :

« il est désormais clairement établi que les enfants et les établissements scolaires jouent un rôle central dans la transmission du SARS-CoV-2 »

 

Le VIDAL s’appuie, pour rendre son avis, comme nous l’avons montré, sur un très faible éditorial.

Il semble d’une part que le VIDAL n’a pas lu attentivement cet éditorial mais il est surtout évident que le VIDAL n’a pas effectué un travail sérieux puisqu’il n’a même pas fait l’effort d’extraire les données de SPF.

Alors le CSI l’a fait pour vous et pour eux.

 

 

 

[1] https://www.vidal.fr/actualites/30183-transmission-de-la-covid-19-le-role-central-des-enfants-et-des-ecoles-confirme.html

 

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33768536/

https://who.int/bulletin/online_first/BLT.20.265892.pdf

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33026101/

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.10.11.22280963v1

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36341800/

 

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32277759/

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10981530/

[5] https://journal.nzma.org.nz/journal-articles/protecting-school-communities-from-covid-19-and-other-infectious-disease-outbreaks-the-urgent-need-for-healthy-schools-in-aotearoa-new-zealand?s=09

[6] pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35062291/

[7] pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32720636/

[8] pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34636913/

[9] https://geodes.santepubliquefrance.fr

[10] https://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/COVID-19-schools-transmission-August%202020.pdf

[11] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33406327/

 

 

 

 

 

Le Docteur Olivier Soulier est parti vers plus grand en cette fin juin 2023.

Tout au long de sa vie, il a travaillé avec abnégation à soigner les autres. Il savait mieux que personne tisser les liens et permettre les rencontres improbables. Homme d’amitiés, ses amis et ses connaissances étaient une grande partie de sa vie.
Il aimait à rire et à tourner les situations dramatiques en dérision salvatrice par son humour parfois potache. Il citait souvent Coluche qu’il admirait profondément pour ses traits saillants sur notre nature humaine et notre société.
Il était d’une générosité hors norme avec un sens de la fête communicatif, prêt à offrir sa table, partager sa maison et tout ce qu’il possédait. Il a participé à lancer de très nombreux projets en finançant leur mise en place.

Animé d’une spiritualité vivante et forte, il était convaincu que l’Homme, loin de pouvoir être réduit à une « machine » biologique, a un destin plus grand. Il laisse une œuvre importante sur la Médecine du Sens qui donne un regard holistique sur la maladie et le malade, en rappelant l’importance de l’interrelation du vivant et cherchant le sens profond de l’existence.

Médecin de terrain, homéopathe et praticien en médecines complémentaires , ses compréhensions subtiles étaient toujours nourries au réel des patients.

Il a énormément contribué aux émissions du CSI. Pour beaucoup d’auditeurs, il est resté une figure d’attachement digne et forte, comme une épaule secourable ou un phare dans la nuit à travers ces années noires.

Son départ brutal laisse un vide qui nous appelle à apprécier l’autre à sa juste valeur quels que soient les aléas de la vie. Puisse son départ trop précoce donner un nouvel élan à tous, pour que le CSI soit toujours cette Radio Londres qu’il aimait citer avec émotion.

Tes paroles Olivier, toujours sincères lors des innombrables CSI auxquels tu as participés, resteront gravées dans nos mémoires. Nous apportons tout notre soutien et courage à toutes celles et ceux que tu côtoyais au quotidien, même bien au-delà de tes proches.

Puisses-tu reposer en Paix et continuer d’être aimé tel que tu étais.
Le Conseil Scientifique Indépendant

Nb : le prochain CSI du 6 juillet 2023 sera dédié à Olivier « 

À Retenir

  • Le port des masques chirurgicaux et FFP2/N95, promus pour protéger des contaminations par les coronavirus, n’est pas sans effets néfastes sur la santé.
  • Les masques interfèrent avec notre respiration d’oxygène et l’élimination du dioxyde de carbone que nous expirons
  • La balance bénéfices-risques devrait être évaluée plus sérieusement, notamment en faisant la preuve d’une efficacité contre la transmission des infections virales.
  • En l’absence de véritables données démontrant l’efficacité des masques, le port de ceux-ci ne devrait pas être rendu obligatoire.

 

Introduction

Nous avons déjà soulevé la question de l’efficacité du port du masque pour se prémunir d’être infecté, et d’infecter son entourage, face aux virus tels que le SARS-CoV-2 [1-2].  Bien avant la crise du Covid-19, un dogme stipule que ces masques réduisent la transmission d’agents pathogènes, en particulier des bactéries. Pourtant, plusieurs études menées avant 2020 questionnaient la réalité de l’efficacité de ces masques dans les lieux de soins. Néanmoins, à partir de 2020 de nombreux leaders d’opinions et de scientifiques ont diffusé l’idée que les masques pourraient nous protéger contre les virus, bien que les fondements de cette communication soient scientifiquement très fragiles. C’est pourquoi de nombreuses études ont été conduites par la suite afin d’évaluer l’efficacité des masques, avec des résultats peu probants.

Toujours est-il que rapidement après la déclaration de la pandémie de Covid-19, et avec les différentes vagues de contamination par une succession de variants, l’obligation de porter un masque dans l’espace public pour la population générale s’est répandue quasiment partout au sein des pays industrialisés. Les masques sont devenus l’un des attributs universels les plus importants du style de vie qui affecte la façon dont nous respirons. Si certaines de leurs propriétés ont justifié leur invention et leur recommandation, le souci, comme pour de nombreuses mesures préventives, est que le port du masque s’accompagne d’un certain nombre d’inconvénients spécifiques. Il est désormais temps de se pencher sur les effets à long terme du port du masque sur la respiration normale.

Et il semble évident que le port généralisé du masque ces derniers temps a fourni les conditions expérimentales pour étudier leurs effets néfastes.

 

Que peut-on tester pour connaître les effets du port du masque sur notre santé ?

 

Des métabolites volatiles variés sont produits et expulsés lors de notre respiration. Leurs concentrations dans l’air exhalé fournissent immédiatement des indications physiologiques et pathologiques y compris sur le suivi de certains traitements thérapeutiques. Par exemple, une étude observationnelle récente s’est penchée sur les changements au niveau respiratoire et hémodynamique en parallèle de métabolites volatiles exhalés et a émis des inquiétudes sur les effets secondaires immédiats, transitoires, progressifs et à long-terme du port de masques FFP2/N95 et chirurgicaux sur des adultes de 20 à 80 ans au repos [3].

Jusqu’à présent, la population favorite des études systématiques sur les masques et leurs effets était constituée d’individus sportifs et en bonne santé. Aussi, du fait de l’exclusion des enfants, des femmes enceintes et des malades, on manquait de recul pour évaluer la possibilité de généraliser en toute sécurité le port du masque à la population générale. Par ailleurs, plusieurs biais méthodologiques étaient fréquents comme le fait de comparer différents types de masque sans avoir également de groupe contrôle (sans masques). On pouvait également regretter le manque d’évaluation de l’inconfort lié au port du masque et en particulier des mesures physiques quantitatives telles que la chaleur. Finalement, les revues systématiques de la littérature disponibles ne répertoriaient pas les symptômes possibles consécutifs au port du masque dans la population générale et rapportaient encore moins leur prévalence. C’est dans ce contexte qu’une équipe allemande a conduit une analyse systématique en incluant des sujets aussi bien jeunes qu’âgés, en bonne santé ou malades. Ils ont quantifié les modifications métaboliques, physiologiques, physiques en même temps que l’apparition de symptômes subjectifs et cliniques chez les porteurs de masque et les ont analysées dans le contexte de ce que doit être la vision holistique du médecin ou du clinicien [4].

Après avoir exclu les études de cas, les articles d’opinions, il s’agissait de réunir les données publiées concernant la saturation en oxygène dite périphérique (SpO2, proportion d’hémoglobine saturée en oxygène par rapport à l’hémoglobine totale, saturée et non saturée, dans le sang), les niveaux de dioxyde de carbone dans le sang, la température, l’humidité, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, le volume courant (volume d’air qui entre dans les poumons lors d’une inspiration) et la ventilation minute (volume d’air inhalé ou exhalé par les poumons par minute), la pression artérielle, l’effort, la dyspnée (sensation d’une respiration difficile et inconfortable ressentie dans une situation qui normalement n’entraîne aucune gêne respiratoire), la sensation d’inconfort, les maux de tête, les changements cutanés, les démangeaisons, le stress psychologique, et des symptômes lors de l’utilisation de masques faciaux.

Finalement, parmi plus de deux mille publications récupérées de façon automatisée avec une recherche par mots-clés, 54 études ont été inclues pour une analyse qualitative et incluent 14 essais contrôlés randomisés, 9 essais contrôlés non-randomisés, et 31 études observationnelles. 37 études (uniquement celles fournissant des données de très bonne qualité) ont pu servir de base à une méta-analyse statistique. Par exemple, les données obtenues dans des conditions de repos ont été exclues car elles ne permettent pas d’évaluer les difficultés rencontrées en condition réelle d’utilisation des masques. Concernant ceux-ci, 31 études ont examiné des N95 et 19 des masques chirurgicaux. 14 études ont concerné les deux types de masques. La méta-analyse a concerné 934 sujets et 3765 mesures expérimentales pour évaluer les effets physiologiques, physiques et biochimiques des masques. Le temps expérimental médian des études incluses sur les effets des masques est de 18 minutes mais il y a une grande disparité sur les temps pendant lesquels les masques étaient portés pour établir les effets sur la physiologie des sujets (minimum 6 minutes, maximum 360 minutes). Malheureusement l’étude avec la durée expérimentale d’observation la plus longue (360 minutes) n’a inclus que 21 sujets en bonne santé. Les études s’intéressant aux symptômes sont celles qui s’appuient sur des temps d’observation les plus longs (médiane de 4 heures).

 

Évaluation qualitative

Les auteurs ont répertorié tous les symptômes liés au port du masques qui peuvent être classifiés parmi le syndrome d’épuisement induit par les masques [5]. En voici la liste (et le nombre d’études rapportant ces effets de façon significative) :

– augmentation du volume de l’espace mort respiratoire (2)

– augmentation de la résistance respiratoire (5)

– augmentation du dioxyde de carbone sanguin (19)

– diminution de la saturation en oxygène du sang (18)

– augmentation de la fréquence cardiaque (14)

– diminution de la capacité cardiopulmonaire (3)

– modifications de la fréquence respiratoire (11)

– essoufflement et difficulté à respirer (15)

– maux de tête (11)

– vertiges (3)

– sensation de chaleur et de moiteur (8)

– diminution de la capacité de concentration (1)

– diminution de la capacité de penser (4)

– somnolence (1)

– altération de la fonction barrière cutanée (3)

– démangeaisons (10)

– acné, lésions et irritations cutanées (8)

– faux sentiment de sécurité (2)

– fatigue et épuisement perçus globalement (16)

 

A cette liste, les auteurs ont estimé qu’ils pouvaient également rajouter les symptômes suivants :

– diminution de la ventilation (3)

– augmentation de la pression artérielle (9)

– augmentation de la température mesurée de la peau sous le masque (4)

– augmentation de l’humidité mesurée de l’air sous le masque (3)

– perturbation de la communication (5)

– trouble de la voix (2)

– inconfort perçu (4)

– augmentation de l’anxiété (3)

– augmentation des sautes d’humeur ou humeur dépressive (4)

– modifications du métabolisme microbien (intestin inférieur et oral) (2)

 

Finalement, il reste malgré tout 3 études (soit 6% des articles retenus) qui décrivent une absence d’effets néfastes des masques, voire des effets positifs…

 

Effets biochimiques

Après le qualitatif, les auteurs ont mené une méta-analyse qui leur a permis de rassembler de façon quantitative les effets néfastes du port du masque. En premier lieu, la saturation en oxygène du sang est considérablement réduite lors de l’utilisation du masque. Cet effet est uniquement lié aux masques N95, responsable d’une chute de SpO2 plus importante que les masques chirurgicaux.

La teneur en dioxyde de carbone dans le sang est significativement élevée après l’utilisation des masques et cette fois-ci l’effet est lié aussi bien au N95 qu’aux masques chirurgicaux.

En dépit de mécanismes de compensation mis en place, le volume d’air inspiré (en L/minute), que l’on appelle également ventilation, est significativement diminué lors du port du masque que ce soit avec le N95 ou le chirurgical. Il a été estimé qu’en moyenne les masques réduisent la ventilation de 19% et que cela atteint 24% pour les N95.

Il n’y a pas de variation significative sur la fréquence respiratoire mais on note une petite élévation de pression sanguine systolique, toujours avec un effet plus important pour les N95. Par ailleurs, si de façon globale, on ne relève pas de variation significative du rythme cardiaque, il semble que les N95 ont tendance à faire croître ce rythme.

 

Effets physiques sur la peau couverte par le masque

Tout d’abord, la température de la peau couverte par le masque augmente avec le port du masque aussi bien au repos que pendant des activités. Et cette élévation est le fait des masques N95, pas des masques chirurgicaux. Sans doute, une raison pour laquelle certaines personnes apprécient le port du masque en période de froid sec : l’humidité augmente dans l’espace interne séparant le masque de la peau.

Néanmoins, chose peu étudiée, les bactéries aiment bien l’humidité, et donc il n’est pas étonnant de constater comme l’a récemment fait une équipe japonaise, que le port prolongé du masque favorise l’accumulation de bactéries sur la face interne du masque, telles que des staphylocoques blancs ou dorés [6]. Ces derniers partagent avec la bactérie Escherichia coli le triste privilège d’être au premier rang des germes responsables d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital) [7].

Et il vient d’être étudié par une équipe canadienne un modèle de co-infection in vitro entre le staphylocoque doré et le SARS-CoV-2, avec le staphylocoque qui augmenterait d’une dizaine de fois la réplication du virus responsable du Covid-19 [8].

 

Mesures des symptômes et des sensations

L’inconfort perçu est significativement plus élevé en portant un masque aussi bien au repos que pendant des activités et quel que soit le type de masque. L’envie de se gratter est également augmentée avec un N95 pendant les activités. L’effort perçu est accru lors d’activités en portant un masque quel que soit son type et il n’y a pas de différence significative entre N95 et masque chirurgical. En accord avec ce résultat, la perception du manque d’air augmente durant les activités.

De même, avec la chaleur et l’humidité perçue durant les activités, où c’est significatif avec les masques chirurgicaux.

 

N95 versus chirurgical

Globalement les masques N95/FFP2 conduisent à des effets plus néfastes comparés aux masques chirurgicaux : moins bonne oxygénation du sang, augmentation du rythme cardiaque, de la perception d’inconfort, de l’humidité.

La tendance est également bien palpable pour le dioxyde de carbone sanguin, le volume minute, la chaleur, les sensations d’effort et de manque d’air et la pression sanguine systolique, même si ce n’est pas statistiquement significatif, sans doute en raison d’un nombre trop limité d’études avec des effectifs trop modestes et un temps de suivi trop bref.

 

 

Prévalence des symptômes

Les maux de tête viennent … en tête… des symptômes les plus fréquents avec une prévalence de 62% pour tous les masques et qui monte à 70% avec les N95. Par ailleurs, on déplore pour plus de 35% des usagers des problèmes d’acné et d’irritation de la peau. Également un bon tiers des porteurs de masques ressentent le manque d’air.

Plus de la moitié des porteurs de N95 (comparé aux 17% avec les masques chirurgicaux) constatent des démangeaisons. Et finalement, les vertiges n’auraient une prévalence que de 5% (cela fait quand même pas mal de personnes à l’échelle du globe…) mais attention, ce symptôme n’a été étudié que chez 153 sujets et évidemment il faudrait pousser plus loin les mesures toujours avec une population plus consistante.

 

Conclusions

Indubitablement, les masques faciaux limitent la qualité de la respiration naturelle. Cette nouvelle façon de vivre imposée par des décisions politiques n’est pas sans effets délétères potentiels sur notre respiration externe (voies respiratoires, poumons) et interne (au niveau cellulaire) en affectant de nombreux processus physio-métaboliques. On en a vu les manifestations symptomatiques dans la population générale. Clairement les masques N95 restreignent significativement la prise d’oxygène et l’évacuation correcte du dioxyde de carbone.

Le déclin de la SpO2 est à rapprocher d’un déclenchement et d’une extension de stress oxydatif. Celui-ci, on le sait, peut inhiber les réponses immunitaires à médiation cellulaire pour combattre les infections virales, ce qui peut conduire progressivement à des phénomènes d’immunosuppression. C’est donc un terreau fertile pour contracter une infection, y compris le SARS-CoV-2, et rend plus sévères les conséquences de cette infection. Sans oublier que les durées prolongées de conditions hypoxiques et les faibles niveaux d’oxygène favorisent les conditions pour la croissance et la progression de cancers.

Cela fait peut-être sourire au premier abord, quand on évoque l’augmentation de l’humidité et de la température induite par les masques, mais cela facilite la pénétration de liquide à travers le tissu des masques. Cela augmente donc les chances d’accumulation de toutes sortes de micro-organismes bactériens ou fongiques pathogènes mais cela facilite également la réexposition lors de la respiration à des virus qui pourraient être coincés et enrichis dans des gouttelettes insérées dans le filtre des masques. Dans un scénario catastrophe, on peut donc imaginer que l’isolement pendant des périodes prolongées de personnes portant des masques promeut les conditions pour l’émergence de souches nouvelles ou avec des mutations pathogènes contre lesquelles les autres individus seraient vulnérables.

Si les mesures rapportées ne constituent pas en soi nécessairement des dépassements de seuils dramatiques, il faut anticiper qu’elles annoncent un risque pour tous les individus à risque pour mettre en place des stratégies de compensation, telles que les personnes âgées et les malades avec des pathologies cardiorespiratoires, des infections, du diabète, et des cancers (cela fait donc beaucoup de monde !). N’oublions pas que des neurologistes ont pu observer des changements de signaux lors d’imagerie du cerveau par IRM à cause du port du masque [9], et que l’on peut détecter une baisse de plus de 50% de l’oxygénation du cerveau, en particulier dans une région importante pour la cognition, après 6 heures de portage de masque N95, en lien avec des symptômes cliniques d’un état confus [10]. Ceci avait amené les auteurs à conclure que la population générale ne devrait pas porter de masque N95. Dans le domaine de l’ophtalmologie, outre le risque de dommage rétinien signalé, il a été mesuré une augmentation de la pression intraoculaire après seulement 5 minutes de portage de masque. Ainsi le port de masques pourrait contrarier les traitements visant à réduire cette pression intraoculaire et exacerber des problèmes irréversibles de vision chez les individus avec un glaucome [11].

Dans la mesure où de nombreux symptômes, environ 40%, sont partagés entre COVID-long et port du masque, on peut se demander si on attribue toujours le délit au bon truand ? Mais pour cela, il faudrait plus de recherches spécifiques sur ce phénomène.

Enfin, en termes d’efficacité contre la propagation de l’infection au SARS-CoV-2. Si l’on se réfère aux endroits où la population a une certaine accoutumance au port du masque et se plie facilement à sa recommandation ; regardez la Corée, Taïwan, Hong-Kong et Singapour ! Ce n’est pas le masque qui a empêché la propagation rapide du cher Omicron…Bref, il serait temps de reconsidérer les obligations généralisées du port du masque sur des critères purement scientifiques sans aucune interférence politique, en prenant en compte des considérations humanitaires et éthiques.

Il est urgent de peser prudemment les effets nocifs du port prolongé du masque en rapport avec le réel bénéfice contre la transmission des infections virales qui n’a jamais été prouvée.

 

Références

[1] https://www.conseil-scientifique-independant.org/et-si-vous-decouvriez-que-meme-le-masque-de-votre-chirurgien-ne-vous-protege-pas-des-infections/

[2] https://www.conseil-scientifique-independant.org/moi-je-veux-bien-mettre-un-masque-mais/

[3] Pritam Sukul, Julia Bartels, Patricia Fuchs, Phillip Trefz, Rasmus Remy, Leo Rührmund, Svend Kamysek, Jochen K Schubert, Wolfram Miekisch. European Respiratory Journal 2022; DOI: 10.1183/13993003.00009-2022. (Article disponible gratuitement en ligne :  https://erj.ersjournals.com/content/early/2022/02/10/13993003.00009-2022

[4] Kisielinski K, Hirsch O, Wagner S, Wojtasik B, Funken S, Klosterhalfen B, Kanti Manna S, Prescher A, Sukul P and Sönnichsen A (2023) Physio-metabolic and clinical consequences of wearing face masks—Systematic review with meta-analysis and comprehensive evaluation. Front. Public Health 11:1125150. doi: 10.3389/fpubh.2023.1125150. (Article disponible gratuitement en ligne : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2023.1125150/full)

 

[5] Kisielinski K, Giboni P, Prescher A, Klosterhalfen B, Graessel D, Funken S, Kempski O, Hirsch O. Is a Mask That Covers the Mouth and Nose Free from Undesirable Side Effects in Everyday Use and Free of Potential Hazards? International Journal of Environmental Research and Public Health. 2021; 18(8):4344. (Article disponible gratuitement en ligne : https://doi.org/10.3390/ijerph18084344)

 

[6] Park AM, Khadka S, Sato F, Omura S, Fujita M, Hashiwaki K, Tsunoda I. Bacterial and fungal isolation from face masks under the COVID-19 pandemic. Sci Rep. 2022 Jul 18;12(1):11361. doi: 10.1038/s41598-022-15409-x. PMID: 35851044; PMCID: PMC9293923. (Article disponible gratuitement en ligne : https://www.nature.com/articles/s41598-022-15409-x.pdf)

 

[7] https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/staphylocoque

[8] Goncheva MI, Gibson RM, Shouldice AC, Dikeakos JD, Heinrichs DE. The Staphylococcus aureus protein IsdA increases SARS CoV-2 replication by modulating JAK-STAT signaling. iScience. 2023 Feb 17;26(2):105975. doi: 10.1016/j.isci.2023.105975. Epub 2023 Jan 13. PMID: 36687318; PMCID: PMC9838083. (Article disponible gratuitement en ligne : https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(23)00052-4?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS2589004223000524%3Fshowall%3Dtrue)

[9] Law CSW, Lan PS, Glover GH. Effect of wearing a face mask on fMRI BOLD contrast. Neuroimage. (2021) 229:117752. doi: 10.1016/j.neuroimage.2021.117752. (Article disponible gratuitement en ligne : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S105381192100029X?via%3Dihub)

[10] Vakharia RJ, Jani I, Yadav S, Kurian T. To study acute changes in brain oxygenation on MRI in healthcare workers using N95 mask and PPE kits for six hours a day. Ind J Radiol Imaging. (2021) 31:893–900. doi: 10.1055/s-0041-1741086 (Article disponible gratuitement en ligne :  https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/abstract/10.1055/s-0041-1741086)

[11] Janicijevic D, Redondo B, Jiménez R, Lacorzana J, García-Ramos A, Vera J. Intraocular pressure responses to walking with surgical and FFP2/N95 face masks in primary open-angle glaucoma patients. Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol. (2021) 259:2373–8. doi: 10.1007/s00417-021-05159-3 (Article disponible gratuitement en ligne : https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s00417-021-05159-3.pdf)

 

 

 

Sujet : « Les chiffres suisses : Plongée dans les statistiques Covid et post-vaccinales

Invité : Viviane Cuendet

Discutante : Hélène Banoun

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A retenir

La Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) reconnait que l’obligation vaccinale est avant tout une question d’exemplarité des soignants.

 

La SPILF reconnait que le vaccin COVID-19 n’est pas efficace sur les transmissions.

 

La SPILF reconnait que les souches actuelles de SARS-CoV-2 ne causent pas de formes particulièrement graves du COVID-19.

 

Et pourtant….

 

 

Introduction

La SPILF est créée en 1974. Et malgré presque 50 ans d’existence, la SPILF ne compte qu’environ 750 adhérents et a pourtant touché environ 600000 euros en 3 ans des laboratoires pharmaceutiques. [0]

Ainsi la SPILF se prévaut d’une représentation bien plus importante que sa représentativité réelle.

 

 

 

Le 2 mars 2023, la SPILF a diffusé et médiatisé son avis sur les obligations vaccinales des professionnels de Santé. [1]

 

 

Pas de surprise

 

Pas de surprise car la SPILF est contre la levée des obligations vaccinales, quel que soit le vaccin.

Elle est sur ce point en cohérence avec ses positions mises en avant notamment depuis 2020.

 

 

Pour justifier sa position, la SPILF se plaint notamment que la couverture vaccinale est trop faible chez les soignants pour les vaccins non obligatoires comme la grippe dont il faut rappeler que le décret n° 2006-1260 du 14 octobre 2006 en a suspendu l’obligation, la jugeant visiblement inutile.

 

La SPILF se plaint « que l’appel à la responsabilité individuelle (pour ce qui est des infections transmises du soignant au soigné) apparait insuffisant ».

Il apparait donc que la SPILF considère les professionnels de santé comme insuffisamment responsables. Cela pose questions sur l’image qu’a la SPILF des professionnels de santé.

 

En fait, il faut comprendre que la SPILF ne souhaite pas se poser la question de savoir pourquoi des professionnels de santé ne souhaitent pas se faire vacciner :

  • Craignent le vaccin ?
  • Estiment qu’il n’y a aucune preuve que le vaccin soit efficace à limiter les transmissions ?
  • Jugent le vaccin inefficace à limiter les formes graves ?
  • Considèrent que l’intérêt global n’est pas suffisant ?

 

Par humilité, la SPILF devrait considérer avec attention que les professionnels de santé qui choisissent de ne pas se faire vacciner le font avec leurs compétences, leur expérience et pour des raisons objectives.

 

La SPILF n’avance évidemment aucun argument scientifique ou médical pour encourager les professionnels de santé à mieux accepter les vaccins et notamment celui de la grippe qu’elle prend en exemple.

La SPILF se contente de mettre en avant que la vaccination des professionnels de santé « porte un message d’exemplarité ».

Il est triste de constater que, pour la SPILF, l’exemplarité est plus importante et doit se substituer à l’efficacité et au bénéfice médical.

Ce type de position n’est évidemment pas légitime ou rationnel quand on parle de médicament.

 

Ensuite la SPILF met en avant que lever des obligations vaccinales « sera interprété … comme un message négatif : en mettant fin à l’obligation, on envoie pour beaucoup le message que les vaccins sont dorénavant facultatifs, voire inutiles. »

La SPILF confirme une fois de plus (comme sur les 3 ans passées) qu’elle choisit de ne présenter aucun argument scientifique pour légitimer les obligations.

 

En résumé, la SPILF considère qu’il faut des obligations vaccinales

  • Car les professionnels de santé ne sont pas assez responsables
  • Car sinon le message envoyé à la population serait négatif vis-à-vis des vaccins

 

On est bien loin ici d’un avis scientifique ou médical que la SPILF aurait dû fournir en proposant son avis.

 

 

Concernant le vaccin DTP (diphtérie-tétanos-polyomélite)

 

La SPILF confirme sa position favorable à l’obligation mais reconnait que la probabilité que les professionnels de santé soient en contact avec

  • un poliovirus est « très improbable actuellement »
  • la diphtérie liée à Corynebacterium diphtheriae est « très improbable actuellement »

 

La SPILF ne discute pas le cas du tétanos sûrement car c’est une maladie non contagieuse que le professionnel de santé ne risque ni d’attraper d’un patient, ni de transmettre à ses patients.

 

Dans ce contexte réel décrit par la SPILF, il serait intéressant que la SPILF nous explique pourquoi elle affirme que « le recrutement d’un soignant n’ayant jamais eu de vaccination DTP poserait problème ».

 

Même si la SPILF reconnait la très faible incidence de ces pathologies en France, la SPILF, encore une fois, met en avant son argument fétiche :

« L’obligation vaccinale a … une valeur d’exemplarité. »

Encore.

 

De plus, la SPILF ne semble pas faire confiance aux professionnels de santé puisqu’elle suppose que si l’obligation venait à disparaitre, les professionnels ne seraient plus attentifs à « la surveillance de la couverture vaccinale ».

Ce manque de confiance dans les compétences des professionnels de santé pose toujours plus de questions sur l’image qu’a la SPILF des professionnels de santé.

 

 

Concernant le vaccin contre l’hépatite B

 

La SPILF confirme sa position favorable à l’obligation.

La SPILF considère qu’il faut vacciner l’ensemble des professionnels, sans prise en compte du risque réel lié à leur fonction, afin de ne pas surcharger la médecine du travail dans cette gestion. Il faut comprendre que l’aspect scientifique ou médical est moins pertinent que la charge de travail du prescripteur.

La SPILF considère aussi l’obligation vaccinale contre l’hépatite B comme la « règle … la plus simple possible ».

On est bien loin de considérations médicales.

 

Mais surtout la SPILF légitime sa position, une fois de plus, par la notion d’exemplarité des soignants ou d’une éventuelle remise en cause de la notion de vaccination au sein de la population.

 

Il faut cependant rappeler que la vaccination contre l’hépatite B n’est en fait pas obligatoire mais que l’immunisation l’est. En effet, un soignant présentant un taux d’anticorps anti-Hépatite B supérieur à 100 UI/L, est considéré comme protégé. Il n’y a pas lieu de réaliser d’injection vaccinale supplémentaire. [2]

 

C’est une situation unique dans le monde de la vaccination.

C’est pourtant la position la plus rationnelle puisqu’elle prend directement en compte le statut immunitaire de la personne dans la décision vaccinale.

 

 

 

Concernant le vaccin contre le COVID-19

 

La SPILF est favorable à la primovaccination constituée de 3 doses.

Mais elle insiste immédiatement sur la possibilité d’imposer des doses supplémentaires « en fonction de la survenue d’infection intercurrente par le SARS-CoV-2 ».

 

Surtout la SPILF réaffirme sa position que, sans primovaccination, les soignants suspendus ne doivent pas être réintégrés.

La SPILF ne discute absolument pas de

  • L’état immunitaire du soignant suspendu (qui a sûrement contracté le SARS-CoV2 et est donc immunisé de façon plus performante que par la primovaccination) [3]
  • La comparaison avec l’hépatite B où l’immunisation suffit. [4]
  • La disparition rapide de l’efficacité vaccinale (quelques mois tout au plus) [5]
  • L’inadaptation des vaccins avec les souches circulantes (rendant la vaccination inopérante puisque même les vaccins les plus récents, bivalents immunisent contre des souches qui ne sont déjà plus dominantes et par ailleurs échouent à développer une immunité croisée pour les souches en circulation [6]

 

 

 

Ce sont pourtant des paramètres qui sont essentiels quand on recommande une vaccination obligatoire.

 

Et la SPILF va plus loin puisqu’elle demande quand même une injection d’une dose « pour les personnes ayant déjà été infectées par le passé ».

Évidemment, la SPILF ne produit aucune donnée scientifique pour justifier cette proposition. Le contraire aurait été surprenant tant les publications montrent que l’immunisation naturelle est bien plus efficace que le vaccin. [7]

 

 

Pour convaincre de ne pas lever cette obligation vaccinale, la SPILF se lance dans les prédictions, la science-fiction en parlant « de circulation d’un variant générateur de formes particulièrement graves ».

On ne sait pas de quoi l’avenir est fait mais sans s’en rendre compte, la SPILF reconnait que, au moins actuellement, mars 2023, les souches circulantes ne sont pas « particulièrement graves ». Ce qui est le cas. [8]

 

De fait, sa demande de ne pas réintégrer les soignants non vaccinés ou d’obliger les personnes déjà immunisées à recevoir quand même une dose apparait comme totalement incohérente d’autant que même les souches les plus pathogènes n’ont pas touché les populations en âge de travailler et notamment les soignants. [9]

 

La SPILF met en avant que la vaccination obligatoire est importante « si un vaccin plus particulièrement actif sur l’infection paucisymptomatique ou sur la transmission était développé. »

Sans s’en rendre compte, la SPILF reconnait que le vaccin n’est pas efficace sur les transmissions.

Comme la suspension ne repose que sur cet argument depuis sa mise en place en juillet 2021, la SPILF reconnait indirectement que cette suspension n’avait aucune légitimité.

 

La SPILF semble toujours incapable de donner des informations médicales ou scientifiques et rabâche toujours les mêmes arguments :

  • « Message pouvant être perçu comme négatif pour les professionnels de santé »
  • « Message pouvant être perçu comme négatif vis-à-vis de la population »
  • « Position pouvant être vue comme confortant de nombreux discours non-scientifiques et négationnistes »

 

La lecture du document montre pourtant l’absence totale de science (aucune référence bibliographique) que la SPILF dit redouter…

 

Ainsi, sans en avoir parlé avant, alors que cela aurait été un argument majeur en faveur de la vaccination, la SPILF affirme que « cette vaccination conserve toujours une efficacité importante contre les formes graves ».

Evidemment, la SPILF n’apporte aucun chiffre pour légitimer son affirmation mais elle semble avoir plus d’informations que la HAS qui reconnaissait, pour les vaccins bivalents utilisés depuis 4-5 mois, ne pas être en mesure de donner l’efficacité des vaccins en cours d’utilisation… [10]

 

Il serait important que la SPILF transmette au plus vite les informations dont elle dispose.

 

 

Et le meilleur pour la fin…

 

Et le meilleur de la SPILF arrive sur la fin :

« le caractère indispensable du port du masque en milieu de soin ».

Évidemment la SPILF n’est toujours pas en mesure de produire la moindre preuve d’utilité du masque mais elle insiste à l’affirmer et le laisser croire.

Pourtant nous avons déjà longuement montré que le port du masque n’avait jamais prouvé son utilité. (La SPILF devrait en prendre connaissance…) [11]

 

Cette dernière affirmation de la SPILF sur les masques permet de valider que la SPILF est, sur tous les sujets discutés dans son avis, dans une fuite en avant pour ne pas accepter et assumer les nombreuses erreurs scientifiques qu’elle délivre depuis des mois sur le COVID.

 

 

Conclusion

En résumé, quel que soit le vaccin, la SPILF n’avance aucun argument scientifique ou médical et nous précise même que très souvent il n’y a pas vraiment d’intérêt (cf DTP).

 

 

La SPILF n’est toujours pas en mesure de légitimer ses affirmations et n’essaye même pas de le faire.

Alors la SPILF justifie sa position en faveur de l’obligation car sinon

  • Les professionnels de santé ne se feront pas vacciner comme pour la grippe
  • L’image de la vaccination sera ternie dans la population
  • les soignants aurait un devoir d’exemplarité

 

L’utilisation d’un médicament ne peut se résumer à des considérations qui ne sont pas médicales.

 

Les positions de la SPILF sont par conséquent, et uniquement, dogmatiques.

C’est inacceptable.

 

 

 

 

Bibliographie

[0]  https://www.nexus.fr/actualite/conflit-dinterets/spilf-gilead/

[1] https://www.infectiologie.com/fr/actualites/avis-spilf-obligations-vaccinales-des-professionnels-de-sante_-n.html

[2] https://www.mesvaccins.net/textes/2013_hepatite_B_joe_20130813_0005.pdf

[3] https://www.thelancet.com/journals/lanmic/article/PIIS2666-5247(22)00287-7/fulltext

[4] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000027830751

[5] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36913963/

[6] https://www.conseil-scientifique-independant.org/les-variants-emergents-du-sars-cov-2-echappent-a-la-neutralisation-par-limmunite-humorale-induite-par-les-vaccins-anti-covid-actuels/

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36930674/

[8] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35611065

[9] https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/recensement-national-des-cas-de-covid-19-chez-les-professionnels-en-etablissements-de-sante

[10] https://www.conseil-scientifique-independant.org/les-variants-emergents-du-sars-cov-2-echappent-a-la-neutralisation-par-limmunite-humorale-induite-par-les-vaccins-anti-covid-actuels/

[11] https://www.conseil-scientifique-independant.org/moi-je-veux-bien-mettre-un-masque-mais/

Sujet : « SARS-CoV-2 et Covid-19: mode d’action, pathologies, vaccination et traitements »

Invité : Dr Jean-Marc Sabatier, Directeur de recherches CNRS

Discutant : Dr Philippe De Chazournes, Médecin généraliste, Dr Fouché, médecin réanimateur

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